Jeux olympiques d’été

C’était la fête de l’été, chez Emmanuelle, ce vendredi.

Tous s’étaient mis aux couleurs des Jeux Olympiques… peut-être parce que, là-bas, tout est possible, ou presque.

En plus des ballons habituels lors de ces réunions annuelles, sous la tonnelle qui nous protège du soleil, de petits drapeaux…

J’avoue ne pas avoir vérifié le nombre de pays représentés.

Je n’ai pas non plus photographié la flamme olympique de papier crépon qui n’aurait brûlé personne.

J’étais là, comme chaque année, souriant à ceux qui me souriaient, évitant les autres. Souriante, mais pourtant, absente, à Yeur.

Dans un monde différent, où Emmanuelle aurait pu courir et sauter, où les médailles remises après le dessert n’auraient pas été de bristol.

Jeux olympiques, ou plutôt peut-être para-olympiques.

Tous les résidents arboraient les cinq anneaux des Jeux et un liseré tricolore.

Étonnante équipe de France !

Comme chaque année, je regardais ma fille.

Comme chaque année, je me demandais pourquoi j’étais là.

Et, comme les années précédentes, le rhinocéros peint sur l’un des murs du jardin me regardait d’un air narquois.

Je sais que je ne mettrai pas ici les deux portraits que j’ai pris d’elle.

Je garde de ces moments une ou deux photographies, pas davantage, et je me demande parfois pourquoi elles existent dans son album d’images.

Mais si je veux être sincère, c’est sans doute parce que j’ai l’impression que je pourrai ainsi remonter le temps, un jour prochain, lire cet album à l’envers, pour revenir à ces moments où je pouvais encore y croire.

Croire qu’Emmanuelle serait un jour comme les autres.

… et surtout, surtout, ne rien dire, laisser une autre chanter.


Pour les nouveaux qui ne la connaissent pas, d’autres pages sont à lire en suivant les liens.

80 réponses à “Jeux olympiques d’été

  1. On aimerait tant parfois que tout soit différent… et se construire un à Yeur.
    Bisous plein de tendresse Quichottine.

    • On aimerait, c’est vrai, mais ce n’est pas toujours possible.
      Merci pour ta présence et tes mots Mimi.
      Bisous tout plein pour toi.

  2. C’est tellement émouvant

  3. Une illusion de fête, comme un jalon sur une route incertaine, comme une pierre sur ta route qui te fait encore et toujours trébucher et te déchire l’âme. Un été de plus qui ne te réchauffe pas. J’aurais voulu pouvoir te tenir la main…

    • Je ne sais ce que tu aurais écrit… comment tu aurais réagi. Mais ta présence aujourd’hui fait du bien.
      Merci, Amie.

  4. Je comprends pour les photos car ce sont des moments qui existent pour toi, non pour vous, même s’ils doivent être si difficiles. Oui, peut-être en auras-tu besoin un jour.

    Je me pose la question : comment ne pas y aller ? Comment faire comme si c’était vraiment la fête ? Et je te vois un peu perdue, oui à Yeur, normal, je pense.
    Je t’embrasse Quichottine.

    • Il y a eu une de ces fêtes où je ne suis pas allée… mais finalement, c’était pire.
      Je t’embrasse. Merci pour tout Pimprenelle.

  5. Que dire en effet. Cela me touche. Ces moments forcément sont plus durs que tout ce (ceux) que je peux imaginer. Lynda Lemay le chante très bien…Bisous ma douce Quichottine

  6. Je repasse par ici juste pour te dire « Ça va » et toi? Passe un bel été, Quichottine, que le soleil inonde ton espace et ta vie. Il entre peu à peu chez moi… Je t’embrasse bien affectueusement. Nell

    • Merci pour ce passage… je ne sais pas si ça va, mais j’espère que pour toi tout va le mieux possible.
      Passe une douce journée Nell. Bisous.

  7. Je me souviendrai toujours de ce café dans une galerie marchande d’un Leclerc et tes mots si pleins de souffrance et de chagrins mais où brillaient malgré tout des étincelles de lumière…

    « Ce qui compte c’est la puissance de la joie qui éclate à la vitre de nos yeux »
    Christian Bobin

    • Je m’en souviendrai aussi, merci pour ce moment partagé, Marie.
      Gardons tous les instants de joie, ils sont précieux.

  8. Eglantine Lilas

    J’avais déjà lu tes pages …j’ai suivi de nouveau les liens que tu as mis. Les mots ont bien du mal à s’écrire sur ce commentaire…j’aurai voulu entre autres, ( d’autres mots sont touchants) écrire ce Galet t’a écrit…qu’elle me permette de les partager avec elle.

    je t’embrasse ma douce amie

    • Je suis sûre qu’elle te le permet.
      Je t’embrasse très fort ma douce amie. Prends bien soin de toi, de vous.

  9. Comme je te comprends! Je vais tous les après-midi voir ma mère qui depuis 2 mois a totalement « décroché ». Elle ne parle plus, seulement des gémissements qui agacent les autres,a l’air totalement égarée, je ne sais même pas si elle me reconnaît. Alors qu’avant, je disais un mot aux uns et aux autres, je rase les murs comme si son état était devenu honteux, je vais la faire goûter, je la promène dans le parc, je m’installe sur un banc, je lis , je tricote, je lui prends la main caresse ses cheveux mais c’est si dur. Il faudrait faire comme si, s’installer dans la salle commune et vibrer comme les autres aux buts marqués par l’équipe de France, parler de tout et de rien mais je n’en ai plus la force! Je t’embrasse

    • Et tu as énormément de courage, Azalaïs.
      « Qui agacent les autres« … je sais bien. J’ai vécu cela lorsque Emmanuelle a été hospitalisée la dernière fois. Elle était dans une chambre à trois lits, les deux autres occupés par des personnes très âgées qui ne la supportaient pas.
      Comment d’ailleurs comprendre ce qui se passe lorsqu’une encore jeune femme ne s’exprime que par des cris et des gémissements ?
      J’étais heureuse lorsque le personnel de la MAS a fait le nécessaire pour qu’Emmanuelle rentre chez elle, car, même sous oxygène, avec un suivi médical moindre, elle y est toujours mieux.
      Tu n’es pour rien dans l’état de ta mère… tu n’as pas à en être honteuse. Tu es là, près d’elle, et chaque instant passé avec elle, chaque caresse, compte, pour elle et pour toi.
      Je t’embrasse très fort. Garde un peu de temps pour toi.

  10. Grande émotion à l’écoute de Linda, superbe chanson chanté avec son cœur, son âme même.
    Merci de tes visites et commentaires, je m’éloigne un peu de l’écran depuis quelques temps, pas bon pour mes yeux ni pour ma santé. Mais je ne t’oublie pas, ni toi ni aucun de mes amis-blog.
    Je te fais de gros bisous

    • Merci pour ce passage, Annick.
      Le plus important est de prendre soin de toi.
      Bisous et douce journée.

  11. Coucou ma Quichottine,
    Je viens de relire les paroles de cette chanson qui est magnifique et qui représente tellement ce que tu ressens vis à vis de ton Emmanuelle. Ton billet est franchement émouvant, merci de ce partage.
    Bises et bonne soirée

    • Merci pour ta présence et tes mots, Zaza.
      Linda Lemay sait exprimer de nombreux maux, elle me touche énormément.
      Bises et douce journée.

  12. C’est un autre monde auquel on n’a pas accès, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas là-bas tout comme toi à Yeur des merveilles intérieures qui vibrent.
    Tendresse.

    • Je ne sais pas… et c’est ce qui est le plus dur, ne pas savoir, douter de chaque instant.
      Merci d’être là ma Polly.
      Tendresse à toi.

  13. Polly a raison je crois que des merveilles brillent dans un autre univers. J’avais déjà lu une partie de l’histoire d’Emmanuelle que tu évoques avec tant de pudeur et de coeur. Les mots sont difficiles à trouver pour te dire combien on voudrait t’aider, combien on comprend, sans être maladroite alors j’étais repartie le coeur serré sans rien dire…

  14. En lisant ton article ce soir, assise dehors, je contemple le ciel et attends de voir la première étoile qui unira mon ciel au tien. Au delà des mots, je suis avec toi, avec elle et aventure avec tous ceux qui sont nés différents. Je t’embrasse fort.

  15. J’ai écrit de mon téléphone portable, le mot aventure n’a pas sa place ici…

    • J’avais compris… et je sais combien il est difficile d’écrire ce que l’on voudrait quand on n’est pas devant un ordinateur…
      Merci d’avoir corrigé. 🙂

  16. Dehors le tonnerre gronde de grosses gouttes tombent bruyamment elles disent combien mon coeur est en orage.

  17. Bonsoir ma chere Quichottine,
    Quelle amertume ! Et comme je te comprends.
    C’est ce que je ressens ce soir en lisant ta page, mais je me trompe peut-être….
    Je la relirai lundi d’un autre oeil peut-être.
    Sortir ce soir m’a fait du bien. Mon amie est la maman d’une petite Philomène décédée à l’âge de 8 ans. Elle était mon élève et nous l’avons accompagnée toutes les années de la maladie d’où notre indéfectible amitié. Bien sûr, Manu est encore là mais quelle blessure vous partagez…..
    Ce soir j’ai de meilleures nouvelles de mon fils. Nous serons totalement rassurés demain soir, j’y crois !
    Bises affectueuses et bon dimanche.

    • Amertume, je ne sais pas.
      Je crois que plus les années passent plus je me résigne à cette vie où tout se construit autour de notre fille.
      Que sera l’avenir ? Je ne sais pas.
      J’espère seulement que nous aurons un jour le temps de vivre…
      Je suis heureuse que tu sois rassurée. Bises affectueuses et douce journée à toi.

  18. Ma chère Quichottine,
    Que te dire, je te comprends trop pour tenter quelques mots tellement absurdes devant ta réalité, alors juste j’ai une très grosse envie de te serrer fort dans mes bras.
    Enormes bisous.

  19. Etait-elle heureuse Emmanuelle de ce moment de fête ? Si oui, et bien elle est dans ce cas comme tout un chacun; capable de joie et de tristesse. A sa façon.

    • Heureuse ? Je ne sais pas. Peut-être, à sa manière à elle.
      Tu sais, c’est un peu comme le premier sourire d’un bébé, on en est émue, tout en sachant que ce n’est souvent qu’un simple réflexe et que ce sourire aux anges n’en sera un véritable que bien plus tard. 🙂

  20. Je pense très fort à toi et te serre dans mes bras

  21. Je t’embrasse très fort Quichottine
    Et qui de mieux que Linda Lemay que j’adore pour dire les choses ….
    Nous avons une petite Juliette de 5ans aujourdhui qui ne saura jamais ce que nous savons ..
    Prends bien soin de toi douce Quichottine

    • Je pense à toi, à vous, et je t’embrasse très fort aussi, Claudine.
      Prends bien soin de toi, de vous…

  22. Hier soir je t’avais laissé un message…mais ce matin je ne le vois pas…mystère des transmissions d’ondes tristes.
    Je te disais je crois que pendant la lecture de tes mots dehors le tonnerre grondait et d’énormes gouttes de pluie faisaient un bruit assourdissant comme si le ciel était à l’unisson du bruit de mon cœur , de ma grande émotion.
    Ce matin je peux te souhaiter le bel été que tu mérites
    Bisou Quichottine

    • Ton message n’avait pas disparu… il était en attente, j’ignore pourquoi.
      Merci pour tout, Jamadrou.
      Bisous et douce journée. Je te souhaite un magnifique été.

  23. Que te dire ma Quichottine… je pense aussi très fort à toi et qu je t’embrasse.

  24. bonjour quichottine,
    je ne connaissais pas cette chanson de linda LEMAY, c’est poignant et tellement vrai,
    je ne peux que t’assurer de mon amitié et je t’embrasse, MIAOU !!!

  25. Je viens de lire tous tes billets liens , j’ai du mal à trouver mes mots même si le monde d’Emmanuelle je le connais bien puisqu’il a fait partie de mon univers professionnel .
    Je t’embrasse bien fort Quichottine

    • Merci Jazzy.
      Je ne sais pas si j’aurais pu travailler auprès d’eux.
      Je t’embrasse bien fort.

  26. Que de douleur ! Tu me bouleverses, Quichottine, moi qui ai tremblé toute cette semaine pour mon fils. « Pour le même prix, il était mort », m’a dit la neurologue. Mais il est sorti d’affaire et je respire. Tu ne peux pas respirer, mon amie. Depuis si longtemps. Je voudrais te prendre dans mes bras et pleurer avec toi. Où alors, aller danser à Yeur avec Emmanuelle et toi. A Yeur, tout est possible même l’impossible. Je t’embrasse ma douce amie, si forte, si fragile, tellement femme, tellement mère.

    • Tout est possible là-bas, c’est vrai. Et j’ai besoin de cet à Yeur pour pouvoir vivre ici.
      Merci pour ta chaleureuse présence, pour tes mots.
      Je t’embrasse fort en espérant que maintenant la série noire soit terminée chez toi.

  27. La peine d’une mère, de voir son enfant différente , cela ne peut se comprendre que par celles qui vivent le même drame au fil des années. Ont-il seulement compris et apprécié ces moments où le personnel essaie de créer une illusion de normalité ?
    Ta pudeur à exprimer ta peine ne donne que plus de poids à tes mots .
    Je t’embrasse fort.

    • Je n’ai pas de réponse… mais j’admire tous ceux qui font au mieux pour que ces fêtes existent…
      Je t’embrasse fort. Merci pour tout.

  28. C’est très émouvant, on ne sait que dire. Quelle souffrance ce doit être pour toi Quichottine
    Je t’embrasse bien fort

    • Ne rien dire… mais être là, malgré tout.
      Merci pour cette présence et tes mots.
      Je t’embrasse bien fort aussi.

  29. Tes mots de souffrance sont forts ma Quichottine…
    J’aimerais vraiment te prendre dans mes bras pour atténuer cette douleur.
    Douce journée, je t’embrasse très fort.

  30. Bonsoir Quichottine. Je comprends tout à fait ta souffrance de voir Emmanuelle ainsi. La chanson de Linda Lemay est émouvante. Connais tu aussi sa chanson « Le mime » ? Bisous

    • Je ne connaissais pas cette chanson et je la découvre grâce à toi.
      Merci !!
      Bisous et douce journée.

  31. Ton billet est émouvant…
    Si belle cette chanson
    Bisous dame Qquichottine

  32. Et oui Quichottine !! … Une souffrance de chaque instant.
    Je t’embrasse bien fort.

  33. Il est des douleurs indicibles , mais tu as su les écrire de façon très pudique ;
    je t’embrasse

  34. Pour tous ces malades, c’est peut_être un moment de joie ds leur univers…Pour les proches, c’est plus compliqué.
    Entre parenthèses, je trouve le rhinocéros hideux, ils auraient pu trouver un autre animal. Bises VITA

    • Je ne sais pas… je sais que ça l’était pour certains, car tous les résidents n’ont pas le même état de dépendance…
      Il y a d’autres animaux sur ce mur, mais c’est le rhinocéros qui me faisait face. 🙁
      Bises et douce journée Vita.

  35. Wow. Cette chanson est bouleversante. Tout comme tes mots. Pas de réponse à donner hélas. Pas de consolation. Impossible. Juste un gros câlin, de la tendresse, pour apaiser un peu, si peu…
    Mais ne te demande pas pourquoi tu es là. C’est ta place, c’est tout…

    • C’est ma place, c’est tout… soupir.
      Je m’y résigne peu à peu, mais c’est encore bien difficile.
      Merci pour tout Pastelle.

  36. Je te comprends ma Quichottine… C’est si difficile, c’est difficile aussi d’en parler. Je suis allée rendre visite à ma marraine avant qu’elle ne parte, 103 ans… Une statue, aucune réaction, sourde et aveugle et égoïstement je me suis posé la question : « pourquoi suis-je venue ? Ca ne lui apporte rien et ça me fait tant de peine… » Maintenant je ne regrette rien, Un mois plus tard elle nous quittait. Est-ce une belle fin de vie…
    Pour ton enfant, Emmanuelle, j’imagine ta douleur…
    Bonne nuit, je t’embrasse fort.

    • Je n’ai pas de réponse…
      En ce qui me concerne, je voudrais mourir bientôt, avant que le temps n’ait achevé son ouvrage et m’ait transformée en une vieille femme aigrie qui ne pourrait ni réagir ni écrire…
      Merci d’être là, Liliane, merci pour ce témoignage qui me touche beaucoup.
      Je t’embrasse fort.

  37. Une chanson émouvante, qui parle toute seule…
    Je ne connaissais pas, merci du partage
    Je … une larme … comme toi mes pensées sont à Yeur …
    Je t’embrasse

  38. un témoignage émouvant–
    pourquoi ne pas lâcher prise – admettre qu’elle est différente- et l’aimer comme elle est- avec ses différences-
    tu te fais du mal en regrettant cet état de fait-
    admettre c’est déjà un grand pas—
    pour les jeux para-olympiques quand on voit à la tv , je n’aime pas- ils font des exploits—mais pourquoi vouloir ressembler à des sportifs en bonne santé-
    ça se discute- mon mari n’est pas de mon avis-
    bonne journée- gros bisous-

    • Lâcher prise est plus ou moins facile.
      Admettre qu’elle est différente, l’aimer ainsi, comment ne pas le faire ? C’est un petit ange… un peu bizarre, mais elle est là.
      Par contre, désirer encore qu’elle ait pu avoir une vie, je continue à le vouloir, car je continue de penser que sa vie n’est pas une vie.
      Aurais-tu voulu avoir la sienne ?
      Moi non, toi, je ne sais pas.
      Bises et douce journée Lady Marianne.
      (Les sportifs para-olympiques sont des sportifs, ils sont différents mais leur sport et leur façon de le pratiquer est tout aussi admirable que les autres.)

  39. Ne crois pas que je t’oublie. Je lis ces lignes au moment de leur parution, retrouve les articles anciens avec les liens mais je ne commente pas… Tu as tellement de commentaires à lire. Que pourrais je te dire, comment comprendre quand on est soi même  »pas concerné », et pourtant, …lire plus tard sa  »Vie à l’envers ».. Se demander quelle a été sa vie, comment la vit elle…. Défaire les noeuds de son coeur et garder l’indicible, se dire qu’il y a peut etre une fenêtre entrouverte…
    J’ai hésité à t’envoyer un mail plutôt qu’une réponse ouverte à tous…. Mais c’est plus facile de répondre à tes mots directement…enfin.. Plus facile? Juste essayer de te dire que mon silence est malgré tout….présence…

    • Ta présence compte beaucoup pour moi, Mahina, tu le sais. 🙂
      Il y a toujours des mots qui ne sont pas faciles à partager, alors, comment trouver ceux qu’il faut donner en réponse ?
      Toi, tu sais… depuis bien longtemps, ici ou dans mon refuge.
      J’espère que tout va bien pour toi. Je t’embrasse fort.

  40. J’étais venue, avais lu et n’avais rien dit….c’est difficile de dire sur ce partage. Que ferions nous si nous étions à ta place….
    Pour avoir cotoyé pendant des années ces souffrances et silences de parents d’enfants handicapés, je ne sais si j’ai bien agi mais j’étais là présente pour les aider du mieux que je pouvais. Et souvent un regard embué ou la pression d’une main sur mon bras valait un remerciement.
    J’arrête .. trop émue par certains souvenirs.
    Je t’embrasse fort
    Dany

    • Être présente, c’est déjà beaucoup.
      Parfois, il n’y a pas de mots.
      Merci pour ta présence, Dany.
      Je t’embrasse fort.

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