Jean Tardieu : Margeries

Pourquoi ne pas aller plus loin dans ma lecture ?

Grâce à Jakline, à Milodu, à Mahina, me voici avec un recueil entre les mains, un recueil de poèmes… Et, devant moi, ceux qui se sauvent dès qu’il est question de poésie…

– Mais non, Morsli, je ne parle pas de toi ! Ce n’est pas la peine de te cacher derrière un pilier, je t’ai vu !

Un recueil de poèmes, cela ne se lit généralement pas comme un roman. Cela se déguste doucement, poème après poème, comme en piochant dans la bonbonnière. Si vous lisez tout d’un coup, vous ferez une indigestion ! Et puis, il n’y a pas de brosse à dent pour éviter les dommages qu’ils pourraient causer sur vous.

Certains poèmes laissent des traces, d’autres non.

Tant que l’on n’a pas trouvé le sien, on ne sait pas ce qu’est un poème, ce qu’il peut occasionner.
Je crois sincèrement que c’est ainsi, qu’un poème se vit, entre en résonance avec ce qui est en nous jusqu’à nous faire frémir… Ce sont des mots que l’on n’oubliera plus une fois lus.

– Allons bon ! … Il y en a déjà quatre qui sont partis ! Je leur ai fait peur avec mes poèmes-caries ! C’est malin…

Vous pouviez rester, personne ne vous demandera d’apprendre par cœur celui que je vais vous montrer ! Et puis… je ne vais pas tout vous lire, ce serait un peu lassant. Je vais seulement essayer de vous dire que la poésie n’est pas réservée aux poètes, ni même à ceux qui disent l’aimer.

Voyons, j’ai Margeries entre les mains… et je vais faire ce que je ne fais jamais, ou presque, je vais vous lire un morceau de préface, ou plutôt non, d’avant-propos !

– Préface ? Avant-propos ? Quelle différence ?

Voyez-vous, je croyais que c’était la même chose… mais non ! Ici, la préface a été rédigée par un certain monsieur Jean-Yves Debreuille, professeur de Lettres à l’université, éminent spécialiste. Il nous parle de Tardieu, de son œuvre… Mais, malgré tout, je préfère écouter Tardieu lui-même si je m’enquiers de lui ! Ici c’est facile, il me reste l’avant-propos, rédigé en 1985, soit dix ans avant sa mort.

[…]
Aussi loin que je remonte en effet dans mes souvenirs je vois une main, – main d’enfant, d’adolescent, main d’homme puis de vieil homme, en proie au besoin d’écrire, comme si, curieusement, cette simple opération physique précédait l’acte d’intelligence, au lieu de lui succéder et de lui obéir.
Dans la plupart des cas, ce geste (si commun et si essentiel à la race humaine qu’il nous fait oublier son aspect magique) était accompagné d’un murmure intérieur : il me semblait que je percevais ou devinais les sons ou les rythmes du poème, avant d’en distinguer les paroles, avant d’en comprendre le sens, comme si celui-ci, loin d’être nécessaire, n’était qu’un attribut accessoire du langage.
Mais il y a plus. Le fait de tracer des caractères, symboles de ce qui est à dire, n’était que le résultat d’une nécessité, d’une sorte d’impérieux devoir, d’une injonction venue du plus profond de l’être et sécrètement mêlée à mes actions les plus ordinaires, les plus innocentes.
En bref, je ne me contentais pas de vivre. Ce commandement inexplicable m’ordonnait de « tirer quelque chose » de ma vie, ne fût-ce qu’une trace, comme pour arrêter et fixer, l’espace d’un éclair, le temps qui efface tout.
Bientôt, très bientôt sans doute, je vais me plonger dans l’oubli. Mais, par un surprenant et absurde paradoxe, ou par le fait d’une illusion risible, je crois voir se multiplier autour de moi, au lieu de se raréfier, les rencontres, les liaisons de l’esprit et du coeur, les mille et un sujets de craindre et d’espérer.
Puisse le destin me permettre de finir comme si je m’éparpillais dans la foule de mes semblables, comme si je me perdais dans un espace illimité qui serait une délivrance et non un châtiment, – comme un cours d’eau qui, en se ralentissant, se divise et s’efface dans la mer.

Gerberoy, 14 octobre 1985.

Et voilà… Je le lisais et je pensais à ce que nous faisons sur nos blogs… laisser une trace.

– C’est tout ? Mais tu nous promettais un poème ? Non ?
– C’est vrai. J’ai hésité… Un poème, un vrai ?

Alors, puisque vous le voulez, un présent qu’il nous fait.


Présent inestimable


Ce qui n’appartient à personne
pas même à nous
je te le donne.

Je te donne nos pas pressés
qui vont et viennent
couvrant une étendue immense
dans ce petit espace de Paris
toujours nouveau toujours le même
l’intimité dans le tumulte
notre solitude enchantée
dans la foule invisible
et ce temps qui n’a pas de fin
au fond de l’instant fugitif.

Je te donne la longue attente
qui nous relie
nos retours menacés
qui n’en finissent pas
de finir et de revenir.

Je te donne ce qui se tait
dans nos paroles
Je te donne nos rêves
unis et séparés
où nous nous retrouvons
sans nous atteindre

Je te donne pour talisman
l’or des étoiles éteintes
je te donne mes derniers jours
pour prolonger ta vie
au-delà de l’oubli.

Jean Tardieu, Margeries,
II, Alma Venus… (divinité de l’amour terrestre),
© Poésie/Gallimard, 1986 & 2009, p.85-86.

72 réponses à “Jean Tardieu : Margeries

  1. Bonjour depuis canton (Guangzhou) Sud de la chine. je te mets deuxieme gagnante, au moins toi, tu fait l’effort de chercher. Bonne journée du vendredi amitiés de canton Qing et rené A bientôt sur: http://belgique-chine.over-blog.com La Chine hors des sentiers battus, par le tourisme.

  2. Magnifique, pas d’autre mot !

  3. même pas eu peur!!!!!!!!!!!!!!!hihihihi

  4. J’ai un petit problème avec les poêmes, depuis certains pensums chez lez pingouines, mais c’est compensé par la « musique » des mots, logique chez moi hé, hé.
    Mine de rien, ton approche de la préface ou de l’avant-propos est cependant la mienne, je préfère « écouter » l’auteur par moi même et me faire une idée de même. (saint Thomasine ?…)
    Merci de ton passage sur mon bazar (au sens propre et figuré) et pour tes compliments, j’en rosie de confusion. Comme toi, hélas, je manque de temps pour baguenauder chez les connaissances bloguesques en ce moment, et surtout pour y laisser ma griffe imperrissable, mais je tâcherai de passer de temps en temps, histoire de me changer de mes louffoqueries habituelles, (je sais… j’assume hé, hé)
    Tiens, le Picasso période bleue, je l’avais ado dans ma piaule, ça fait bizarre de le revoir ici.
    Bonne fin de semaine et encore merci de ton passage

    • Merci pour tes mots, et pour cette visite qui me fait très plaisir.

      Saint Thomasine… j’adore !

      Tu avais le Guitariste aveugle dans ta chambre… c’est une belle coïncidence !

      Bonne fin de semaine à toi aussi…

  5. Merci Quichottine, Jean Tardieu mérite qu’on s’y attarde … (sans jeu de mots facile…)
    Alors, je redécouvre, et je profite de la disponibilité de cet ouvrage pour sentir d’autres facettes de ce poète qui pour moi a souvent été cantonné arbitrairement à un jeune public. Mais c’est par cette voie (de l’école, et des poèmes aux écoliers) que je l’ai découvert.
    Je pose un autre regard maintenant …
    Belle journée de printemps à toutes et à tous, et bises, Quichottine

    • Je l’ai aussi découvert ainsi… Mais il y a souvent d’autres aspects chez les auteurs dont on parle à l’école ! C’est dommage de s’arrêter à ces souvenirs.

      Merci à toi… Bonne soirée, Midolu, et merci encore pour la recherche que tu as faite.

  6. Merci de nous faire découvrir cet avant-propos magnifique de Jean Tardieu..et le poème aussi..Je vais l’imprimer pour le relire tout à mon aise.

  7. Merci !!!!

    Bonne journée. Bises x 2

  8. La poésie n’appartient pas forcément à ceux qui l’écrivent …Quoique celui qui peut écrire :
    « Le ciel est  par-dessus les toits, si bleu, si calme  »
    peut être qualifié de  poète, avec ou sans postérité  …Nombreux sont les poètes qui n’écrivent pas … Ceux qui font de leur quotidien une aventure, ceux et celles qui s’extasient devant le le soleil qui se lève,  ceux qui luttent contre la fuite du temps.
    Nombreux sont ces poètes sur nos blogs et ils ne se soucient guère de la postérité … Car demain Internet aura raison  d’eux et de nous  …Sans doute, mais peu importe .. Il ne restera que  des traces sur  le sable, recouvertes par la marée …
    Mais si le poète ne sait pas toujours d’où vient le vent il inscrit ses mots jusqu’aux confins des marécages et ça finit toujours par se savoir .
    LIZAGRECE

    • J’ai relu ton commentaire… Tu as raison, le poète n’est pas seulement celui qui écrit de la poésie.

      On peut aussi être poète dans sa manière d’appréhender la vie, l’environnement, l’avenir… Tu l’exprimes très bien.

      Mais, il y a une chose que je pense. Lorsque nous écrivons, c’est en partie pour être lus… et je sais que cette « trace » que nous laissons, si petite soit-elle, représente quelque chose à nos yeux, sinon, pourquoi écrire ?

      Tardieu parle du désir d’arrêter la fuite du temps… Tu en parles aussi… Je ne sais pas.

      Mais ce besoin impérieux d’écrire, je crois qu’il ne faut pas le freiner. Même pour soi.

  9. christine

    Merci; pour ce beau poème; oui c’est vrai!!!!!! laisser une trace de nôtre passage sur terre; n’est ce pas notre but à tous; mais certain y arrive mieux que d’autres    bisous très jolie journée

    • Certains en laissent une plus grande, mais je crois que même toute petite, elle est importante.

      Merci, Christine, Belle soirée à toi

  10. Je n’accroche pas trop sur ce poème mais peut-être me faut-il le relire, je reviendrai…
    Bisous Quichottine, bonne journée

    • J’ai hésité entre plusieurs… mais finalement, c’est celui-ci que j’ai choisi. Je sais qu’un poème est toujours très personnel.

      Tu en trouveras peut-être un autre et ce sera le tien…

      Bonne soirée à toi, Joëlle

  11. Bien sûr qu’il ne faut pas se « freiner » … L’écriture est souvent une urgence … enfin je crois ..
    LIZAGRECE

  12. Tient il faudra que je trouve ce recueil, j’aime beaucoup ce qu’il a fait, et le poème que tu nous présente n’échappe a la règle bien au contraire ^^

    Bon week-end quichottine 😉

  13. BONNE SOIREE!!!
    bises!

  14. Moi je vois la poésie comme un beau moment de méditation. Merci de me l’avoir fait connaitre.

    • Souvent…

      Tu sais, lorsque je parlais de bonbon, je pensais à ceux, un peu acidulés, qu’on laisse fondre doucement dans la bouche… pour en profiter vraiment.

      Méditation, aussi, lorsque les mots nous y invitent.
      Rêve… moment d’émotion.

      Merci à toi.

  15. Rien à rajouter aux trois derniers vers …magnifiques !
    merci Quichottine pour cet instant de poésie et de découverte
    bises

  16. Quelle merveille, merci, Quichottine!

  17. Je suis plus dans la notion de partage que celle de laisser une trace sur mon blog. Mais chacun peut vivre le sien comme il le souhaite.
    Le poème sur le don est vraiement très beau, il me touche.

  18. « Tirer quelque chose de ma vie »…ou quelqu’un ?

    Son poème : il donne

    Je prends

    Je t’embrasse

  19. Passionné et pudique. Comment est-ce possible ? Merci de me faire connaître ce joyau.

  20. Un petit coucou accompagné de bises du soir Quichottine, merci pour tes messages 🙂

  21. Il peut y avoir les deux et certainement plein d’autres raisons de faire un blog 🙂

    • Des tonnes de raisons… C’est vrai. L’une d’elle est que j’aime bien ces petits mots que vous me laissez…

      Merci d’être là.

  22. Coucou quichottine, j’ai pris du retard dans tes articles..Je reviendrai lors d’un moment de calme pour savourer tous tes textes. Bonne semaine!

  23. ça tombe bien, je suis bavarde

    bises !

  24. Merci Cher amie quichottine, tu m’as fait redécouvrir un homme merveilleux dont les propos me parlent à propos.
    Ce me reconnaît tant dans l’écoute pour ma part très tardive de ce murmure intérieur.
    Oui, clairement, écrire mais surtout partager ce que l’on écrit est une manière de laisser une trace, une trace indélébile, il n’est point d’orgueil à cela, juste le souhait de perdurer un peu au-delà de l’enveloppe.

    • Chère Isabelle… Je crois que certains textes sont là pour nous dire ce que nous n’arrivons pas à exprimer…

      Et là, tu as tout à fait raison… Un désir, c’est important aussi.

  25. J’ai vraiment un problème…. ça fait au moins 10 fois que je vais à la médiathèque … je erre dans les rayons et je ressort souvent sans rien….. il y en a trop 

    ça se soigne docteur?

    • Je ne sais pas…  Tu devrais décider que tu prends le premier qui t’appelle… quitte à le reposer ensuite si tu trouves mieux. 🙂

  26. je vais essayer la technique

  27. Passionné et pudique. Comment est-ce possible ? Merci de me faire connaître ce joyau.

  28. Coucou quichottine, j’ai pris du retard dans tes articles..Je reviendrai lors d’un moment de calme pour savourer tous tes textes. Bonne semaine!

  29. J’ai assisté dimanche 15 à une mise en scène de quelques poèmes de Tardieu, c’était tout simplement excellent, jeux de scène et jeux de mots font bon ménage.

    • Tu as tout à fait raison… Les textes de Tardieu sont faits pour être dits. Il faut aussi y penser lorsqu’on les lit.

  30. Préface, avant-propos, la différence ?

    Ce poème m’a fait penser à la chanson « je te donne mes différences » !

    • L’avant-propos est rédigé par l’auteur de l’ouvrage, la préface non.

      Tu as raison pour la chanson… il m’y a fait penser aussi !

      Merci, Melly.

  31. bonjour Quichottine ,  je  lis aussi  pas mal de  poésies ces derniers temps ;  Rimbaud surtout , j’éssaie  de comprendre 
     » ses couleurs  »  , comprendre  comment il arrive à son  » alchimie du verbe   »  , car je crois que cela  passe forcément  par  une visualisation   de  ses  mots , et  de son univers meme imaginaire   pour  certains de ses poèmes  , je crois que cela 
    m’aide  et  m’apaise  pour  mes  prochaines toiles … 

    je vais certainement lire   Tardieu , si j’accroche  😉

    merci  Quichottine et  bonne  fin de semaine

    Gari

    • Je sais que tu as su t’imprégner de Rimbaud. Je crois qu’il faut ressentir et pas forcément comprendre, mais il se peut que je me trompe.

      Tu vois, lorsque tes toiles ou tes dessins « me parlent », je ne suis pas sûre de les comprendre, mais je dis ce que je ressens.

      Bonne fin de semaine à toi aussi, Gari.

  32. Muad' Dib

    Bonjour Quichottine, je préfère nettement l’avant propos de Monsieur Tardieu.
    Par contre, je trouve excellente cette idée de cabinet dentaire de Chicottine … lol
    Gros bisous et très belle journée,

    • Morte de rire, Muad… Tu es pour l’instant le seul a l’avoir relevé et cela me fait très plaisir !

      Merci. Passe une belle soirée… 

  33. Quelqu’un que je regrette de ne pas avoir connu plus tôt … l’image de la bonbonnière est intéressante, je la ressortirai à l’occasion! merci bisous

  34. Petite Elfe

    Tu devines qe j’ai aimé particulièrement aimé ce billet. Ah la poésie.. Je crois que beaucoup trouvent cette forme d’expression « ‘ringarde ».
    Et pour ma part, la meilleure poésie est celle qui vient du coeur.   Certains  passent du temps à trouver des rimes et des pieds…  Mais ça enlève de la spontanéité. Les plus doués arrivent bien sûr..
    D’ailleurs, quand on lit les « grands poètes », on s’aperçoit qu’ils s’en fichent… (il n’y a qu’à lire celui-ci)
    je vais me mettre sérieusement à lire jean Tardieu… Celui-ci est… un très beau présent, à lire et à relire.
    La poésie, sans fioriture ou avec,  ( il en faut pour tous les goûts)  se déguste et celui qui arrive à faire qu’on la déguste, est très grand.

    Voici un portrait du poète que j’ai reçu par mail et que je mettrais bientôt sur mon blog:

    « Le poète danse au son de sa musique. Les autres, intimidés, essaient quelques pas. Et quand la musique arrive, si elle arrive, effacez les points et les virgules et même parfois les majuscules Prenez juste la joie de respirer un grand bol de liberté Regardez une dernière fois votre portée puis laissez-la s’envoler Ne recommencez jamais Continuez et surtout, persévérez. »

    Bonne journée Quichottine et merci pour ce beau billet.

    • Merci pour a visite et pour ce très beau commentaire, Petite Elfe. La poésie est toujours belle lorsque ce qu’elle exprime est sincère…

      J’aime bien le message que tu as reçu. Je trouve qu’il traduit très bien ce que j’imagine…

      Passe une douce soirée…

  35. J’adore le poème! C’est le genre de « choses » que j’aimerais qu’on me donne!

  36. Voilà le genre de poème qui ne me pose aucun problème d’exégèse.Sur Francec culture, il existe une émission qui repasse de temps en temps, consacrée à Tardieu.Elle est remarquable comme tout ce qu’entreprend cette chaîne.J’aime ce poème et j’apprécie la clarté de la préface.J’ai bien fait, tu vois de sortir de derrière le pilier où je m’étais lâchement planqué.J’aime bien Ponge et Alain Borne aussi parmi les contemporains.Merci Quichottine.Bisous du soir et bonne fin de semaine.

    • Je sais bien que tu ne te cachais pas vraiment !

      Je vais te faire un aveu, je ne suis pas du tout sûre d’avoir lu du Francis Ponge… même si je connais son nom et que j’ai entendu parler du Parti pris des choses
      Quant à Alain Borne, il va falloir que je parte à sa découverte… Je fais une drôle de bibliothécaire !

      … Voilà donc deux auteurs à lire… Peut-être pas tout de suite, mais je vais le noter dans un petit coin de la bibliothèque, pour y penser.

      Merci, Morsli. Bonne fin de semaine à toi aussi

  37. « Je te donne ce qui se tait
    dans nos paroles
    Je te donne nos rêves
    unis et séparés »

    J’aime…. et un reccueil de poésie, ce n’est pas un roman…il faut l’apprécier par petites touches… une phrase, un petit poème… J’ai toujours plus de mal avec les longs textes, je préfère les textes courts qui me parlent plus, je suis faite ainsi…Un long texte, j’ai plus de mal à en tirer les phrases qui font « tilt….

    • Il y a aussi de grands poèmes, mais c’est vrai… je peux dire que je suis d’accord avec toi, les textes cours ont plus de force souvent, du point de vue de l’impact émotionnel… (que de grands mots cette nuit !)

      Souvent, dans un poème, il y a une phrase, parfois deux mots qui côte à côte m’interpellent… j’adore !

      Merci, Mahina pour ce partage.