Préambule

Je ne savais pas trop quoi vous raconter aujourd’hui, alors, j’ai décidé de vous montrer…

Il y a quelques années, j’aurais pris un nouveau cahier, un stylo plume à encre bleue, et le buvard, indispensable.

Un buvard, c’est l’alibi de l’écriture, la possibilité d’imaginer ce qui n’a pas été, ce qui aurait pu être. Il a servi à sécher rapidement le dernier mot, avant de tourner une page. Il en garde la trace, jusqu’à ce qu’un autre l’efface, l’enjambe, s’y emmêle.

J’aurais commencé sans trop savoir ce que j’écrirais, uniquement pour le plaisir de feuilleter ce nouveau cahier, de préparer une première page, d’imaginer la suite.

Aujourd’hui, il n’y a plus de cahier. L’écran de mon ordinateur happe mes mots au passage et les fixe. Le clavier mange mon angoisse, mes regrets. Il suffit d’y poser ses doigts et de les laisser divaguer. Il faudrait les retenir, les discipliner. Mais il est trop tard, l’heure est venue de s’expliquer, le temps est arrivé du conte.

Il faut vous installer, sur un fauteuil confortable, comme si vous aviez pour une fois le temps, comme si rien d’autre ne comptait pour vous que cette histoire un peu sombre que je vais vous raconter, seulement pour voir s’il est possible de le faire sans plus avoir envie de rire ou de pleurer.

Ce soir-là, elle m’est apparue pour la première fois et c’est ainsi qu’elle doit se présenter aujourd’hui, pour que chaque chose puisse trouver sa place et que je n’oublie rien.

Ce serait un début… Un début de quoi ?
D’un prochain épisode des Écrits de Quichottine ?

À vous de me dire si vous avez envie d’en savoir la suite…

18 réponses à “Préambule

  1. je m’étais installée exactement comme tu le demandais et je croyais que tu allais tout raconter…
    mais j’avais oublié que tu nous demande souvent un avis, est-il très utile? tu sais bien que j’attends.
    J’attends ce sombre que tu promets, et même s’il me fait pleurer, on sait bien que les larmes sont parfois du baume sur nos cicatrices.

  2. Un buvard, en rangeant des affaires chez ma mère j’ai retrouvé chez elle un buvard que j’avais lorsque j’étais en classe de sixième, il était parmi des photos…elle l’avait gardé
    gardé ? les traces de mes mots enfants ? des traces de moi ?
    un buvard…l’émotion fut terrible, je le pris délicatement, précieusement… tandis que ma soeur se ruait sur un bijou…

    • Je comprends…
      Chacun ses priorités.

      C’est fou ce qu’un buvard peut se charger de souvenirs… Pardon de t’avoir ainsi remuée… Merci pour ce partage.

  3. je suis prête confortablement installée 🙂

  4. je vais m’installer face au lac.. et .. j’écoute! sourire

    • Je t’imagine là-bas…

      J’espère que tu es bien installée.

      Regarde l’eau du lac, le ciel qui s’y reflète, et, après, ferme les yeux…

  5. Bien sûr que je veux en savoir plus. J’attends. Bien sagement aussi. A bientôt.

  6. patdelapointe

    la suite…la suite…la suite…assis dans le canapé à regarder les éclairages du soleil se couchant sur la mer…pendant que Marie prépare le dîner…c’est l’automne…quoi! les escargots se ramassent dans leur coquille de peur d’attraper froid. bises

    • Je t’imagine ainsi lorsque je pense à vous, Pat.

      Belle image en tout cas ! Tu ne vas pas l’aider à préparer le dîner ? Ou du moins mettre la table ?

      C’est l’automne c’est vrai. Je ne me suis jamais demandé si les escargots avaient froid.

      Bisous à partager…

  7. patdelapointe

    pour les escargots…on ne sait pas s’ils ont froid, car il faut toujours manger les escargots tout chaud…
    bien sûr que je mets le couvert….

  8. je m’installe dans mon fauteuil…. et je m’assoupis, donc, la suite demain ou apres demain, il ne faut pas lire en une fois ce qui a été écrit en plusieurs….

  9. matthieu*

    je trouve l’histoire tres belle! 🙂

    bisou