Patricia Châtel, La kermesse

[Nouvelle publication en hommage à Patricia Châtel, décédée le 26 mai 2011.]

Je vous ai montré sa dédicace… mais cela ne suffit pas. Généralement, lorsque je me procure un livre, fût-il dédicacé, ce n’est pas pour le ranger sur une étagère sans le lire.

J’ai acheté son livre…

Vous savez, il arrive qu’il y ait un concours de circonstances, je pourrais vous en parler d’ailleurs.

Une maison d’édition, Le Bruit des autres, le nom d’une collection qui fut celui d’un magazine que j’aimais feuilleter, Encres Vagabondes, et le titre, comme un souvenir d’enfance… La Kermesse.

Trois raisons au lieu d’une… Un livre à la couverture toute simple. C’est le quatrième de la collection.

Patricia Châtel, La kermesse, éd. Le bruit des autres, couverture 2010

Comment allais-je entamer la lecture ?

Le lire de la première à la dernière page – comme un roman – ou, au contraire y grappiller comme dans un recueil de poèmes ?

Je ne le savais pas encore.

Patricia m’avait invitée à « pêcher des histoires« … Elle sait que j’aime raconter.

Je me suis éloignée du bruit, le gardant en fond sonore, ce bruit des autres, qui ne m’a jamais gênée pour lire un livre, d’aussi loin que je me souvienne.

« Mon corps est fait du bruit des autres« … C’est la citation d’Antoine Vitez qui est mise en exergue par l’éditeur sur la carte qui me servira de marque-page ainsi que sur la page de garde de chacun des livres édités.

Mais, ici…

C’était un bruit différent, de ceux qui attirent les chalands, un bruit de fête foraine, de manèges, de Kermesse.

Je pouvais en parcourir les allées, regarder les différents stands, jouer enfin parmi ces écrits vagabonds.

Je pouvais… Je vous aurais raconté mes premières découvertes, ces textes courts où Patricia Châtel excelle.

Je vous aurais lu un ou deux haïkus…

Il y en a trente-deux dans ce recueil, de la page 93 à la page 108…

Trente deux de ces tout petits poèmes impossibles à citer puisqu’ils n’ont que trois vers.

Trente-deux instants capturés en quelques mots choisis, et qui tintent en nous comme de longs poèmes.

Je n’aimais pas les haïkus, je les ai découverts depuis que je voyage sur la Toile.

J’ai appris à les lire, à les savourer, comme une pastille chocolatée que l’on met sous la langue et que l’on doit laisser fondre doucement.

Un haïku, vous le lisez, parfois trop vite. Ensuite, il faut lever les yeux, pour le relire, pour revoir ses trois lignes, chaque mot. Aucun n’est superflu.

Le poète n’a pas droit à l’erreur. Il faut que le lecteur accroche dès les premiers mots, avant que ce ne soit trop tard.

Ceux de Patricia Châtel sont empreints de sentiments divers, doux ou amers, comme les chocolats dont je parlais plus haut. Ils peuvent se briser dans un soupir ou dans un éclat de rire. J’ai aimé, beaucoup. Souriant souvent devant les images que n’avait pas besoin de dessiner l’artiste. Les mots y suffisaient, appelaient mes souvenirs.

Mais je ne dirai rien de plus, moi, si bavarde !

J’aurais pu vous présenter les textes plus « sérieux » de la fin du livre. Trois articles parus auparavant dans la revue. L’auteur joue avec le temps : 2001, 1997, 2003… et si le dernier est, pour moi, un vrai chef d’œuvre, c’est pour le parti que Patricia a pris : interview improbable, impossible, et pourtant tellement attrayant qu’on en demanderait encore.

De qui ? Il vous faudra le découvrir dans ce recueil…

– Tu vas nous laisser en plan, là ? Sans rien ajouter ? Sans même un petit extrait ? Comment veux-tu que l’on se rende compte ?

Un extrait, c’est tellement subjectif ! Si je le choisissais, ce ne serait pas forcément celui dont l’auteur voudrait nous dévoiler quelques lignes, pas forcément le choix de l’éditeur… Ce serait le mien…

– Un lot à montrer, comme à la fête foraine, le poisson que l’on a sorti du sable où l’on pêchait à  la kermesse… Tu n’as pas ça dans tes tiroirs ?

En fait, si. J’ai l’autorisation de vous le montrer, ce moment-là, pas forcément le meilleur, parce qu’il y en a d’autres –de « L’oncle Martin » à « La poupée », onze nouvelles à découvrir, toutes différentes – mais l’un de ceux qui m’a le plus émue.

Ce sont trois instantanés dans un album.

Album

Noël 1988

Voici exactement le genre de photo que j’aime : les sujets ne posent pas comme dans les cadres anciens de la vitrine du photographe. Maman n’est pas dessus. Normal, c’est toujours elle qui prend les photos, les autres oublient sans cesse leur appareil.
Nous sommes tous les cinq serrés sur le canapé. Mamie est presque collée au radiateur et tient une flûte à champagne dans la main ; on dirait qu’elle s’apprête à la poser sur la table basse. Papi affiche un sourire d’enfant farceur: comme tous les ans il fait des cornes avec ses doigts derrière la tête de mamie juste quand maman annonce que « le petit oiseau va sortir ». Mamie porte une perruque mais cela ne se voit pas. Moi, je suis coincée entre Papi qui fait le clown et tonton Alain qui prend la moitié du canapé à lui tout seul parce qu’à l’époque, il faisait de la musculation. Du coup, papa est assis sur l’accoudoir. Je me tortille comme je peux pour être bien au centre de la photo. C’est raté.

Noël 1989

Papi ne fait plus les cornes. Son bras enserre mes épaules et je m’appuie très fort contre lui pour oublier que je grandis. Tonton Alain a maigri. Il regarde droit l’objectif mais en fait je suis sûre qu’il veut attraper le regard de maman. Le canapé est assez grand pour que papa puisse s’asseoir avec nous. Maman a dit : « Souriez ! »

Noël 1990

Je suis entre papa et tonton Alain. Nous avons tous l’air puni. C’est le dernier souvenir de Noël qu’il y a dans mon album. Maman ne veut plus prendre de photo.

Patricia Châtel, La Kermesse, p.67-68

© Le Bruit des autres, 2010

Voilà. Le texte est cité en entier, avec la permission de son auteur et de son éditeur. Il est sous copyright.

Comme dans ses haïkus, peut-être plus que dans les autres « nouvelles » de son recueil, il n’y a rien en trop, pas de compromis, pas d’enluminure. Ce sont trois images en noir et blanc où l’important n’est pas écrit, il se devine. On l’imagine.

L’important, comme dans chacun des textes de ce livre, sur chacune de ses pages, c’est la vie, la vie qui s’écrit peu à peu et qui perdure, même sur une page blanche

Un très beau livre, à lire.

Première édition le
29.06.2010

212 réponses à “Patricia Châtel, La kermesse

  1. y tu siempre lo cuentas maravillosamente

    besos

    tilk

  2. Merci Quichottine, cet extrait est magnifique, d’une grande pudeur. Je vais me procurer le livre. Bonne nuit

    • Pudeur… oui, c’est tout à fait cela.

      Tout y est suggéré. Et c’est ce qui est beau.

      Merci, Adamante. Si tu le lis, tu me diras ?

  3. Tu parles du livre de Patricia -La kermesse- avec beaucoup d’émotion. Touchée, j’ai très envie de le lire. Merci, Amielle. Gros bisous, tout plein. Douce nuit.

    • Merci pour ta lecture de la nuit.

      Je suis heureuse que tu aies envie de le lire.

      J’espère que tu auras passé une belle journée. Douce soire à toi.

  4. Super, cet extrait ! Tu as vraiment le don pour donner envie de lire le livre tout entier.

    Bon mardi ! Bisoux.

  5. Je n’aime pas trop les Haïkus trop courts mais je vois que ce n’est pas désespéré et qu’on peut apprendre à les savourer…. Peut être faut il que je lise ceux de Patricia Chatel. BIses

  6. En te lisant, je vois que tes recommandations sont toujours justifiées.

    Belle journée Quichottine bises de nous deux.

    PS: au retour de la promenade, arrêt chez mon toubib, sûrement changement de « dragées » pour le diabète, même si ce n’est pas énorme, c’est la limite !!!  Bises !

    • Merci, Patriarch. J’espère que tu auras passé une bonne jounée malgré la chaleur.

      Bises affectueuses et bonne soirée à vous deux.

  7. Merci pour cette découverte. Je trouve que c’est curieux un livre qui contient des haïkus, des poèmes et des nouvelles. C’est peut-être comme un album photo de famille : des  des photomatons,  des clichés en noir et blanc et des photos panoramiques…

    Les difficultés des haïkus ce ne sont pas seulement les 3 vers mais le nombre de pieds (5 – 7 – 5 ) de chaque vers. Et,  si l’on se réfère aux vrais haïkus ils devraient parler d’une saison.

  8. Beaucoup mieux qu’une critique littéraire, ton billet !

  9. Tu sais donner l’envie de lire…J’aime les haïkus, c’est bien dommage de n’en lire aucun de ce livre…Bises   VITA

  10. Le genre de petit livre qui traîne sur la table du salon, et qui disparaît une semaine le temps qu’un enfant de passage le lise. Des passages a partager à haute voix. Je prends note.

    Bonne lecture en grapillant

    Pierre

  11. Je suis sous le charme je voudrais le lire tout de suite. Tu le racontes si bien, Merci pour ce beau texte.

  12. Tu en parles tellement bien qu’il me faudra le lire. Merci pour ce moment de délice « chocolaté ».

    Bisous de dame Sophie.

  13. Je le crois que c’est un beau livre, s’il t’inspire de si jolis mots…

    Merci

  14. Il me suffit de cet Album pour avoir envie de lire Patricia …

    L’émotion de l’absence est tellement présente sur les instantanés …

    Les paragaphes qui se raccourcissent de plus en plus, la forme de l’écrit comme une image symbolique, la présentation elle-même est une poésie.

    Quichottine, le texte que tu as  » pêché  » dans cette Kermesse est une belle  » appât  » vers les écrits de Patricia Châtel.

    Merci à vous deux.

    Bises, et à bientôt.

  15. un bel  » appât  » …

  16. L’extrait  de ce livre  est très beau car en effet on devine  les éveèments qui ne sont pas dits , à travers ces mots tout simples!

    Les haïkus, je n’en raffole pas; mais en effet ,il faut bien peser ses mots lorsqu’on en écrit un , et c’est pour cela que cet art est difficile ;sinon , c’est n’importe quoi !

    Bisous

  17. Merci, je suis très touchée. Je t’embrasse chère Quiqui.

    • Merci à toi pour ce livre. Je l’ai aimé plus encore que je ne l’ai dit ici.

      C’est un très beau livre, dans tous les sens du terme.

  18. Qu’erre … mais…  est-ce ?…

    Les errants savent errer et faire rêver … 

    Sans doute une excellente lecture ce livre de Patrcia Châtel à mettre dans son bagage pour les vacances  et pas toujours vibrer des bruits des autres jusetment  mais résonner de l’intérieur …

    Merci Quichottine pour cette belle et vivante présentation

    Bises des Farfadets

    • Je crois qu’il te plairait… Mais, si tu l’emportes avec toi, tu me diras, après lecture, ce que tu en auras pensé ?

      Merci à toi d’être venue la lire ici.

      Bises à vous.

  19. Je n’aime pas trop les haïkus, trop courts.
    En revanche, j’apprécie l’extrait choisi, on sent beaucoup de pudeur et d’émotions.
    Tu nous donnes envie de le lire ce livre.

    • J’espère que certains le liront et pourront venir me donner leur propre ressenti.

      Les haïkus n’en sont pas la plus grande partie… mais j’ai aimé aussi.

  20. Tu me donnes envie de le découvrir. Je n’aime pas les haïkus mais je vais essayer de les laisser fondre sous la langue comme tu le dis !

    • Tu seras d’abord sans doute sous le charme de ses nouvelles.

      Il me semble qu’elles pourraient te plaire.

      Si tu le lis, tu me diras ?

  21. J’aime beaucoup la citation d’Antoine Vitez. J’aime beaucoup aussi cette sensation que tu évoques pour la lecture du haiku : comme une pastille chocolatée qui fond sur la langue…J’y penserai la prochaine fois que j’en lirai…

  22. Bon d’accord tu as écrit « sous la langue »…Moi je l’ai posée dessus…:)

    • Très grand sourire, Petit Poucet.

      J’ai écrit « sous la langue », parce que lorsque je les mets dessus, ça fond trop vite !

      Bisous tout plein pour toi.

  23. Bonsoir Quichottine,

    Je profite, une nouvelle fois, d’un temps calme pour me poser chez toi, ici dans ce monde à la fois merveilleux et sérieux, entre la Quichottinie et la bibliothèque de la Grande Quichottine… Que tu es !

    Je ne connais pas Patricia Châtel. Je la découvre ici, ces jour et soir mêmes. Une rencontre à venir ; certainement. Si l’opportunité se présente de lire son oeuvre au contenu ouvert… Allant du petit haïku (à découvrir au delà ce que nous connaissons déjà d’eux) à la nouvelle (comme j’apprécie ces petites histoires… ni trop longues, ni trop courtes…). 

    Il est vrai que si l’auteur à la plume fluide et aisée alors il n’est pas nécessaire d’illustrer. Ce sont par les mots que les images se forment dans l’esprit du lecteur, agréablement inspiré (ou non, comme il en fut le cas avec Sade) par les mots et surtout la manière de poser ces mêmes par l’écrivain.

    … Bien que certaines illustrations ne sont pas si inutiles que cela dans certains romans de grands auteurs, tels que ceux de Dahl =)

    Puis, évidemment, il y ait les illustrations dans les livres pour enfants… Agréables pour accompagner l’écoute de la lecture 🙂


    A bientôt Quichottine ! par ici ou là-bas…

    • Merci pour ce long partage…

      Si tu lis ce livre un jour, j’espère que tu me diras ce que tu en auras pensé…

      Passe une belle soirée, mon aminaute.

  24. Je viens d’apprendre, j’ai la gorge un peu nouée, je pense très fort à elle, à GL, à toi, à ses proches…
    La vie n’est pas toujours telle qu’on la souhaiterait…

    Je t’embrasse

  25. Celui Ki suit la Route que nul ne voit
    Celui-là connaît le But…
    (Kheir)

    Pensées Quichottine 
    Bises

  26. Coucou rapide. Emploi du temps chargé …
    Bonne fin de semaine.
    Bisoux

  27. bonjour,

    oui très beau livre

    à bientôt

  28. Je t’envoie plein de tendresse douce Quichottine et je te souhaite une bonne pause, si comme ton blog tu prends un peu de temps de repos.

    Je t’embrasse

    Claire

  29. Tu donne envie de lire ce livre et l’extrait sur les photos de famille que j’ai beaucoup aimé ne fait que renforcer cette envie. Bises et bonne pause

  30. Bonjour Quichottine, le décès d’une écrivaine que tu connaissais et dont j’ai revu plus bas son beau sourire et la dédicace offerte…. C’est pas juste n’est-ce pas et ça fait mal… Je te souhaite bonne pause et t’embrasse bien fort…. Jill

    • Ce n’est pas juste… mais la mort ne l’est jamais.

      Cela fait mal. Vraiment.

      Merci pour ces mots-là.

      Je t’embrasse fort.

  31. La structure me semble intéressante : » nouvelles, haïkus et autres textes «  … Il y en a pour tous les goûts .

  32. Sans qu’elle l’écrive, on constate la disparition de grand-mère, puis de grand-père. les Noëls ne sont alors plus ce qu’ils étaient…….

    Bises de nous deux et belle journée tout de même…

    • Aujourd’hui, il manquerait encore quelqu’un dans la photo…

      La petite fille n’est plus.

      Merci pour ta présence, Patriarch. Bises affectueuses à vous deux. Prenez bien soin de vous.

  33. Que d’émotion dans cet extrait du livre de Patricia Châtel… Bien sûr tu me donnes envie de le lire… Ce que tu dis des haïku est très vrai. Comme toi je n’aimais pas cette forme de poésie avant, la trouvant trop « sèche », trop « rapide ». Je m’y essaye pourtant depuis peu sous les conseils et encouragements de Mamylilou, mais je sais que cela ne correspond pas aux « vraies » normes. Ecrire un haïku dans les règles de l’art est vraiment difficile et il y a beaucoup de contraintes que je ne connais ni ne maîtrise encore.

    J’aime beaucoup ta façon de les déguster en tout cas. Je crois que c’est exactement ce qu’il faut apprendre à faire.

    Merci encore une fois pour ce beau partage Quichottine. Je te souhaite une bonne pause et te fais de gros bisous.

  34. Bonjour Quichottine,

    Un petit passage pour te lire et… découvrir. Quel beau passage que tu as choisi, poignant, émouvant. J’ai un petit noeud à l’estomac, pourquoi ? Encore un livre à lire que d’envies en passant chez toi. Grosses bises

    • Je crois que Patricia a su mettre en mots, sans le dire vraiment, les « manques » de nos vies.

      Nous avons tous des absents dont nous voulons garder le souvenir intact.

      Grosses bises à toi aussi. Merci pour ta présence.

  35. Je me permets de te donner ma nouvelle adresse, où j’espère avoir ta visite, ce qui me fera très plaisir

    http://annick1950.eklablog.com/

    la vie de famille est très compliquée, et je ne dois pas oublier que j’ai un mari

    gros bisous Mamy ANNICK

    • Merci, Mamy Annick… Tu as tant à faire. Ta visite me touche.

      Il faudra que tu penses à me la faire noter sur mon carnet d’adresses dès mon retour.

      Gros bisous.

  36. J’aime beaucoup ce que tu viens de nous dévoiler et de nous faire ressentir, une invitation à en découvrir plus.

    Merci Quichottine

    Gros bisous et bonne pause

  37. Tu as écrit merveilleusement bien… J’ai été très touchée par ces trois années, trois Noël en flash écrits par Patricia Chatel… La vie passe, les souvenirs sont là, bien réels et présents. Merci Quichottine, gros bisous. Bon week-end.

    • Les mots de l’écrivain ont capturé le temps qui passait… et Patricia a écrit sans le vouloir la dernière image. Il manque désormais la petite fille dans l’album.

      Merci pour ta présence, Liliane. Gros bisous et douce journée à toi.

  38. Bonsoir Quichottine, magnifique présentation, je vois ton blog et en pause, revient nous vite. Gros bisous, Bruno

  39. Coucou Quichottine,

    Je découvre cet auteur au travers de tes jolis mots si sensibles.  L’extrait que tu nous offres est subtil, oui, pudique. On devine entre les lignes. Très belle écriture, richetendre. Merci pour ce partage

    Bonne pause Quichottine

    A bientôt

    Martine

    • C’était sa façon d’écrire… Suggérer, montrer comme à travers un voile.

      Merci à toi, Martine. Passe une belle journée.

  40. Quel enthousiasme , j’en suis émue, et comme cela fait du bien. Je vais te dire , je ne suis pas à l’aise avec les haïkus , mais je comprends ce que tu veux dire .J’ aime le morceau que tu as choisi , il est sobre mais tellement expressif.Je vais me procurer le livre ….. et je te dirait ! Bonne pause , je t’embrasse Quichottine

    • Je sais que tu me diras… alors, j’attendrai impatiemment.

      Mais j’ai confiance.

      Merci, Andrée. Je t’embrasse fort.

  41. Je me souviens très bien de l’extrait de ce livre ;il dit en effet tellement de choses sans les dire vraiment .

    je suis comme toi; je n’aimais pas du tout les haïkus;et puis j’ai appris à les découvrir et à les apprécier  au fil des blogs .

    je ne suis pas très « nouvelles « ; je préfère les histoires » longues « ,mais je reconnais que parfois, j’en lis de très bonnes.

    Bon repos; bisous

    • Il arrive qu’on ait envie de prolonger certaines « nouvelles », mais, ici, j’aurais préféré que Patricia n’écrive pas cette suite… Il manque désormais la petite fille dans l’album.

      Merci pour ta présence, Fanfan. Bisous et douce journée à toi.

  42. Ça me fait beaucoup de peine pour Louis, j’espère qu’elle est partie comme un ange

    Amitiés, Flo

  43. J’ai bien aimé l’album sur les photos, un extrait qui donne encore plus l’envie de le lire. Bonne pause à ton retour je serai probablement parti, tu pourras m’écrire sur internet pour l’endroit de la rencontre.

  44. Je ne peux commenter ses textes…je suis bouleversée par ton article..J’ai vu son sourire, je pensais que tu venais de la voir et…Trop dur , ce genre de choses…Bises  VITA

  45. j aime bien les kermesse. Domage en chine cela n existe pas.

    A bientot et bon sejour.

  46. Bonjour Quichottine,

    Les haikus me laissent… perplexe. J’ai beaucoup de mal avec ceux qui ne sont pas japonais. Je veux bien lire ceux de Patricia Chatel car le Noël : concis, précis, plein  de pudeur, tendresse, souffrance, m’a fait pleurer.

    Merci Quichottine pour m’avoir fait faire cette découverte. Je vous  aime (je t’aime ?) même si à chaque passage chez vous (toi) je repars le coeur gonflé de sentiments qu’on n’affiche plus. Moi, je m’en moque, même si ça paraît un peu bizarre, je dis « j’aime ou j’aime pas »et je veux continuer à rêver.

    Bonne journée, à bientôt et encore « merci ».

    • J’avais pleuré aussi la première fois que je l’ai lu et je ne peux le relire aujourd’hui sans émotion.

      Patricia a désormais ajouté sans le vouloir une dernière photo… La petite fille n’est plus.

      Merci à toi pour ces mots, cette présence. Passe une douce journée.

  47. Je me souviens… amitiés.

  48. à bientôt

    quichottine

    bises

  49. une invitation très apprécciée.

    bonne pause et à bientôt

    clem

  50. Bonne journée chez toi et de même demain pour la fête des mamans….

    Bises de nous deux

    • Merci, Patriarch.

      J’espère qu’Eliane aura été très entourée par vos enfants.

      Bises et douce journée à venir.

  51. Bon séjour Quichottine. ramèneras-tu des photos? j’aime bcp ce  principe de commenter les photos d »un album et de narrer les souvenirs. Le choix de ce texte est judicieux, dans ma vie j’ai un gros Blanc amnésique jusqu’à 6 ou 7 ans ? pas de photos non plus. Je remplis les vide avec vos histoires et les miennes, merci à toi.

    Cordialement

    • Je crois que toi et moi avons un manque similaire… même si je sais que le tien est bien plus grand.

      Je n’ai pas d’images qui me permettraient de ne pas continuer à remplir le vide de souvenirs dont je ne suis pas sûre…

      Pour les photos, je ne sais pas…

      Merci pour ta présence, Pierre.

  52. Bonsoir Quichottine. J’avais lu ta présentation de ce livre et avais été émue par l’extrait choisi. Sur les photos de famille, les êtres aimés ont disparu au fil des ans. Ce soir, comme toi sans doute, je pense à ma maman que je ne fêterai pas demain.Bisous

    • J’avais dimanche une autre maman à pleurer, même si ce n’était pas la mienne, j’étais triste pour celui qui ne pourrait pas lui dire qu’il l’aimait.

      La vie passe et efface les traces de ceux qui comptaient.

      Maman était dans mon cœur, comme la tienne sans doute dans le tien. Ces souvenirs sont toujours aussi forts.

  53. Je passe te souhaiter une belle journée de fête des Mères.

    Bon dimanche

    Bisous

  54.  

    Bon dimanche !
    Bisoux


     

  55. Tristesse, tendresse, ça peut faire bon ménage, malgré tout …

    C’est un jour particulier, et j’ai une pensée pour les personnes qui sont dans la solitude, dans le désarroi de l’absence.

    A bientôt, Quichottine. Bises affectueuses.

    • Merci pour ces pensées, et ces bises affectueuses.

      La tendresse est le plus important. Donnons-la le plus possible… Il en restera toujours un peu.

      Passe une douce journée, Midolu. Je t’embrasse.

  56. merci Quichottine pour ce beau  partage

    pour ma part j’ai du mal à lire avec du bruit autour

    j’aime le silence

    même en classe

    dès qu’il y avait un bruit pour faire une

    rédaction c’était terrible niveau concentration !!

    bisous

    bises

    j’espère que ton dimanche s’est bien passé

    et ton week end !

    christelle

    • J’ai eu de la chance je crois… Nous étions nombreux et si j’avais eu besoin de silence, je n’aurais pas pu lire.

      Merci pour ce partage. Bisous et douce journée à venir.

  57. Et bien bonne pause à toi Quichottine, et une belle fête des mères ! bises

  58. J’étais venu voir les lutins bleus et roses et il n’y a pas de lutins….. Ce n’est pas grave : le plaisir de relire ce si bel article. Bonne semaine.

    • Navrée… l’article programmé était sorti trop tôt… j’ai dû le supprimer pour qu’il ne soit pas lu avant aujourd’hui.

  59. belle fête des mamans chez toi aussi. Bises affectueusesde nous deux.

  60. 3 petits tours et puis s’en vont…

    A bientôt.

    • Eh oui.. mais la pause n’aura pas duré trop longtemps.

      Merci pour ta visite, Philibert, et pour les belles pages de ton blog.

  61. Certainement un très bel ouvrage, Quichottine… Merci

  62. Merci pour cet extrait Quichottine, beaucoup d’émotion dans tes mots

    Tu sais les haïku, je ne sais pas les écrire.

    Aufait je voulais te dire, nous avons Océane et moi fini de lire l’atelier de Mijoty, Océane a beaucoup aimé euh …….. tout comme moi d’ailleurs

    Je te fais de gros bisous

    • Je ne sais pas non plus… Je suis trop bavarde je crois…

      Je suis vraiment contente de voir que vous l’avez aimé. Merci encore pour ta participation, Corinne.

      Gros bisous et douce journée.

  63. Elle nous manquera beaucoup

    Amitiés, bisous, Flo

  64. Une pause bien méritée après ce franc succés , à bientôt

  65. Bon début de semaine.
    Bisoux


     

  66. une qui part l’autre qui revient….. à bientôt !!!!!!

  67. Avec cette succession d’instantanés, la vie se rétrécit comme une peau de chagrin.
    Jusqu’au moment où on ne veut plus prendre de photos pour ne laisser en souvenir que les bons moments du passé  familial. Et voila que l’auteur vient de disparaître, laissant derrière-elle ces lignes remarquables de sobriété. Les jours s’en vont, mais les belles pages demeurent. Merci Quichottine de m’avoir fait connaître un millième de l’oeuvre de Patricia Chatel .

    • Merci à vous de l’avoir lue avec tant de gentillesse.

      C’est une dernière photo que nous écrivons aujourd’hui… sur celle-ci, il manque désormais la petite fille…

      Douce journée, Georges.

  68. Et oui, le temps passe et des chaises restent vides. Dans cette nouvelle c’est un canapé qui devient trop grand vraiment trop grand.

  69. christine de Rep Dom

    oui :on devine: on sent dans son texte; c’est touchant et l’ont imagine les 3 photos; c’est du vécu . même pour le lecteur que l’on est et les souvenirs remontent…………. BISOUS

    • Nous avons tous de ces souvenirs… et maintenant, la petite fille qui écrivait n’est plus.

      Merci pour ta présence. Bisous.

  70. Par toi, et trop tard, je viens de la découvrir. Elle vient d’ajouter la dernière photo de son Album.

  71. elle manque à tant d’aminautes, je ne la connaissais pas, mais je la croise un peu partout ces derniers jours …

  72. Oui, à lire et à relire…

    Certaines personnes, certains livres ne s’oublient pas, pourtant…

    Je t’embrasse, Ô ma Quichottine.

    • Il faut garder d’elle son dernier sourire… et son immense espoir.

      Je t’embrasse très fort, Hélène. Merci d’être là.

  73. Elle aura laissé « trace »en toi…

    Je t’embrasse

  74. « Laisser trace » est une expression utilisée en psychanalyse pour signifier quelque chose de « puissant »…

    Bises

    • Merci pour cette précision… c’est vrai que je manque de vocabulaire dans ce domaine.

      Bisous et douce soirée à toi.

  75. Toi manquer de vocabulaire ???

    Pas vraiment

    Bises

  76. Paix à son âme ……..

  77. Je t’envoie plein de tendresse douce Quichottine et je te souhaite une bonne pause, si comme ton blog tu prends un peu de temps de repos.

    Je t’embrasse

    Claire

  78. Paix à son âme ……..

  79. Bonsoir ma conteuse préférée

    Alors je ne connais pas le mot haïku…. tu nous en écriras un la prochaine foi?

    Ces Noëls écrits par Patricia…. c’est comme si j’avais les photos devant moi et en quelques mots secs……on range le tout… tristesse et nostalgie! Elle aurait tellement voulu être au milieu!

    Bises

    Dany

    • Je ne sais pas les écrire… je suis bien trop bavarde.

      Je crois qu’elle n’aurait pas voulu que la vie passe… mais c’est impossible.

      Bises, Dany. Merci.

  80. patdelapointe

    tu vois! t’as pas pû t’empêcher de le lire…c’est terrible ça!

  81. hauteclaire

    Une remarquable présentation de ce livre, qui donne vraiment envie de le lire.

    Et le plus, ce court texte à la mélancolie poignante ..

    Les haïkus aussi, un exercice que j’aime lire, et pratiquer ..

    Merci de ce partage, suivant la formule consacrée

    Amitiés

  82. Ta présentation est alléchante et l’extrait laisse présager d’un ouvrage où l’authenticité est à la 1ère place.

  83. canelle56

    J’ai appris à decouvrir et aimer les Haikus avec nos amis Buno et Antiochus ,c’est tout un bonheur , donc effectivement on deguste

    l’extrait que tu nous offres donne envie d’en savoir un peu plus..je garde ce livre en memoire

    bises Quichottine , je m’absente une quinzaine de  jours ,on se retrouvera donc mi-juillet

    • Je ne connais pas Antiochus, mais ceux de Bruno me plaisent beaucoup.

      Merci pour ta lecture et ce partage. Passe de bonnes vacances. Bises à toi.

  84. Séverine

    Eh bien, si cet extrait est représentatif du livre en entier, si poignant, je crois que j’en pleurerais un peu trop… Il y a plein de talent, chez Patricia Châtel, ses mots sont retenus mais cela les rend plus forts.
    Merci pour la découverte, Quichottine. Bisous et bon mardi

    • Je sais que c’est celui qui m’a le plus touchée, mais, tu sais, il y a aussi des pages qui m’ont fait rire !

      Merci à toi, Séverine.

      Passe une belle soirée. Bisous.

  85. Moi je ne viendrai plus chez toi quand tu parleras de livres !!!!

    A cause de Quich’-la-tentatrice je me retrouve avec une telle liste de bouquins à acheter que je vais devoir faire les yeux doux à mon banquier, et pour les lire tous, j’ai intérêt à trouver la Fontaine de Jouvence vite fait

    Tu es irrésistible dans ta façon de communiquer ta passion pour un ouvrage !!!!!

    Je t’adore

    PS: Allez, je ne t’en veux pas, tu fais ton job de bibliothécaire

    • Ne t’en fais pas… je vais attendre la rentrée avant d’en présenter d’autres.

      Merci, ma belle amie. Je suis contente que tu ne m’en veuilles pas.

      Je t’embrasse fort.

  86. Moi je ne viendrai plus chez toi quand tu parleras de livres !!!!

    A cause de Quich’-la-tentatrice je me retrouve avec une telle liste de bouquins à acheter que je vais devoir faire les yeux doux à mon banquier, et pour les lire tous, j’ai intérêt à trouver la Fontaine de Jouvence vite fait

    Tu es irrésistible dans ta façon de communiquer ta passion pour un ouvrage !!!!!

    Je t’adore

    PS: Allez, je ne t’en veux pas, tu fais ton job de bibliothécaire

  87. annielamarmotte

    je vais revenir une patte à la fois…… les livres m’ont bien aidée dans mes longues heures de veille…..

  88. canelle56

    Tu devrais rendre une petite visite a Antiochus , il est dans mes liens

    Si tu as un petit moment…

    a bientôt Quichottine

  89. Oo° Kri °oO

    J’adore les haIkus …en 3 lignes tout un tableau est décrit et parfois même le son y est inscrit…

  90. patdelapointe

    j’aime quand tu aimes, tes commentaires et tes écrits sont plus agréables et enjoués…de quoi je me mèle…

  91. patdelapointe

    et vlan : deux trucs un haîkus…? alors là ! tu m’en bouche un coin…va encore falloir que je consulte pour savoir ce que cela signifit…, et encore un blog en pose…tu fais que de te promener…bon t’a bien raison si cela t’éloigne de la polution parisienne…

  92. canelle56

    Merci pour ce rappel

    Bon repos Quichottine

    Bises

  93. Un super extrait que nous a choisi ma Quichottine. Bises et bonne pause

  94. Bonjour Quichottine,

    Je ne connais pas les haïkus. C’est un très bel hommage que tu lui a rendu, il donne envie de découvrir son livre ; j’avais l’impression d’y être dans les passages que tu as cités

    Je te souhaite un très bon week-end

  95. jean-marie

    bonjour, ma chère Quichottine,
    le passage que tu as choisi
    est trés beau et émouvant

    Bonne pause
    gros bisous d’amitié
    jean-marie

  96. Je n’aime pas trop les haikus. Mais certains atirent cependant de part le contenu.Voilà encore un livre à avoir… Que de talents partout finalement… et tu sais les mettre en valeur surtout.

    • Les haïkus ont besoin de temps pour mûrir, je crois.

      Tu sais, J’ai sans doute beaucoup de chance.

      … et j’aime parler de ce/ceux que j’aime.

  97. C’est un bel hommage que tu rends là à Patricia Quichottine. Elle aime sûrement…

    Tu sais pourquoi il est important pour les gens qui écrivent de tenir en leurs mains leur livre ? Pas pour leur ego, en tout cas pas seulement… Mais parce qu’ainsi ils restent en vie pour ceux qui les aiment parce que les mots écrits ne peuvent être vrais, ils reflètent la vraie personnalité de l’auteur, qui peut  ainsi se dévoiler sans rougir, sans être obligé de tricher à cause de la pudeur…

    Ces extraits sont édifiants… Patricia est une belle personne.

    • Elle avait lu ces articles et les avait commentés il y a un an.

      J’étais aussi émue qu’elle je crois.

      Patricia aura été l’écrivain d’un seul livre alors qu’elle en avait tant dans ses tiroirs…

      Mais je suis d’accord avec toi, c’était une belle personne. Elle me manquera.

  98. Je voulais dire : ne peuvent QU’être vrais !!!

  99. Je sens ton coeur si lourd que je ne sais comment l’alléger. Si quelques bises très amicales et sincères peuvent le faire, alors je t’en envoie des tonnes

    • Des tonnes… c’est ce qu’il me faut encore demain. Alors, je les emporterai avec moi pour le dernier voyage.

      Merci pour ces mots et ta présence. Je t’embrasse fort.

  100. Pensées vers ses proches, amis, famille …

  101. Déficience Mentale

    Sur ts conseils , je n’en doute pas ! 🙂

    J’aime ces trois éclats de souvenir, ils sonnent très juste !

    Bonne soirée à toi et bonne p’tite pause

  102. Jackline

    Je ne suis pas fan de Haïkus, je suis un peu obtue..ça rime hi hi.. Profites bien de ta pause, et gros bisous

    Bisousetbonnesemaine.gif

    • C’est vrai que ça rime… Mais l’es-tu vraiment ?

      Merci encore pour les images que je ne vais pas tarder de montrer ici…

      Gros bisous, Jackline.

  103. Jackline

    Je ne suis pas fan de Haïkus, je suis un peu obtue..ça rime hi hi.. Profites bien de ta pause, et gros bisous

    Bisousetbonnesemaine.gif

  104. Bonjour quichottine

    Je te souhaite un très bon lundi amitiés et  bises pour les dames

    rené

  105. patdelapointe

    euh ! pourquoi ça clic pas avec l’article d’aujourd’hui ?

    • Parce que c’est ma faute… mal programmé, j’ai dû le supprimer pour qu’il arrive bien à la bonne date, soit, aujourd’hui, mardi.

  106. Quelle merveilleuse rose ma Quichottine !

    Une belle harmonie de mots, et ta fantaisie en plus

    Merci, je t’embrasse

    • Patricia avait aimé ce billet… aujourd’hui, elle n’est plus là pour me sourire.

      Passe une belle journée. Bisous.

  107. j’ai aimé les mots que tu s partagé et la vie est exactement ainsi, plus les émotions grandissent et moins on a envie de les raconter, du moins certaines

    Bises de bonne soirée

    • Je suis d’accord. Ce sont des mots qui sont difficiles à poser, que ce soit dans sa voix ou sur le papier.

      Merci d’être passée. Bises et bonne journée à toi.

  108. Je ne la connaissais pas, mais c’est émouvant et triste de la découvrir ainsi…