Aigle ou moineau ? Être oiseau.

Les tiroirs de la bibliothèque regorgent de textes auxquels je tiens, parce que j’y livre beaucoup.

 

Entre autre, à tous ceux qui s’interrogeraient, avec raison (après avoir lu ma présentation sur le blog des anthologies éphémères, ou sur ma page chez TheBookEdition) au sujet de ma première réponse au « portrait chinois » que l’on me demandait de compléter :

 

 

Si vous étiez un animal, vous seriez ?

 

Un oiseau… J’ai un jour rêvé d’être un aigle et je me suis réveillée moineau.

 

(Quichottine, 4 avril 2011)

 

… j’offrirais un extrait du tiroir aux secrets, publié en novembre 2007.

 

Je serais oiseau, moi ? Oui, un peu. Un oiseau qui resterait sur le bord du nid, se demandant s’il peut ou non se lancer sans crainte dans l’espace qui s’offre à lui… Un oiseau en contre-jour, dont on ne saurait pas vraiment qui il est, tergiversant comme je le fais si souvent ici, se penchant sur les mots des uns et des autres, essayant de comprendre au mieux le pourquoi d’un silence… Écoutant, de la même façon les joies et les peines, espérant que ces partages rendent les uns plus heureux et les autres un peu moins malheureux… Un oiseau un peu perdu dans les frimas de l’hiver canadien d’une Dame de Neige.

 

110203_Snow_Moineau.jpg

(Merci à Snow pour cette image)

 

 

Un oiseau ? Un oiseau à qui l’on aurait un jour coupé les ailes pour qu’il ne vole pas…

 

 

♥ ♥ ♥

Il était une fois…

C’est ainsi que commencent toutes les histoires. Il n’est pas besoin de plus d’explications. Il suffit de savoir qu’une fois… on ne sait pas quand, on ne saura jamais où, on ne saura peut-être pas non plus comment, une fois « il était ».

Qu’il peut être doux d’avoir été un jour, une fois ! Même lorsque tout cela s’est évanoui avec un réveil un peu trop brusque et des mots qui font mal.

Il était une fois, un petit oiseau un peu trop seul, qui rêvait d’amitié.

Il avait cru trop longtemps qu’il existait quelque part, dans un ailleurs improbable, un être qui comme lui faisait ce même rêve.

Il n’était pas bien grand, il n’était pas bien fort, il n’était même pas beau. Mais dans son rêve il pouvait déplacer des montagnes, franchir des océans. Dans son rêve insensé peu importait l’apparence, la force ou la naissance, il suffisait d’être et d’avoir envie d’exister.

Être, parfois ce n’est pas suffisant, il faut être plus, il faut être mieux, il faut être autre, autrement.

Alors, il faut surmonter l’impuissance, le découragement. Se dire que demain sera un autre jour et que puisqu’il arrive avec son lot d’heures, de minutes, de secondes, il ne sera jamais identique à la veille, à cet hier qu’on aurait voulu, lui aussi, différent…

L’oiseau n’avait pas su… Ce n’est pas si facile de se prendre pour l’aigle quand on est passereau.

Un jour, il rencontra, rassurante et discrète, cette femme improbable, penchée à la fenêtre. Elle laissait pour lui sur l’appui, quelques miettes, de l’eau, et pour rêver, un éclat de miroir où l’oiseau souriait.

Il s’y mirait parfois, puis chaque jour un peu, et puis de plus en plus… Ce n’est pas si facile d’échapper au bonheur de se voir autrement, plus joli, admirable ! De se trouver, enfin, intéressant, aimable !

Il se laissa séduire, et sans plus de prudence, il installa son nid tout près de la fenêtre.

Il venait chaque jour, pour enchanter sa dame, à peine entre-aperçue mais sûrement si belle !

Tout de confiance aveugle et d’amour enfantin, il rêvait d’infini, et s’envolait à tire d’ailes vers des sommets toujours plus hauts. Il en rapportait des images que sa tendresse mettait en mots, des poèmes fleuris, des lettres insensées où il chantait la vie, le bonheur rencontré, la joie de courts instants d’émotions partagées.

Il disait tout cela parce qu’au fond de lui, il savait qu’il faudrait un jour se souvenir… et que les chants parfois au vent se dispersant ne laissent dans le cœur qu’un peu plus de silence !

Inquiétudes fugaces, d’abord insignifiantes… sournoisement ensuite frappant à l’heure fragile où le regard hésite entre la proie et l’ombre. Inquiétudes du soir un peu plus persistantes, et prenant de l’ampleur soudain envahissantes !

Il eût fallu lutter.

Mais à quoi bon lutter ?

L’aigle dans le miroir un peu voilé avait recouvré son image… il s’était éveillé moineau.

© Quichottine 8 juin 2006

 

 

(Nouvelle édition, revue et augmentée d’un article paru le 5 novembre 2007 à 1 heure 37 : L’oiseau.)

 

134 réponses à “Aigle ou moineau ? Être oiseau.

  1. es verdad que ser un pajaro debe ser maravilloso….pero cuidado con los malditos cazadores….

    besos

    tilk

    • Dudo que hayas leído hasta el final… Pero te agradezco, Fernando. Pienso que no tienes tiempo para lerlo todo.

      Besos.

  2. Aujourd’hui je me sens comme un oiseau laissé sur la branche… C’est la rentrée et je ne la « fais » pas…

    Bonne journée. Je t’embrasse Quichotttine.

    • La première « non rentrée » est difficile, mais tu verras, au fil des ans, cela s’arrange un peu.

      Bonne journée à toi, Marité. Il faudra que tu corriges ce qui apparaît dans la ligne « pseudo » de la fenêtre de commentaires.

       

      Gros bisous du matin.

  3. Très joli texte … à méditer.

    Bon début de semaine.
    Bisoux


    dom

  4. Aujourd’hui particulièrement j’aimerais bien être oiseau. C’est la rentrée pour moi aujourd’hui, j’ai préparé mon cartable avec mon PC tant aimé, tant haï, mon agenda que j’enverrai bien au diable. J’ai revêtu mes plus beaux habits et un imperméable pour me protéger du déluge… Dur, dur…. Je suis toujours sur le sable, pas celui du chômage, celui de la plage…. mais je n’envie pas les chômeurs et je suis chanceuse de travailler, alors allons y. J’ai encore beaucoup de mal à me concentrer sur les blogs. Bises

    • Je comprends tout à fait, Martine.

      Je te souhaite malgré tout de belles journées… au boulot ou sur la plage, c’est bien de pouvoir profiter le l’instant présent.

      Les blogs peuvent aussi attendre.

      Bisous. Prends bien soin de toi.

  5. Bonjour Quichottine,

    La majesté de l’aigle et le culot malicieux et débrouillard du moineau. On a tué des aigles pour exposer des trophés. Mais le petit moineau, en principe, on le laisse tranquille.

    Aigle ou moineau, cette liberté dans le ciel me fait souvent rêver…

    Le miroir ne renvoie pas toujours l’image souhaitée.

    Merci pour cette belle histoire Quichottine

    Bisous de bonne journée

    Martine

    • Merci à toi, Martine.

      Ton adresse de blog est erronée ici, je n’ai pas pu ouvrir ta page.

      Bisous et belle journée.

  6. J’aime toujours autant ce que tu écris ! C’est plein de sensibilité , de fragilité d’honnêteté ! La vie sépare parfois les gens s’en vraiment s’en rendre compte !

    J’ai fait une pause depuis mai , je paserai te voir régulièrement mais rien ne t’oblige à en faire autant pourtant cela me ferai très plaisir ! bises

    • Je suis très heureuse de te voir de retour. Merci infiniment, Mesenga, pour ces mots déposés et ta gentillesse à mon égard.

      Je sais bien que je n’y suis pas obligée, mais cela me fait plaisir.

      Bises et belle journée à toi.

  7. Souvent, de moineau tu peux aussi devenir aigle, et te défendre comme un lion….ce n’est pas bon de se complaire dans doute, il faut progressivement secouer le doute. Impossible d’avancer autrement….

     

    J’ai bien aimé ton « histoire ». L’homme bien souvent n’ose pas bousculer les idées prônées par les « je sais tout » parce qu’ils ont tout…..

     

     

    Belle journée Quichottine après ces journées de rêves que vous venez d ‘avoir. Bises de nous deux.

    • Tu as raison, Patriarch. Il faut aussi avancer.

      Un grand merci pour tes mots et ta sagesse.

      Bises affectueuses et bonne journée à vous deux.

  8. Cervantès a perdu la main gauche à la bataille de Lépante et tu sais ce qu’il a écrit. Ce petit moineau a qui l’on a coupé les ailes pour qu’il ne vole pas » fait de grandes et belles choses.

    Un portrait touchant d’une Quichottine que l’on sait forte et déterminée.

    • Mais comment donc n’y avais-je pas pensé ?

      Un grand merci pour ta lecture et tes mots, Pierre.

      Passe une belle journée.

  9. ça tombe bien j’aime mieux les moineaux…… 

  10. J’ai lu ce si joli conte en écoutant une musique très douce et j’avais aussi l’impression d’être un oiseau tant ta plume est envoûtante~~ Bises et à bientôt~~D’Ocean*~~

  11. Je comprends mieux le « sourire » sur mon blog à la lecture de « crétin de paon »

    Gros bisous, amitiés, Flo

  12. Bonjour à notre conteuse… Je n’ai jamais rêvé de devenir un aigle… moineau suis et le resterai  Bel après-midi Quichottine !  Bizzzzzz jill

  13. Il y a en chacun, aigle ou moineau… l’autre qui sommeille, à chacun  de découvrir le point d’équilibre qui permet de comprendre l’autre, sans l’étouffer ni lui couper les ailes. Ce n’est pas évident, loin de là.

    Belle journée à toi.

  14. Je l’aime ton oiseau parce qu’il est vrai. Même dans « il était une fois » on peut être vrai.

    Avec les joies, les souffrances, le peut-être.

    Se contenter d’être ce que l’on est. Et pourtant comme tu le dis si bien être au bord prêt à s’envoler mais hésiter, hésiter tellement.

    • Un jour, il faut bien pourtant se lancer. Je suis heureuse que tu l’aies fait.

      Merci pour ces mots, Pimprenelle. Passe une douce journée.

  15. J’aime les oiseaux j’en ai déjà eu 5 pas tous en même temps, ils mettent de la gaieté dans la maison. Si fragile et pourtant… Bon début de semaine.

    • C’est vrai qu’ils mettent de la gaité… et pourtant, je sais que je les préfère au jardin, même si je sais que certains ne pourraient y survivre.

      Bon début de semaine à toi aussi, Solange. Merci !

  16. Si le moineau hésite, c’est qu’il a tant de possibilités de choix et tant d’impatience exhubérante qu’il ne sait par où commencer ! Il n’a pas la démarche compassée d’un corbeau, le sautillement exaspéré de la pie, ou le pas dédaigneux d’une mouette. Non. Il va de çà, de là, comme un enfant joyeux, picore au passage, et décolle d’un battement d’ailes sec. J’aime les piafs et la chanson que mon papa m’avait apprise  » le moineau gris, le maître de Paris ». Il n’y a pas besoin de voler trop haut pour découvrir le monde, ni de bien chanter pour être aimé. Mais cette dernière chose reste malheureusement trop souvent à prouver…

    • Comme toujours, tes mots sont ceux qui font plaisir à entendre.

      Merci pour ce nouveau partage.

      Certains ont sans doute plus que d’autres besoin de savoir qu’ils sont aimés.

      Je t’embrasse. Passe une belle journée.

  17. Cui, cui…Le Galet s’est fendu d’un Ticayou, et les deux se sont un peu mélangés ! Et dans tout ça, j’ai oublié de te dire combien j’ai trouvé beau ton texte (parce que ce qui va sans dire, etc…etc !) Bises

    • Je t’aurais reconnue entre tous… Ton commentaire ne pouvait être que de toi.

      Un grand merci pour tes mots et ton amitié. Bises et belle journée, Galet.

  18. Faible et fragile, le moineau, mais capable de résistance.

    Est-ce qu’il pensait être un aigle ? L’aigle l’a-t-il mangé ?

    Passe une bonne soirée, Quichottine !

    Bisous,

    Martine

    • L’aigle ne l’a pas mangé, mais il a perdu la confiance toute neuve que l’amie lui avait rendue.

      Passe une douce journée, Martine. Bisous.

  19. un aigle envol, c’est vrai, c’est beau, c’est puissant, c’est majestueux. pourtant, j’ai toujours adoré regarder ces p’tits zozios, tout petits et si effrontés qui viennent chiper les miettes sur les terrasses de café . ça doit être sympa d’être un p’tit moineau qui n’a peur de rien, pas même de ses rêves … bisous quichottine, heureuse de pouvoir enfin revenir en visite chez mes aminautes …

    • Je n’avais pas envisagé cet aspect. C’est vrai qu’il est effronté et qu’il ne doit pas avoir peur de ses rêves.

       

      Merci pour ce retour, Isabelle. Bisous tout plein et bonne journée à toi.

  20. qui ne rêve de devenir oiseau pour échapper à ce monde… tes mots resonnent en moi.. bises

    babeth

  21. Je suis émue , de ce conte si réel , si poignant , si douloureux. Ne rêve-t-on pas tous devant un miroir , d’abord enfant, puis adolescent et parfois adulte ? Le réveil de ces rêves se fait tout doucement en grandissant pour l’enfant . Il est un peu plus délicat pour l’adolescent .Quant à l’adulte , soit il reste dans son rêve ( conscient de la réalité ) , soit il a la force de reprendre son envol et de vaincre sa timidité face à la réalité.

    Mais si l’on reste au bord du nid , apporter de l’écoute , un sourire , de la sérénité  peu importe qu’on ait les ailes coupées car le coeur est gros comme une montagne et il bat fort.

    Je te souhaite une douce et sereine soirée, bisous Quichottine

    • Tu es la sagesse même, Andrée et je te remercie pour ces mots qui réconforteraient le plus déprimé des oiseaux.

      Passe une douce journée, et continue toi aussi à me faire rêver.

      Bisous tout plein.

  22. Qui n’a rêvé un jour ou souvent d’être oiseau pour pouvoir s’envoler, quitter ce sol qui colle aux semelles des rêves pour se faire lourd et encombrant, mais de là à ne pas atterrir de temps à autre, ne serait-ce qu’à la cîme d’un grand arbre …

    Bises Quichottine. Ravie de retrouver ton écriture sur les étagères de la bibliothèque. 

    • Il est certain qu’il faut bien se poser un jour… mais essayons de choisir la branche du bon arbre pour ne pas retomber trop bas.

      Bises et douce journée à toi, Jeanne. Merci pour ta présence et tes mots.

  23. Bonsoir Quichottine

     

    Ce n’est pas la soit disant déception du moineau qui se prend pour un aigle qui m’a rendu triste.  Jamais un moineau ne s’est senti obligé de vouloir imiter le grand rapace.   Il est en général content de son sort, de son concerto réduit à deux notes, de sa robe un peu terne sur le pavé des villes et villages.  Il suffit de le voir pépier une miette de pain au bec pour le savoir.

     

    Non, ce qui m’a tordu l’estomac, c’est que ses ailes soit coupées pour qu’il ne vole pas !!  Il y a là toute la détresse d’un enfant martyrisé par quelques paroles blessantes d’adultes bornés.

     

    Certaine de tes notes montraient des fenêtres à moitié fermées, cultivant la pénombre et le mystère.

    Ici, l’oiseau reste au bord du nid, à l’intérieur lui aussi.

     

    Ne crois tu pas qu’il est possible de laisser entrer la lumière au fond de la pièce, de laisser l’oisillon s’envoler vers son destin, peut être de perdre quelques plumes dans une bagarre avec un  plus grand que lui, pour au final s’assumer pleinement.

     

    Il ne s’agit pas pour autant  de se montrer tout entier, d’enlever les plumes protectrices de son intimité,  de laisser voir le duvet sensible. Tout en soignant son plumage pour qu’il reste étanche à l’eau et à la méchanceté, je pense qu’il est possible de vivre pleinement qui sa vie de moineau, qui celle de pinson, qui celle même d’aigle sans complexe, en harmonie avec les autres, sans se préoccuper d’un miroir.

     

    Bises du grillon

    • Ton commentaire plein de sagesse et d’affection m’a beaucoup émue. Tu es de ceux qui lisent même entre les lignes et se souviennent lorsqu’ils parcourent un blog.

      Vous êtes peu nombreux dans ce cas, et je sais que chacune de tes visites est importante pour moi.

      Tes questions chemineront en moi, comme toujours. Il faut parfois du temps pour effacer des années d’incertitude.

       

      Bises et belle journée à toi et à ceux du Terrier. Merci infiniment.

  24. Les chants parfois au vent

    Les musiques aux champs

     Les diabols aux menthes…

     

    Loop

    • Les diabolos étaient au citron pour moi…

      J’en ai goûté un récemment et je n’y ai pas retrouvé le goût que j’avais donné à mes souvenirs. Est-ce la limonade, le citron, ou seulement moi qui avait changé ?

      Merci, Pénéloop. Passe une belle journée.

  25.   être un oiseau ….Prévert avait écrit un beau texte sur l’oiseau…celui dit par Jean Marc Tenneberg est un régal….

    http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/I06187252/jean-marc-tennberg-pour-faire-le-portrait-d-un-oiseau.fr.html

    • Je connaissais le poème, mais je crois bien ne jamais avoir vu cette version. Un immense merci pour la découverte. Tu as raison, c’est un régal.

      Passe une douce journée, Gérard.

  26. Entre l’aigle et le moineau ,il y a tout un monde! On sent une petite tristesse dans ce beau texte . La vie d’un moineau n’est pas facile! je t’embrasse

    • J’aime ta sensibilité, Fanfan.
      Merci d’avoir vu ce qu’il y avait entre les lignes.

      Je t’embrasse. Passe une douce journée.

  27. Il se cache une bien jolie morale dans ce conte… « Il peut être doux d’avoir été un jour une fois »… Merci Quichottine, bonne soirée, bisous.

  28. très joli texte Quichottine

    bises et bonne soirée

  29. Je laisse des graines, de l’eau dans les coupelles réservées aux oiseaux de mon jardin, des baignoires….mais quelle bonne idée que de rajouter un petit morceau de miroir…juste pour que l’oiseau puisse s’y mirer, et rêver, et jouer avec les éclats de soleil !

    Douce nuit, Quichottine, emplie de rêves d’oiseaux !

  30. Bon mardi.
    Bisoux

    dom

  31. Merci encore Quichottine pour ton aide précieuse qui me permet aujourd’hui de déposer ce commentaire en toute sérénité. Bises

  32. Je viendrais te tenir compagnie si tu étais moineau, mais je serai rouge-gorge car j’aime sa finesse et sa gorge rouge, bien sûr, pour illuminer les jours gris…

    Christian râle après les moineaux car ils arrachent la laine de verre dit-il, sous le toit,  et moi je les soutient avec véhémence, laisses les tranquilles ces petits…

    • C’est un oiseau que j’aime aussi beaucoup… il y a de si belles photos de lui !

       

      Je comprends vos deux positions. Ce n’est pas toujours facile de remettre en place la laine de verre ôtée ainsi… et les oiseaux ont besoin de matériaux pour les nids.

      Comment faire pour satisfaire tout le monde ?

      Passe une bonne journée.

  33. Je suis une mésange et je viens au secours du passereau…Nous ferons un bout de chemin ensemble afin de lui redonner un peu de courage…

    J’ai aimé cette histoire mais elle me rend nostalgique.

    Mille bisous mon amie, petit oiseau bleu.

    • Ta sensibilité est extrême et me touche beaucoup. Merci pour ta lecture ma douce amie.

      Nous cheminerons ensemble encore, toi et moi, et tu sauras me montrer tout ce que je ne connais pas.

      Mille bisous à toi. Que ta journée soit belle et sans soucis.

  34. Elles d’poiseaux, oiseaux des ils…

  35. Très belle histoire dont tu as le secret. Bonne journée.

  36. Mon histoire n’est pas passée parce que trop longue sans doute. Elle était pour vous seule. Je la mets sur mon blog

  37. bonjour Quichottine, j’aime les regards que les contes portent sur les choses car ils nous obligent à aller au-delà des apparences. J’aime l’histoire de ce moineau car il ressemble à beaucoup d’entre nous qui , au lieu de rechercher la compagnie d’autres moineaux, rêvent de ressembler à un aigle, sans se demander si la solitude de l’aigle royal n’est pas difficile à supporter ! merci pour ce joli conte  ! bonne journée. Bises

    Blanche

    • Un grand merci à toi pour ta visite et ces mots qui me touchent.

      Bises et belle journée à toi.

      Pardon d’avoir répondu avec tant de retard…

  38. Ne sommes nous pas tous un jour Aigle, un jour Moineau…

    Ne nous laissons pas tous, un jour, couper les ailes par une belle dame, pleine de charmes…

    Ne cherchons-nous pas, tous, notre double dans un ailleurs dont on ignore tout…

    Mais, pour moi, c’est ce qui fait que demain sera encore mieux qu’aujourd’hui…
    Alors, j’avance, ne laissant sur le bord du chemin que les soucis et les tracas…

    Et je sais que, quand on coupe les plumes d’une aile à un oiseau, pour l’empêcher de voler, doucement, sans bruit, elles repoussent…
    Et, si on n’y prend pas garde, il saura, le moment venu reprendre son vol vers un ailleurs où nous ne serons pas…
    Alors, rien ne sert de couper l’élan de ceux qu’on aime, il suffit d’espèrait qu’ils reviennent…

    Pardon, je crois que j’ai été un peu bavard, mais qu’importe, je suis certainement le dernier à commenter cet article, et personne (sauf toi peut-être) ne lira ce commentaire…

    Bises

    • Non, tu n’étais pas si bavard ce jour-là… et j’ai gardé en moi ces mots qui me disaient l’espoir.

      Lire cette présence si attentive, attentionnée, n’est-ce pas l’un de mes plaisirs ?

       

      Je te souhaite une magnifique fin de semaine.

      Pardon pour le retard apporté à ma réponse.

      Bises.

  39. « Tombe la neige » trop tôt!!!!

    bises!

    • C’est vrai que les moineaux avaient bien froid ce jour-là.

      Bises et belle journée, Fancri. Merci pour ta présence.

  40. Moineau bien occupé à refaire son nid revient te saluer de petits coups d’ailes bien portantes! Grand départ jeudi.. et retour progressif sur le net vendredi en 16..

    D’ici là.. sois sage comme toujours! Je t’embrasse Quichottine

    • J’ai été sage… et blog en semi-pause jusqu’à ce que j’aie rattrapé mon retard.

      J’espère que on installation s’est bien passée.

      Je t’embrasse, Snow. Bonne fin de semaine à toi.

  41. Bonsoir Quichottine,

    C’est bizarre cette histoire de blog muet. Heureusement que tout aujourd’hui j’ai reçu des commentaires. Cela me rassure un peu. Je ne sais pas ce qui se passe ma chère Quichottine.

    J’espère que  à ta prochaine tentative, ça marchera.

    Gros bisous de bonne soirée

    Martine

    • Je ne sais pas non plus ce qui s’est passé… J’ai mis du temps à pouvoir revenir chez toi…

      Mais maintenant ça va.

       

      … si ce n’est que l’adresse que tu laisses ici pour ton blog est erronée. Je la remets ici :

      http://martinemrichard.fr/blog

       

      Gros bisous et belle journée à toi.

  42. Un oiseau avec les yeux d’un chat…? Mais oui, pourquoi pas si comme le raconte la jolie poésie de cet enfant, le soleil est entré dans ses yeux et si comme le chat en question, l’oiseau a refermé ses yeux sur les éclats du soleil !!

    Me suis-tu, Quichottine, dans ces explications qui peuvent sembler surnaturelles à qui n’aurait pas suivi le fil !!

    Douce nuit emplie de rêves de chats et d’oiseaux aux yeux d’or.

     

    • Un sourire… Ne t’en fais pas, je te suis encore, même plus d’un mois après ces mots déposés comme suite à ma réponse précédente.

      C’est vrai que seuls ceux qui prennent la peine de lire les commentaires sauront de quoi tu parles.

       

      Que ta fin de semaine soit douce, ma belle Amie. Merci !

  43. Entre rêve et réalité c’est parfois à n’y rien vouloir comprendre. Pour le moineau quelques graines et surtout une « main tendue » auront suffit.

    • Un sourire… Le moineau a souvent très faim.

      La main tendue est importante pour celui dont la faim dépasse les simples graines.

      Merci pour ta présence, Alphomega.

  44. Jolie ton histoire, il y a de l’humour et un peu de tristesse dans ton histoire.

    ëtre et ne pas être!!!!! même nous je pense que parfois on aimerait être comme lui, comme elle. Pourquoi ???? est ce modèle, une image ????

    La vie serait-elle différente si nous n’étions pas nous ???

    Beaucoup d’interrogation, seulement nous sommes comme ça, et on ne plus changer les choses, ce moineau qui rêve d’être un aigleet si il le devenait, ne voudrait-il pas devenir quelqu’un d’autre ????

    Bisous

    • Je pense que la vie ne serait pas différente… et que savons-nous de la vie de l’autre ?

      http://youtu.be/2Ek_8M2fJ1s

       

      Tes questions m’interpellent… c’est vrai… Serait-il heureux d’être celui dont il rêve ?

      Merci pour tes mots et ta présence, Corinne. Bisous et bonne fin de semaine.

  45. j’ai lu ton histoire comme une fable qui contiendrait une clé spéciale…comme un conte presque « vrai »..quand on est enfant on y plonge sans retenue!il n’y a ni morale,ni précepte et pourtant j’ai appris quelque chose sur la confiance,le mal-etre,le rêve…et plus encore.

    UN BEAU TEXTE…….

  46. Ton texte est très beau Quichottine. je préfère le moineau fragile et déplumé à l’aigle au bec courbe et aux serres acérées. Bisous

  47. Un aigle transformé en moineau ??? ça lui apprendra à l’aigle d’être royal !!!

  48. juste un petit coucou

    une très bonne rentée

     

    passe une excellente soirée

    et une superbe semaine avec un très beau ciel bleu

    ti bo

     

     

    •-~·*’Ś Ő Ń Ŷ Á’*·~-• 

     

  49. m'annette

    se rêver aigle et se réveiller passereau, c’est le destin de beaucoup d’entre nous..

    C’est une discussion que j’aimerais beaucoup avoir avec toi au coin du feu, bien installée dans un fauteuil confortable, ou bien dans les allées d’un beau jardin…

    C’est un constat, une prise de conscience parfois rude et brutable, cela peut entraîner des regrets..
    A chacun d’en tirer des enseignements et des richesses, d’en savourer les bonheurs de moineau..
    Rien n’est parfait…
    Oh, Quichottine, si tu savais combien ce billet me remue…

    Je t’embrasse et te souhaite une belle journée..

    • Qui sait si nous ne l’aurons pas un jour ?

      On peut aussi se rendre compte que ce rôle de passereau auquel on nous avait limité ne nous convient pas vraiment… Mais c’est plus rare. J’aime savoir que tu te découvres de nouveaux talents.

       

      Je t’embrasse très fort, m’Annette. Merci pour ta présence et ces mots si sincères.

      Passe une belle journée.

  50. canelle56

    Un vrai bonheur de te retrouver ainsi , être un oiseau , une mouette pour moi serait l’apotheose …mais ne rêvons pas trop ..tu es là pour ça  toi « nous faire rêver  »

    Gros bisous Quichottine

    • J’aime aussi les mouettes, même si les marins n’en sont pas toujours fans.

      Grand merci pour tes mots, Canelle. Gros bisous à toi aussi.

  51. Mamychachat

    Fille aînée a plombé un tantinet mes ailes …

    Merci pour ce beau texte, je vais vite enfiler des ailes toutes neuves et pleine d’énergie pour faire face …

    Très bon lundi Quichottine

    Gros bisous

    • Je souhaite que tu aies réussi à raccommoder les anciennes, il faut du temps pour « roder » les nouvelles.

      Très belle journée à toi, Mamychachat. Gros bisous.

  52. Ah les histoires d’oiseaux, j’aime tant 🙂 très joli petit conte. Et puis aigle ou moineau, peu importe la taille, c’est la liberté qui est belle. Cela me fait penser à une histoire sur le roitelet… tu connais ?

    • J’ai trouvé une jolie histoire sur ton blog, mais je ne pense pas que ce soit celle à laquelle tu faisais allusion ici.

      Passe une belle journée, Cécile. Merci pour ta visite et tes mots.

  53. cerisette

    ART_multiplications_450

     

    bisous et bonne journée

  54. Surtout ne pas copier Icare ! mais j’aurai aimé aussi être un oiseau, un joli, qui chante toujours, …. un pinson sans doute ! mais surtout pas en cage ….

     Gros bisous

  55. Magnifique histoire ma Quichottine, bravo. Bises et bonne journée

  56. Vouloir être autre , ne pas s’aimer…Ton oiseau s’est heureuement réveillé de son « cauchemar -aigle ». Bises  VITA

    • Tu as sans doute raison…. ça devait lui paraître très étrange de pouvoir planer, lui qui ne sait que battre des ailes.

      Bises et belle journée, Vita.

  57. Mistigris

     Toi tu trouves toujours les mots, l’explication au pourquoi ? comment ,,..

    J’admire avec quelle facilité, il me semble, les mots coulent comme un torrent, ou une rivière tranquilles, j’aime beaucoup ta façon de raconter la vraie vie en fait ! Jolis mots, Jolie conteuse, UNE FFE quoi ? avec un lutin bleu dans la bibliothèque pas étonnant ! Bisous Bisous, MIAOUUU!!!!!!!!!!!!!

    • Un sourire… tu sais, il ne faut pas croire que ce soit si facile, mais j’avoue que je dois beaucoup au lutin bleu.

      Gros bisous, Mistigris. Merci pour ta présence et tes mots.

  58. La simplicité du moineau me plait … bien plus que la force et le caractère de l’aigle

    • Merci…

      Tu vois, ce qui me plaît dans l’aigle, et les rapaces en général, c’est leur vol si gracieux quand ils planent et que rien ne semble pouvoir les empêcher d’atteindre finalement leur but.

       

      … même si finalement il leur arrive aussi de rentrer bredouilles.

  59. Comme chez les hommes quelquefois il y a des moineaux avec la force et le courage d’un aigle

    Si j’étais un oiseau, je serais pélican 🙂

    Bisous Quichottine

    • … et tu t’appellerais Jonathan ?

      Je plaisante, mais je comprends ce choix. Merci, Urban. Passe une douce journée. Bisous.

  60. très joli texte, il m’inspire on ne sait jamais qui est qui ou il faut bien se méfier des apparences, j’en ai fait une cuisante expérience cet été mais comme avec ton oiseau enrichissante car la vie est une très grande école

    bisous

    • La vie nous apprend beaucoup… C’est vrai.

      J’espère que ton expérience t’aura grandie et ne t’aura pas fait trop de mal.

      Bisous et belle journée, Fransa.

  61. oiseau, j’étais née rossignol … et suis devenue ange …

    (mon nom de jeune fille Rossillol … appelée souvent rossignol .. pour épouser mon mari au nom d’ange) … toujours des ailes et toujours dans les airs …

    bises et les moineaux sont les enfants du bon dieu …

    bisous

  62. Dentelline

    L’image de l’oiseau est une belle image! De tout temps, l’homme a rêvé de voler! Etre un oiseau, ce serait fantastique! Survoler la nature pour l’admirer!

    Bises

  63. Comme je le trouve peu sûr de lui, ce petit oiseau !! Vite je lui envoie un petit ami qui aime virevolter de droite et de gauche, curieux de tout. Un pinson, une mésange,, une bergeronnette ! Il choisira celui qui saura le faire s’envoler vers l’espace infini à tire d’aile vers la liberté.

    Gros bisous Quichottine ! Que tes coms m’ont fait plaisir !

    • Merci, Alrisha. Certains ont plus besoin que d’autres d’être encouragés.

      J’avais beaucoup de retard chez toi aussi…

  64. On se laisse complètement emporter par ton histoire Quichottine… moi j’aurai aimé être buse variable (sourire). bises à toi et très très belle journée

    • Une buse variable… c’est vrai que c’est joli !

      Un grand merci pour ce partage, Katara. Nous voici donc oiseaux toi et moi.

      Passe une magnifique journée toi aussi. Bisous.

  65. Très beau Quichottine, merci

    Bonne journée

  66. Je viendrai piller ces tiroirs dès que j’aurai un peu de temps. Je suis sur d’y trouver des trésors

    Bises Quichottine

  67. ♥ Trinity Claire ♥

    Ma chère Quichottine,

    je suis contente que la rentrée soit là, car elle te ramène à nous et pour ma part me donne le plaisir de lire tes écrits, et ça c’est un « bon point » pour moi !

    Si je revenais quelques années en arrière et que je me retrouvais élève à disserter sur ce sujet, peut être que le professeur qui me corrigerait trouverait ma copie hors sujet, mais les années ont passé et aujourd’hui je peux écrire sans risquer la mauvaise note. Je suis certaine que tu sauras comprendre mes mots et que tu ne seras pas le professeur sévère qui me taxeras de hors sujet.

    Cette histoire me rappelle un peu celle que tu nous offrais il y a quelques jours, ce petit chat qui voulait être un tigre, alors tu sais ce que j’avais dit par rapport à cette envie de vouloir toujours être plus, plus, plus …

    Mais je lis aussi « Il n’était pas bien grand, il n’était pas bien fort, il n’était même pas beau », et là je ne peux m’empêcher de penser que toutes les apparences n’ont aucune importance, et d’ailleurs n’a t il pas rencontré une femme adorable qui par ses gestes, ses attentions, ses regards lui a montré qu’il avait sa propre beauté. Certes il n’était pas un grand aigle, mais il était un joli passereau et cette femme préférait sans aucun doute la fragilité du passereau à la puissance de l’aigle.

    Je crois qu’on est beau uniquement dans le regard des gens qui nous apprécient, et n’est ce pas là le plus important ? Quel intérêt y a t il à plaire à tout le monde, si on n’est pas soi même ?

    Je préfère cent fois ma condition de passereau que quelques personnes qui me sont chères savent apprécier, plutôt qu’être un aigle envié entouré de faux amis !

    Je pourrais épiloguer longuement sur le sujet, mais il faut raison garder.

    Merci encore pour cette belle histoire contée avec tant de talent, je ne m’en lasse pas …

    Je te souhaite une très douce soirée et une belle nuit.

    Je t’embrasse fort

    Claire

     

    • Tes mots m’ont beaucoup émue et je suis désolée de ne pas y avoir répondu aussitôt…

      Quoique… c’est un grand bonheur de te relire aujourd’hui.

       

      J’aime quand tu dis qu’on est beau uniquement dans le regard des gens qui nous apprécient… je crois que tu as raison.

      C’es ce qu’il faut garder en mémoire, Aigle ou moineau, qu’importe pourvu que l’on soit aimé pour ce que l’on est ?

       

      Je t’embrasse très fort, ma belle Amie. Passe une douce fin de semaine.