Les escaliers de Fourvière

– Allons bon ! Tu changes de sujet ? Tu en as terminé avec le 25 ?

– Non, évidemment… nous sommes toujours le 25, mais je reviens au matin.

C’est vrai, je n’avais pas vu de vaches le long des voies de chemin de fer… de la fenêtre de mon TGV matinal. Depuis mon départ de Paris, je m’étais contentée de lever les yeux de temps à autre, pour voir défiler les paysages.

Je préparais ma présentation depuis que j’avais accepté l’invitation, j’ai dû la refaire…

– Cent fois ?

– Non, voyons ! Disons que je l’ai récrite… trois fois !

– Le trois t’obsède, je crois bien ; il faudra que tu te penches sur ce chiffre-nombre un jour ou l’autre. D’habitude…

– Je sais, mon nombre fétiche est le 13, mais il comporte aussi un trois.

(Le sourire qui illuminait le visage de la Bibliothécaire s’élargit davantage.)

Quand je te disais que le trois serait présent partout !

– Trois parties pour ton récit… donc.

– Non, ça je ne sais pas encore. Mais trois parties pour ma journée Lyonnaise.

La première, avec Polly. Nous nous étions rejointes à la gare. Des retrouvailles bien agréables. Si rares sont les moments où la vie nous ouvre ces fenêtres dans la réalité ! Respiration en mode amitié, celle qui perdure malgré l’éloignement ou l’absence.

J’étais sereine, prête. J’avais préparé trois modes de présentation pour les Anthologies. Quelques chiffres clés. Dates, nombre de participants et de livres vendus, montant des sommes recueillies, nombre de rêves parrainés. Un aide-mémoire indispensable. D’ailleurs, Polly et Pastelle pourraient toujours me corriger si je disais des bêtises…

– Ah ! Voilà donc le troisième mousquetaire ! Tu as dit que vous étiez trois.

– Les mousquetaires étaient quatre… Monsieur Dumas ne savait pas compter.

– Trois ! Monsieur d’Artagnan était le héros de l’histoire, un apprenti venu de sa province. Un peu comme Christian dans Cyrano de Bergerac. S’il s’était laissé faire, il serait devenu membre de la compagnie des gardes rouges du Cardinal.

– Tu l’imagines autrement qu’avec l’uniforme bleu des mousquetaires du roi ?

– Non, pas vraiment… mais tu parlais de vous trois. Pourquoi elles et pas les autres ?

– Les autres seraient comme l’héroïne qu’on ne voit pas et dont on parle beaucoup… comme la Dulcinée de don Quichotte. Tellement présente, et invisible pourtant, sujet de moqueries de la part des méchants, mais que le chevalier défend, de toutes ses forces, si maladroitement qu’il en devient lui-même un peu risible. Un anti-héros avant l’heure, dans ce qui fut à l’origine de tous les romans.

– Et alors, pourquoi elles ? Tu avais le choix, non ?

– Oui, et non. Peu de temps pour tout organiser. Je ne voulais pas pousser les aminautes à la dépense. Venir de très loin, ce n’est jamais facile. Donc, il fallait que mes invités personnels n’aient pas de souci pour se déplacer le jour J.

– D’autant que tu savais que tu ne t’attarderais pas… et que ce ne serait que pour quelques heures.

– Voilà ! Tu as tout compris.

Finalement, c’était une bonne idée, un choix que je pouvais même expliquer autrement que par la distance qu’elles devraient parcourir pour se rendre à Lyon.

– Ah bon ? Explique un peu, et nous verrons bien si tes lecteurs approuveront.

– Moi, j’étais la coordonnatrice du projet, la responsable éditoriale, la secrétaire et le trésorier. J’étais dépositaire de la confiance de tous, et, si je devais apporter les preuves du bon déroulement de notre action, de son côté totalement bénévole, j’en avais tous les éléments. Nous parlons ici de transparence. Je n’étais que le lien, pas celui qui s’enrichit au passage.

Polly représentait les responsables de La Petite Fabrique d’Écriture, l’atelier où démarra notre projet. Elle était la partie “écriture” de nos livres. Le porte-parole de tous les écrivains qui nous avaient offert leurs mots. Elle était l’une des coordonnatrices de notre presque roman.

Le Mariage n’existerait pas sans elle. C’est elle qui, un jour où j’avais le cafard, me suggéra que ce serait une bonne idée que de reprendre ce sujet, initié en 2012.

Ses 334 pages continuent de me surprendre. Un vrai défi qui demanda près d’un an de travail intense, d’échanges par messagerie interposée. Les 93 auteurs s’emparèrent des personnages, les firent évoluer dans une journée pas tout à fait comme les autres, là non plus.

Un livre à part dans nos anthologies, mais un livre comme les autres, si l’on considère la générosité de tous ceux qui ont œuvré pour qu’il existe et qu’il ait du succès.

Mariage-1

– D’accord pour Polly… mais Pastelle ? C’était une nouvelle, non ?

– Non, pas vraiment. Elle était parmi les illustratrices de notre Mariage. Elle nous avait offert la petite demoiselle d’honneur, tu ne te souviens pas ? Trois photos en noir et blanc, une petite-fille dont j’avais fait le portrait de Célia, trois ans, la nièce de Marie.

170302_Le Mariage_page 246

– Encore trois !

(Quichottine ne releva pas. Le trois, encore, il est vrai, mais tant de personnages peuplaient encore le monde de Marie et de Clément ! Le Voyage d’Adeline, celle qui finalement avait raconté l’histoire continuait dans un nouveau livre.)

Les photos de Pastelle étaient si belles ! Elle habitait tout près, et, de plus, elle avait été l’une des relectrices de notre Voyage, elle avait veillé particulièrement sur les images offertes, pour que celles qui n’étaient pas en noir et blanc à l’origine ne souffrent pas de la transformation.

Pastelle représentait donc tous les illustrateurs de nos anthologies, et toutes les petites mains qui peu ou prou avaient veillé à ce qu’il n’y eût pas trop de coquilles dans nos livres.

J’aurais voulu qu’Emmanuelle soit là, en tant que correctrice, en tant qu’auteur aussi. Elle nous a offert du temps, un temps précieux, et beaucoup d’énergie aussi, car il fallait que notre livre soit prêt, le plus rapidement possible après la clôture des participations. Quinze jours pour tout relire, c’est peu. Notre Voyage comporte 274 pages, et, lorsqu’on relit, il faut le faire mot à mot pour ne rien laisser passer. C’est difficile, surtout lorsque les textes invitent à lire autrement, à se passionner, à tourner le plus rapidement possible la page pour voir ce qui va arriver.

Je connais cette difficulté, moi qui ait lu et relu les 1014 pages de ma Thèse…

– Cent fois ?

– Non vingt. Dont une fois à l’envers, en commençant par la fin, phrase après phrase. C’est terrible, car on finit par ne plus rien lire, ne plus rien comprendre, par seulement évoquer les règles de grammaire, d’accord du participe passé, par se plonger dans le dictionnaire pour un oui pour un non. Je n’aurais jamais pu en faire mon métier.

– Et pourtant, tu corrigeais les dictées de tes élèves… Non ?

– Oui, mais au bout du dixième cahier, après avoir lu dix fois la même faute, je soulignais sans le vouloir les mots bien orthographiés… alors, je revenais en arrière, pour vérifier encore et encore. Ça me prenait un temps fou. Alors, finalement, j’avais pris l’habitude d’ouvrir tous les cahiers en même temps et je corrigeais mot à mot les 30 exemplaires de la même dictée.

– Un trois encore… ?

– À quoi bon insister ? Nous serions trois, et puis voilà.

– Tu n’as pas parlé des escaliers… il y en avait trois ? Trois escaliers de trois marches ?

– Tu plaisantes ?

– Non… mais je vois que le temps passe et que tu vas tourner la page sans en avoir parlé.

– Les marches étaient nombreuses… mais je t’en dirai plus demain.

(Le lutin bleu soupira… avec toutes ses digressions, il y aurait bien plus que trois pages pour évoquer cette journée !)

(À suivre)

81 réponses à “Les escaliers de Fourvière

  1. Sacré lutin bleu va…. ,-) bonne nuit Quichottine, bises

  2. Sourire

  3. Coucou ma chère Quichottine,
    Tu aimes nous tenir en haleine, dis-donc ! Mais c’est un tel plaisir de te lire, même à une heure aussi avancée de la nuit…
    Quand tu évoques la correction des dictées, je me souviens de mon stress lorsque, au début des années 70, je corrigeais le Certificat d’Etudes Primaires. Je finissais par douter de moi. Tout comme au Cours Moyen. Il en faut de la concentration !!! Je n’en admire que plus celles qui ont participé à la relecture de toutes nos pages en un temps record.
    Merci de tout coeur à elles et à toi pour toutes les « casquettes » que tu as dû porter. Le résultat est extraordinaire !
    Je t’embrasse très fort ainsi que ton Archange et je vous souhaite une semaine paisible (si possible !). 😉

    • Merci ma Cricri.
      Disons que ce Voyage a été l’occasion de faire surgir d’autres souvenirs.
      Je t’embrasse très fort aussi. Passe une douce semaine.

  4. C’est une journée tellement importante, j’aime cette façon que tu as de la raconter, j’attends la
    suite avec impatience.
    Très belle journée, bises

  5. Pas besoin de te justifier, tu invites qui tu veux. On comprend que tout le monde ne pouvait pas venir. Bisous

    • Me justifier ?
      Je suis toujours comme ça, je préfère donner les réponses avant que l’on me pose les questions. 🙂
      Bisous et douce journée.

  6. Tu as vraiment le don de nous faire languir … lolll
    Bon, maintenant on sait qui sont les trois !
    J’espère que la suite n’est pas dans trois jours … 😉
    Bon mercredi, avec un rayon de soleil mais de plus en plus froid.
    Bisoux doux, ma quichottine

    • Il y en aura un peu chaque jour, jusqu’au 3 décembre.
      Bon mercredi à toi aussi. Reste au chaud. 🙂
      Bisous doux ma Dom.

  7. Je me régale de ton récit ! Tu nous tiens en haleine et cette journée est si spéciale…Bisous et une douce journée…j’attends la suite avec impatience

  8. Rho…j’adore … tu aimes faire durer le plaisir …sourires !
    Bon on connait le nom des personnes qui t’ont accompagnée et bien sur c’etait le bon choix ..
    A suivre donc
    Gros bisous Quichottine

    • Une page chaque jour jusqu’au 3 décembre. 🙂
      Gros bisous et douce journée Claudine. Merci pour tout.

  9. Il faut trois brins pour faire une tresse et une tresse pour tenir ensemble toutes les tiges des fleurs d’un bouquet. Vous avez tissé ce lien qui nous unit, bravo pour votre disponibilité et bises amicales.

    • Merci pour tout, Galet. J’aime beaucoup cette image de la tresse et du bouquet.
      Bises et douce journée.

  10. Je te suis pas à pas dans Lyon, les retrouvailles à la gare, et puis … J’attendrais demain pour savoir lequel puisque tu en a décidé ainsi…

  11. Je ne connais pas Lyon mais je te suis assise sur la troisième marche de l’escalier uichottine…
    Tu sais nous faire languir merveilleusement
    j’aime tant ton récit de ce « 25 » (pas de 3 !) ! un vrai sucre d’orge le matin
    je t’embrasse

    • C’est vrai, pas de trois… mais il manque trois fois 25 pour aller à 100. 🙂
      Bon, je ris… merci d’aimer ce récit.
      Je t’embrasse. Passe une douce journée.

  12. C’est toujours difficile de choisir et tu as très bien fait. Vous avez dû parfaitement présenter le projet et les réalisations. Bonne journée et bisous

  13. Bien puisqu’il faut patienter, patientons…

  14. Tu fais durer le suspens et le plaisir 🙂 tu n’as pas a te justifier Quichottine
    Sacrées marches que celles de Fourvière mais une si belle ascension
    Douce journée & gros bisous

    • Comme je l’ai dit à Martine, je ne me justifie pas. Je réponds aux questions avant qu’on me les pose. 🙂
      Gros bisous et douce journée Feelaure.

  15. ah oui, relire et relire, chaque fois avec un logiciel mental différent ; un pour la syntaxe et l’orthographe, parfois pour tempérer les élans intempestifs du correcteur Microsoft ; un pour la typo, majuscule ou pas ? espace ou pas espace ? un pour la mise en page, interligne, à la ligne, aérer, condenser, placement des images ; dans certains cas compter les caractères et espaces, condenser sans trahir ; et finalement relire pour le sens, et trouver, une fois que c’est nunuche, la suivante terne, une autre pas si mal finalement…

  16. Toujours en attente de la suite.

  17. Polly et Pastelle méritaient bien d’être avec toi , pour tout ce travail accompli.

    Je pense que ce quelques heures ont été riches en émotion .
    Il aurait fallu que tu aies juste un peu de temps pour visiter Lyon . Bisous

  18. Tu formes avec tes petites « mains » une équipe formidable quand au lutin bleu, s’il veut avoir la suite plus rapidement, qu’il cesse de te poser des questions quoique … cela me ravit toutes ces explications ( rires) J’attends la suite bien sagement moi

    • Le récit serait sans doute moins drôle si le Lutin bleu ne s’en mêlait pas. 🙂
      Merci pour ta patience, ta présence et tes mots.
      Passe une douce journée.

  19. haha! Je pense qu’il y a presque 300 marches!
    Heureusement que nous ne les avons pas montées. Pas à pas, elles me rappelaient ma première année à Lyon.
    Et la chance de n’avoir pas eu de pluie malgré mon exceptionnel parapluie. 🙂

    • 237 en fait… si j’en crois ce qu’on dit sur le Web. J’avoue ne pas les avoir conptées.
      Parapluie exceptionnel, un jour tu devrais le raconter. 🙂
      Passe une douce journée Polly. Je t’embrasse fort.

  20. Ce lutin bleu est tatillon et t’oblige a faire des tas de corrections dans tes narrations…
    Mais les lutins ont toujours ce petit côté coquin!
    Bises et belle journée

  21. Je rejoins le commentaire de Martine85.
    J’ai l’impression que par ce récit tu justifies auprès des auteurs, la présence de tes « trois »…
    Mais je me trompe peut-être… Et j’aurais sans doute fait de même à ta place!
    Et puis tu le fais si bien! Avec tact, élégance et suspens!
    Bonne journée

  22. Trois, vous étiez trois et tu en parles si bien. Sais-tu que le chiffre , en numérologie, représente la créativité mais aussi la communication? Cela prouvent bien ta manière d’être, tout simplement. Belle journée, Quichottine, et gros bisous

  23. Ah! ce petit coquin de 3 n’a pas voulu s’afficher, mais je suis têtue. Bisous Quichottine.

  24. Les trois Mousquetaires, c’est juste la normalité non 😉
    Comme toujours plein de plaisir à te lire.
    Bise et bonne journée Quichottine

  25. Très JOLI récit comme tu sais les écrire…
    Très bonne continuation Quichottine !
    Bises

  26. La colline de Fourvière comprend 237 marches faux avoir du souffle pour la monter moi je préfère prendre la ficelle ( funiculaire)….Bon on connait les mousquetaires qui t’ont accompagné. C’est un plaisir de te lire..A bientôt pour la suite bises.

    • Merci de l’avoir précisé.
      C’est vrai pour la ficelle, en plus elle est très agréable.
      Passe une douce journée Mireille. Bises à toi aussi.

  27. il a quand même un sacré caractère ce lutin a te reprendre tout le temps! Bisoussssssss

  28. Joli récit ! Viiiiite la suiiiiiite!
    Bises Quichottine!

  29. Le lutin bleu est un interlocuteur intéressant, il pose les questions qu’il faut 🙂
    Vivement la suite…
    Douce fin de journée et GROS BISOUS ma Quichottine.

    • Je trouve aussi. 🙂
      Merci pour ta présence et tes mots, Marité.
      Gros bisous et douce journée.

  30. Je l’ai gravi cet escalier, je dois avoir encore quelques photos quelque part, un bon souvenir de mon mariage, parce que j’en garde de bons quoiqu’il en soit 😉
    Quelle belle écriture, je regrette de ne pas pouvoir te lire plus souvent !!!
    Bisous Quichottine.
    Domi.
    ps : je voudrais acheter le livre, mais je ne sais plus comment m’y prendre 😉

  31. J’aime beaucoup ce dialogue avec le lutin bleu . Un sacré travail en effet celui de correcteur , quand il y a des pages et des pages à vérifier .
    J’attends la suite avec impatience .
    Bonne soirée
    Bisous

  32. Le 3 te poursuit ! On attend de voir ce qui s’est passé sur ces escaliers
    bisous et bonne soirée

  33. Je pense que tout le monde se doute bien qu’il y a eu les correcteurs. Comment faire autrement. Et tu as bien choisi, point.
    Demain, j’attendrai certainement le soir pour lire la suite de tes « aventures lyonnaises ».
    Bonne soirée Quichottine.
    Gros bisous

  34. une belle mise à l’honneur méritée !!
    bravo encore à toutes !
    bonne soirée- bisous-

  35. Lyon est une bien belle ville. Cette escapade t’a fait du bien. Bises.

  36. Il fallait quelqu’un qui représente les ancien(ne)s, les premiers, et quelqu’un qui représente les nouveaux, le flambeau repris et transmis, et j’espère bien qu’il y aura encore d’autres nouveaux, toujours…
    Mais sinon je ne suis pas mécontente de n’avoir pas été là pour ces fichus escaliers ! 😉

    • Merci pour tout, Pastelle. C’est effectivement aussi une jolie réponse.
      J’ai ri en pensant à ces escaliers… 🙂
      Bises et douce journée.

  37. J’aime lire ta journée lyonnaise qui était fort intéressante apparemment ! J’attends donc la suite.
    Bonne soirée. Gros bisous ma Quichottine.

    • La suite est parue désormais… et une page par jour jusqu’au trois décembre.
      Gros bisous et douce journée ma Liliane.

  38. Je comprends cette difficulté à corriger ces livres passionnants ! quel travail vous avez fait ! c’est formidable !

  39. Voilà, on connaît les trois. Mais quel travail que de lire et relire pour dénicher les fautes ! Une tâche importante.
    Pour la montée des escaliers, on attendra, alors.
    Bisous et douce fin de journée Quichottine !

    • Je crois que je ne m’y risquerai pas. La « ficelle » est bien plus sûre pour moi.
      Bisous et douce journée Monique.

  40. Tu es sûr que ta thèse faisait 1014 pages et pas 1013 😉
    Bon il faut que je me thèse sinon …
    As remarqué que je laisse parfois les lettres vagabonder…
    histoire que tu ne perdes pas la main et le sourire 🙂

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