J’écrivais à l’encre violette…

Absente pour de bonnes raisons… partagée entre famille (enfants, petits-enfants) et rangements obligatoires, je passe beaucoup moins de temps devant mon écran.

Comment dire à mes “Ados” qu’ils doivent s’éloigner de leurs téléphones et tablettes s’ils me voient scotchée devant mon ordinateur ?

Autrefois, on m’a appris qu’il faut donner l’exemple et que “Fais ce que je te dis, pas ce que je fais !” n’est pas un principe d’éducation convenable…

– Il faudrait le dire à ceux qu’on voit à la télévision… ceux que regardent des millions de d’adultes et d’enfants…

– Oui… bien entendu. Mais ce n’est pas parce que d’autres agissent sans réfléchir que je dois en faire autant.

(Quichottine soupira. Comme il serait agréable de ne jamais relever les manquements des uns et des autres !)

Le plus important était de continuer à penser, à peser le pour et le contre avant d’agir. Ne surtout pas se laisser mener par le bout du nez.

(Quichottine se mit à rire, seule devant les pages qu’elle avait étalées devant elle. Non, elle n’évoquerait pas ici son nez, qu’elle savait un peu trop grand, qui l’avait tant fait souffrir lorsque les autres se moquaient.)

– Regarde : J’écrivais à l’encre violette.

– Sur tes cours, oui, pas sur le travail que tu devais rendre et qui a été noté.

– C’est vrai. Les profs nous avaient mis en garde contre toute originalité. Seuls le bleu et le noir étaient permis. Le rouge leur était réservé, le vert servait à la correction. Est-ce encore le cas aujourd’hui, je ne sais pas.

– Tu as eu ta période bleu turquoise…

– On disait “bleu des mers du Sud”… Tu te souviens ? Mais sur les pages des cours que je mettais au propre pour m’en souvenir, l’encre était violette. Tu vois bien !

(Le lutin bleu n’ajouta rien. Il faut dire que sur l’écran de l’ordinateur, il n’y avait qu’un peu de bleu, de noir, rien que des lettres faciles à lire sur fond blanc. Quichottine avait changé, les jeunes années s’étaient accumulées dans le carton qu’elle vidait.)

Je devais être une élève studieuse, appliquée, malgré mon écriture épouvantable. J’encadrais ce qui devait l’être, je soulignais ce qui était le plus important. Aujourd’hui, j’aurais sans doute surligné des mots, mis en gras ou en italiques les phrases à retenir.

Les temps changent.

Quichottine avait décidé que ça ne servirait plus à personne, que c’était le bon moment pour faire le vide.

Les rangements de l’époux avaient découvert un carton oublié lors du dernier déménagement et, de ce carton, elle ne garderait rien.

Sauf quelques citations en latin, le temps de les relire, de constater qu’elles correspondaient encore à des moments qu’elle ne voulait pas oublier.

Sauf… quelques exemplaires du journal de anciennes élèves… celui qui donnait la liste des élèves reçues au Baccalauréat en 70, ceux qui annonçaient son mariage en 73 puis la naissance de ses quatre enfants. Quelques journaux, ils ne prenaient pas de place.

Et puis, prenant encore moins de place, juste le souvenir de ces années à l’encre violette, les années de la reconstruction.

Se reconstruire.

Savez-vous combien c’est important ?

Il y a des chagrins qui laissent trop de traces, qui sont difficiles à surmonter.

Il faut du temps, et surtout, plein de petits bonheurs pour combler les vides, plein de rires, de sourires, de découvertes nouvelles.

On n’oublie rien, mais je crois que peu à peu, il est possible de se reconstruire.

Prenez bien soin de vous.

 

58 commentaires à propos de “J’écrivais à l’encre violette…”

  1. Tu as raison, chère Quichottine,on n’oublie rien …mais il est parfois très difficile, je ne dirai pas impossible, de se reconstruire. Je n’y suis pas arrivée même si je sais que j’ai progressé. Parfois tu mets un tas de petits bonheurs puis soudain, il y a l’évènement qui vient balayer tout ça, et il faut repartir.
    Quant à dire « il faut donner l’exemple » j’y crois toujours … et encore plus en cette période où l’on ne trouve plus de sincérité dans ce monde qui nous dirige, il devrait y réfléchir ….
    J’ai fait comme toi, une longue pause blog, peut-être un retour en septembre !!
    Bises

  2. Bosoir Quichottine… on a tous un tiroir aux souvenirs sur papier, ceux de classe comme ceux d’après, noces, naissances, voire faire-part de décès… des sourires commes des larmes émues, la vie n’est pas un roman à l’eau de rose,à la violette, elle sait nous faire enrager ! On oublie rien, mais on essaye de surmonter les épreuves, les échecs, et à l’automne de sa vie on doit se dire qu’elle en vaut la peine ,-) Au plaisir, bises, JB

  3. Oh que oui je crois à la reconstruction. Il y a un passage de mon prochain roman qui s’appelle la reconstruction et un autre la nouvelle vie ! Difficile toujours de faire le tri dans ses souvenirs. Belle semaine et bisous

  4. Pas facile de faire le tri des souvenirs qu’on veut garder et de ceux qu’il vaut mieux oublier …
    J’ai aussi fait un grand tri car je sais qu’après moi, ce sera jeté sans le lire, alors, à quoi bon ?
    Par contre, j’ai gardé toutes les photos en mettant les dates, un sacré boulot !
    Je te souhaite un bon début de semaine après une très petite nuit …
    Gros bisoux doux, ma quichottine ♥

  5. J’avoue ne pas avoir trop saisi cette histoire de déménagement, s’il est réel, rêvé, pour où, pour quand? Tu parles beaucoup de cartons mais c’est toujours mêlé à autre chose si bien que je suis perdue! En ce moment, après avoir passé deux ans à vider la maison de ma mère, j’essaie de ne pas trop accumuler dans mon grenier et j’élimine beaucoup pour ne pas infliger à mes enfants ce que j’ai vécu. Je vends aussi sur le bon coin, cela me permet de faire des heureux ! Une bouquinerie vient d’ouvrir dans mon village et elle fait mon bonheur. Je revends les livres que j’ai relus pendant le confinement et j’en achète d’autres, à ce train, les cartons se vident seuls, sans que je m’en rende compte. J’échange beaucoup avec une ancienne camarade de classe qui a gardé tous ses cahiers et classeurs du secondaire, moi j’ai tout brûlé, j’étais trop mauvaise élève pour m’enorgueillir de ces cahiers remplis de rouge. Et puis il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas garder! Je suis tombée en vidant la maison de ma mère sur des lettres bien cachées pourtant, qui m’ont dévastée et que j’ai vite brûlées pour que personne ne les lise ! Elle, elle a tout oublié mais les lettres étaient bien réelles et avaient gardé tout leur pouvoir destructeur! Alors, à quoi bon ressasser le passé, le pouvoir de résilience est dans l’oubli et le pardon, pas dans le fer rouge qui remue les plaies anciennes!

  6. Ce n’est pas en oubliant, en se cachant la réalité, en refusant de la voir que l’on peut se reconstruire…Mais l’absence peut devenir présence…Bonne journée Quichottine !

  7. Bonjour Quichottine.
    Nos souvenirs dictent sûrement notre façon de vivre et de survivre à certains événements c’est vrai.
    Par expérience, j’ai compris qu’il faut continuer à aller de l’avant.
    Même si les souvenirs sont enfouis sans un carton ou au fond d’un tiroir.
    Notre carte mémoire humaine , elle, elle ne mets jamais ces souvenirs au placard.
    L’important est d’avoir profité des moments présents avec les tiens.
    Gros bisous

  8. Coucou ma Quichottine.
    L’oubli est impossible, les joies comme les larmes restent en soi.
    La vie et les années se chargent de prendre du recul pour accepter !
    Courage ma belle amie

  9. L’encre violette n’est pas un bon souvenir pour moi, elle évoque le porte-plume, les pâtés et les mains à frotter avec la pierre ponce… Pour le reste chacun trie et tranche comme il le peut…
    L’exemple reste pour moi, la meilleure façon d’éduquer !
    Bises

  10. Porte plume et encre violet que de souvenirs… Même si nous essayons d’oublier de gommer ou de déchirer de mauvais moment, un jour ou l’ autre le subconscient nous le rappel.. faut profite de la vie, ce que je fais avec mes 3 filles. C’est rare de les avoir ensemble, même si la fêtes fut gâcher, je vais pas renter dans les détails…
    Douce journée Quichottine.. Bisous.

  11. A l’encre violette j’ai écrit toute petite, nos mamans faisaient des collerettes en tissu pour mettre autour des encriers et ne pas tacher les tables…Au collège et lycée c’étaient stylo_plume…
    Mes premières années d’enseignante: je remplissais tous les deux ou trois jours les encriers de mes élèves…
    Puis j’ai choisi en CM,vers les années 73, le stylo-plume…plus facile pour écrire que le porte-plume et qui donnait une plus belle écriture que le stylo bille…
    Mes élèves préféraient l’encre bleue qui s’effaçait avec leur « effaceur magique »…
    ****************
    Encre violette ou bleue, il me reste bien des écrits que je devrais brûler…J’ai commencé…mais…Des récits de « destruction et de ruine » de reconstruction…de redestruction…La vie est ainsi ….En ce moment encre bleue ou violette, je crois que je suis en période de « ruines »….Laissons le temps, oublions, pardonnons pour reconsolider les vieux murs pour vivre nos automnes et nos hivers….
    *****
    Quichottine, je te souhaite un bel été avec tes enfants et petits enfants….

  12. C’est drôle, je n’aimais pas l’encre violette mais maintenant elle m’a un petit air désuet charmant 🙂
    J’ai connu le bleu des mers du sud, joli souvenir…

  13. ah oui l’encre avé les pâtés qui allaient avec !!!
    souvenirs, souvenirs, ne garder si possible que les bons, pas toujours facile mais avec le temps…on oublie parfois et c’est aussi bien,
    profites de tes enfanst et petits enfants, j’espère que le temps est pas trop chaud chez toi, ici çà va, l’habitude des étés chauds donc on supporte pas trop mal, Bisous, bonne soirée, MIAOU !!!!

  14. Non on n’oublie rien !
    Quelle sagesse dans tes propos…
    J’écrivais aussi à l’encre violette. puis j’ai eu aussi ma période bleu turquoise ( Est-ce pour cette raison que c’est devenu ma couleur préférée ?)
    Je t’embrasse Quichottine

  15. J’ai lu avec beaucoup de plaisir ton article, j’e garde pas mal d’écrit de mes jeunes années, malheureusement j’en ai déchiré beaucoup que je regrtte aujourdh’ui, je crois qu’il garder ses beaux et bons souvenirs, en essayaynt d’occulter les mauvais, ce n’est pas toujours facile, il y des bobos de l’âme qui hélas ne veulent pas s’en aller…
    Bises et belle journée

  16. Qu’il est difficile de choisir ce que l’on conserve , trier c’est un peu gommer une partie de soi . La vie se charge parfois de faire le vide malgré nous aussi ai – je perdu pas mal de cahiers et autres souvenirs de mes années d’école dans une inondation, exit le bleu des mers du sud pour les cours bien rangés dans des cartons à la cave .
    On n’oublie rien de tout ce qui nous construit les petits , les grands bonheurs mais aussi les peines et les moments difficiles .
    Profite bien de ta famille pendant cet été , en espérant que tu ne souffres pas trop de cette chaleur infernale .
    Bises

  17. j’ai un petit « meuble » en plastique avec des tiroir de ceux prévu pour ranger des je ne sais quoi…
    il y a le tiroir faire part de mariage, naissance… celui des deuils et celui des menus !
    il y a des manques mais plus que les photos je « vois » les mis, la famille…
    et tout le contenu je le brûlerai le jour venu.

  18. Je viens justement de ramener à la surface un cahier « de textes » de 1986, plein de fautes (mais agrémentés de « TB » en rouge dans la marge !) et plein de beaux dessins aux couleurs vives. Après m’être attendrie dessus, je vais le rendre à sa propriétaire, qui a encore tout plein de choses à récupérer chez moi ! J’ai jeté beaucoup de « mes » choses écrites en bleu des mers du sud (aussi) et gardé les cahiers (scolaires) de poésies, également illustrés, copiés à la plume et à l’encre violette, de ma grand-mère et de ma mère. D’autres les jetteront peut-être, pas moi. Je te rends à ton tri et t’embrasse.

  19. Les souvenirs bons ou mauvais font partie de soi, il faut les accepter, ce sont tous les événements de notre vie qui nous ont construits. Les jeter ou les brûler ne les effacent pas. Mais pour les autres, ils n’ont pas de sens, alors le moment venu, on peut les détruire. Bises VITA

  20. …ne gardez que les bons souvenirs et pourtant parfois les moins agréables refont surface.
    Je garde certains écrits de la famille, d’ami(e)s pendant longtemps puis, je ne sais pourquoi, un jour, je m’en sépare.
    Il n’y a qu’un écrit de maman que j’ai gardé depuis toujours, j’aimais beaucoup son écriture.. je crois aussi que c’est une façon de ne pas l’oublier même si elle est toujours au fond de mon coeur.
    Bises du jour
    Mireille du sablon

  21. C’est agréable d’écrire en couleur. Le bleu et le noir ayant longtemps été de mise, j’ai encore aujourd’hui une petite impression de transgression lorsque j’écris en rose ou violet mais j’adore ça. Le rouge et le vert aussi mais ils gardent une conotation scolaire qu’il est parfois difficile à dépasser.
    Quant aux souvenirs, toujours cet épineux problème… jeter, donner ou pas ? Déterminer ce qui est important dans le fait de garder. L’objet ? Le souvenir ? La transmission ? Je crois que nous n’aurons jamais la réponse qui dépend de chacun mais il est sûr que chacun se débat avec cette question 🙂
    Profite de ce bel été avec ta famille. Gros bisous

  22. J’ai souri Quichottine en lisant le titre. Tu es plus jeune que moi et n’as peut-être pas connu les encriers en porcelaine dans les pupitres penchés et l’encre violette obligatoire. Et même la responsabilité de faire l’encre dans une bouteille d’un litre et de remplir les encriers sans déborder ni en mettre à côté.
    Puis est arrivé le tout nouvel intitulé « collège d’enseignement général » pour remplacer le Cours complémentaire et l’autorisation d’avoir un stylo-plume. Il me fallut attendre ma communion pour cela et le changement de couleur de l’encre pour du bleu. Les premières fantaisies de copines avec les premières cartouches d’encre turquoise (les mêmes qui faisaient des ronds sur les i et les j). Dès quinze ans j’ai choisi d’écrire en noir comme mon père et mes frères et l’une de mes sœurs plutôt qu’en bleu comme mes deux autres sœurs. Quant à se reconstruire, tous ne sont pas dotés de même manière d’un talent de bâtisseur. Je préfère parler de vie qui continue, qui reprend le dessus quand l’essentiel a été détruit.
    Je me demande comment font ce qui ont tout perdu
    Evidemment je pense en ce moment à ceux qui n’ont plus rien à Beyrouth mais aussi à tous ceux dont on ne parle plus guère qui ont quitté leur pays natal pour « un monde meilleur » et qui ont survécu sur un chemin pavé d’enfer.
    Quant à ne rien oublier là aussi chacun est singulier et il est quelquefois pas d’autre solution que de perdre la mémoire pour ne pas perdre la raison.
    Mais me voilà dans des réflexions bien loin de la légèreté de l’encre violette … et de celle de ces classes préfabriquées de mes années collège qui avait gelé l’hiver et qui séchait lors d’une brève canicule déjà où l’on arrosait le parquet pour rafraîchir un peu la classe …
    Prends soin de ton monde Quichottine, et de toi bien sûr, c’est le plus important
    Amicalement

  23. Coucou Quichottine
    J’ai la malchance (ou la chance ???) d’avoir une mémoire-gruyère et j’oublie tout au fur et à mesure des jours… Comme si les portes se fermaient sur l’Hier ! Ce qui me soucie surtout, c’est de ne plus avoir bcp de souvenirs sur l’enfance de mes enfants…. Heureusement qu’il reste les photos que mon mari commente… quand on pense à les sortir, ce qu’on ne fait plus bcp désormais….
    Avec 9 déménagements, un tri terriblement…. sélectif a dû être fait : ainsi les enfants auront moins de bazar après nous…. Un très mauvais souvenir de lettres retrouvées chez ma grand mère qui m’ont dévastée, tout comme Azalaïs et que j’ai brûlé vite fait…. Du coup, je jette tout courrier reçu après l’avoir lu et n’écris plus… sauf des banalités !
    Merci Quichottine pour tes ressentis et passe une bonne soirée… au frais…. Bisous

  24. Écrire en violet ou bleu turquoise, j’avais oublié. Quelquefois je me dis que la vue est bien différente d’avant..
    Certaines de tes peines ont duré bien longtemps et il faut mille petits bonheurs pour tourner la page.
    C’est l’été et tu peux prendre ton temps… Tu sais, nous nous retrouverons à l’automne. Bises

  25. Ne pas se voiler la face… Vivre juste avec, même si parfois c’est « presque » insupportable…Je pense seulement qu’il y a beaucoup plus malheureux. Je pense au Liban, je pense aux assassinats gratuits, je pense aux gens qui ne peuvent pas se nourrir tous les jours, je pense aux personnes obligées de vivre dans leur voiture… Il y a tant de malheureux dans le monde…Je regrette l’encre violette de mon enfance…
    Belle journée ma Quichottine. Prends grand soin de toi. Je t’embrasse fort.

  26. Non on oublie rien mais le temps met du baume sur les plaie et les rend supportable puis il ravive les doux moments car il y en avaient même dans les pires et finalement on ne garde plus qu’eux bien vivant et on met le reste de coté, pour avancer…..Gros bisous Quichottine

  27. Les bons et les mauvais souvenirs font de nous ce que nous sommes.
    Certaines déchirures se ferment au bout de plusieurs années, la douleur lancinante s’est apaisée mais, sans savoir pourquoi, elles s’ouvrent à nouveau.
    Il ne doit plus rester tellement de traces de ma scolarité. Une inondation est passée par là.
    C’est au moins cela que je n’ai pas à trier.
    Je t’embrasse très fort Quichottine

  28. Je n’ai rien gardé de mes années scolaires calamiteuses mais à une certaine époque ( adolescente) j’avais écrit des poèmes sur un cahier que j’avais gardé, malheureusement, malgré mes recherches, je ne l’ai jamais retrouvé , j’aurais aimé retrouver ces petits poèmes qui plaisaient tant à ma mère trop tôt disparue

  29. Moi aussi, j’ai fait un tri, il y a quelques temps, de ces années d’école. J’ai encore du rangement à faire.
    Je t’écris avec le bras gauche sous attelle. J’ai l’humérus fracturé et déplacé après une chute en bas de l’escalier allant au sous-sol. Urgences avec les pompiers, opération pour une réduction et pose d’un enclouage verrouillé long. C’était le 7 et retour à la maison le 9. Toilette, habillage, déshabillage, se lever, …, tout est difficile. Heureusement, Daniel est aux petits soins avec moi ! Les fortes chaleurs n’arrangent rien.
    Bonne continuation Quichottine ! Bises !

  30. Coucou ma douce Quichottine, pas non plus beaucoup sur l’ordi avec les chaleurs que nous avons eues. Et puis de temps en temps il faut faire relâche! Comme je me rappelle de cet encrier rempli d’encre violette et nos porte-plumes avec lesquels on écrivait si bien.
    Puis avez les stylos plume c’était bleu et noir comme tu le dis.
    Que de souvenirs parfois enfouis au fond d’un grenier où on font de notre mémoire. Mais ce sont ces souvenirs qui nous ont forgés mais il faut avancer dans la vie avec les drames et les bonheurs.
    Merci pour ce joli billet, je t’embrasse bien fort
    cfhatou

  31. Je suis un peu comme toi en ce moment.Peu de temps pour le net et comme tu dis,il faut donner l’exemple.D’autant plus que les enfants d’aujourd’hui sont facilement devant un écran pour jouer ou pour regarder n’importe quoi.
    Où est le temps des cabanes dans le maquis ?
    L’encre violette me rappelle mon enfance . Lorsque nos avons eu le droit d’utiliser un bic, c’était presque une révolution !
    Il faut du temps pour se reconstruire et un certain caractère aussi,je pense. Certains ne savent jamais positiver, d’autres y arrivent malgré tout. L vie est faite de hauts et de bas.Il faut savoir s’accrocher lorsque le bateau tangue. Je t’embrasse

  32.  » Comment dire à mes “Ados” qu’ils doivent s’éloigner de leurs téléphones et tablettes s’ils me voient scotchée devant mon ordinateur ? »

    Même si rayonnement et sédentarité sont délétères pour la santé dans tous les cas, tous n’utilisons pas les écrans de la même façon.

    Ce qui est terrifiant ce sont ceux qui se coupent de la vraie vie pour préférer la virtuelle, conversent avec d’autres zombies, et absorbent passivement des vidéos en flot continu.

    Mais, même pour les non informaticiens, les mamies, par ex, il y a tellement de créativité possible : écrire, mettre en page , faire de l’infographie, de la recherche, travailler et animer l’image, le son,…

    voire même si on est au contraire un petit génie de l’informatique, commencer dès le plus jeune âge une belle carrière de criminel (Mamies sensibles, surtout ne regardez pas la série télé STALK sur France TV, vous y perdriez toutes vos illusions sur nos gentils étudiants) (regardez plutôt une redif de « autant en emporte le vent », tant pis si, emporté par le vent du déboulonnage ambiant il vient subitement d’être classé sulfureux)
    —————
    . » Les profs nous avaient mis en garde contre toute originalité. Seuls le bleu et le noir étaient permis. Le rouge leur était réservé, le vert servait à la correction. Est-ce encore le cas aujourd’hui’hui, je ne sais pas. » »

    aujourd’hui peut être que c’est déjà bien d’écrire 3 mots sans faute ?

    L’encre violette, c’était celle des encriers de la petite école, dont parle si bien Jeanne dans son com… des plumes sergent major,…tu as déjà rencontré mon Pierrot qui raconte tout cela ( http://eperluette.over-blog.com/article-33035251.html ), et l’avènement du stylo, les bouteilles à facettes de l’encre waterman – bleu des mers du sud ! fantaisie exotique et dérive romantique interdite !

    Waouh, merci princesse Aurore d’évoquer ces souvenirs. Prends soin de toi.

  33. Bonjour Quichottine. Je te sens plus sereine et ça me fait plaisir. J’ai eu comme toi ma période bleu des mers du sud et j’ai encore beaucoup de choses à jeter, dont j’ai pourtant du mal à me séparer. Bon dimanche et bisous

  34. On n’oublie pas, parfois on transforme les souvenirs, mais les blessures restent.
    Les regarder en face permet aussi la reconstruction, c’est comme les fissures d’un mur, si on ne les voit pas, si on fait comme si tout allait bien, elles se transforment en crevasses, les réparations sont alors que des pansements improbables. De l’importance, selon moi, d’aller aussi rencontrer mes blessures pour ne plus en être le jouet, en toute innocence, ignorance et inconscience.
    Atténuer les chagrins, les souffrances, cela se peut, avec de la patience, de l’amour pour soi (rien à voir avec l’égoïsme car il est indispensable de rester en lien avec soi, de se respecter tel que l’on est), prendre soin de ses besoins profonds et s’écouter en larmes comme en rires c’est aussi prendre soin des liens avec les autres.

    Et je conclus avec un bout de citation d’Alexandre Jolien: « La vie est bien trop courte pour la perdre à paraître, s’effacer, se plier, dépasser, trop forcer. Quand il nous suffit d’être, et de lâcher tout combat que l’on ne mène bien souvent qu’avec soi, pour enfin faire la paix, être en paix. Et vivre. En faisant ce qu’on aime, auprès de qui nous aime, dans un endroit qu’on aime, en étant qui nous sommes vraiment ».

    Tendresse ma Quichott’

  35. Tu as raison de faire de la place, quand nous ne serons plus que de tracas pour ceux qui ne sont pas attaché à tout ce que nous avons aimé, je m’y efforce mais il y faut de la force et du courage…
    Mais il faut tellement de temps pour que les plaies se referment !
    Bises Quichottine

  36. Très très intéressant! Un panorama si l’on peut dire de ce qu’on a fait, vu, écrit. Et face aux enfants, petits-enfants, ne pas exiger de ne pas faire ce qu’on est en train de faire et en plus devant eux! Les chagrins, je connais mais comme j’ai tendance à rire pour pas grand chose, je les transforme (ces chagrins) en plaisir d’écrire et mieux encore, en plaisir de raconter! Et surtout, principe numéro 1… en ne jetant rien! Ce qui est écrit à l’encre violette (les lettres de ma mère), précieux! Se reconstruire… oui! jusqu’à la mort à laquelle je ne songe pas… comme si j’étais éternelle. Je vois que « Quichottine se mit à rire, seule devant les pages qu’elle avait étalées devant elle. » Non!, il ne s’agit pas de rire de son nez mais de ce qu’elle a fait, aimé, y compris ce jour où elle apprit qu’elle était reçue au BAC! Ah que la vie est belle! Gisèle

  37. Salut,
    Moi aussi j’ai écrit à la plume et à l’encre violette.
    J’étais même chargé de remplir les encriers le matin.

    Aujourd’hui c’est la journée orages.

    De temps en temps on voit le soleil mais timide.

    Bonne semaine

  38. Bonjour Quichottine. Après plusieurs mois d’absence je reprends doucement la route de mon blog. Beaucoup de soucis et qui sont pas encore fini. Pas évident quand on change de maison. Le déménagement lui même n’est pas encore terminé . J’ai toujours pas mes meubles qui sont toujours dans un box a l’ancien chez moi. Les artisans qui ont du faire face au confinement avaient énormement de retard dans leur planning et je dois encore patienter quelques jours pour pouvoir entrer mans une autre maison (pas la mienne définitive. Tu vois un peu les soucis. Bisous de fée

  39. l’encre violette ? ….un souvenir bien lointain, c’est normal je suis vieille moi contrairement à toi 🙂 et je me retrouve dans les premières lignes de Jeanne et si je n’ai plus hélas d’encrier en porcelaine j’en ai en verre avec une porte plume ancien  » Et « sa plume dorée je crois sergent major, que je garde précieusement.
    Je te suppose encore bien occupée en plus du Lutin bleu qui te sollicite…Je t’embrasse bien fort ….je pense à toi malgré mes silences sois en sûre.

  40. Bonjour Quichottine,

    L’encre violette a laissé ses marques sur bien des souvenirs d’enfance. Je l’associe à la plume sergent major. J’avais une belle écriture… que j’ai malheureusement perdue.
    On oublie rien, c’est vrai. On surmonte. On vit avec et couche après couche le souvenir est toujours là mais estompé, supportable.
    Bisous

  41. Salut

    Le temps est ensoleillé entrecoupé de petites averses.

    Pas de sortie prévue aujourd’hui, on regarde la télé.

    Et puis j’ai réfléchit sur la police de demain…

    Je vous souhaite un bon dimanche

  42. Se reconstruire me semble une tache titanesque, voire impossible, c’est un peu comme refaire sa vie… on ne refait pas sa vie. Ce qui est fait est fait. Il ne faut pas non plus avoir de remord, car si nous avons fait ainsi à une certaine époque, c’est que ces aspirations nous convenaient. Aujourd’hui, il nous faut regarder devant et avancer et faire ce qu’il y a de mieux pour nous.
    Bise Quichottine.

  43. Merci à tous ceux qui sont passés par ici, silencieux ou non.
    La bibliothèque rouvrira ses portes à la rentrée.
    Je serai heureuse de vous retrouver de façon plus régulière, ici et chez vous.
    Passez un doux weekend.

  44. Bonjour Quichottine , J’espère que ce grand tri te remémore aussi de très beaux souvenirs et une fois fait je souhaite que les sourires de tes petits enfants te feront oublier pour un moment les tristes souvenirs …
    Maman m’a rendu tous mes cahiers dans mes vieux cartables, j’ai eu plaisir à revoir mes dessins et mes premiers essais d’écriture avec encore la plume et cette encre violette que j’ai utilisée jusqu’en CM1 !
    Merci pour ce partage nostalgique, je te souhaite une belle journée et t’embrasse bien fort

  45. Bonjour Quichottine, belle réflexion sur l’inspiration, le temps qui passe et sur le recul que l’on peut avoir face à l’exemple que l’on doit donner à ses enfants . Se reconstruire malgré les chagrins qui nous bouffent la vie , vivre et profiter du temps présent et se dire « Ici et maintenant » .Peut être est ce le secret du bonheur au quotidien ?

  46. Je te connais depuis longtemps, longtemps ! et puis on s’est perdu de vue… non! d’écriture. Bons souvenir que j’ai retrouvés dans Mme JILL BILL. Chic! BOnne journée, bonne semaine, bon mois, bonne année, oui! Gisèle

  47. Bonjour Quichottine, j’espère que c’est aussi la rentrée pour toi. Je suis passée mettre des commentaires fin août, du moins j’ai essayé car ils ne sont pas passés, on me disait que tu avais fermé les commentaires. Du coup, je ne sais plus ce que je te disais à l’époque. J’espère que tu as bien profité de ta famille. Bisous et bon week end.

  48. L’encre violette , un bon souvenir pour moi. Je ne trie pas facilement mais un jour ……..
    Je suis très attachée à l’exemple et je pense qu’il est indispensable pour une communication positive.
    J’espère que tu vas bien .
    Belle soirée , bises Quichottine

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