Et vint le temps du silence

Il y eut le temps des images, de celles que l’on capture en passant, le temps des ciels, des arbres, des fleurs des jardins et des champs, le temps des abeilles et des papillons, du chat de la voisine, de la lune qui surgit à la pointe du clocher silencieux.

Il y eut le temps des mots, de ceux que l’on sème à tout vent, comme nos vieux dictionnaires. Ils s’alignaient gentiment sur une page blanche, pour dire ou pour chanter le jour qui naît, qui passe, qui meurt pour laisser place à la nuit, au rêve, à tout ce qui n’a pas été écrit.

Il y eut le temps des fenêtres ouvertes, puis de celles qui se ferment à jamais.

Il y eut le temps des rires, des larmes aussi, de tout ce qui fait la vie.

Et puis vint le temps du silence, de celui que l’on voudrait pouvoir briser et qui prend de plus en plus de place, qui nous entoure et nous empêcherait presque de respirer.

Un silence qui devient de plus en plus profond, qui musèle les mots qui pourraient troubler ceux qui passent ou s’arrêtent.

Je ne sais pas dessiner, je ne sais pas transcrire sur une portée toutes les pensées qui me submergent, telles les vagues d’une tempête, telles la lave d’un volcan en éruption.

Ce matin, comme chaque fois que mon silence est bien trop long, je parcourais vos pages, j’en survolais certaines car j’étais sûre qu’il était désormais impossible que je lise tout.

Jamadrou avait fait un chef d’œuvre d’un silence trop lourd. Et puis, elle avait préparé une nouvelle toile de mots.

Elle savait, elle pouvait, elle écrirait de nouvelles pages, la vie s’étirerait doucement sur son carnet de voyage.

Il y aurait toujours des mots pour dire, pour chanter, pour rêver, il suffirait de fermer les yeux pour mieux les entendre, pour enfin les partager.

© Quichottine, 4 novembre 2021

70 commentaires à propos de “Et vint le temps du silence”

  1. Bonjour Quichottine, pas si facile de remplir des pages ici, il faut trouver l’inspiration, le quoi dire, mais tu es et reste notre bibliothécaire de coeur ,-) un silence vaut mieux qu’une parole de trop… je t’embrasse, jill

  2. Coucou Quichottine
    Un silence utile qui aboutira surement a de nouvelles publications , je n’en doute pas un instant !
    Je connais un peu ce passage à vide en ce moment ….mais je ne doute pas d’une reprise
    Je t’embrasse très fort Quichottine

  3. Le silence et le poète

    Le silence ouvrit les yeux
    le soleil y entra
    le silence ferma les yeux
    le soleil y resta

    voila pourquoi le soir
    quand le silence se réveille
    j’aperçois dans le noir
    deux morceaux de soleil

  4. Comme l’ours qui hiberne, les mots se mettent en sommeil pour mieux renaître au printemps.
    Haut les cœurs ma Quichottine.
    Bises et bon jeudi – Zaza

  5. Peut-être un temps nécessaire même s’il est pénible à vivre ?
    Un temps pour se nourrir d’autre chose et mieux revenir…

  6. J’adore les mots de Jamadrou. Le silence des uns et des autres, le tien, donne souvent à l’environnement, une petite inquiétude. L’on respecte malgré tout ce silence, parce que chacun de nous y a droit. Ce que je trouve réconfortant, ce sont les deux morceaux de soleil…et je m’y raccroche…parce que le soleil réchauffe nous âmes.
    Je t’embrasse bien fort
    P.S n’oublie pas le chocolat, c’est aussi bon que le soleil 🙂

  7. Bo jour Q uichottine. Il y a des silences qui sont nécessaires et qui font du bien, mais il y a les autres, ceux qu’on ne voudrait pas voir s’installer et qui mettent le moral à zéro. Je suis dans ces derniers et si j’ai bien lu, toi aussi..le silence est dans les mots/maux qu’on ne dit pas. Je t’embrasse. Marie

  8. Le silence est d’or et le cri du cœur est un joyau multicolore !

    Il y a un temps pour tout,
    il y a des tempéraments pour chaque temps,
    il y a le respect de chacun pour tous !

  9. Que serait la musique la plus sublime sans le silence entre les notes ?
    Que serait le plus juste des dialogues de cinéma ou du théâtre sans le silence judicieux entre les phrases ?

  10. Il y a des silences qui font du bien et d’autres non d’ailleurs, je déteste le mot muselé justement pour les autres raisons . Ton texte m’a beaucoup émue

  11. Le silence peut protéger ou étouffer la parole et les mots. Il peut aussi reposer l’esprit et le rendre disponible comme il peut faire tomber dans l’oubli. Ici, tes silences ont bien plus de poids que les miens et le moindre de tes mots résonne et vibre, chacun te le dit. « On a vu souvent rejaillir le feu d’un ancien volcan qu’on croyait trop vieux »… Avec toute mon amitié, bises.

  12. Le silence permet de se resourcer mais faut pas se laisser enfermer par ce silence Quichottine. Doux mois de novembre et revient nous vite .Gros bisous.

  13. Le silence fait du bien aussi parfois, il permet de s’interroger sur nos désirs et nos projets et cela fait du bien. On en sort grandi et plus fort. Bien entendu il y a aussi des silences douloureux mais eux aussi sont nécessaires pour aller mieux. Tu sais que tu es toujours la bienvenue quand tu en as envie et qu’ici je suis toujours heureuse de venir te lire (et je vois que je ne suis pas la seule). Lire tes pages toujours pleines d’émotion, de générosité, et emplies de ce don que tu as de nous réunir autour de tes projets, c’est un vrai bonheur même si parfois tu nous touches et nous fais venir les larmes aux yeux, c’est toi et telle que tu es que l’on t’aime. Prends soin de toi. Je t’embrasse

  14. Il est des silences qui sont des cris du coeur…
    Tu m’es précieuse et je pense à tous les rêves que tu nous procures
    je t’embrasse Quichottine

  15. Je me dis parfois que le silence est bon, qu’il peut être profond, et puis les mots peuvent être mal compris
    Prenons ce temps , prends le Quichottine, personne ne te le reprochera…
    Je t’embrasse

  16. Le silence est parfois nécessaire pour mieux rebondir.
    Je n’ai pas su alors j’ai préféré fermer ma page.
    Tes écrits m’ont t toujours fait rêver.
    Biz Quichottine

  17. Coucou Quichottine , le silence je connais il fait parfois mal aux oreilles, il nous des moments de silence, mais pas des silences qui font mal et surtout qui durent trop longtemps!
    J’ai eu ma petite fille pour quatre jours, elle vient de repartir, la maison est retombée dans un grand silence, seule les gouttes de pluie qui crépitent sur la vitre joue les interludes. Il me faudra quelques jours pour me réhabituer à vivre avec l’absence de ma petite-fille.
    Je te comprend fort bien, je vient rarement sur ton blog et même sur ceux des autres car j’essaye d’espacer le nombres de temps sur mon PC car on arthrose, ankylose mon poignet , donc je limite mes pianotements, mais je ne t’oublie pas ni les autres non plus, gros bisous de Belgique

  18. On dit que le silence et d’or Quichottine mais bien que les mots de Jamadrou soit sublime, toi ne le pratique pas trop on aime entendre chanter tes mots et le lutin se morfond sans doute un peu de ne plus avoir vos réparties……..Bisous bisous

  19. Merci pour ce touchant partage…
    Le silence est parfois assourdissant… Le mois de novembre a une résonnance particulière… On a tendance à se recroqueviller dans sa coquille… On manque de lumière…
    Prends soin de toi…
    Bisous Quichottine

  20. Un regard de silence

    Un regard
    Et les mots du silence
    Se disent
    À l’oreille du cœur.

    Un mot de silence, rien que pour toi, Quichottine, rien que pour toi.

  21. Dans le conte, j’a appris à me servir du silence habité.
    Si je te lis bien, le tien l’est. Tu as su le laisser s’installer puis le faire taire, ne serait-ce qu’un instant pour reprendre un peu le dialogue quitte à faire revenir un silence.
    Comme je comprends ces passages de silence de vie qui nous enferment un peu avant de pouvoir revivre petit à petit.
    Le coeur est bien trop lourd dans ces moments;
    Tu sais dire les choses, moi je ne sais pas. Tout au moins sur une page.
    Mais je suis certaine que, tu reviendras nous enchanter et discuter avec Lutin Bleu.
    Je t’embrasse amicalement

  22. Il faut un temps pour tout..alors acceptons ce silence pour sans doute mieux revenir…je nous le souhaite!
    Bises de Mireille du sablon

  23. De tout coeur avec toi Quichottine . Comme je te comprends car je ressens la même chose et d’autant plus depuis que mon blog a disparu . Espérons que nos silences seront vivifiants et nous donnerons une autre énergie.
    Je t’embrasse fort .

  24. Le silence, il nous est fondamental. On en a besoin pour qu’ensuite nous puissions poursuivre notre chemin. Ton chemin est fait de mots que tu partages avec nous et en plus tu nous y associes. Prends tout ton temps dans une belle cathédrale de silence. A bientôt.

  25. Que serait la musique sans les silences ? Une succession de sons sans âme. Pour exister elle a besoin de ses pauses, pour nous enchanter à chaque pulsation que le rythme lui insuffle. Il en va de même pour la parole et les écrits. Je sais que sur cette page tes mots reviendront se poser, le lutin bleu y veille.
    Prends bien soin de toi Quichottine
    Bises

  26. Bonjour ma chère Quichottine,
    J’admire ta façon d’écrire et c’est toujours un grand plaisir de te lire.
    Je ne sais si c’est mon état d’esprit du moment où si c’est ce que tu ressens, mais je vois beaucoup de mélancolie dans ce message.
    Pour moi, le silence est devenu lourd dans cette maison qui fut si gaie et peuplée de tant de rires d’enfants.
    La solitude rend le silence pesant, la pandémie à tout aggravé.
    Je vous embrasse tous les deux bien amicalement.

  27. Mais quand tu le temps, ce silence, c’est si beau….
    J’avoue être incapable maintenant de mettre des mots sur mes pensées et encore moins sur du papier…
    Je t’embrasse, Dame, prends soin de toi.

  28. Je m’aperçois que le silence des uns est différent de celui des autres… Le mien est lourd et se trouve bien inutile… Un silence envahissant… J’aime toujours venir te lire. Merci ma Quichottine. Gros bisous.

  29. Coucou il faut parfois éviter de se perdre dans le silence. Tout est question d équilibre. J’ai été dans le silence blogosphère durant deux mois après mes opérations et je reviens doucement. Gros bisous

  30. Solidaire, vraiment ! Je me tais aussi depuis longtemps…mais ça reviendra, je n’en doute pas, ni pour toi, ni pour moi. Affectueusement

  31. Bonsoir Quichottine,
    Un silence est préférable parfois aux mots, il peut être nécessaire pour se ressourcer. Moi je te lis en silence, j’ai fait le choix de ne plus publier il y a longtemps maintenant et je me suis tournée vers d’autres horizons. Mais quand le temps des mots te sera revenu, j’aurai le plaisir de te lire en silence. Je t’embrasse de tout cœur.

  32. Triste aujourd’hui, ma voisine est partie pour le ciel hier. Elle aurait eu 50 ans bientôt, elle est partie si vite, sans tambour ni trompette .
    Cela aurait pu être un voisin très âgé ou un autre au coeur fragile.. la vie est un si grand mystère. Bises

  33. Le silence nous permet d’enrichir notre richesse intérieur ! Il faut s’imposer des moments pour soi , même courts! A tantôt Quichottine!

  34. Bonjour Quichottine… Le silence? Mais comme il est bruyant… et parfois permets de voir , de distinguer tant de choses….
    tu dis que tu ne sais pas dessiner? Mais as tu essayer? certes ce n’est pas au premier jet que tu seras satisfaite Saches qu’il en est ainsi pour tous ceux qui se lancent dans un art nouveau. Jamais je n’avais tenu de crayon, ni de pinceaux… et j’arrive pourtant a faire certaines petites choses avec suivant les yeux des pro des fautes mais qu’importe c’est moi qui l’ai fais sans cours juste avec des video qui donnent de bons conseils ….. Je parle pinceaux mais aussi broderie, tricots,crochets… mais que ce soient le crochet ou les aiguilles tu excelles mais est ce que le premier « jet » fut parfait? .. Je pense que tu n’oses pas. Le premier pas fais peur souvent je l’ai écris mais l’assurance, la pratique viennent petit à petit. Je suppose aussi que tu as peur de libéré ton coeur meurtri ,de ne pas être à la hauteur…. de décevoir…. Sache mon amie que sur 500 ‘vues ‘tu auras 500 avis différents…. Alors essaies, essaies et dans quelques temps tu seras fière de toi et nous aussi

  35. Ne pas donner de mots, ne pas donner de titre à une création, à une publication: on est parfois tenté.
    Le silence: un pas vers la réflexion. Pour moi, le silence est important. Sans lui, je n’aurais pas de recul. Il m’accompagne au quotidien.
    Peu de mots pour laisser le visiteur vagabonder à sa guise.
    L’envie de plus de mots te reviendra, mais, il faut savoir « faire silence » pour mieux rebondir.
    Bises Quichottine et bonne fin de semaine !

  36. Le silence le mot est lancé…
    C’est vrai qu’il nous enferme plus ou moins, et l’on ne sais comment s’en délivrer. Si de mon coté je suis de moins en moins sur mes pages et aussi sur les vôtres, je comprends très bien ce silence…
    J’écrivais avant, cela me portait. A présent ma muse m’a quittée, et seule tes appels me font sortir de ce silence, pour participer avec bonheur à tes recueils à plusieurs mains. Je me laisse un peu porter par Mémé-Christiane et ses défis brodés, et Toi Quichottine et tes recueils…
    Comme le disais si justement « eMmA MessanA », tu as le don de nous rassembler.
    Laisser tes projets mûrir, prends ton temps, nous savons tous que bientôt, tu vas nous appeler parce que ta flamme se sera réveillée.
    On est là
    Je t’embrasse
    Tit’Anik

  37. En musique le « silence » permet autant de magnifier les envolées qui le précédent, un peu comme garder un aliment en bouche pour en profiter et en explorer les saveurs, que pour préparer l’oreille à accueillir la « promenade » auditive qui arrive.
    Le silence permet aussi de faire une pause et de découvrir le « manque » dans tout le bruit ambiant, toutes les sollicitations permanentes qui nous assaillent… »tiens…il manque le murmure Quichottine… vivement que cette ‘musique des mots’ revienne pour rompre la cacophonie quotidienne »
    Le silence est d’or mais le silence endort
    Ce choix est le tiens bien que le concert de tes lecteurs soit orienté vers « surtout pas le silence »

  38. Il y a le temps du silence, et le temps des mots. Il ne faut rien bousculer . un jour tu vas te lever et tu auras envie de dire tout ce que tu tais en ce moment.
    Les périodes que nous avons vécues, ont perturbé notre vie, parfois s’en qu’on s’en rende vraiment compte. L’esprit aussi a besoin de vacances parfois , dans les deux sens du terme. ; Jamadrou a écrit un beau texte.
    Tes mots sont émouvants , parce qu’on ne peut pas t’aider. Mais je sais qu’un jour prochain, tu vas rebondir .Je t’embrasse bien fort

  39. Le silence est si beau quand il n’est pas souffrance, il protège des heurts, il gomme la laideur comme des bras protecteurs. La nature apaisante s’accorde à ses bienfaits.
    Prends ton temps Quichottine, tes mots viendront un jour nous retrouver.
    Je t’embrasse

  40. Ma chère Quichottine,
    Quel beau texte!
    Il y a des silences aussi coupant que le verre. Et d’autres aussi doux qu’une caresse. Bien entendu, je préfère le second. Le premier est horrible et a laissé sa cicatrice.
    Je ne peux bien créer que dans le silence. Mes mots en ont besoin. Les mots qui sont souvent un baume bienfaisant sur une âme en souffrance….
    Je t’embrasse bien fort

  41. J’ai cru que tu parlais du silence forcé de l’hiver qui arrive, au début de ton post. J’ai toujours peur de ne pas pouvoir écrire sur mon blog que je tiens depuis bientôt 16 ans. Je ne trouve pas, et c’est normal, de quoi l’alimenter régulièrement. Je m’aide, heureusement, de quelques livres, je varie les notes… Mais quand on veut parler de soi-même ou inventer des histoires, c’est plus difficile ! bonne fin de journée, bises.

  42. Il y a tant que choses que nous ne pouvons réaliser que dans le silence : lire, méditer, penser, écrire… Le silence est aussi le respect de la parole. Il permet le son, il fait naître les mots.

    Je le retrouve si souvent ce silence , mon appareil photo en bandoulière , tous les deux nous vagabondons et parfois, je capte des instants silencieux si beaux que les mots se posent sans bruit …
    Merci Quichottine
    Pour tout.
    Je t’embrasse
    Véronique

  43. Bonjour Quichottine ! Avant le décès de Dom, je ne te connaissais pas, je ne connaissais pas ton blog, n’ayant pas le temps de visiter 40 blogs dans la journée (je fais mille choses) et préférant échanger avec trois ou quatre personnes bienveillantes et sincères et appréciant l’humour. J’ai cru comprendre que tu avais perdu ta fille… Je comprends ta souffrance, j’ai moi-même perdu mon époux il y a dix ans d’une maladie orpheline. Je n’en ai jamais parlé dans un autre blog que mes aminautes proches, je vais néanmoins le faire. J’ai dû faire la grève de la faim, assise par terre dans les couloirs de l’hôpital de La Rochelle, pour que les soignants respectent les dernières volontés de mon époux concernant l’acharnement thérapeutique et le droit à mourir dans la dignité. Tu vois, tu es la première personne à qui j’en parle dans la blogosphère, je sais que tu comprendras mes « paroles ». Mes trois enfants et moi-même avons compris depuis longtemps que l’humour sauve de tout et que sans le rire au quotidien, la vie serait insupportable. Nous sommes donc HEUREUX, malgré les décès, guerres, virus, assassinats, viols et injustices dont nous rabâchent les journaux télévisés, parce que nous avons compris qu’il ne servait à rien de ressasser nos malheurs, que nos chers disparus auraient souhaité par-dessus tout que nous continuions à rire, à aimer la vie. En avril 2021 j’ai fait une embolie pulmonaire suite à une erreur médicale. Lorsque j’étais en soins intensifs, c’est moi qui faisais rire les infirmières (et les soutenais par rapport aux fermetures de lits -6000 lits ont été fermés en pleine pandémie (!)- et ma voisine, à qui j’envoyais des sms toutes les heures, alors que je ne savais pas « à quelle sauce j’allais être mangée », si j’allais m’en sortir, ce qu’était une « embolie pulmonaire » et si j’allais pouvoir rentrer chez moi… J’ai frôlé la mort trois fois car j’ai marché pour aller aux toilettes, aux Urgences ; si tu marches alors que tu as une embolie pulmonaire, le caillot peut se déplacer vers le coeur et c’est la fin des haricots. (je ne pouvais pas le savoir).
    Tu écris que tu ne sais pas dessiner. Qu’importe, moi je ne sais pas jouer de la guitare, je fais d’autres trucs. Tu écris admirablement bien et ce n’est pas donné à tout le monde ; surtout dans la blogosphère où les commentaires sont souvent d’une banalité affligeante, surtout ceux qui parlent de la météo, chose qui n’a absolument rien à voir avec l’article concerné. Écrire peut te permettre de t’aider dans ta situation présente ; des milliers de gens ont fait leur deuil grâce à l’écriture. Tu as le soutien de beaucoup de monde au vu des commentaires que tu reçois, continue à écrire donc et à faire du bien aux autres. Moi je mets un point d’honneur à mettre de l’humour dans mon blog, comme le faisait Dom, parce que je sais que les gens ont plus que jamais besoin de rire en ce moment ; je ne me force pas, j’ai été élevée aux bons mots de Devos, Audiard, Coluche et Philippe Geluck, ce sont mes livres de chevet et lorsque j’ai un coup de cafard, ce qui est très rare, je regarde les Tontons Flingueurs ou un bon vieux Louis de Funès, c’est radical pour remonter le moral. Il faut aussi savoir apprécier la vie même lorsqu’il pleut, ou qu’il fait froid, ou que c’est l’automne (ou l’hiver), chaque saison apportant son lot de plaisirs ; en ce moment les feuilles sont rouges, c’est un spectacle fabuleux. Fais de la photo. Moi je suis toujours contente, même en hiver. Je ne vois pas en quoi la météo nous empêcherait d’être heureux et de s’éclater…
    J’espère ne pas avoir été trop longue ; bon courage pour tout. Écris demain, écris après-demain, écris tous les jours, c’est ce qui peut t’arriver de mieux.
    Très cordialement.

  44. Bonjour ma petite Quichottine, Ce silence est parfois utile (s’il ne te pèse pas) mais je te sens triste ces derniers temps et nostalgique ! Il faut dire que ce que nous vivons actuellement ne fait rien pour arranger le moral !
    Prends le temps qu’il faut, pense à toi et ta famille . On ne t’oublie pas ♥
    Plein de bisous à vous deux

  45. Le silence, autour de nous il se fait…
    Il me tente souvent, pour me mettre à jour de mes ressentis
    Nous le pratiquons
    Je n’aime pas les mots que l’on répète, qui sont pauvres bien souvent et loin de la réalité
    J’ai souvent envie de les taire
    Mais la chanson est là et si on la perd on se perd aussi
    Le temps nous grignote, c’est vrai…
    Tu a su le dire Quichottine, très bien
    …Ecoutez la chanson bien douce
    qui ne chante que pour vous plaire…

    Mais écoutons le silence aussi, et la tristesse qui ne se dit pas.
    Amitié Quichottine
    marine

  46. Le silence est parfois pesant ,mais il est riche en pensées qui deviennent des mots qui permettent les échanges .
     » Il y aurait toujours des mots pour dire, pour chanter, pour rêver, il suffirait de fermer les yeux pour mieux les entendre, pour enfin les partager. » Tu le dis si bien , toi qui a su réunir des centaines de rêveuses .
    Merci pour toutes tes belles et chaleureuses pages.
    Je t’embrasse Quichottine

  47. Le silence n’est pas synonyme d’oubli,
    parfois peut-être, le silence est assourdissant, je voudraistant l’entendre de nouveau….
    Le silence des mots peut faire espérer des « sourires sur les ailes des oiseaux » (Zipou), tu le sais bien, que j’aimerai m’envoler sur les ailes des oiseaux, sur les ailes du temps, en silence, mais en présence….
    Adichat Quichott

  48. Bonsoir Quichottine,
    J’ai laissé les jours filer en semaine et puis les semaines s’épaissir en mois avant de t’écrire enfin mon billet doux sous ce texte magistral que j’ai lu plusieurs fois déjà avec la même émotion et autant de plaisir. Ta plume et ton cœur sont de ceux qui me font craquer et je remercie Marie qui m’a permis de te découvrir.
    A bientôt, bon week-end

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