Chez moi

Le temps passe, inexorablement.

Azalaïs m’a écrit en commentaire qu’elle était un peu perdue.

“J’avoue ne pas avoir trop saisi cette histoire de déménagement, s’il est réel, rêvé, pour où, pour quand? Tu parles beaucoup de cartons mais c’est toujours mêlé à autre chose si bien que je suis perdue!”

Je sais bien que ce n’est pas facile à suivre. Nous avions un projet que nous avons dû abandonner. Finalement, nous sommes restés chez nous, mais nous déménageons quand même, en prévision de nos vieux jours.

Nous changeons d’étage, de chambre, et viennent les grands travaux.

Modifier sa maison pour pouvoir y rester, faire en sorte que tout soit plus facile au moment où l’âge dresse des obstacles dans notre quotidien.

Rien n’est simple, pas aussi simple que je l’aurais voulu.

Il faut vider avant de prendre ses nouveaux quartiers, vider pour que l’entreprise choisie ait les coudées franches.

Vider…

Bien sûr, j’avais déjà commencé, mais sans y mettre sans doute toute l’énergie nécessaire.

Ce soir, je regardais la chambre de mon fils, j’entrais à reculons dans celle d’Emmanuelle.

Vous vous souvenez ? Je l’avais transformée déjà un peu, j’y avais installé les jeux de nos petits. Récemment, la chambre a accueilli un lit d’enfant, celui que nous avions acheté lorsque mon fils aîné fut trop grand pour le berceau.

Mais le lit d’Emmanuelle était encore là, son tableau aussi.

Vassily Kandinsky, Gelb-Rot-Blau, 1925

 

Son lit, le rail au plafond qui nous permettait de la déplacer depuis son fauteuil, de la hisser jusqu’à sa couche… tout me rappelait les jours de présence.

Présence, absence, tout ce qui avait rythmé nos vies pendant près de quarante ans.

Les deux chambres d’enfant seront réunies pour devenir la nôtre. Emmanuelle n’aura plus de lieu sinon dans nos pensées, dans nos cœurs, et dans le petit carré de terre au jardin du souvenir où elle repose désormais, où elle ne souffre plus.

C’est curieux… je n’aurais jamais pensé que cela ferait aussi mal, que ce serait encore si difficile, si douloureux.

Il me faut me réapproprier les lieux, comme si nous avions changé de maison.

Il me faut décider de ce qui est important, de ce qui ne l’est pas, de ce à quoi je tiens vraiment.

Le reste part… en déchetterie le plus souvent.

Ce qui peut être encore utilisé est mis de côté, pour les associations qui récupèrent, qui offrent une seconde vie aux objets, aux vêtements.

Mes filles ont trié déjà dans leurs placards. La chambre de ma petite dernière est devenue celle des plus grands de ses enfants. Ils se sont appropriés l’espace.

Arriverai-je à m’adapter aux changements nécessaires, à oublier les moments où je gravissais sans problème les marches de notre escalier ?

Je ne sais pas.

Chez moi n’est plus vraiment chez moi, mais, dans notre jardin, l’hortensia d’Emmanuelle continue à me dire que la vie est bien là.

….

72 commentaires à propos de “Chez moi”

  1. Tu as une très jolie maison où tu as tes souvenirs et c’est bien d’y rester mais de changer en même temps. Je comprends que ce soit difficile et ton article m’a touchée. Gros bisous

  2. Je comprends toute la difficulté pour remettre une maison en place afin qu’elle devienne fonctionnelle quand on vieillit !
    On n’y pense pas quand on est jeune mais l’âge nous fait comprendre qu’il faut revenir à des espaces plus accessibles et laisser de côté ce qui n’est pas indispensable.
    J’ai connu ça avec mon handicap !
    Il a fallu tout refaire afin qu’un fauteuil puisse circuler partout car, à la longue, j’ai bien peur qu’il devienne indispensable car les cannes ne suffiront plus …
    C’est un crève coeur mais une opération par laquelle il faut passer si on veut rester au même endroit !
    Les escaliers resteront … pour les rares visiteurs …
    Pour moi, je dois passer par l’extérieur car le sous-sol sera réservé à ceux qui pourront nous rejoindre par les escaliers pour venir à l’étage qui est devenu notre lieu de vie.
    Avec la chance qu’il soit accessible en passant par l’extérieur et la terrasse !
    Je te souhaite un bon mercredi, toujours estival !
    Je n’ai pas trop le moral car quelques soucis personnels viennent s’ajouter aux douleurs physiques.
    Plus trop envie de rien …
    J’aurais grand besoin d’une bonne cure de sommeil en espérant que tout serait remis en ordre à mon réveil …
    Trop, c’est trop !
    Gros bisoux doux, ma quichottine ♥

  3. Je suis contente de te lire ici et ce que tu nous dis aujourd’hui me touche beaucoup. C’est très difficile ce que tu vis et je le comprends. Tout changer pour pouvoir rester c’est pourtant mieux que partir et changer de quartier et d’habitudes…Déjà les enfants prennent mal parfois les changements que nous faisons dans les maisons et dans leur chambre quand ils ne sont plus là, et pourtant si on veut rester chez soi, là où on a tous nos souvenirs il faut penser à nos vieux jours et s’organiser pour pouvoir y rester le plus longtemps possible. Je trouve que le positif dans tout ça c’est que tu peux rester dans ces murs que tu aimes même si tu dois changer l’espace avec de gros travaux, ils vont garder leur âme, j’en suis bien certaine. Prends soin de toi. Bisous et bon courage

  4. Bonjour Quichottine, il reste toujours dans la maison une ou plusieurs âmes …. et si elle nous fait trop souffrir il faut apaiser cette souffrance, un « déménagement » .. c’était aussi ce mot que disait mon plus jeune frère quand on changeait la place des meubles dans la maison .. des « photos » avec la petite fleur et celle du jardin… les « odeurs » un peu d’huile essentielle de sauge blanche, d’eucalyptus, …Je n’ai pas eu d’enfants c’était ma volonté …au fond de moi, je sais pourquoi. Mais la maison que j’habite est celle où maman a grandi et avant elle ses ancêtres et où moi aussi j’ai grandi. Elle a été réaménagée., elle y a terminé sa vie Quand mon père nous a quittés, elle n’a pas pu y rester et c’est avec nous qu’elle a passé les 30 dernières années et un jour elle m’a dit qu’elle souhaitait revenir chez elle. La dernière année, elle restait souvent couchée, tout était fait pour alléger sa peine et la mienne (physiquement) elle m’a dit: je ne « reconnais » plus ma maison… Aujourd’hui mon petit jardin, c’est leur paradis à tous les 2 car ils aimaient les fleurs et le bassin avec les poissons rouges. Il faut beaucoup de courage pour accepter l’inacceptable et c’est encore plus douloureux en cette période . Je t’embrasse

  5. Vous avez sans doute fait le choix le plus rationnel, même s’il est dépaysant. L’hortensia, lui, s’est bel et bien installé, sa place lui convient, il sera ton lien entre passé et présent pour adoucir ton futur. Je t’embrasse très fort, ménage-toi.

  6. Coucou ma Quichottine.
    Devoir transformer sa maison en prévoyant des infrastructures adaptées au vieillissement n’est pas chose facile, et de surcroît, le vécu et la souffrance de ton Emmanuelle est encore très présente.
    Alors je te comprends et ce sera une page difficile à tourner, même si tu la portes dans ton cœur en permanence.
    Tu sais, quand j’ai récupéré la maison de l’île de Batz où j’ai fermé les yeux de mon père en 2002 et de ma mère en 2015, c’est malgré moi qu’en passant dans la salle à manger, je passe en traversant mentalement le lit médicalisé de papa. Idem pour le fauteuil dans lequel ma maman se reposait et est entrée en coma, je n’ai jamais m’y asseoir depuis.
    Je te souhaite beaucoup de courage dans les transformations de ta maison. De gros bisous ma Quichottine

  7. Merci de ces précision je comprends mieux. Nous avons eu aussi l’idée de quitter la maison que nous avions acheté pour notre retraite quand je me suis fracturé la malléole monter les escaliers à quatre pattes pendant six semaines m’a fait comprendre que notre choix n’avait été dicté que par nos finances mais quand on voit le taux de l’assurance sur les prêts à notre âge c’est tout simplement impossible. Et puis notre petit jardin nous a rendu bien des services pendant le confinement. Alors moi aussi je vide les armoires, je revends les vieux livres au brocanteur, j’emmène les vêtements aux associations pour que nos enfants n’aient pas à trop vider. La vieillesse fait peur mais on ne peut pas y échapper hélas. Je t’embrasse et vous souhaite plein de courage

  8. Chère Quichottine,
    Je suis ravie de te lire, même si toute cette nostalgie, ces angoisses face au changement inéluctable auquel tu fais face courageusement et ces douleurs ineffaçables, t’envahissent.
    Tu l’exprimes sans fard et cela te permet de les surmonter un peu.
    Nous sommes à tes côtés pour traverser tes doutes. Tes décisions seront les bonnes car tu ne fais rien sans y réfléchir.
    Nous t’aimons et t’offrons nos pensées amicales.

  9. « jardin du souvenir »… comme toujours, tu sais trouver les mots qui embellissent la vie et même au-delà…
    Ayant souvent déménagé, j’ai appris à me détacher des choses matérielles pour m’attacher davantage à celles du coeur. Ce n’est pas toujours facile et je ne prétends pas y arriver tout le temps. Cependant, je suis sûre que ton coeur est suffisamment grand pour contenir tout l’amour du monde, alors les choses vont rentrer dans l’ordre petit à petit.
    Courage et prends soin de toi.

  10. « Faire son deuil » ne signifie en rien oublier. C’est juste se souvenir sans avoir mal. Juste porter une cicatrice intime.
    Changer de décor, donner les objets qui ont appartenu à la personne aimée en font partie. Ce n’est pas simple, c’est souvent douloureux mais la transformation de ta maison y participera.
    Je te souhaite de trouver ce courage-là et j’espère que ta souffrance s’en trouvera atténuée. Je t’embrasse.

  11. bonjour, contente de te retrouver ici, j’espère que tout se passera bien et que vous pourrez vivre tranquillement, il est bien joli l’hortensia d’emmanuelle, je pense bien à toi, en effet je suis en mode tricot pour mes petites, il y a moins de choses à faire au jardin et les après-midi sont bien remplies,
    je t’embrasse, MIAOU !!!!

  12. Ton texte est touchant , je crois que le principal est d’accepter que la vie avance, nous transforme et nous permet de nous adapter pour continuer au mieux.C’est un beau défi qui nous grandit si nous évoluons positivement , au lieu de nous cogner contre le mur , contournons le. C’est bien mieux de rester chez soi , alors pourquoi pas le faire à sa mesure?
    Je te souhaite beaucoup de courage , je t’embrasse Quichottine

  13. Bonjour Quichottine, ah nous avons franchi le pas en mai 2018, maison vendue en une journée, coup de coeur d’un couple de 23 ans… il fallait vite choisir un appart ! Sans regret, ce toit plus petit, moins de pièces, nous convient bien, et la vie suit son cours, autrement certes, déjà sans jardin, mais on s’habitue bien vite ;-)… prochaine étape, on se dit, le home, mais là on est pas pressé !!!!! Belle journée et bon courage pour se faire,amicales pensées, bises, JB

  14. Pas facile ces changements, je comprend ta peine et la difficulté à faire le tri et certains choix. Mais pouvoir rester dans votre maison est une bonne chose je pense, vous y avez tellement de souvenirs, que ça serait difficile de la quitter. Ma belle maman continue à vider aussi la maison, elle ne garde que ce qui lui est nécessaire, et elle reste chez elle tant qu’elle le peut (sa vue baisse énormément) elle va certainement avoir une prothèse de hanche, heureusement elle a gardé le lit armoire en bas qu’elle va utiliser pendant cette période. Je te souhaite du courage
    Gros bisous tendresse

  15. Accepter son âge avec ses avantages et ses inconvénients, chemin de sagesse pas toujours facile à gravir… Rester chez soi, me semble un privilège même si c’est au prix de quelques adaptations indispensables. L’environnement reste le même, et le bénéfice du jardin est immense…
    Courage, vous serez tellement bien dans votre chez vous habillé de neuf !
    Bises et bonne journée

  16. coucou ton texte est très touchant pour ta fille Emmanuelle – ma grand mère disait lors du départ de son fils »pourquoi lui ce n’est pas dans la logique des choses » mais où se trouve la logique
    pour la maison nous mêmes nous avons fait beaucoup de rangement car après deux vide maison lors du départ parents et beaux parents, nous avons été bien fatigués de ce travail, donc là nous avons enlevé tout ce qui ne servait plus, avons donné – et avons acheté des meubles plus pratiques déjà et à notre hauteur et avons installé une chambre au RDC pour nos vieux jours, car si cela est possible nous aimerions rester dans notre maison, avec aide ménagère s’il faut, mais ne pas aller en maison de retraite, car j’ai un mauvais souvenir de ce lieu pour ma maman – je reprends le chemin du PSP et de mon blog, car nous avons passé deux mois à chercher logement pour la petite fille en Région Parisienne, et là je peux dire que nous avons été bien surpris de toutes les arnaques, même une adresse d’un logement non construit – mais ouf là nous avons trouvé une résidence Etudiant, 1/2 de transport – pour aller à l’école de Styliste Formamod dans le 18ème – là nous avons besoin de repos – la jeunesse s’envole – bisous Mamy Annick50
    https://albmanche.blogspot.com/

  17. merci Quicottine pour ces précisions
    C’est toute une longue étape que tu aborde avec lucidité, oui les années pèsent physiquement, oui il faut adapter – quand c’est possible – notre environnement, oui chaque objet est présent d’un souvenir parfois heureux plus souvent douloureux et s’en séparer est un crève-cœur…
    Votre décision est sage, ton environnement reste et ton merveilleux hortensia sera toujours présent.
    Je t’embrasse bien chaleureusement

  18. Que dire de plus que tous ces gentils commentaires que j’ai lu, je ne sais pas alors tout simplement que je pense à toi dans ce changement et je t’apporte mon soutien même si en ce moment , il n’y en a peu mais je partage ce qu’il reste car la vie est faite de partages que ce soit du bon ou de mauvais . Bises Quichottine

  19. ça n’est sûrement pas facile de tout chambouler ainsi et d’enlever beaucoup de souvenirs, mais au moins tu restes dans ta maison, et petit à petit, quand les travaux seront finis, tu te réapproprieras les lieux, et ce sera à nouveau ton chez toi.
    L’hortensia d’Emmanuelle s’est joliment développé !
    Bon courage pour cette période difficile. Gros bisous Quichottine

  20. Quichottine, je t’envoie plein de pensées affectueuses, de réconfort
    Je me dis que cet hortensia veille sur vous et qu’il y a dedans un part d’âme d’Emmanuelle
    Gros gros bisous

  21. Coucou ma douce Quichottine, comme ton billet m’a ému! je suis même bouleversée car je comprends ce que tu ressens..tous les changements dans la maison sont difficiles mais tu garderas les souvenirs dans ton coeur et Emmanuelle sera toujours présente.
    Son hortensia est de toute beauté..tu as raison la vie est là!
    Mais quel travail quand il faut trier, jeter, donner..
    Bon courage pour tout ce travail mais quand je vois comme les forces abandonnent notre corps en vieillissant et je suis bien heureuse d’avoir choisi une maison de plain pied.
    Je pense bien à toi et je t’embrasse bien fort.
    chatou

  22. Magnifique hortensia, c’est le message d’Emmanuelle pour te dire que tu as raison de laisser la vie rentrer dans son espace, tes petits-enfants le feront tout naturellement et tu as tant d’autres souvenirs dans ton coeur. Ta maison redeviendra tout doucement ta maison quand les travaux seront terminés.

  23. Je pense que tu as fait le bon choix de rester dans ta maison , même si les bouleversements que cela entraînent te déstabilisent . Tu te réapproprieras les lieux petit à petit et ta maison redeviendra ton chez toi . C’est vrai qu’en matière de tri le choix est difficile, je me souviens, oh combien, j’avais du mal à me séparer de certains objets au moment de notre déménagement .
    L’hortensia d’Emmanuelle est magnifique , malgré la sécheresse de cette année il resplendit .
    Bon courge pour cette période d’adaptation à ta nouvelle demeure
    Bises

  24. Les changements ne sont jamais faciles, mais le plus important est que tu restes dans ta maison même si des modifications doivent y être apportées. Les souvenirs physiques vont partir, mais ceux que tu as dans ton coeur resteront toujours et puis tes enfants et petits enfants seront heureux de revenir dans cette maison , le souvenir d’Emmanuelle restera intact pour tout le monde.
    Bonne journée, bisous.

  25. Coucou ma Quichottine,
    Je sais combien il est difficile de déplacer les objets de ceux qu’on aime si fort mais qui ne sont plus : déranger ces traces de la vie d’avant nous donne l’impression de les perdre encore un peu plus ou d’aller, peut-être, vers une forme d’oubli. Et il faut du temps, parfois beaucoup de temps… avant que de pouvoir accepter ces transformations de notre cadre de cette vie d’avant qu’on sait ne jamais retrouver. Ces souvenirs qui viennent s’inscrire dans chacun de ces objets et nous ramène une sensation de présence dans toute cette douloureuse absence !
    Et puis un jour, pas à pas, on y parvient… C’est un bout de chemin qui se fait, un bout de chemin qui nous montre qu’on a compris que l’oubli n’existe pas. Dès lors, on sait que ces êtres qui nous sont si chers et dont l’absence nous est si terrible vivent encore dans notre cœur. Et ils resteront là, qu’il persiste ou non des traces matérielles de leur passage sur cette terre…

  26. Bonjour Quichottine.
    Comme beaucoup de personnes avant moi, je dis que vous avez prit une belle décision, très difficile certes, mais Emmanuelle est tellement dans vos cœurs et vos esprits qu’elle sera là pour alléger ta peine et les fleurs de l’hortensia seront là pour apaiser ton esprit.
    Tes mots sont Hyper touchant, et je sais que beaucoup d’entre nous ont un passé douloureux à gérer.
    Gros bisous.
    PS. Est ce que je peut me mettre de te citer dans mes récits de voyages?
    J’espère publier avant la fin de l’année.

  27. Je peux comprendre combien tous ces changements sont douloureux, tant de souvenirs et pourtant, tu fais bien de t’organiser pour « ‘plus tard »..petit à petit, je suis sûre que tu vas te réapproprier les lieux avec un autre regard.
    Bises du jour
    Mireille du sablon

  28. coucou
    les deux aspects que tu évoques sont très difficiles et chez toi ils s’additionnent 🙁
    préparer son habitat pour les jours difficiles est une étape vraiment spéciale ,mais indispensable ; nous avons aménagé notre appartement il y a quelques années, après le départ de nos fils et mon problème de santé;
    j’en suis contente maintenant, c’est plus facile de vivre quand tout est étudié pour minimiser les risques;
    nous avons transformé les chambres de nos fils en ateliers pour chacun ;
    une de mes belles filles s’est étonnée que nous n’ayons pas fait des chambres d’amis ^^ mais pour une fois nous avons pensé à nous et à la dépendance qui s’installait 🙂
    bisous

  29. Oui, je crois que chacun ou chacune d’entre nous qui commençons à prendre de l’âge, doit en passer par là. C’est indispensable d’avoir une maison plus fonctionnelle.
    Depuis la fracture de mon humérus gauche (toujours sous attelle actuellement ) nous avons décidé de créer une rampe dans les escaliers qui mènent au sous-sol. Heureusement, nous avons accès de plain-pied par la passerelle !
    Emmanuelle sera toujours présente même dans une maison restructurée !
    Bises amicales Quichottine :!

  30. Oui chère Quichottine, il nous faut s’adapter au présent pour aller de l’avant, les souvenirs sont là et si bien décrits par tes mots, je t’embrasse

  31. En agissant ainsi, tu fais le grand pas vers une nouvelle étape, Quichottine : se souvenir sans trop souffrir. Je comprends que c’est douloureux, mais la vie bouge, il faut avancer avec elle.
    Je t’embrasse bien fort, bon courage

  32. hola mi querida Quichottine
    ce sont des moments importants et à la foi mélancoliques
    moi aussi c’est ce qui arrive je vais bientôt me retrouver tout seul à la maison je dois transformer ma grande maison et agrandir l’atelier
    et puis préparer une chambre pour garder mon petit fils Juanin
    c’est une autre vie qui commence
    animo !!!
    besotes
    fernando

  33. J’avais bien compris alors, le déménagement ne comportait pas de changement d’adresse.
    Malgré tout c’est un déménagement.
    Il y a bien longtemps que nous avons pensé au jour où il nous faudrait penser à n’occuper que le bas. Mais nous sommes encore installés « comme avant ». Malgré tout, nous avons bien ancré en nous qu’un jour notre chambre descendra tant que nous pourrons vivre dans notre maison.
    Au printemps tu pensais que l’hortensia d’Emmanuelle était ‘très malheureux ». Il est devenu resplendissant. Je pense que vous lui avez apporté de l’amour et peut-être un peu d’eau.
    Je t’embrasse.

  34. D’emblée, Quichottine, je salue le succès des « Métiers improbables  » au profit de l’association Rêves , j’ai contribué à ce succès puisque j’ai acheté avec plaisir ce livre qui me plait pour sa narration et son but ultime et puis ton écriture également sur le blog fait du bien même lorsque tu évoques la douleur de l’absence d’Emmanuelle, tu le fais avec une évidence délicatesse et sans fard que je suis touché . Merci.

  35. C’est vrai Quichottine, je te comprends, c’est bien difficile de tourner la page quand vient l’âge de choisir de nouvelles formules, laisser la place, aménager, trier, jeter, donner, même les plus petites choses nous ramènent à ceux que l’on aime et c’est un crève-coeur de s’en séparer, c’est les laisser partir un peu plus…
    Je pense à toi et je t’embrasse

  36. Bonsoir Quichottine
    Te connaissant depuis peu mais avec un grand plaisir, je ne connais pas ton parcours de vie, mais en te lisant je sens beaucoup de souffrance avec la perte je pense d’une enfant, ce n’est pas facile ainsi de tout changer mais les souvenirs seront toujours là et le bel hortensia continue à te dire que la vie est là, je te souhaite plein de courage car il en faut et j’espère que ton projet de vacances pourra se concrétiser si j’ai bien compris à la Réunion, ce serait un plaisir de faire ta connaissance, je ne sais pas ce qu’il va se passer ici car nous sommes en zone rouge et on nous dit que le gros pic arrivera en décembre, mais je suis comme St Thomas car on se contredit tellement entre nos politiques et spécialistes qu’il vaut mieux vivre au jour le jour et voir ce que sera le lendemain.
    Merci de ta gentille visite. Douce soirée et gros bisous

  37. Je crois que tu as fait le bon choix en restant dans ta maison, même s’il faut transformer les chambres en prévision d’un problème de dépendance, on ne sait jamais ce qui peut arriver. C’est douloureux, bien sûr, mais indispensable. Personnellement, mon mari qui a construit notre maison l’a fait sur un seul niveau, en prévision du grand âge… il n’est plus là depuis bientôt 3 ans, il avait prévu de vivre jusqu’à 80-90 ans mais il est décédé à 67 ans. Aller en maison de retraite ce n’est vraiment pas une bonne idée, on n’est pas libre, mais mère le disait quelquefois. Elle a dû, pourtant car trop dépendante et vivant seule, c’était devenu ingérable. Bon courage, tu as fait le bon choix, je te le répète. Bisous. Bonne fin de journée.

  38. C’est un vrai bouleversement dans ta vie Quichottine ce changement mais je suis d’accord qu’il vaut mieux rester entre ses murs plutôt que partir ailleurs et laisser derrière ses souvenirs !
    Bon courage pour la suite .. petit à petit tout se décantera !
    Bises du soir ch’tis !
    Nicole

  39. Que c’est dur… J’ai le cœur serré en te lisant…
    Je comprends que ce soit difficile tous ces changements dans sa propre maison… mais c’est mieux de rester dans ses murs…
    Tu es encore chez toi malgré tout… avec tes souvenirs…
    Bon courage…
    Je t’embrasse Quichottine

  40. Bonsoir Quichottine. Je comprends que ce soit difficile de devoir tout débarrasser, notamment la chambre d’Emmanuelle, pour remodeler la maison en fonction de vos nouveaux besoins. Au moins vous gardez la même enveloppe et le jardin… Je t’embrasse

  41. Tu déménages sans quitter ta maison. Mais la nostalgie est là et chaque pièce de la maison a son histoire.
    Il n’est pas toujours facile de tout transformer lorsque les souvenirs sont là, tristes ou heureux.
    Il faut s’adapter hélas lorsque les ans commencent à peser. Il va falloir te réapproprier ta propre maison au fil des jours . Et puis de nouveaux souvenirs viendront adoucir cela . Bon courage.Je t’embrasse

  42. Coucou Quichottine, oui comme je comprends cette souffrance et comme je l’a partage aussi. Je pense que tu fais le bon choix. Moi non plus je ne me verrai pas déménager et abandonner 43 ans du vie que j’aie connue avec mon époux. Je te souhaite beaucoup de courage et t’embrasse bien affectueusement. A bientôt

  43. coucou, comme souvent je commenser par passer en silence pour te lire et puis me revoici 🙂
    Si tu veux bien écouter la vieille dame que je suis bien entendu que tu vas te faire à votre déménagement…d’étages. Emmanuelle est et sera toujours présente dans votre vie et tu le sais mieux que quiconque. Je suis très sensible aux « maisons  » ou appartements peu importe, aux constructions des lieux de vie. Ces lieux ont besoin aussi d’évoluer dans le temps et nous de déménager parfois. Ne vaut-il pas mieux de le faire tant qu’on peut monter encore les escaliers que d’être obligé de le faire en catastrophe lors d’un sérieux problème de santé ? Confiance mon amie tu en seras heureuse je n’en doute pas. Le mauvais coté c’est la période des travaux mais ils sont incontournables ! Je t’embrasse bien fort et t’envoi plein de rayons de soleil pour te donner encore plus de forces.

  44. ce doit être très difficile pour la chambre de ta fille un peu comme si elle partait encore une fois mais, ce ne sont que des objets et si la pièce parle d’elle les objets n’ont pas de mémoire c’est dans la tienne qu’elle sera toujours…Bon courage c’est peut-être aussi un bien de faire cela car cela permet aussi de laisser partir pour un plus doux repos….Gros bisous Quichottine

  45. Un texte bien émouvant Quichottine.
    Actuellement mes parents réaménagent leur maison et le mobilier pour l’adapter; bientôt ils vont installer un monte-escalier aussi.
    Je comprends que pour toi ces changements soient difficiles.
    L’hortensia est superbe
    Douce soirée Quichottine
    Bises

  46. Bonsoir Quichottine
    Après 9 déménagements, j’ai appris à ne pas m’attacher à une maison… Et comme tu as raison de trier, jeter ou donner… Je fais mon maximum de mon côté, mais mari très attaché aux choses et la petite maison actuelle est pleine à craquer… de toutes ces choses inutiles entassées qui empêchent de respirer… Ah si je pouvais, je ferais le vide….
    Ton billet est très émouvant ! Et ce n’est pas facile de vivre au milieu des travaux… Mais tout sera tellement plus facile quand ils seront terminés….
    L’hortensia est vraiment magnifique ! Merci pour la photo !
    Je t’embrasse fort

  47. Le changement c’est la vie
    et s’adapter avec intelligence, comme tu le fais
    est surement la bonne solution pour s’inscrire
    avec courage dans ce présent
    et en percevoir toute sa richesse

  48. Préparer son habitat pour l’avenir c’est pas facile quand on doit trier jeter et caser des cloisons. C’est une nouvelle étape.. Emmanuelle sera toujours dans ton coeur. Je t’embrasse très fort Quichottine..

  49. Finalement, tu restes chez toi.C’est d’une certaine façon une bonne chose,tu gardes les lieux de tes souvenirs et tu pourras vivre avec eux sereinement, ils ne te sont pas « arrachés ».tu poseras un regard apaisé sur l’hortensia,tu te souviendras de petites anecdotes …Et tu continueras à vivre avec le passé et le présent, en harmonie.C’est du moins ce que je te souhaites?Je t’embrasse.VITA

  50. Comme vous l’avez fait, mais pour ne pas avoir à me réorganiser, pour ne pas souffrir surtout, j’ai désiré vivre dans le même appartement depuis 53 ans dans lequel vit l’âme de ma chère enfant… sans ses écrits puisque je les ai expédiés loin de chez moi mais en sûreté afin qu’ils soient joliment conservés et mis à la disposition de ceux, celles que cela intéressera. Bravo d’avoir eu vous aussi courage, énergie, et la même décision pour les mêmes raisons sans aucun doute. Gisèle

  51. Comme je te comprends ma chère Quichottine , l’âge est une épreuve qui se rajoute aux autres et impose de nouveaux déchirements . Que c’est dur ! Courage à toi pour cette période difficile . Je t’embrasse bien amicalement .

  52. Déchirant de lire ton texte, je crois que tu as pris la bonne décision, quant à changer ta maison, même si tu n’es pas tout à fait prête encore; comme tu le dis si bien ton enfant est maintenant en paix tout le reste ne sont que des biens matériels, elle vit dans ton cœur et ta mémoire c’est le plus important, bon courage en tous les cas je t’embrasse prends bien soin de toi

  53. Un petit bonjour chez toi, Quichottine . la vie nous réserve des difficultés qui est dur d’affronter , avec les mots l’on peut conjurer les maux et c’est ce que tu fais fort bien et te lire fait (tu le sais) du bien .

  54. Salut

    Le vote aujourd’hui c’est sur  » le meilleur du web » et c’est une seule fois par mois.

    Il fait très beau avec un léger vent que j’apprécie.

    On est bien sous le parasol.

    Bonne journée

  55. La vie nous invite chaque jour à effeuiller le passé…
    mais sur nos vieilles pages jaunies, nos absents sont présents…
    Dans nos cœurs, ils ont un petit coin de terre…
    Les maisons se vident…Il faut les « ré habiter… »
    Pour nous ce sera plus simple, quand on a fait construire, on a fait des chambres et toilette et douche à l’étage pour les enfants…
    Nous on a choisi en pensant à plus tard de faire nos appartements au rez de chaussée…
    Les chambres sont occupées de temps en temps par les petits enfants ou les amis …
    Je te souhaite bon courage dans vos nouveaux projets…

  56. On n’oublie pas Quichottine mais réaménager les espaces c’est d’abord indispensable et cela permet de ne plus être ramené ans l’immobilité du passé. Même si c’est douloureux sur le moment. C’est une activité physiquement difficile. Je vais en passer par là aussi.
    L’hortensia d’Emmanuelle est magnifique !
    Et je sais que tu auras l’énergie de venir à bout de cette étape ingrate.
    Amicales pensées

  57. Tout d’abord merci pour tes visites.
    Nous vieillissons. Je me rappelle mes premières années de blog. J’avais 50 ans et plus d’énergie. Là il me faudrait aussi faire un grand rangement.
    Tu as raison d’aménager ta maison. Les beaux parents ont construit une maison appropriée dans leur jardin. Ma belle mère y vit encore à 94 ans.
    Je comprends ton chagrin.
    Bises

  58. C’est quand même mieux de pouvoir aménager la maison où l’on vit que de devoir partir dans un autre lieu….Courage..Ce sera bien quand les travaux seront finis

  59. Coucou Quichottine
    Il n’est jamais facile de tourner la page et je comprends que tu puisses être déstabiliser par cet avenir encore inconnu pour toi
    L’hortensia restera là pour t’accompagner lorsque tu seras dans la peine
    Je t’embrasse très fort et pense à toi

  60. Bonsoir Quichottine
    Ton article et tes écrits m’ont beaucoup émue.
    Merci pour ta gentille visite.
    J’espère que tu as passé un beau week-end.
    Je te souhaite une bonne soirée et une belle nuit peuplée d’étoiles.
    Prends bien soin de toi et gros bisous d’amitié de mon ti rocher.

  61. Bonjour, merci pour tes commentaires sur mon blog que j’ai toujours très grand plaisir à lire, je viens te souhaiter une excellente semaine bisous

  62. Bonjour Quichottine. Vous avez fait le von choix, ton archange est toi, même si le temps des travaux va être pénible. Le jardin, l’environnement, l’âme de la maison restent les mêmes. Je t’embrasse

  63. bonjour Quichottine
    Je pense que pouvoir réaménager sa maison pour pouvoir continuer à y vivre doit causer beaucoup de soucis mais le coeur de votre maison est toujours là, avec ses souvenirs, ses émotions, ses déchirures, c’est juste un » tout petit bouleversement matériel » car dans le jardin fleurit ce bel hortensia blanc qui vous dit tant de choses !
    Bien affectueusement

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