Milan Kundera

Je ne connais de Kundera que quelques petites choses, apprises, glanées à droite et à gauche au cours de mes lectures, mais je n’ai rien lu de lui. Si j’en ai entendu parler, et si j’ai lu quelques extraits, je n’ai jamais pris la peine de  trouver l’un de ses livres et de m’y atteler.

L’autre jour, alors que j’ouvrais la première page de mon nouvel album (ou plutôt un nouveau tiroir, dans ma bibliothèque) pour y glisser des citations, j’ai eu un commentaire de Bernard

Je ne sais pas si vous le connaissez, il fait des photographies et nous les montre comme s’il s’agissait de plans tirés d’un film, le plus souvent des comédies.

Lorsque je vais chez lui, je pense à La Fontaine, et à d’autres aussi, qui font parler ces drôles de créatures que nous appelons « animaux » en essayant d’oublier que l’on en fait partie.

Chez lui, lorsqu’un article paraît, je sais que je vais aller, comme les blogopotes qu’il accueille à sa porte, franchir, d’un simple clic, un immense espace et me retrouver à Pau, auprès de ses écureuils.

Vous saviez que les écureuils pouvaient jouer la comédie?
Vous saviez qu’ils pouvaient obéir au doigt et à l’œil ?
C’est ce que Bernard donne à penser, lorsqu’il les suit du regard attentif d’un appareil photographique.

Je les ai regardés, moi, les petits écureuils de Pau. J’ai lu leurs histoires, en riant devant leurs expressions (un écureuil expressif… vous saviez que ça existait ?), en essayant d’imaginer, avant de l’avoir lue, cette histoire, comme si je regardais d’abord la version « histoires sans paroles ».
Découvertes d’instants magiques.

Il y a bien longtemps que je voulais vous en parler… J’ai même failli lui demander une photo pour mettre dans mes « images de lecture », car, vous ne le savez pas, ses écureuils lisent ! Mais bon, aujourd’hui, l’occasion était trop bonne…

Aujourd’hui, je voulais seulement vous rapporter… (Je sais, ce n’est pas bien de rapporter, mais à certaines occasions, c’est souhaitable)… Donc, je voulais vous rapporter la citation que Bernard m’a donnée.

Milan Kundera aussi a parlé de Don Quichotte… dans un livre qui s’appelle Le Rideau.

Milan Kundera fait partir l’histoire du roman à Don Quichotte. Voici ce qu’il écrit dans son livre  « le rideau  » :

« Un pauvre gentilhomme de village, Alonso Quijada, a ouvert l’histoire de l’art du roman avec trois questions sur l’existence: qu’est-ce que l’identité d’un individu? Qu’est-ce que la vérité? Qu’est-ce que l’amour? »

commentaire n° : 6 posté par : Bernard (site web) le 11/01/2008 à 21:00:11

Aujourd’hui, je ne répondrai pas à ces questions, mais je voulais que vous sachiez que ce qu’écrit Milan Kundera est vrai. Il y a dans le roman que je lis avec vous, Don Quichotte, tout cela: des essais de réponses à des questions en filigranes, comme si jamais l’homme ne pouvait se contenter d’être, et qu’il lui faille aussi exister…

Être et exister… … comme les petits écureuils de Bernard.

Il vous faudra être patients, je viens de commander : Milan Kundera, Le Livre du rire et de l’oubli (Gallimard)

…parce que j’ai aimé le titre !…

Je le mettrai bientôt sur une autre étagère.

32 réponses à “Milan Kundera


  1. Dany Bonjour de Chine,je viens faire ma petite lecture du matin, c’est toujous aussi intéressant,et aussi beaucoup de liens , bonne journée ,亲吻和早晨好 bye
    • Merci Dany ! J’irai chez toi tout à l’heure… pour moi, ici, il est largement temps d’aller au lit !
      Passe une belle journée

  2. Oui, cette citation traduit l’essence même du Quichotte et la place de Cervantès dans l’histoire de la littérature…

    Les écureuils de Bernard me font toujours rire, je ne m’en lasse pas.

    Gros bisous de la nuit, Quichottine 

    • Pour le Quichotte, il est indétrônable, pour Bernard, je suis d’accord, aussi… Parfois je ne vois pas l’article tout de suite mais je ne tarde jamais longtemps !

      Gros bisous à toi aussi

  3. De Kundera je n’a lu, il y a fort longtemps l’Insoutenable légèreté de l’être » et « La plaisanterie » … Je me souviens que dans les années 80 je suis allée à Prague et j’ai demandé, bien innocemment, dans une librairie des ouvrages de Kafka (autre Praguois et de Kundera) … Le silence gêné du vendeur m’a fait comprendre que j’avais gaffé … Encore un auteur qu’il faudra que je relise … LIZAGRECE

    • Moi, je le lirai bientôt… Mais je dois dire que j’avais hésité en me demandant par lequel je commencerais.

      J’avoue que je ne suis pas encore allée à Prague, ni d’ailleurs dans d’autres pays qu’il me plairait pourtant de visiter. Qui sait ? Un jour peut-être ?

      Merci, Liza.

  4. Merci de ton gentil clin d’oeil, que je vais m’empresser de faire lire à « mes » écureuils, et ne t’étonnes pas si l’un d’eux te réponde. J’aime beaucoup Kundéra, qui en plus d’un grand écrivain est un excellent pédagoque, notament par ses essais. Il m’a fait découvrir  le Diderot romancier avec Jacques le fataliste, livre favori des écureuils. A+

  5. Fichier hébergé par Archive-Host.com Quel régal ce blog avec ces écureuils, je n’ai certainement pas tout vu, mais j’y retournerai merci pour l’adresse…gros bisous…bonne journée…

    • Je le trouve très bien fait, et je me régale chaque fois que je peux m’y rendre Je suis contente de te l’avoir fait découvrir.  Bonne journée à toi

  6. J’ai lu ( et ai racheté recemment) « l’insoutenable legerete de l’etre  » et , concernant ce livre, c’est la seule fois qu’en voyant un film a l’ecran j’ai retrouvé les images mentales que j’avais eu en lisant le livre ! Ca fait une drole d’impression . Felix

    • Ah ? ça ne t’était jamais arrivé ?

      Il faudra que je le regarde, alors, une fois que j’aurai lu ce livre dont vous me parlez tous…

  7. J’ai aimé l’insoutenable légèreté de l’être.  Et puis j’ai lu « l’ignorance », « la lenteur »  « la valse aux adieux » et « l’immortalité » et je ne me souviens plus du contenu. Horreur ! Je vais devoir relire !

    • Je me dis que l’on ne peut pas tout retenir, même lorsqu’on a des livres préférés, il y a des passages que l’on oublie.

      Relire, ce n’est pas toujours possible. Ne les relis pas tous… il te faudra choisir.

  8. Je serai patiente et te donnerai le temps de recevoir et de lire  » le Livre du rire et de l’oubli » de Milan Kundera..

  9. En fait, heu… Je n’en ai jamais lu non plus du Kundera…

  10. Ah oué.                                       

  11. le premier livre de Kundera que j’ai lu et adoré « l’insoutenable légèreté de l’être », dont je ne sais plus qui a fait un film très moyen avec Binoche. J’ai lu le livre du rire et de l’oubli, et autres essais aussi. Je ne me souviens de rien. Sauf du premier. Magique. J’ai la mémoire trouée sauf de ce qui m’a enchanté, les essais sont toujours plus difficle à retenir, à l’exception de Montaigne (essai 3) que j’ai sous la main comme un compagnon de toujours.
    Bises à toi.

    • Polly… tu n’as pas laissé ton adresse ! Comment tu veux que je te réponde ?

      Je verrai bien pour Kundera… je n’ai pas encore reçu ma commande !

  12. Je suis comme toi : je lis tellement pour trouver des réponses ou pour lire des choses que je ressens mais mieux exprimées par d’autres, plus habiles. Et souvent je ne suis pas déçue …

  13. Je viens de découvrir donc Bernard…et son écureuil.
    Je les ai observé à loisir d’ailleurs à New York dans Central Park…ils sont incroyables.
    Les trois questions…une réponse peut-être rapide
    L’Amour est un fleuve d’Asie…
    Bisous forts

    • Sourire… C’est vrai, aussi.

      Mais pas seulement

      Bisous forts à toi aussi…

      (Et merci pour Bernard. J’aime bien aller chez lui voir PDC, il est très drôle.)

  14. lucile et lucien

    Merveilleux livre tu verras! 
    Excellente lecture….tant d’actualité…
    bon week end

  15. Muad' Dib

    Coucou Quichottine, quel plaisir de découvrir cette nouvelle bannière qui te colle à la peau.
    Et puis tu vois, pour une fois, j’ai un peu d’avance sur ma bibliothécaire préférée en ce qui concerne la lecture des romans et essais de Milan Kundera.
    Je m’étais régalé à découvrir ces ouvrages il y a quelques années et j’espère que tu y prendras autant de plaisir.
    Gros bisous,

    • Tu sais, je te dirai après ce que j’en ai pensé. Et nous pourrons comparer notre vision de l’oeuvre. Pour l’instant, j’ai encore d’autres lectures en vue, et puis, puisque tu suis avec tant de gentillesse mes épisodes du Quichotte, tu ne voudrais pas que je le délaisse, si ?

      En tout cas, merci pour tes encouragements, je vais donc le découvrir avec plaisir…

  16. Je prends mon temps, je suis là à suivre des liens cette semaine de ton absence… mais j’ai des nouvelles par Chris. J’espère que le bateau t’a ramené à bon port.
    Kundera reste pour moi ce roman  « l’insoutebnable légèreté de l’être », moi ausi le titre me plaisait beaucoup et j’ai plongé.
    J’ai lu le livre du rire ou de l’oubli, mais il n’a laissé aucune trace, alros que la légèreté si insoutenable… oui.
    Donc j’ai suivi tant de liens que je me suis perdue, je me souviens de Dominique parce que chez elle j’ai encore suivi des liens… et j’aime son engagement.
    Allez je ne vais pas bavasser des heures, reviens avec Don Quichotte en version napolitaine. Chiche!
    Bisous.

    • Je le lirai aussi…

      Ben pour le Quichotte à la napolitaine… je ne suis même pas entrée dans une librairie ! Honte à moi !

      J’ai regardé, j’ai découvert… j’ai rêvé aussi… et j’ai surtout profité d’une merveilleuse rencontre !

      Bisous, Polly ! Merci… plein !