Dépoussiérages (2)

Le second « dépoussiérage » vient de retrouver sa place originale… vous avez été nombreux à venir lire, et nombreux à échanger sur cette « influence » que je vous proposais de nouveau aujourd’hui.

Je vous remercie tous d’avoir participé à cette discussion… très enrichissante pour moi.

Comme promis, vous aurez autre chose à vous mettre sous la dent tout à l’heure… cette nuit, pour demain… Mais, d’ici là, les « retardataires » peuvent aller lire ce vieux billet (lavé et repassé, fleurant bon la lavande)… et tous les nouveaux commentaires que vous y avez déposés, le plus souvent avec beaucoup de chaleur.

Comme promis aussi, je laisse ici l’introduction que j’ai écrite pour l’occasion et qui serait bien mal venue là-bas, au fond de mes archives !



« Ben … Qu’est-ce que tu nous fais là, Quichottine ?
Tu vas nous resservir tous tes anciens plats, réchauffés, un peu rances ? »

Je vous vois d’ici… derrière mon écran, je ris ! J’imagine très bien ceux qui sont allés voir dans mes archives, se dire que j’exagère vraiment !

Mais vous savez, à l’époque, vous n’étiez pas nombreux. Il y avait quelques visiteurs silencieux, et quelques-uns qui commençaient à penser qu’on ferait peut-être quelque chose de moi si les petits cochons ne me mangeaient pas… C’est vrai !

Mais bon, moi, je commençais à me demander si ce blog était une bonne chose. (Il paraît que c’est normal, et qu’il faut s’accrocher, surtout au début.)

Ma bibliothèque en était à son cinquième jour d’existence et j’avais eu mon premier gros chagrin de blogueuse : j’avais perdu un article… un texte où j’avais mis tout mon coeur… un texte que j’ai mis très longtemps avant de pouvoir décider de l’écrire, une seconde fois.

Le billet qui l’a remplacé ne me satisfait pas. Je crois que c’est normal aussi… parce que, voyez-vous, on dit que les absents ont toujours tort… mais, moi, je ne crois pas. Il me semble au contraire que ceux qui sont partis un peu trop tôt, avant que l’on se rende compte de leurs imperfections, qu’on ait le temps d’en avoir un peu « ras la marmite à fondue« , ceux-là se parent d’un halo de sainteté, en quelque sorte.

Ici, j’en conviens, il ne s’agissait que d’un article, mais personne d’autre que moi ne l’a lu… et nul autre ne pourra jamais le lire, donc….

Vous pouvez me croire
si je vous dis qu’il s’agissait d’un véritable chef d’oeuvre
et que je n’en ai pas écrit de meilleur depuis !

Ce mardi 19 juin 2007, à 14h32, je m’interrogeais, et, par conséquent, je vous interrogeais sur ce qui nous influence, sur l’objectivité de nos lectures… Aujourd’hui, je relis avec vous ce que j’avais écrit, ce billet qui n’avait reçu aucun commentaire avant que Clerval, Gaby et Chana n’aillent le dépoussiérer.

Qu’en auriez vous pensé ? Seriez-vous entrés dans cette discussion au sujet de notre vécu qui nous fait voir les choses de façon différente, qui nous fait interpréter un texte, une image, sans que celui qui les a déposés sur sa page ne puisse savoir à l’avance ce que son visiteur en comprendra ?

Je ne sais pas… et donc, je vous montre ce texte, « Influence », pour la seconde fois.

(Bien entendu… comme hier… il retrouvera sa page initiale demain !)

10 réponses à “Dépoussiérages (2)

  1. Influence… Bien entendu, chacun d’entre nous lit et notre lecture, notre interprétation sont influencées par notre vécu. 
    Nous n’avons alors pas les mêmes images en tête et nous n’accrochons pas forcément sur les mêmes passages.
    C’est cette interaction avec l’auteur, si personnelle, qui est intéressante.
    Ce que je trouve tout aussi passionnant, c’est de pouvoir échanger nos ressentis par rapport à nos lectures. J’aime bien ces lectures parallèles comme nous l’avons eue avec Pennac ou avec Cervantes actuellement.

  2. Gros bisous de la nuit, amie Quichottine.

  3. Bonjour ! un ptit coucou !


  4. Vous pouvez me croire
    si je vous dis qu’il s’agissait d’un véritable chef d’oeuvre
    et que je n’en ai pas écrit de meilleur depuis !
    Disais-tu …! C’est tout à fait normal, et peut-être vrai d’ailleurs ….

    Dans un autre domaine, moi qui suis pêcheur, j’affirme que les plus gros poissons que j’aie fait mordre à l’appât sont ceux que, finalement, j’ai ratés …  Ah! que de records du monde …
     Plus sérieusement, si tu écris dans ton coin, l’important c’est ce que tu as voulu dire; mais, si tu publies, ton « oeuvre » t’échappe, et l’important devient ce que les lecteurs comprennent …

    • Sourire…

      Tu vois, ce qui est important quand tu viens me rendre visite, c’est que tu me fais relire des articles auxquels moi-même je ne pense plus.

      J’étais bien présomptueuse je crois !

      J’aime bien les poissons que tu as ratés… Finalement, c’est une bonne idée.

      Merci pour ce rappel… tu as raison, ce que les lecteurs comprennent est important aussi.

      Je t’embrasse, Glorfindel, bien amicalement.

  5. Les poissons ratés et ceux que j’ai relachés,
    Peuplent encore la mer s’ils se sont méfiés !