Le secret de don Quichotte

Si vous avez été attentifs, vous avez lu le titre de mon article d’aujourd’hui.

Si vous êtes comme moi, vous vous êtes dit : chouette !!! Encore une histoire de secret !

Je vois d’ici certains d’entre vous qui pâlissent. Allons bon ! Un secret ? Si c’est ça, Quichottine va encore en faire des tonnes et saisir l’occasion pour attendre trois jours, voire davantage, pour satisfaire notre curiosité !

C’est vrai… C’est mon habitude !

Pour les petits nouveaux qui ne connaissent pas, il faut aller fouiller dans mes tiroirs…

(Il y en a plein, des secrets !)

Mais aujourd’hui, non. Nous n’attendrons pas… enfin, pas trop.

Il faut seulement que je revienne un peu en arrière…pour un tout petit résumé du chapitre seize de la première partie ! (Je suis allé un peu trop vite la dernière fois, il y en a une qui n’a pas suivi !)

Don Quichotte et Sancho (qui avaient été rossés de belle manière par les muletiers de l’épisode précédent) sont arrivés dans une auberge. Ils sont logés dans une mansarde, puisqu’il n’y a plus de place ailleurs. Leurs hôtes ont une fille, jeune et belle, et une servante, Maritorne qui n’est plus de la toute première fraîcheur. La servante n’est guère farouche et elle a promis à l’un des clients de l’auberge, un muletier (encore !), de le rejoindre à la nuit tombée, une fois ses maîtres couchés.

Le muletier se couche et l’attend, tout confiant. Ce qui n’était pas prévu, c’est que dans la mansarde où il loge se trouvent aussi don Quichotte et son écuyer. Pour aller rejoindre son amant d’un soir, Maritorne doit passer devant le lit où git le chevalier…

Grossière erreur ! Ce dernier est tombé amoureux de la fille de l’aubergiste, qu’il pense être l’heureux propriétaire d’un château… Il mélange rêve et réalité, et, lorsqu’il entend la porte grincer (Maritorne a oublié de la huiler…ce n’est pas précisé dans le roman, mais j’ai le droit d’en rajouter puisque c’est moi qui écris le scénario !) donc, lorsqu’il entend la porte grincer, don Quichotte pense que la fille de l’aubergiste, qui ne peut que l’aimer aussi, est venue lui offrir sa virginité…

(Les petits sont couchés ?…
parce que le reste, c’est carré blanc !)

… Il se saisit de Maritorne ! Et, tout en lui disant qu’il aime Dulcinée et qu’il ne peut pas lui être infidèle, il commence à la lutiner, bien gentiment… euh… c’est pas vraiment gentil… parce que la belle ne veut pas se laisser faire. Vous pensez bien, elle, elle sait à quoi il ressemble, elle l’a même vu tout nu, puisqu’elle l’a enduit d’onguents divers qui le soulageraient de la douleur qu’il ressentait après l’agression qu’il avait subie.

Le muletier est furieux ! (Il fait nuit mais il n’est pas sourd, contrairement à mon lutin vert) Il écarte la donzelle (qui tombe illico dans les bras de Sancho Pança) et se met à tabasser don Quichotte ! Il l’assomme. Tout cela fait beaucoup de raffut. L’aubergiste arrive, avec ce qu’il faut pour éclairer la scène… et vous imaginez le spectacle de tous les bonnets de nuit qui se mettent à valser à travers la pièce, les hommes en chemises de nuit, Maritorne un peu malmenée par les uns et les autres…

Bref, survient un archer de la milice qui logeait un peu plus bas et que l’on a éveillé.
L’aubergiste éteint la lampe qu’il avait apporté…
(Bon réflexe, il ne veut pas qu’on puisse le reconnaître !)

L’archer a entendu des cris :

« A l’assassin ! » « On m’assassine ! » « A moi… »

 

Mais non ! Pas « comte, deux mots ! »
Vous vous trompez de pièce !

Ce n’est pas le père de Chimène qui gît là, sur le lit ! C’est notre héros, inconscient ! Tellement bien assommé par le muletier que lorsque l’Archer qui n’y voit goutte attrape sa barbe et la tire, croyant tenir en main celle d’un criminel, personne ne réagit !

L’archer, en toute bonne foi, pense qu’il s’agit de celle du mort !
Forcément ! Messieurs, qui êtes là, qu’auriez-vous fait si l’on vous avez tiré la barbe à pleine main ?
Vous auriez crié ? Moi aussi…

(Ben quoi ?… J’ai le droit d’imaginer,
même si je n’ai pas de barbe !)

Bref, nous en étions là… L’archer, qui est persuadé qu’il y a là un mort… et qui ne peut pas allumer la lumière (l’électricité était peut-être là, tangible, dans l’air ambiant, mais il n’y avait pas encore d’interrupteur)… change de pièce pour aller allumer une lampe. C’est ce que je vous disais la dernière fois.

Pendant son absence, don Quichotte reprend connaissance… et il apostrophe Sancho. Il se sent prêt à lui faire une confidence. Il va lui dire un secret.

Lequel ? Vous avez vu la longueur de mon article ?
Je ne peux pas décemment en rajouter autant ! Vous ne le liriez pas…
Alors, la suite, ce sera pour… la prochaine fois !

Qui sait ? Ce peut être demain…

Si vous êtes très sages… et que je fais une entorse à mon emploi du temps !

46 réponses à “Le secret de don Quichotte

  1. Un petit coucou rapide en passant avant de partir pour 2 jours de séminaire avant des vacances.  Au plaisir de revenir ici te lire samedi. bises.

  2. je te dis que c’est la période des partouzes !!!!
    …..ça doit etre le froid qui incite à rester sous la couette !
    ….on attend donc impatiemment la suite……en regardant par le trou de la serrure !…..gnark….gnark….gnark…

    • Don Quichotte n’avait pas de couette… mais seulement une vieille couverture mitée. Heureusement qu’il ne faisait pas froid dans sa mansarde !… (mais c’est une hypothèse à envisager…)

      Bisous, Chris ! M’en fiche de ton air de démon…!!!… Je sais que derrière tes « gnark » il y a vraiment quelqu’un d’extraordinaire !

  3. Bonjour,
    Merci de ta visite…
    Bonne journée.
    D@net.

  4. ça y est j’ai compris pour la barbe…Je me disais aussi …que vienne faire des homos dans cette histoire ,, par ailleurs si sérieuse ?..(sourire)…je comprends mieux.. Tu sais qu’il faut te suivre toi dans tes tribulations…gros bisous..ceci dit si il y a de l’homosexualité ça ne me gênera pas…moi je les aime beaucoup…

    • Je rougis, penaude ! Je sais bien que je ne suis pas facile à suivre…

      Mais je suis bien contente de t’avoir rattrapée avant que tu ne te noies !

  5. Bonjour Quichottine,  moi non plus je n’ai pas de barbe alors je fais qu’imaginer aussi ce que cela me ferait si on me le tirait.. pauvre Don Quichotte et ce passage est digne de George Feydeau.. alors la suite si tu peux faire un entorse à ton emploi tu temps… (tâches de le faire.)
    je te souhaite une belle journée et t’envoie plein de bisous
    chantal

  6. ON ATTENDRA CE QU’IL FAUDRA…..oui tu as raison mes danseurs ne feront pas partie de l’expo reyclage c’était une étude pour aboutir à je ne sais pas quoi car c’est pas fini…de toute façon il va falloir que je choisise j’ai plus de 60 recyclage et il m’en faut une 40ène …
    bisous
    tilk

    • Merci de bien vouloir attendre…
      Il me semblait bien aussi, pour tes danseurs. Courage pour la préparation de ton exposition !

  7. heureusement que tu ne nous as pas demandé d’imaginer le secret…J’attendrai donc bien sagement  VITA

  8. Alors à demain

  9. Tu as le don d’éveiller notre curiosité, je ne sais pa spourquoi mais j’ai l’impression que ce secret va nous réveler toute une série rocambolesque.
    Pour les photos, je n’ai pas d’appreil sophistiqué,on ne voit pas grand chose sur lesvues trop aériennes.
    Bonne soirée
    Santounette 

    • Ce que tu as montré aujourd’hui est splendide… Je suis redevenue enfant le temps de la visite…

      Le secret… tu n’attendras pas trop longtemps pour le connaître.
      Bonne soirée à toi aussi

  10. demain? flûte je devrais attendre samedi car le vendredi pas de possibilité de me connecter
    bonne soirée

  11. Tu penses bien je suis sage, pour avoir la suite.  Un régal . A+


  12. Dany Bonjour de Chine,c’est bien les livres , racontés de cette façon ,bonne journée,   bye
  13. Bonjour, bonne journée avec ton crayon, bises

  14. Fidèle à moi-même je suis en retard de deux épisodes. Je repasserai dans la journée pour lire l’avant-dernier et celui-ci. Je préfère le faire dans cet ordre, c’est mieux non ?
    Bonne journée Quichottine.

  15. Belle journée, Quichottine !
    Quel bonheur de t’écouter raconter…
    Lutins, secret… Hi, hi, l’auberge-château était-elle enchantée ?
    Gros bisous

  16. Allons bon ! Tu nous fais donc encore poireauter ?!?
    Satanée contente d’histoires, tu as le don d’aiguiser notre curiosité ! :o))

    Bonne journée Quichottine
    Bisous

  17. Michka dit Le Pirate

  18. Ben voyons ! C’est marrant, je m’en doutais un peu. Lol. L’art et la manière d’entretenir le suspens. Comme le dit Vita, ça va, tu ne nous as pas demandé d’imaginer la suite. Cela dit, tu en aurais été bien capable. Cela aurait pu faire quelque chose d’intéressant à mon avis. Mais il vaut mieux te laisser nous proposer ce secret. Je l’attends avec impatience, d’autant que je m’étais bien installée pour le recevoir. Snif, je vais devoir attendre un peu.
    Passe une bonne soirée Quichottine.

    • Ben oui (clin d’oeil complice !) Tu fais partie à présent de ceux qui me connaissent bien !

      Mais ne t’inquiète pas, tu ne vas pas attendre trop longtemps !

      Bonne soirée à toi aussi, Chana

  19. super ton blog j’adore lire merci pour cette lecture 😛 bisou

  20. du soir Quichottine

  21. Un passage pour te faire un petit coucou Quichottine ;-)) Bonne soirée Bizs

  22. Roland Ivy

    Ton archer me fait penser au croque-mort qui était chargé de mordre l’orteil d’une personne présumée morte avant de procéder à sa mise terre…
    Vu que tu résumes, je vais m’en tenir là pour ce commentaire.
    Petit à petit, j’arrive à votre hauteur. Je suis désormais sur la même page que toi en ce qui concerne la liste de tes articles consacrés à Don Qhichotte

  23. J’arrive en fin de page 2… et je reste sur ce secret.
    Je me régale plus de tes mots que de l’histoire, c’est ta façon de la raconter, avec tes clins d’oeil, tes mimiques, tes confidences.
    Je suis là depuis plus d’une heure, il est temps de fermer le livre pour accueillir mon dernier.
    Bisous.

    • Tu as passé beaucoup de temps… Je me dis que j’ai la chance de voir certains « nouveaux inscrits » de la bibliothèque aller plus loin que le dernier article.

      Tu vas bientôt me rattraper… J’avoue que ça me fait plaisir. Merci.