Philippe Desterbecq, Textes et nouvelles de moi

Je l’ai reçu ce matin, et j’ai « grappillé », comme on peut et doit le faire dans un recueil, que ce soit de poèmes, de contes, ou de nouvelles… c’est le cas ici.

 

Textes et nouvelles de moi, de Philippe Desterbecq. Je m’étais promis de le lire, je pensais en avoir le temps.

Mais, vous ne le savez pas, le monde de l’édition est un monde impitoyable, un monde où sévissent des éditeurs dont le métier et d’éditer, bien sûr, mais aussi d’envoyer au pilon (clic) les invendus, les livres qui n’ont pas eu le succès désiré et dont l’auteur ne peut racheter les exemplaires restants.

Il reste 133 exemplaires… Comment est-ce possible ?

Je ne sais… ou plutôt j’ose espérer que les éditions Elzévir pensaient vraiment pouvoir les vendre quand ils les ont imprimés.

Ont-ils vraiment un réseau de distribution qui le leur permette ? Je l’ignore. J’ai lu de nombreux témoignages d’auteurs qui se sont retrouvés devant la même extrémité, racheter les exemplaires restants ou les voir disparaître à jamais.

Bien sûr, tous ceux d’entre nous qui ont déjà publié un livre, savent bien qu’écrire n’est rien sans le plaisir d’être lu et qu’il n’est pas de plus grand bonheur que de tenir son propre livre entre ses mains. Mais voilà, il faut garder la tête froide et savoir que sur les milliers de livres publiés chaque année, seuls quelques-uns auront la chance d’être vendus à plus d’une centaine d’exemplaires. C’est ainsi.

Cela peut paraître injuste, mais ce qui me trouble beaucoup c’est que ces livres invendus soient ensuite destinés à être recyclés en boîte à pizza…

Je ris. Ils me font penser à ces poèmes dont Lise, l’épouse d’un pâtissier-poète avait fait des sacs destinés à emballer ce qui était à vendre.

[…]

RAGUENEAU
Des sacs ?… Bon. Merci.
Il les regarde.
                          Ciel ! Mes livres vénérés !
Les vers de mes amis ! déchirés ! démembrés !
Pour en faire des sacs à mettre des croquantes…
Ah ! vous renouvelez Orphée et les bacchantes !

LISE, sèchement
Et n’ai-je pas le droit d’utiliser vraiment
Ce que laissent ici, pour unique paiement,
Vos méchants écriveurs de lignes inégales !

[…]

(Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, acte II, scène 1)

Je sais bien que je ne sauverai pas du pilon tous les exemplaires de ce recueil, mais même si ce ne sont que quelques-uns, j’aurai fait mon possible tout en informant les éventuelles futures victimes des éditeurs, qui, comme tout commerçant, doivent bien gérer leurs stocks d’une façon ou d’une autre.

Je n’en connais pas un qui ne préfère recycler le papier en carton d’emballage plutôt que d’envoyer les livres dans les pays où ils manquent cruellement.

Vous me direz peut-être qu’après tout, ce recueil de nouvelles ne valait peut-être pas qu’on s’y intéressât. Ce serait mal me connaître.

Avant que de vous en parler, je l’ai lu.

Même en lisant en diagonale (comme je l’aurais fait si au lieu de commander chez Amazon, j’avais pu le prendre en main en librairie) je sais que je l’aurais acheté.

La quatrième de couverture ne m’y aurait peut-être pas invitée.

Un jeune garçon voit sa mère mourir sous les coups de son père, car elle a oublié d’acheter du thé. Il décide de se venger et traque l’assassin qui a pris la fuite. Le fils est persuadé de le retrouver devant une tasse de thé et fait donc l’école hôtelière… tout en apprenant à préparer des poisons indécelables.
Une Italienne, Lina, est obligée d’héberger un Allemand, Hermann, chez elle. Ils se sauvent la vie mutuellement, s’aiment mais se quittent sans rien tenter, et ne se revoient jamais.
Et voici l’histoire d’un miroir magique dans lequel Bertrand revoit l’accident qui a coûté la vie à son fils et défiguré sa femme tandis qu’il s’en est sorti indemne. Il revoit aussi cette épouse dont il n’a plus de nouvelles depuis qu’elle l’a quitté.

Dans ses Textes et nouvelles de moi, l’auteur brosse une chronique de l’ordinaire avec tendresse et précision, dessinant au fil des textes des portraits insolites et souvent baroques… où chacun ne manquera pas de retrouver un peu de lui-même.

La présentation est insuffisante… mais je suis d’accord pour la tendresse et la précision qui sont les siennes quand il peint les scènes de la vie, peut-être pas si « ordinaire » qu’on voudrait nous le faire croire.

Philippe m’en voudra-t-il si je vous reproduis ici le premier texte du recueil ? Je ne sais… et, en tout cas, il serait mal venu à l’éditeur de s’en plaindre puisqu’il a prévu de détruire les invendus, que le livre ne sera donc plus disponible et qu’il s’agit d’un livre « rare », en somme, désormais.

Voici donc l’extrait que je propose à défaut de pouvoir vous en montrer d’autres qui m’ont émue, beaucoup…

Seul

Seul, j’ai toujours été seul. Aussi loin que je puisse me souvenir, j’ai toujours fui le monde ou le monde m’a fui. Seul, comme cette plante verte qui vit, se nourrit, grandit, fait semblant d’être bien mais n’a aucun goût à l’existence.

Seul, comme ce cygne que je peux observer de ma fenêtre, voguant sur l’eau comme une voile emportée par le vent. De temps en temps, un insecte ou un batracien quelconque lui rend visite mais, bien vite, ce visiteur repart, le laissant seul dans sa nuit noire.

Noir comme lui, ce cygne est noir, différent des autres, de ces beaux volatiles blancs, gracieux, que l’on photographie dans des paysages enchanteurs. Jamais une femelle ne s’est intéressée à lui. Il n’est pas beau, n’a pas bon caractère, n’est pas très sociable. Avec qui s’entend-il ? Avec personne ! Sauf, peut-être, avec ce vieux héron à la patte cassée qui, de temps en temps, s’arrête dans la mare afin de voler quelques poissons pour apaiser sa faim. Il s’intéresse un peu à lui, à ce cygne noir qui erre, l’âme en peine ou peut-être en a-t-il pitié ? Mais, de toute façon, il repart et l’oiseau se retrouve à nouveau seul, encore un peu plus seul peut-être !

Tiens, on frappe à ma porte. Ce doit encore être ce vieux voisin, ce boiteux qui s’inquiète parce qu’il ne m’a plus vu depuis quelques jours. C’est vrai que je ne suis plus sorti de chez moi depuis dimanche. Pourquoi l’aurais-je fait ? Pour qui ? Pour faire quoi ? Pour rencontrer qui ? De temps en temps, il vient me voir. Tiens, un peu comme le héron… Par amitié ? Par pitié sûrement ! Je n’en veux plus de la pitié des gens ! J’en ai marre de leur regard, de leurs yeux qui semblent dire : « Le pauvre, il est seul depuis si longtemps ! »

Il frappe une deuxième fois. Je n’ouvrirai pas. Il va partir comme chaque fois où je le laisse tambouriner sans me manifester. Il va retourner dans sa mansarde où
il va retrouver sa vieille. Est-il quelquefois seul, lui ? Sait-il ce qu’est la solitude ? Il va partir en abandonnant sur le seuil de ma maisonnette une friandise, un gâteau préparé par sa compagne.

Je vais ouvrir la porte, il sera dans la rue, me fera un petit signe, il aura compris que je n’avais pas envie de parler. Il se dira : « Pauvre homme ! » et rentrera chez lui. Je ramasserai sa pâtisserie et, tout seul ; je l’ingurgiterai sans en sentir le goût, en regardant, par la fenêtre, le cygne noir qui vogue toujours au gré du vent, SEUL !

(Philippe Desterbecq, Textes et nouvelles de moi, Elzévir, 2008, p.7-9)

Bien sûr, j’aurais pu évoquer d’autres récits, ceux où j’ai souri, ceux où j’ai été émue aux larmes. Mais non.

Je préfère vous laisser sur ce moment où j’ai eu envie de dire à cet homme solitaire, comme il y en a des milliers d’autres qui oublient comme il est doux de se laisser choyer par de véritables amis et qui ne savent pas que ce n’est pas toujours par pitié que l’on s’intéresse à eux…  où j’ai donc eu envie de lui dire qu’être un cygne noir, un peu différent, n’était pas une raison pour rester seul.

Nous sommes riches de nos différences et si nous partageons nos pensées, fussent-elles celles d’un après-midi un peu tristounet, il y aura toujours un ami pour comprendre et pour les écouter.

Les textes de Philippe Desterbecq valent ce moment de lecture et je ne regrette pas de l’avoir mis sur mes étagères.

Textes et nouvelles de moi, de Philippe Desterbecq

Philippe Desterbecq

Textes et nouvelles de moi

Éditions Elzévir, 2008

ISBN : 978-2-8114-0072-9

Pour en apprendre davantage


L’interview de l’auteur sur Youtube (http://youtu.be/mZfMmoEiqkM)

Son blog texte : http://philippedester.canalblog.com

116 réponses à “Philippe Desterbecq, Textes et nouvelles de moi

  1. mettre des livres au pilon …il n’y a rien de plus triste…

    c’est à cause de cela que nous avons créé nos propres maison d’éditions….

    besos

    tilk

    • Je crois qu’auncun éditeur ne peut se permettre de garder trop longtemps les livres invendus. Il faut faire de la place aux autres, comme sur les étagères des libraires, donner à chacun sa chance.

      Mais pourquoi ne pas les offrir alors à ceux qui en ont besoin ?

      Bises à toi aussi, Tilk.

  2. Bonjour Quichottine,

    Et ben, cela n’encourage pas à se faire éditer. J’avais oublié cette menace du pilon. Des milliers de livres sortent par mois et… de moins en moins de gens qui lisent paraît-il. Triste.

    C’est beau un cygne noir.La solitude est au coin de la rue, dans la maison d’en face, près de soi…. elle est partout. Emouvant ce texte Quichottine.

    Bisousde bonne journée

    Martine

    • Je crois que l’unique solution est dans l’impression à la demande… même pour les éditeurs.

      Je ne crois pas que de moins en moins de gens lisent… Je croise dans les transports en commun qui ont toujours un livre à la main.

      Je crois seulement que les lectures désormais dépendent beaucoup de ceux que les gens lisent ou entendent dans les médias. Un livre dont on ne parle pas n’a aucune chance, même s’il est excellent.

      Merci pour ce partage, Martine.

      Passe une douce soirée. Bisous.

  3. Très triste et émouvant, ce que tu nous dis-là.

    J’aime beaucoup le passage que tu as choisi.

    Bonne fin de semaine.
    Bisoux

    dom


  4. Cette partie du livre est vraiment terrible….. vivre seul, sans aucun lien d’amitié, c’est dur à concevoir…..

    Belle journée Quichottine avec bises de nous deux

    • Je sais que ça peut paraître effrayant, inconcevable, et, pourtant, je sais aussi que de telles solitudes existent.

      Belle soirée à vous deux.

  5. Et bien il y aura une boîte à pissa en moins. Tu m’as donné envie de le lire. Bisous

    • Un sourire… Merci, Martine.

      (Je n’ai pas d’action, mais j’aime cette envie que tu as eu…)

      Bisous et douce soirée à toi aussi.

  6. Bonjour Quichottine, comme tu le dis à raison avoir son « bébé » entre les mains qui n’en a pas rêvé une nuit… Mais voilà à compte d’auteurs l’aventure vous laisse un goût amer souvent… Je m’abstiens ! Merci pour Philippe, son cygne noir au milieu des blancs, grise solitude…  je t’embrasse, jill

    • Il ne faut jamais se laisser tenter par une édition à compte d’auteur.

      Je crois que la solution passe par l’auto-édition… seuls seron imprimés les livres commandés.

      Mais je sais que ces textes méritent d’être lus.

      Je t’embrasse. Passe une belle soirée.

  7. Comme ton article est émouvant. Je m’imagine les 133 livres crier au fond de leur réserve qu’on les sauve… Les objets ont leur vie propre et le pilon semble une odieuse punition… La nouvelle que tu nous présentes ce matin décrit si bien le cercle vicieux de la solitude, avec de jolis mots et de jolies images. Il faut sauver ce livre !… hop hop hop… je vais jeter un coup d’oeil sur Amazon. Merci de nous l’avoir fait connaître. Gros bisous

    • Un sourire… Si tu te le procures, j’espère que tu me diras ce que tu en auras pensé.

      Merci à toi, Cathycat. Gros bisous et douce soirée.

  8. Comme tu le dis justement le monde de l’édition ets impitoyable , et les petites maisons disparaissent els unes après les autres… C’est difficile aussi quand on ne s’appelle pas Gallimard .

    • Je suis d’accord… et je pense que même Gallimard envoie ses invendus au pilon…

      Ce que je ne sais pas, c’est au bout de combien de temps.

      L’impression à la demande élimine ce problème… mais il faudrait que les éditeurs qui s’en servent fassent une meilleure promotion de leurs auteurs.

  9. Cet article me passionne. Il met avec talent la profondeur des textes de l’auteur au visage humble et doux (belle vidéo).

    La solitude, lourd fardeau à porter. L’extrait que tu présentes est si émouvant ; Ce cygne noir me fait penser au vilain petit canard. Merci Quichottine. 

    • Merci d’avoir pris le temps de lire et de visionner… On ne l’a pas toujours.

      Passe une douce soirée, Mamie Claude. Bisous.

  10. Tu as raison : les mots n’existent que s’ils sont lus!

    Bon vendredi Quichottine

  11. La quatrième de page n’est pas très attirante…mais elle est sans doute trompeuse, et je crois bien que je vais me laisser tenter

    • Je crois qu’elle ne reflète pas vraiment la totalité du livre, même si ces histoires existent.

      Cette quatrième est « froide », d’une froideur que je n’ai pas ressentie en lisant les textes de Philippe.

  12. Quand je suis partie en mission humanitaire en Afrique (je ne sais pas si tu te souviens), je suis partie avec des livres…sacrifiant d’autres choses dans les bagages.

    Le regard des enfants quand je leur en ai offert un est à jamais gravé en ma mémoire, en mon coeur.

    J’en ai encore la chair de poule en l’évoquant, ce fut si intense !

    Je t’embrasse

    • Ils seraient si contents de les lire !

      Mais bon, je crois que le profit, si infime soit-il, prime aujourd’hui.

      Merci pour ce partage, LmVie.

  13. très beau partage

  14. Une belle présentation Quichottine,ladouceur qui émane de ton récit, la mélancolie ces pages qui vont se perdre en boite à Pizza,j’aimerais qu’au lieu de recycler en carton on emballe les articles dans les bouquins non vendus… surprise aujourd’hui c’est une  Pizza Desterbecq,demain un autre auteur… le plat du jour aurait un goût de littérature !!   Gros bizzzoux 

    • Les donner à ceux qui en ont besoin… Mais est-ce seulement possible ?

      Je ne sais pas.

      Mais j’aime bien tes plats du jour au goût de littérature.

      Gros bisous, Tricôtine. Passe une douce soirée.

  15. J’ai publié également un « Recueil de Poèmes » Quichottine et je saisi pleinement, Ô combien ! le sens de ces mots.

    Bises

    Dominique

    • Je me doute… Il n’est pas toujours facile de promouvoir ses livres…

      Bises et douce soirée à toi. Merci, Dominique.

  16. Bonjour Quichottine, ton article soulève la question du devenir des livres. Zafon dans « L’ombre du vent  » parle de la » bibliothèque des livres oubliés », confidentielle, le libraire l’emmène et il doit adopter un livre, un peu comme dans Farenheit 451 où chaque « résistant » à la dictature qui brûle les livres en apprend un par coeur afin qu’il soit sauvé de l’oubli. Il y a des éditeurs peu scrupuleux, qui en fait n’ont pas de réseau de distribution, l’auteur doit faire lui-même sa propre promotion et au bout d’un certain temps l’éditeur lui propose de racheter les invendus. Celà bien sûr sans considération de ce que représente l’oeuvre, le travail de résilience d’un « Vilain petit canard » comme en parle Boris Cyrulnik.

    Merci de mettre un lien vers cet auteur, je vais aller faire connaissance.

    • Merci à toi pour ce partage.

      La bibliothèque des livres oubliés… Heureusement pour eux il restera les exemplaires mis en dépôt légal à la Bibliothèque Nationale. Mais j’ai de la peine en pensant à ces tonnes de papier recyclés sans tenir compte des messages qu’ils transportaient.

      Sans doute tout n’était pas forcément « bon à prendre », mais, dans ce cas, pourquoi imprimer pour jeter ensuite ? Ne valait-il pas mieux continuer à trier ?

      Les auteurs se laissent prendre dans le miroir aux alouettes que leur offrent certains éditeurs… dommage.

      C’est décourageant.

    • C’est gentil… mais l’animation de ton gif devrait être plus lente, ils font un peu mal aux yeux.

      Passe une belle soirée.

  17. merci pour cette jolie découverte, quichottine, c’est parfois pénible de voir que certains talents sont méconnus, hélas le commerce fait loi même en matière d’art !

    un gros bisou à toi, et mon blog rang ne me soucie guère à vrai dire ! sourire

  18. La dure loi des livres en effet ! Les éditions électroniques pourraient éviter ces mises au pilon. Les maisons d’édition croulent sous le nombre de nouveaux titres et se contentent trop souvent de promouvoir les locomotives en oubliant les wagons sur les voies de garage.

    • Certaines font vraiment leur travail d’éditeur en donnant leur chance à tous ceux en qui ils ont confiance… D’autres non.

      C’est dommage.

      Tout va trop vite aujourd’hui.

  19. Il me semble qu’on devrait en faire profiter des bibliothèques dans des quartiers défaforisés, tant qu’à les jeter. L’extrait est intéressant, il doit certainement valoir la peine d’être lu. Merci pour cette belle page.

    • Je suis d’accord avec toi… Mais le profit ne serait pas le même.

      Ils ne les jettent pas, ils recyclent le papier, et vendent donc au poids les livres invendus.

      Merci pour ce partage. Passe une douce soirée.

  20. petit passage des cafards curieux

  21. Tu as raison, ce texte m’émeut beaucoup moi aussi, et surtout lorsqu’on pense à tous ceux là qui vivent cette solitude si tragiquement quotidienne… Merci pour cet article Quichottine

  22. Miss Quichottine, bonsoir !

    Je me respose un peu car j’ai travaillé tout l’après-midi dans ma chambre à finaliser le papier-peint. Je ne connais pas cet auteur, aussi, ne lisé-je pas assez en ce moment par manque de temps. Toutefois, les auteurs vers lesquels je me tourne restent à peu rès les mêmes. Amélie Nothomb, Paolo Coelho, Henri Vincenot, entre autres écrivains qui ont su capté mon attention par la lecture de la quatrième de couverture. J’aime aussi les écrits mystiques tels ceux de Khalil Gibran.

    Il est vrai aussi que le monde de l’édition abuse par ses pratiques, et bon nombre de talents inconnus passent inaperçus parce qu’ils ne sont pas célèbres donc soi-disant pas vendeurs. Aaaaah, l’argent, toujours l’argent ! On filera 500 000 € à une star qui n’y connaît rien à l’écriture parce qu’elle est célèbre et qu’elle peut rapporter des sous et on jettera comme un plouc, celui ou celle qui aura envoyé un trésor. Que veux-tu ma pauvre ?

    gros bisous à toi et belle soirée !

    Katia.

    • Tu sais, ce n’est pas un grand auteur, c’était son tout premier recueil.

      Je comprends que tu préfères en lire d’autres. Henri Vincenot, j’aime beaucoup. Khalil Giban me touche énormément.

      Ce qu’il y a de terrible c’est que les livres des « stars » sont rarement écrits par eux et que les « nègres » des maisons d’édition ont rarement l’occasion de publier sous leur nom.

      Drôle de monde…

      Ce qui me peine, c’est ce gâchis, de papier et de talent !

      Bonne soirée, Katia. Merci pour ce partage.

  23. Je vais faire monter ma pile de non lus je pense, je vais encore me faire taper sur les doigts par ma douce moitié

    Gros bisous, amitiés, Flo

    • Elle continue de monter, je pense… 🙂 Gros bisous et amitiés à toi. (J’espère que tu ne t’es pas fait taper sur les doigts.)

  24. Avant de lire les coms que ton article a suscités, je voudrais te dire un grand merci. Merci de t’être intéressée à moi, à mon histoire, qui, somme toute, doit être très courante. Merci d’avoir épargné ce livre, mon bébé, de ne pas avoir permis de l’envoyer à la mort! Merci surtout d’en parler ici et d’en parler si bien. C’est vraiment le billet qui me touche le plus de ceux que j’ai pu lire au sujet de ce recueil. Je suis très ému. Merci, merci beaucoup.

    Quant à la vidéo, je suis très honteux d’avoir aussi mal parlé. J’ai vraiment paniqué face aux caméras, rien n’était préparé, il n’y a pas eu de seconde prise. Là, je me sens vraiment nul.

    Je suis passé ensuite à la radio. J’ai eu affaire à une journaliste qui m’a mis à l’aise.

    Bon, tout ça, finalement, c’est une expérience que j’ai été heureux de connaitre.

    Je ne serai jamais écrivain professionnel mais je continuerai sans doute à écrire et puis si je suis publié, tant mieux.
    J’espère quand même avoir plus de chance avec le second.

    Merci encore, merci pour tout.

    • Merci pour tes mots, même si je pense n’avoir fait que ce que je crois juste.

      Je suis contente que tu aies décidé de continuer à écrire, même sans forcément être publié.

      Où en est ton second livre ?

  25. Je reviens pour parler de la couverture ou de la 4e.

    Voilà  comment ça s’est passé :

    L’éditeur m’a proposé une couverture que je n’aimais pas du tout, je l’ai refusée et j’en ai fait une moi-même à partir de photos. Quand j’ai lu le résumé de la 4e, ça ne m’a pas plu non plus mais je n’ai pas voulu jouer les stars difficiles et j’ai laissé couler. Je n’aurais pas dû et j’aurais dû l’écrire moi-même.

    Voilà quelques éclaircissements.

    • C’est vrai que la quatrième ne m’a pas enthousiasmée… mais ce n’est pas la première fois que ça arrive.

      L’inverse peut être vrai aussi. Une bonne 4e de couverture n’est pas le gage d’un bon contenu.

      Merci pour ces précisions.

  26. J’aime bien partager de vrais mots. Parfois, ceux qu’on laisse sont trop futiles à mon goût, alors quelques fois, je me laisse aller à plus de profondeur car cela me manque terriblement. Oui, les nègres de l’écriture, je connais. Moi, je l’ai été pour un journal quotidien. Payé à la pige, travail égal à celui des journalistes mais très mal payé. Ceci dit, j’adore écrire et mes articles ont connu beaucoup de succès. Ceci est malgré tout une belle expérience.

    Bye Bye Miss Quichottine !

    Katia.

    • Un grand merci pour ce partage, Katia. C’est vrai que toute expérience est bonne à prendre et sert à avancer. Bisous et belle journée à toi.

  27. Ta page m’a laissée amère et heureuse . Amère d’apprendre le devenir des livres invendus , c’est délirant de penser que l’on puisse détruire des livres au lieu de les donner! Heureuse , car tu as fait une présentation magnifique de cet ouvrage qui donne vraiment envie de le lire. Ta conclusion est chaleureuse et bien réelle. Merci pour ce partage. Douce soirée, bisous Quichottine

    • Merci pour ces mots-là, Andrée.

      Les livres ne devraient pas être détruits… S’ils ne méritaient pas d’être imprimés, la faute en revient à l’éditeur. S’ils méritaient de vivre, pourquoi les détruire ?

      Passe une douce journée, je t’embrasse.

  28. Chère Quichottine, comme bien souvent tu as su me passionner avec ces extraits, avec la façon dont tu as su parler de cet auteur… Je suis allée sur ses pages et lui ai demandé comment se procurer son ouvrage. Merci à toi de nous offrir toujours de belles découvertes. Bises à toi et bon week-end !

    • Merci, Oxygène.

      Je ne peux pas présumer de ton avis sur ce recueil, mais j’espère que tu ne regretteras pas ton achat. C’est toujours difficile de parler de livres en ne sachant pas si d’autres les aimeront.

      Bises et belle journée à toi.

  29. ———

     

    Bonsoir,

     

    > D’ailleurs, parce que le vent, comme on dit, n’est pas à la poésie, ce n’est pas un motif pour que la poésie ne prenne pas son envol. Tout au contraire des vaisseaux, les oiseaux ne volent bien que contre le vent. Or la poésie tient de l’oiseau.

    en te souhaitant une douce soirée doublé d’un bon wek-end…

    amicalement

    Patrick

      [Victor Hugo]
    • J’aime beaucoup la citation que tu as choisie pour commenter cet article.

      Merci, Patrick. Ta visite me fait plaisir.

  30. Ce n’est pas facile de publier ses romans. Je préfère les romans aux nouvelles, sauf exception. Bonne soirée et bisous

    • Je suis souvent plus attirée par les romans aussi… Disons que ces nouvelles auraient pu parfois être plus longues.

      Bonne journée, Écureuil bleu. Bisous.

  31. salut

    c’est un dilemne entre racheter les livres invendus ou les perdre

    bonne soirée

  32. Bonsoir Quichottine !

    J’ai vu sur la vidéo que Philippe Desterbecq était instituteur. Je pense que c’est bien d’avoir un métier sûr et, par ailleurs, d’essayer de percer dans l’écriture.

    Bisous,

    Martine

    • Je crois que beaucoup des écrivains actuels ont un autre métier… Il faut du temps avant de pouvoir vivre de sa plume.

      Bisous et merci pour ta présence. Passe une belle journée.

  33. Tant de livres, tant d’heures passées à écrire et ….pilon pour beaucoup…C’est très triste de voir partir un livre « en fumée ». VITA

    • Pilon pour la plupart, hélas…

      L’unique solution est l’impression à la demande… mais comment faire pour savoir si un livre plaira avant de le tenir entre ses mains ?

      Il faudrait instaurer des salons de lecture avec des présentations numériques des livres… ensuite, libre à chaque lecteur de commander ceux qui lui plaisent.

  34. La solitude est dure; mais ce n’est pas en restant enfermé chez soi qu’on peut fire changer les choses: si on s’intéresse aux autres,les autres vont s’interesser à nous.

    Mais  ce n’est pas une chosetoujours facile  d’aller vers les autres lorsqu’on a un caractère  « renfermé »

    C’est un beau texte poignant .

    MERCI du partage,, Bisous

    • Tu rejoins ce que je pense… Je crois qu’il est important de s’ouvrir à d’autres et que si on ne le fait pas, la solitude est encore plus grande.

      Merci à toi pour ta présence et ces mots.

      Bisous et bonne journée.

  35. J’ai beaucoup aimé cet extrait sur la solitude, mais puisqu’il choisit de ne pas ouvrir sa porte c’est que quelque part il aime son isolement…

    C’est dommage les livres au pilon, mais hélas, dans notre société c’est toujours le profit. la même chose pour la nourriture les magasins préfèrent la jeter que d’en faire profiter les plus démunis !!!

    D’après ce que je sais Philippe publie à nouveau et à compte d’ éditeur, c’est dans la même maison que moi ( j’ai un petit recueil qui a été accepté).

    Cette fois je pense que cela va mieux se passer

    • J’espère de tout coeur que ce sera parfait pour lui et toi…

      Le profit commande partout et ce sont les plus démunis qui en pâtissent, c’est vrai.

      Je voudrais tant que ça change !

      Merci d’être passée, Marcelle.

      Douce journée à toi.

  36. La suite de la scène entre Ragueneau et Lise est « délectable, malheureusement je ne peux la dire et c’est regrettable… » en citant un autre poète, Brassens ; mais à cause de son humour…euh… comment dire, « scatologique? », elle ne colle pas du tout avec le ton nostalgique de ton article. c’est vrai que la 4ème de couv n’est pas très engageante.

    bises

    • Sourire… Merci d’évoquer Brassens. J’aime beaucoup, même s’il est parfois un peu cru.

      Bises et belle journée à toi.

  37. Au pilon… Quelle tristesse pour l’auteur ! Alors qu’ils pourraient être distribués aux plus démunis qui apprécieraient sans doute cette lecture…
    Bisous Quichottine.

    • Je suis d’accord… Un livre imprimé ne devrait pas être détruit, alors qu’il y a tant de personnes qui ne peuvent lire !

      Bisous et belle journée, Liliane. Merci.

  38. « La solitude ça n’existe pas… » et pourtant si ça existe.Il y en a tant de ces personnes abandonnées de tous et surtout abandonnées par elles-même en premier.

    • J’aime beaucoup ta remarque. Tu as raison, je crois. Il faut d’abord avoir soi-même envie de rencontres et ce texte le montre bien.

      Merci, Alphomega. Passe une belle journée.

  39. Je l’ai reçu hier, j’ai lu les premières nouvelles….Je continuerai ma lecture pour ne rien manquer

    Mes souvenirs aujourd’hui sur quai des rimes.

    • Merci de l’avoir lu… Je sais que ce livre ne plaira pas forcément à tous, mais j’espère lui avoir donné une chance de rencontrer des lecteurs.

      Bises et belle journée, Martine.

  40. les éditions elzévir sont vraiment des voleurs, ils font payer l’auteur pour l’éditer, donc les livres sont payés une première fois, puis si l’auteur veut récupérer les invendus il doit payer une deuxième fois, c’est de l’arnaque !

    A signaler pour tous ceux qui aimeraient se faire éditer, le livre AUDACE ; c’est un annuaire de quasiment toutes les  maisons d’éditions décrivant le genre de livre qu’ils éditent des renseignements  et des conseils trés utiles. insispensable pour envoyer son manuscrit à la bonne maison et éviter les pas sérieuses qui s’intéressent qu’au fric

    • Tous ceux qui se renseignent avant de publier trouveront partout sur le Net qu’il ne faut jamais rien payer…

      Merci pour ce livre et ces références.

      J’espère qu’il sera utile au plus grand nombre.

      Bises et belle journée, Salvatore.

  41. j’ai oublier les coordonnés du livre pour ceuw que ça intéressent

    Audace :  roger gaillard édité par l’oie plate

  42. troisième intervention sur cet article et après promis je ne t’embêterai plus; j’ai fait une grosse faute à mon commentaire précédent j’ai écrit  » j’ai oublier avec « er » au lieu de « é » je suis instit je ne pouvais laisser passer ça, ça allait me travailler toute la soirée !!

    bonne soirée

    • Je ris… Tu ne sais pas encore qu’un petit lutiin malicieux s’amuse à voler des lettres ici ou là pour les remplacer par d’autres ?

      Mais merci d’avoir corrigé. Je crois que j’aurais fait de même.

      Bonne journée à toi.

  43. Je suis convaincue !! Bon WE.

  44. Quel domaine « commercial » n’est pas impitoyable ?

    Aucun.

    Si j’avais pu emplir l’avion de livres pour les petits enfants du Sénégal je l’aurai fait.

    Injustice dans tous les domaines y compris celui de l’édition, les « nègres » foisonnent pour assouvir l’égo de stars.

    Tu me diras au moins ils ont du boulot eux.

    Je t’embrasse

    • C’est vrai qu’ils savent au moins qu’ils sont lus, même si c’est sous un autre nom…

      Certains ont la chance d’être ensuite publiés sous le leur…

      Les livres devraient pouvoir voyager vers ceux qui n’en ont pas.

      Je t’embrasse, LmVie. Passe une douce soirée.

  45. Et bien il y aura une boîte à pissa en moins. Tu m’as donné envie de le lire. Bisous

  46. Je l’ai reçu hier, j’ai lu les premières nouvelles….Je continuerai ma lecture pour ne rien manquer

    Mes souvenirs aujourd’hui sur quai des rimes.

  47. •-~·*'Ś Ő Ń Ŷ Á'*·~-•

    merci de l’avoir présenté

    je cliquerai sur le lien

    passe une très belle soirée  et un bon vendredi

    ti bo kréol

    •-~·*’Ś Ő Ń Ŷ Á’*·~-• 

  48. Heureusement que tu es là Quichottine pour aller puiser dans les trésors oubliés merci pour nous et pour lui… Bon alors c’est cool dis-donc car 70 kms… ça se fait facilement hihihi si tu vois ce que je veux dire, j’espère que tu aimes le thé ??? (sinon j’ai aussi café et jus d’orange lol)

    • Un sourire, Katara… Il faudra que nous programmions une rencontre à l’automne. J’aime le thé, bien sûr.

      Bises et bonne soirée à toi.

  49. canelle56

    Merci à toi de pouvoir aussi parler de ces livres un peu mis de coté

    Bonne journée à toi

    Bises

    • Ces éditions sont des pièges à auteurs désireux de se faire connaître… mais c’est malheureux. En passant par ce biais, ils n’ont guère de chance d’y arriver vraiment.

      Bonne soirée à toi. Bisous.

  50. patdelapointe

    ça c’est une jolie promotion et j’espère que cela lui servira.

    • Un sourire… Je n’en sais rien du tout. Philippe seul saura si nous avons réussi à en sauver quelques uns du pilon ou si l’éditeur, voyant arriver quelques commandes, reportera la sentence.

  51. C’est un très bel extrait ma Quichottine que tu viens de nous livrer. Le monde de l’édition est impitoyable ma belle, business is business….!!!! Bises et bonne journée

  52. bonjour quichottine

    je te souhaite un bon vendredi

    amitiés andré

  53. Mamychachat

    Comme je le comprends cet homme solitaire. Il faut la vivre au quotidien, depuis des années pour comprendre ce que c’est vraiment que la solitude.

    Merci pour ce passage qui m’a évidemment beaucoup touchée.

    Gros bisous

  54. Tiens je n’avais pas encore songé à faire imprimer mes textes sur des boîtes à Pizza Le cleint aurait de la lecture en attendant que la pizza soit chaude …

    bises et merci pour cette présentation…

    • Ce serait à proposer aux grandes maisons… Pourquoi pas ?

      Au moins les textes seraient lus.

      On pourrait aussi le faire sur les sets de table des grandes enseignes. Tu imagines le nombre de lecteurs potentiels ???

      Bises et belle soirée, ABC.

  55. C’est pourqupoi je ne cherche pas à éditer de cette manière, c’est ijuste et decevant. Les promos ne sont pas faites et les librairies n’en veulent pas ! Il n’y a que les maisons d’édition à grands tirages chez-elles et il faut avoir un nom avant même d’être connu !

    Les politiques ou les artistes envahissent les étalages et ce n’est ême pas eux qui écrivent leur bouquin !

    Bisous ma généreuse amie

    • C’est aussi pourquoi j’ai publié chez TBE… au moins, si je ne vends que trois exemplaires, il n’y aura pas de papier gâché.

      Bisous, Nettoue. Tu as très bien cerné le problème.

  56. Mistigris

    c’est tristounet, mais hélas le quotidien de beaucoup sans aucun doute, sûr que l’Amitié c’est parfois plus important que d’autres sentiments, la vraie je veux dire, celle qui dure malgré tous les soucis du quotidien, les te^pêtes ou autres, Merci Quichottine d’attirer le regard sur eux, les solitaires !

    Belle soirée à toi Bisous MIAOUUUUU!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    • Je sais qu’ils existent mais j’espère qu’ils arrivent de temps à autre à croire de nouveau en l’amitié.

      Belle soirée, Mistigris. Gros bisous.

  57. On se voit ça pour la rentrée sans problème Quichottine 

  58. jean-marie

    bonsoir, ma chère Quichottine,
    ton billet est très instructif en ce qui concerne les coulisses de l’édition
    et le passage du livre est émouvant et même cruel dans sa description d’une solitude absolue
    bonne soirée à toi
    gros bisous d’amitié
    jean-marie

    • Merci de l’avoir lu, Jean-Marie.

      Je voulais attirer l’attention sur le problème des invendus. Je crois avoir réussi.

      Gros bisous amicaux. Passe une douce journée.