Le peintre de Santiago

Vous est-il arrivé de vous trouver devant une porte, d’imaginer ce que vous pourriez voir derrière si vous en aviez la clef ?

Certaines, entrebâillées, laissent apercevoir des merveilles… mais vous hésitez avant d’en franchir le seuil, comme si vous aviez peur d’être déçus.

D’autres, grandes ouvertes, ne voilent rien des trésors proposés, mais elles font peur aussi.

Que cache cette apparente désinvolture ? N’y a-t-il pas quelque piège dont il faille se garder ? Ces soi-disant trésors ne sont peut-être que des mirages qui seront bien vite dissipés… Vous hésitez encore.

Enfin, le long de vos chemins, il y en a de plus nombreuses, de toutes tailles et de toutes couleurs, des portes qui resteront fermées. On ne peut qu’imaginer… Comme en regardant la couverture d’un livre qu’on ne lira jamais.

  • – Mais, Quichottine, ce n’était pas une porte ! C’était une simple grille…

Simple ? Je n’en suis pas si sûre.

  • – Tu aurais pu l’escalader !

L’escalader ? À Saint Jacques ? Agir comme si j’avais douze ans, que j’avais très faim, que derrière cette grille il y eût un magnifique verger, tout indiqué pour les voleurs de pommes…

Ben non. Je n’avais pas Adam avec moi, et je n’étais pas Ève… mais, eux, ils m’attendaient de part et d’autre de la grande porte de l’Hôtel des Rois Catholiques… juste à côté.

Enfin, pas loin.

Il y avait Adam… et il y avait Ève.
Si proches et pourtant séparés, nus et pourtant couverts.

Aujourd’hui, je regarde les photographies rapportées de là-bas, et je me demande comment cette œuvre a pu résister à l’usure du temps. Tout a plus de cinq cents ans… Je pense à l’Amérique de Christophe Colomb.

Mes images sont maladroites, elles ne respectent pas les proportions, comme dans un récit que l’on fait après-coup. Les deux devraient avoir la même taille.

Leur a-t-on coupé le bras, à ces voleurs de pomme ? Je ne me souviens pas, il faudra refaire, un jour, ce voyage.

L’ancien hôpital des pèlerins, conçu par Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, transformé depuis en « hôtel de charme » est fermé. Je devrai me contenter de la terrasse pour y déguster le café « cortado » dont j’ai besoin.

Je contourne le bâtiment, et, c’est là que je l’ai rencontré.

Bien sûr, il s’est prêté de bonne grâce à ma demande. Je l’ai pris en photo tandis qu’il continuait à peindre.

Près de lui, des couleurs, si différentes de celles que j’avais vues depuis mon arrivée à Compostelle.

La nacre de sa coquille s’était teintée des bleus qu’il mettait sur sa toile.

Moi, je le regardais. J’ai fait des recherches depuis… et il m’est impossible de vous dire autre choses que ce qu’il m’a confié.

« Me llamo José ».

José… Joseph.

Mon petit peintre de Santiago s’appelait Joseph. Il avait déjà beaucoup voyagé. Accroupi devant son tableau, il y mettait sa propre traduction de mon image.

Il inventait « SA » cathédrale, et moi, en le regardant faire, en l’écoutant me dire, j’inventais ce qui aurait pu être son histoire.

Il était une fois, José de Compostelle.

99 réponses à “Le peintre de Santiago

  1. Promesse de gascon. J’ai perdu les photos du théâtre de rues
    Y’a plus qu’à y retourner pour en faire de nouvelles

    • Bonne idée !

      Ce n’est pas grave, c’était seulement une suggestion de ma part.
      Il faut que je fasse aussi du tri dans mes photos !

      Passe un bon weekend, Alphomega.

  2. Quand José et Clément se rencontrent au pays de Quichotte….

  3. magnifique vision ….
    et une belle rencontre…
    besos
    tilk

  4. et oui, il m’est deja arrivé et meme souvent de me demander ce qu’il y a derriere certaines portes et d’imaginer ce qui se passerait si je l’ouvrais
    il dessine bien ton petit peintre de Santiago
    grosses bises

  5. Tu es allée à Compostelle?
    J’aime beaucoup la toile que ce jeune homme faisait,il y a de belles couleurs.Ta photo de l’église est très belle.merci de ta visite et à bientôt Quichottine.

  6. Si tu regardes attentivement son tableau, c’est très représentatif de ce qu’il a sous les yeux.

    Mais peindre ainsi, par terre, c’est la première fois que je vois ça !!

    Bonne journée est bises de nous deux.

    • C’est certain. Personnellement, j’ai beaucoup aimé.

      Il voyageait léger… On peut ainsi imaginer la suite de son voyage.

      Bisous affectueux et bonne journée à vous deux.

  7. Mouss’va, vient, se promène, précautionneux comme un éléphant dans un magasin de porcelaines. Et surtout, il écoute les gens.

    • Il a raison. Il n’y a pas de meilleur endroit pour écouter que ceux où tous se côtoient.

      Votre exposition doit être une merveille.

  8. Hélas, pour l’instant, les seules photos sont de céramique

  9. Me gustó mucho esta narración suave y llena de miserios para comenzar mi mañana.
    MERci de ce petite voyage

  10. il y a toujours des grilles ou des portes à ouvrir pour découvrir de belles choses. Ce n’est pas toujours facile de franchir ces obstacles mais toi, tu as trouver un chemin et nous faire partager ensuite cette belle rencontre.

  11. Un souvenir bien joliment conté.
    Bises.

  12. « Il inventait sa cathédrale »dis-tu et toi tu inventais son histoire…Chacun dit la réalité à partir de lui même et ne peut prétendre à l’objectivité…mais nous inventons des choses vraies..nous le tentons du moins 

  13. Bigornette

    c’est ce qui s’appelle voir la vie en bleue… son ciel ressort vraiment… alors que ce n’est pas le bleu qui domine sur la cathédrale… étonnant…Mais son dessin est beau…. bisous Quichottine…Bonne journée… et j’ajouterai que j’aimerais souvent pousser certaines grilles et portes pour allez voir derrière… j’adore explorer…bisous…

    • J’ai aimé ce qu’il faisait.

      Je sais que tu aimes explorer… et tu partages ensuite.
      Bisous et bonne journée à toi aussi…

  14. J’aime regarder par dessus l’épaule de ce rêveur capable de mettre du bleu sur l’usure du temps. Garde-moi une chaise, le temps de commander mon café con leche et je te rejoins pour savourer cet instant. Hasard du moment, il passe à la télé un reportage sur le « fou de Dieu » qui, à 83 ans, continue de construire sa cathédrale aux environs de Madrid. Ce que les uns appellent foi, d’autres le nomment folie. Quand elle est créatrice, elle ne peut que toucher l’âme…

    • Café con leche para ti… C’est noté.

      Il n’y a pas de folie quand elle est créatrice, je ne crois pas. Merci pour tes mots, Galet. Je suis contente que tu sois là.

      J’ai aimé cette rencontre.

  15. J’ai poussé la porte et ne regrette pas de t’avoir suivie vers cette symphonie de tons en bleu et la magie au bout du pinceau de ce voyageur qui fixe le temps des cathédrales
    Bises

  16. Mon dieu, comme ce que fait cet homme est beau…
    Il peint la vie en bleu, lui avec ses couleurs comme moi j’essaie de le faire de mes mots
    Gros bisous, Flo

  17. Il est très habile ce peintre, dans cette position je ne pourrais pas faire une ligne droite. Ces couleurs rendent cette église moins austère. Bonne fin de semaine Quichottine.

    • Si ça peut te rassurer, moi non plus.

      C’est vrai… la cathédrale est moins austère ainsi.

      Bonne fin de semaine à toi aussi, Solange.

  18. Il est très habile ce peintre, dans cette position je ne pourrais pas faire une ligne droite. Ces couleurs rendent cette église moins austère. Bonne fin de semaine Quichottine.

  19. « tu as trouver »….Quelle horreur!!!!!!
    Je ne me suis pas relue, c’est une vraie abomination… Beurk, beurk, beurk!

    En fait, j’ai oublié un mot (ouf…), j’ai omis le « su » de « tu as su trouver un chemin et nous faire partager ». J’étais vraiment inquiète car c’est le genre d’erreur que je traque toute l’année dans les copies de mes élèves!!
    Bises

  20. donc tu n’as pas osé franchir cette grille !!on  va  continuer à  se demander ce qu’il y avait derière cette grille, mais c’est ce que tu voulais n’est – ce -pas ?
    José avait du bleu dans son :coeur et il l’a déposé sur les murs de la cathédrale, qui devait lui sembler trop grise!! bonne soirée ,bises

    • Démasquée ! Mais oui, un peu de mystère ne fait pas de mal… si ?

      Je suis d’accord avec ton interprétation. C’est ce qui m’a plu.

      Bonne soirée à toi aussi, Fanfan. Bisous.

  21. Je ne sais pas si tes images sont maladroites, mais tes histoires sont jolies. A+

  22. « Vous hésitez devant une porte comme si vous aviez peur d’être déçus »

    Non Quichottine, « tu » hésites devant une porte et devant des personnes de peur d’être déçue…et je le comprends…car vois-tu la porte je la pousse, ma curiosité, mon désir de « savoir » ou de connaître « mieux » étant plus forts que le risque de la déception…

    Je dois dire que cette façon dont tu as rédigé cet article est particulièrement poétique, une douceur profonde s’en dégage, et j’ai adoré car tu fais de ce José, peintre quelconque comme il y en a des centaines dans toutes les villes du monde, un héros…

    Bisous forts

    • Je pense que je ne suis pas la seule à hésiter… mais, c’est vrai, j’aurais pu tout mettre à la première personne.

      Pourtant, je ne l’ai pas fait, c’est ma façon d’écrire.

      Merci pour ton compliment, il me touche beaucoup.

      … et merci pour ta longue visite alors que tu viens seulement de rentrer.
      Bisous forts, Lmvie.

  23. Joli monument!
    Que j’avais vu chez PZA, il y a quelques jours! avec ce bel escalier!
    Sympa cette toile!

    Je te rassure, tu n’as pas de pubs!
    C’est lorsque l’on télécharge des « grigris » dans les modules qu’ils s’y glissent!!!!
    Bonne soirée bises!

    • Merci, Fancri.

      C’est gentil… Je sais que l’auteur du blog ne peut pas savoir ce qui se passe à moins de se connecter hors de chez lui.

      Merci pour ces informations.
      Passe une belle soirée, Fancri, bises à toi.

  24. j’aimerais tant avoir ce beau talent !!!

  25. Ton carnet de voyage me ravit, Amielle.
    Aurais-tu vraiment escaladé cette porte ? 
    Douce nuit. Gros bisous, tout plein.

    • Non, je ne crois pas… j’ai préféré rêver à ce que j’aurais pu y trouver.

      Passe une belle journée, ma Dame de l’Océan. Je suis heureuse que mon carnet de voyage te plaise.

  26. Une petite halte joliment colorée par chez toi Quichottine…
    Très bonne idée la nouveauté des « 3 images », bisous plein pour toi 🙂

  27. Bonjour Quichottine. Je viens du blog d’Isabelle. Depuiuis longtemps je lis ton nom dans les commentaires déposés sur les blogs de mes aminautes, mais c’est la premièr fois (dimanche : un peu de temps) que j’entre chez toi ! Très jolis articles, je reviendrai. La peinture de Joseph magnifie la cathédrale… Bon dimanche,
    Brigitte

    • Bonjour Brigitte.

      C’est vrai que nous nous croisons souvent… et je reconnais n’être jamais entrée chez toi.
      Voilà qui sera fait désormais… jute une courte visite, ce soir, mais je reviendrai. Ce que j’ai vu sur ton blog me plaît.

      Merci pour ta présence aujourd’hui.
      Passe un beau lundi.

  28. J’ai bien aimé ouvrir ta porte aujourd’hui pour découvrir ce peintre et sa jolie cathédrale. J’aime beaucoup son tableau. Merci de la découverte. Bises

  29. quelque fois je me dis que certaines portes doivent rester fermées, pour que l’on puisse imaginer…c’est comme certains rêves. Imaginons que l’on puisse tous les réaliser…alors on ne rêverait plus ..et là ma vie serait alors bien triste 😉

    j’adore ton histoire, enfin ton article et la façon de raconter cette rencontre. je ne connais pas Joseph, mais grace a toi je l’aime beaucoup. de plus il a un formidable talent .  ^^

    • Je suis d’accord avec toi… C’est la raison pour laquelle parfois, je ne raconte pas, je ne fais que suggérer.

      Il faut imaginer ensuite, et je crois que c’est mieux.

      J’ai bien aimé ce tableau… et ce que j’y ai lu en le voyant.

      Merci, Loralia.

  30. Kikou   😉

     

    Comme  d’habitude, bien conté et illustré, avec un choix judicieux, mettant en exergue le talent du peintre et la beauté des lieux.

    Bonnes vacances (peut-être) et meilleures pensées.

    Très cordialement, bisous de moâ à toâ. :-)))

     

    PS: un sujet en ligne chez Moa concernant l’arrêt de mon blog.

    • Cher Moâ !

      Je suis navrée, vraiment, d’apprendre qu’après plus de trois ans de blog, tu veuilles l’arrêter.
      Mais je comprends le pourquoi…

      Merci pour ta présence, pour tout ce que tu as fait pour moi…
      Tu es sûr qu’il n’y a pas d’autres solutions ?

      J’espère que tu en trouveras…
      Bisous de moi à toi… cher Moâ !

  31. il n’y a que des portes par où on entre en imagination, les autres ouvertes sur la réalité peuvent révéler des existences pènibles et douloureuses…et puis la bonne éducation demande de frapper toc toc …
    bises

  32. belle rencontre……

    admirative devant le talent de ce peintre….

  33. Bonjour ma douce Quichottine, me voici en Quichottinie, et la question de ton article m’a rappelé mon enfance.. j’étais une petite fille vivant dans un grenier avec mes grands-parents, sans eau.. mais heureuse mais je m’arrêtais devant une très belle maison avec une grand grille.. derrière cette grille je voyais deux enfants d’à peu près mon âge dans un magnifique jardin et je rêvais le soir que j’étais un de ces enfants là.. pratiquement tous les jours je passais devant..c’était un autre monde pour moi..
    Tes photos sont très belles et j’ai ton peintre José.. la magie de l’artiste juste accroupi..
    Compostelle.. un chemin qui me fait rêver aussi.
    je t’embrasse
    le matelot de la terre ferme

    • Merci pour ce partage, Chantal…

      J’ai honte, je ne suis pas passée ces jours-ci chez toi.
      Pardonne-moi, je manque un peu trop de temps ce mois-ci.

      Je t’embrasse fort, et, promis, je passe dès que je peux.

  34. Vous partiriez, même là où il y a des serpents, de longs serpents longs comme des scoubidous en anneaux jeune et rouge comme on en fait au tricotin…

  35. J’aimerais bien visiter cette ville et voir les pélerins des temps modernes. Je vois que tu as fait une rencontre sympathique avec ce peintre.
    Je savoure ces vacances, j’ai enfin retrouver la forme, il était temps.
    Bises

  36. Un  copier coller inhabituel pour vous faire un petit coucou juste avant mon départ pour quelques jours de vacances dans le Périgord. Merci de ne pas me souhaiter de bonnes vacances sur mes blogs en retour car je suis assez connue à cergy et la plupart de mes lecteurs savent où j’habite. Je n’aimerai pas que ma maison soit visitée c’est pourquoi les publications programmées continuent pendant mon absence à leur rythme habituel. Vous pouvez donc passer et me laisser quelques mots en commentaires que j’aurais plaisir à lire à mon retour.
    A très bientôt.
    http://www.cergyrama.com
    http://quaidesrimes.over-blog.com

    • C’est noté, Martine, ne t’en fais pas. Je te souhaite un bon séjour en Périgord, c’est une région magnifique.

      Je passerai dès que je pourrai.

  37. Ne sommes nous pas tous, chacun à notre manière, des « José de Compostelle ».
    Ton José a lui cette chance inouïe de savoir dessiner et peindre…merveilleux privilège.
    Inventer une belle histoire devant de tels chefs-d’oeuvres, bonheur!
    Se poser et rêver à ce que fut ce que notre regard nous livre dans l’instant, caresser du regard une belle statue, se laisser surprendre par un ciel changeant, voir vivre un beau nuage…
    Tes images ne sont surtout pas maladroites, elles sont les tiennes, merci de nous les offrir ainsi. Avec tes mots elles sont tellement vivantes.
    Je t’embrasse.
    Sophie

    • Merci pour tes mots…

      Tu sais, il m’arrive de me sentir un peu inutile, mais jamais qand je te lis.

      Je t’embrasse fort.

  38. Je reviens très émue de chez petite elfe
    quelle merveille de te suivre sur ton chemin de l’imaginaire, ton peintre doit-être honorer d’être maintenant connu de nous tous et toutes (lol) il devient célèbre. Que j’aimerai avoir ton talent pour présenter mes photos avec de si jolis textes.
    Je suis moi aussi en presque pause, pour profiter des elles journées actuelles.
    Bonne fin de journées avec des bigs bises du jour Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

    • Merci pour tes mots… Je ne sais pas si José est heureux d’être là, il ne m’a pas demandé l’adresse de mon blog.

      Merci également d’être allée chez Petite Elfe. J’étais émue aussi.

      Profite bien de ces belles journées de fin d’été.
      Bisous, Lili. Passe une bonne fin de semaine.

  39. Muad' Dib

    Coucou Quichottine, c’est vrai qu’une porte fermée recèle sa propre magie avec un goût de défendu comme le pommier d’Adam et eve que tu évoques si justement.
    La tentation est grande.
    D’ailleurs, il suffit de quelques mots en espagnol « Me llamo José » et je te sens déjà prêtes à t’enflammer : il était une fois Joseph de Compostelle …

  40. Muad' Dib

    Il s’appelait Joseph et toute sa vie il avait cherché à retranscrire sur sa toile les émotions que le monde lui inspirait.
    Depuis quelques années tout s’accélèrait et la Cour d’Espagne rassemblait tout ce qui se faisait de mieux en matière de savants, d’artistes et d’aventuriers bien entendu.
    Joseph était là, le jour où les trois caravelles de ce Sieur Colombus avaient pris la mer.
    Il se rappelle son excitation au moment du départ, l’excitation de toute la ville devant ce nouvel espoir.
    L’excitation était bien vite retombée bien sûr. A cette époque, pas de poste de TV pour retracer l’avancée des navires sur une jolie carte en couleur …
    Et puis, il y avait ce chantier qui le fascinait, l’Hôpital des Pélerins.
    Il ne savait pas s’il en verrait la fin … mais ces pierres qui s’entassaient petit à petit sous le soleil de la Galice étaient comme une promesse.
    Tous les jours, il venait s’imprégner de cette ambiance de fourmilière et sur son carnet à croquis, les dessins s’accumulaient à un rythme effréné.
    Il s’appelait Jacques, Jacques de Compostelle, et enfant il rêvait de toucher le ciel.

    • Joseph… j’aime bien ce que tu imagines.

      Tu n’es pas si loin de mon histoire à moi. Cela me fait plaisir.

      Merci infiniment, Muad. J’aime quand tes mots viennent se mêler aux miens.

      Passe une belle journée, bisous.

  41. Quelle douceur dans sa peinture! Cet artiste doit être bon et sage.
    Je ne me souviens pas d’avoir déjà vu une repésentation d’Adam barbu!
    Belle journée à toi Quichottine

    • Je n’en avais pas non plus vues de semblables.

      Belle journée à toi aussi.

      (J’ai vu aussi beaucoup de douceur dans sa peinture)

  42. Des rencontres qui transforment… si on prenait le temps de s’arrêter un instant on les verrait car on en fait tout le temps !

  43. Supebes couleurs, quel talent!! J’aime ainsi la cathédrale arc-en-ciel!!
    Bisous Quichottine..

    • C’est tout à fait ce que j’ai ressenti… une cathédrale arc-en-ciel, pour traduire tous les sentiments qui l’habitent !

      Merci, Mahina. Bisous pour toi.

  44. bien sûr mon coeur va à ton peintre moi qui me fait construire une véranda pour m’en faire un atelier et lui qui peint accroupi juste avec de l’eau dans une petite coquille et un minuscule pinceau!!
    comme le dirait mon mari à propos des appareils photos, on peut avoir les pinceaux du grand Michel Ange et n’être qu’un tout petit peintre! Mais lui, avec son matériel de misère, quel talent, un talent peut-être à jamais perdu comme tant d’autres!!
    bises Quichottine, nous ne savons pas trop où aller en septembre, précisément parce que l’ouvrier qui construit ma petite véranda n’a pas donné de date précise mais cette cathédrale me donne des envies de voyage!

    • Tu sais, je crois que tu as raison de te faire construire cette véranda.

      Nous avons tous besoin d’un coin à nous.

      Lui, il a choisi le monde. C’est un bel atelier, mais il faut être libre, sans responsablitiés autres que soi-même.

      Comment ferait-il autrement ?

      Il y a beaucoup de peintres anonymes, d’écrivains, de poètes, qui resteront dans la malle aux œuvres oubliées.

      Alors, un moment passé avec eux, juste pour bavarder, pour échanger des mots que l’on croit anodins, c’est important je crois.

      Je comprends que tu aies des envies de voyage, j’espère que vous pourrez les satisfaire.

      Merci pour ce partage, Azalaïs. Bises à toi.

  45. Bonjour Quichottine
    Je marche beaucoup, et j’essaie toujours de voir ce qu’il y a après les portes.
    A Toulouse, il y a beaucoup de portes cochères, et lorsqu’elles sont ouvertes, elles dévoilent des trésors d’architecture, et je me régale.
    J’aime ce qu’a fait ton José de la cathédrale, il lui a ajouté la dimension des rêves si peu présente dans notre vie aujourd’hui.
    Une fois de plus, j’ai aimé la façon que tu as eu de nous raconter ta visite.
    Bonne journée à toi
    Bisous 

    • Je n’ai pas passé assez de temps à Toulouse pour apprécier tout ce qu’il y a à y voir. Mais je sais que j’y retournerai.

      Tu as bien montré ce que j’ai ressenti en la voyant sur son tableau. C’était la même et une autre… Un rêve, oui.

      Merci d’être là, Renard, et de partager tes mots.

      Passe une belle fin de journée. Bisous.

  46. coucou

    parfois on passe à côté de beaucoup de choses, tout ça parce que l’on n’a pas osé pousser la porte

    Ton petit peintre est un artiste il a beaucoup de talent

     » />

  47. Petite Elfe

    Ah enfin…. Tout était bloqué…
    Quand je vois une belle entrée, j’ai souvent envie d’aller voir ce qu’il y a derrière….
    Et le tableau de ton José est superbe….Il voyait la vie en bleu ce jour-là…. et elle l’était sans doute. On peint ce que l’on voit certes mais aussi ce que l’on a dans le coeur….

    • C’est ce que j’ai pensé… et j’ai aimé ce qu’il faisait.

      Merci pour tes mots, Petite Elfe.
      Je ne serai pas loin, malgré le « mode veille » de la Quichottinie.

      Je ne manquerai pas l’escale chez toi, lorsque je voyagerai en fin de journée.

      Que la tienne soit belle.

  48. Ton émotion face à la cathédrale ! L’émotion de ce peintre face à ce magnifique monument ! Tu as bien fait de contourner l’ancien hôpital des pélerins!
    De bien beaux souvenirs!
    Bonne fin de soirée Quichottine !

  49. Bonsoir Quichottine ! faut prendre le risque d’être déçu en franchissant certaines grilles.C’est de toute façon moins dangereux que de rencontrer un quelconque Cerbère.El senor José possède une vraie règle en lieu et place des mains : quelle virtuosité ! elles donnent le vertige ces tours, une fois passées entre ses mains.C’est vrai que la cathédrale semble vraiment bien conservée.Elle a bien résisté à l’usure du temps comme on dit.
    Je te souhaite une bonne fin de dimanche.Bises. 

    • Il faut en prendre le risque, c’est certain.
      Après, chacun choisit les lieux où il se sent à l’aise.

      J’ai bien aimé ce qu’il faisait… et la cathédrale est très belle. Tu la verras peut-être un jour ?

      Passe une bonne journée, Morsli… c’est mardi.
      Navrée d’avoir tardé à te répondre.

      Bisous.

  50. Superbe la peinture de José !
    Mais j’ ai bien failli me rompre les cervicales en essayant de regarder ce tableau à  « l’ endroit » …. méchante, va !!! (lol)
    Bisous ma Quich’ et merci pour ce pélerinage

    • Oh… je suis navrée. Mais j’ai pris la photo comme ça. Il peignait à même le sol, tu sais ?

      Désolée pour tes cervicales…

      Bon, je sais que tu plaisantes… merci à toi, Clo.