Ton cahier

J’ai dans un vieux tiroir un tout petit cahier à moitié plein…

J’y ai mis les mots que tu n’as pas dit, ceux que j’aurais aimé entendre, ceux qui m’auraient mise en colère si tu n’avais pas été ainsi, silencieuse, et qui me feraient tant plaisir aujourd’hui !

Je voudrais parfois que tu puisses ruer dans les brancards, me jeter ta haine à la figure, me traiter de tous les noms, me dire que tu es assez grande pour diriger ta vie toute seule…

Je voudrais que tu puisses me mentir… Moi, je ferais semblant de te croire. Je chercherais pourtant à savoir ce qui t’arrive, je guetterais tes sourires, tes soupirs, je regarderais l’heure lorsque tu rentrerais le soir…

Je voudrais que tu te caches pour appeler au téléphone des amis que je ne connaîtrais pas, que tu baisses la voix, que tu dises « je te rappelle » lorsque j’apparaîtrais sur le pas de ta porte…

Je voudrais que tu choisisses pour ta garde-robe tout ce qui ne me plaît pas, que tu portes avec ostentation toutes ces choses que j’abhorre… que tu maquilles ton visage, que tu peignes tes ongles comme le font les filles de ton âge… tout en me regardant avec défi !

Je voudrais…

Mais si tu étais comme les autres, te laisserais-je faire ?

Que ne donnerais-je pas pour le savoir !

22 réponses à “Ton cahier

  1. Quichott’ je reviendrai, mais je pense avoir un peu compris pourquoi tu n’aimes pas ce mois….

  2. Moi, je ne sais pas pourquoi tu n’aimes pas ce mois, je sais seulement pourquoi tu n’aimes pas ce jour. Pourtant, il t’est si cher…

    • Tu peux tâcher de cirer un vieux meuble ou de l’enduire et de lui donner d’autres couleurs…

      Il arrive que les fissures reviennent, c’est normal.

      Le mardi est un jour particulier, à plus d’un titre ! 🙂

  3. Ce soir, je passe simplement te dire que  je pense souvent à toi et encore plus particulièrement ces jours-ci.
    Je t’embrasse et te souhaite un week-end aussi serein que possible.

  4. Comme Kin-où, je pense bien fort à toi et je t’envoye de très affectueux bisous de la nuit 

    • Merci à toi, Amielle…

      Tes pensées m’ont soutenue tout au long de ce jour… demain encore je saurais que tu es là !

      Bisous, Siratus, ma Dame de l’Océan… Passe un bon dimanche

  5. Ecoute Quichottine…j’ai découvert hier au soir …je suis complètement bouleversée – à mon habitude je reprends tout à zéro quand je désire vraiement connaître quelqu’un et là…déjà ,j’ignore pourquoi , quelque chose m’orientait vers ta bibliothèque …je découvre le précieux de l’être que tu es : LA MERE ! oh combien !…je ne te demande qu’une chose : surtout ,surtout , ne te force pas à répondre à des coms que je laisserai éventuellement – je vais tout lire , pas à pas , chaque jour un peu – je suis là près de toi , comme Chris qui t’aime tant (Wallah !  ) Ce matin au réveil , ma première pensée encore embrumée a été pour toi …La Douce que j’embrasse si légèrement que tu ne t’en apercevras qu’à peine  ;-)))))

    • Je ne me force jamais à répondre, tu sais …

      Je réponds quand je peux, ici.

      Pour Chris, je sais, et je le lui rends bien, même si je sais que je ne suis pas toujours capable d’être là au bon moment, et de dire les mots qu’il faut.

      Merci pour ce bisou tout doux du matin.

  6. Mais SI Quichottine , tu es toujours là au bon moment pour CHRIS puisque tu lui es très chère ! tu ne quittes jamais son coeur et tu connais sa sincèrité parfois abrupte mais lumineuse – quant aux mots , ils n’ont pas besoin d’être prononcés bien souvent , tu le sais ,toi dont j’ai eu un peu de mal au début à capter les ——–  (lol)  parce que je ne suis pas Chris ,qui elle a eu la chance de te rencontrer – Une Quichottine sur pieds , rieuse ou attendrie …je t’imagine – Bisous La Douce

    • Je pense que la chance a été partagée… Je suis sûre que certaines rencontres ne sont pas fortuites.

      Bisous à toi aussi !

  7. Que de maux et de rage(?) dans ces mots que tu as jetés sur ton clavier.
    Mais peut-être que je me trompe… Je ne suis pas très douée pour lire entre les lignes…
    Grande est la force qui est en toi.
    Je compatis et te dis à très bientôt, Quichottine.

  8. Je ne me risquerai pas à essayer de comprendre de crainte de commettre un impair. Mais il y a tant de force, de regrets et de peine dans ces lignes…
    Je n’ose m’attarder alors je te souffle un léger bisou et m’éclipse sur la pointe des pieds en espérant que ta nuit sera douce.
    Chana

    • J’aime ta délicatesse, Chana… 

      Ici, j’ai beaucoup de chance, les visites sont amicales, et la discretion des uns et des autres me touche toujours.

      Merci pour ce bisou du bout des doigts… et pour ta présence.

  9. Merci Quichottine. Merci de me rappeller de regarder ma fille avec indulgence même si elle aussi c’est une grande fille qui voudrait bien pouvoir voler de ses propres ailes.  et  avec qui je m’argnace bien souvent, vu la période ingrate qu’elle traverse. 

    En fait merci de me rappeller, que j’ai de la chance  .

    • Ce n’était pas forcément pour toi que j’écrivais ces lignes… Pour moi aussi.

      Lorsque je m’inquiète au sujet de l’un ou de l’autre de mes enfants, lorsque leurs propos ou leur silence me peinent parfois, je me dis que la vraie vie, c’est çà, et que c’est ce qui est important.

      Ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir la vivre et qui subissent cet autre monde où ils sont enfermés ne doivent pas nous faire oublier les autres. 

      Ta fille aussi a de la chance de t’avoir, Loralie.

  10. dream volt

    Un message de mère à fille?
    En tout cas, c est explicite bien écrit… plein d interrogation… plein « d’âme »…
    Je te souhaite une bonne fin de semaine!
    Bisou!

  11. Désolée de t’avoir peinée… j’ai essayé de répondre à ton commentaire… Bonne fin de dimanche.

    • Ne t’inquiète pas, Eolina… J’ai lu ta réponse et je sais que tu as fait pour le mieux.

      Tu n’avais pas d’autre solution.

      Que tes journées soient douces !