Elisabeth Vezin-Mourcou, Pour l’amitié d’un rayon de lune

Elle n’est pas de mes aminautes, j’ignorais tout d’elle avant de la lire.

 

Puis j’ai cherché à en savoir davantage, pour mieux vous en parler.

 

Je l’ai trouvée parmi les auteurs d’Edilivre.

 

Je l’ai trouvée sur son site, mais est-il encore actif ?

 

J’aurais pu trouver l’un ou l’autre de ses livres à la Fnac, sur Amazon.fr ou chez GibertJoseph… Elle a publié une douzaine de recueils de poèmes.

 

Alors… Pourquoi celui-ci ?

 

Parce qu’il fut l’un des premiers publiés chez TheBookEdition, du moins l’un des plus anciens que l’on trouve, tout au fond de leur catalogue.

 

… Et pour un titre, une image de couverture.

 

 

130306_Elisabeth_Vezin-Mourcou.jpg (clic pour voir sa page de présentation chez TheBookEdition)

 

 

Je n’ai pas été déçue.

 

Chacun des soixante-dix poèmes de ce recueil nous ouvre un chemin vers un ailleurs qu’on devine un peu lointain. Un ailleurs aux parfums de jasmin, où chaque fleur a son langage, chaque mot une image… La mer, le désert, le vent, le Khôl dont peuvent se vêtir les femmes, les hommes bleus, les djinns…

 

Se laisser aller, ne pas penser, juste ressentir… jusqu’à entendre le froissement des draps lorsque les corps se retrouvent et que la lune baigne les retrouvailles de ceux qui jouent le désamour, la solitude, les regrets de ce qui fut et n’est déjà plus.

 

Et puis, que voulez-vous ? Moi, j’ai aimé, beaucoup, cette « Tisseuse de jour ».

 

Tisseuse de jour

 

Un cheval aux cents lunes
Galope dans des vergers suspendus.
Se dressent des murs de froidure
Sur des labours d’astres.

Être tisseuse d’un jour
Avec les aiguilles mortes
De l’horloge…

 

Des mains pendues au bout de mes bras
Cherchent les résidus de tes rêves,
Du vent plein les paumes.
J’ai des cris qui battent mon coeur dénudé…

 

Ces heures graciles
Sur le satin des lèvres
Se vident d’amertume,
Des laves du désir.

 

Un froissement de peau
Dans le pli des heures
Dérobe au silence
Le ciment des blessures.

 

Les ombres s’impatientent
Dans la trouée du temps…
Je raccommode le jour…

 

(p.30)

 

 

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