Daniel-Rops, Mort où est ta victoire ? (4)

J’étais avec elle, dans ce train, jour après jour.

Je me demandais quand elle trouverait ce petit carnet noir qui changerait sa vie… tout en souhaitant de tout cœur ne pas lire la page où tout bascule.

Vous en souvenez-vous ? Je lisais « Mort où est ta victoire ? » de Daniel-Rops. J’étais Laure sans l’être tout à fait. J’aurais pu être Marcelline aussi, ou Irène. Chacune répondant à l’une ou l’autre des questions que je me posais adolescente.

Comme souvent dans ce roman, nous ne connaîtrons les circonstances de la rencontre de Laure et de Jean qu’après avoir assisté à deux scènes terribles… La première entre les époux Paleyzieux, Jean et Mathilde, et, la seconde, entre Mathilde et Laure Malaussène.

Mathilde est d’une jalousie féroce. Jean ne l’aime pas… Il ne l’a d’ailleurs jamais aimé, c’est ce qu’il pense en écoutant les griefs de sa femme. Elle trouve que la jeune femme qui enseigne le piano à ses enfants est bien trop belle… et elle a sans doute raison d’interpréter les regards de son époux.

Mais qu’y a-t-il vraiment entre Jean Paleyzieux et Laure Malaussène ? Que sait l’écrivain avant de nous le confier, quelques pages plus loin ?

 « La rencontre de Laure Malaussène et de Jean Paleyzieux s’était faite dans des circonstances qui pouvaient passer pour assez surprenantes, mais qui n’avaient rien que de très logique. Ses cours de musique à Sainte Anne d’Albarine en avaient été l’occasion.

Chaque vendredi, elle prenait l’omnibus somnolent. Elle n’aimait pas ce travail, qui était fastidieux et exigeait ce voyage sans agrément. Elle était d’ordinaire seule dans le compartiment de seconde classe ; comme c’étaient toujours les mêmes wagons que la compagnie laissait en service, elle se sentait un peu chez elle dans le coin de banquette où elle se plaçait toujours. Elle lisait un livre, oubliant les stations où le train demeurait longtemps, sans aucune raison. »

(p.138)

Ce soir-là, après tant de vendredis passés à observer autour d’elle, à lire aussi, Jean va monter dans ce wagon.

Je voudrais pouvoir le lui dire… Il ne faut surtout pas qu’elle sorte le petit carnet qu’elle a trouvé dix mois plus tôt. Il ne faut pas qu’elle le lise devant lui. « JP », ce sont les initiales gravées sur la couverture de ce carnet. Moi, je sais à quoi, à qui elles correspondent.

– Laure ! Ne lis pas ! Ne pose pas les yeux sur ton compagnon de voyage, ne le laisse pas voir ce que tu fais ! Laure !!!

Mais Laure n’écoute pas. Elle ouvre le carnet, lit, son regard se fait pensif, un peu rêveur.

– Laure !!! Il ne faut pas !

Trop tard ! Il a vu le carnet… Il sait… et ses mots sont ceux qu’elle ne devait pas entendre !

« Mademoiselle, dit Paleyzieux, excusez-moi. Mais ne pourriez-vous pas me renseigner ? Est-ce dans ce train, est-ce aujourd’hui, que vous avez trouvé ce carnet noir ? »

(p.141)

– Laure ! Trouve une excuse ! Ne lui dis pas qu’il y a déjà dix mois, dix longs mois, que tu le lis chaque jour, que tu le relis, que tu accompagnes ses réflexions, celles qui ne devraient être qu’à lui… Ne dis rien. Fais semblant !

Mais non ! Elle ne sait pas faire semblant, elle ne l’a jamais voulu. Laure a toujours lutté pour rester soi, quelles qu’en fussent les conséquences.

Ils se parlent et ce sera le début de longs échanges…

Chaque vendredi, puis plus souvent. Il a trouvé une excuse pour la voir : les leçons de piano à ses enfants.

Renoir_1892.jpg

Ils se retrouvent, se découvrent des passions communes. Laure a lu Nietzsche dans le petit carnet… une traduction de Jean.

Tout sera désormais « Par-delà le bien et le mal* ».

Moi, je sais, mais ils ne veulent pas m’écouter. Laure aime Jean, Jean aime Laure.

« Trop aveuglée pour le juger, elle se grisait de cette amitié attentive, féconde en soins délicats, qu’elle n’avait jamais connus, qui, de semaine en semaine, ressemblait davantage à une réciproque passion.

Parfois, dans les yeux de Jean, elle avait surpris l’éclair qu’elle avait observé jadis dans ceux de Thierry, plus tard dans les prunelles de Jacques Malessert. Mais ce qui lui avait paru, chez les autres, répugnant ou ridicule, bien qu’elle ne s’exprimât point ce sentiment, lui sembla naturel chez Jean. »

(p.155-156)

Amours coupables mais où elle découvre à la fois le plaisir et la souffrance. Ils sont amants… ils seront complices. Il est bien trop tard pour alerter Laure, pour lui montrer un autre chemin.

« Par-delà le bien et le mal »… Le mal n’existe pas. Le bien ?…

Est-ce ce moment où Jean va empoisonner sa femme ? Est-ce le moment où Laure va s’avilir, se prostituer, pour reprendre au docteur Épeautre l’aveu écrit que Jean a signé ?

Ils vont se marier alors que ne reste de l’ancienne passion dévorante que le dégoût de l’un et de l’autre. Ils vont vivre ensemble alors qu’ils n’ont plus à partager que le souvenir d’un crime.

… Elle n’aurait pas dû ramasser le carnet noir, elle n’aurait pas dû le lire, s’imprégner des citations que Jean y avait notées.

Mais les personnages d’un roman entendent-ils les avertissements du lecteur ? Sentent-ils le trouble qui les saisit devant certaines phrases ? Comprennent-ils la hâte qui soudain surgit, celle qui fait sauter des paragraphes, tourner les pages un peu plus vite ?

Laure, Jean, Mathilde, Marcelline, Thierry… chacun a une histoire comportant ces trahisons qui les feront souffrir sans qu’on puisse rien pour eux.

Relire un livre, plus que le lire, c’est parfois être le spectateur impuissant d’un drame dont on sait qu’aucune ligne ne pourra être modifiée.

Tout est déjà écrit, et l’auteur est le seul maître du destin de ses héros. Il peut à sa guise leur redonner l’espoir qui manquait.

Pour en savoir davantage

  • Lire l’article de l’encyclopédie Larousse sur le livre de Friedrich Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, 1886.

http://www.larousse.fr/encyclopedie/ehm/Par-del%C3%A0_le_bien_et_le_mal/178853

  • Voir le commentaire du tableau de Pierre-Auguste Renoir, « Jeunes filles au piano » sur le site du musée d’Orsay.

http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=851&L=0&tx_commentaire_pi1[showUid]=17428&no_cache=1

66 réponses à “Daniel-Rops, Mort où est ta victoire ? (4)

  1. Merci pour ton ressenti sur ce livre.
    J’adore lire tes mots et la façon dont tu racontes qui nous fait entrer dans ta lecture, avec tes yeux à toi.
    Bon mercredi
    Bisoux doux.

  2. Que d’interrogations sur notre comportement de lecteur… Et si, par hasard, la deuxième lecture était modifiée ??? On en serait fort étonné et pas forcément satisfait 🙂
    Douce journée ma Quichottine et GROS BISOUS.

    • Elle l’est forcément je pense…

      Mais si le livre ne devait avoir qu’une seule lecture possible, pourquoi le garderions-nous sur nos étagères ?

      Douce et belle journée à toi aussi. Gros bisous ma Marité.

  3. Tu as très bien répondu au défi de la petite fabrique d’écriture. J’ai lu il y a longtemps mort où est ta victoire ? Je ne m’en souviens plus comme d’habitude, lu trop vite. J’étais trop jeune…. C’était avant ….. avant de savoir qu’il faut se méfier des passions. Ce que tu en dis et les passages me donnent envie de le lire mais je ne pense pas que je pourrai le faire, ce serait trop émouvant. Bises

    • J’ai hésité à le relire… mais, finalement, je ne regrette pas de l’avoir fait.

      Merci, Martine.

      Pour la Petite Fabrique, je pense trouver un autre texte… dans pas longtemps. Peut-être pour mon retour.

      Bises et douce journée. Prends bien soin de toi en attendant.

  4. vivement que je sois en retraite pour pouvoir enfin trouver du temps pour lire…plus régulièrement, il n’y a qu’en vacances, dans les salles d’attente et dans les trains que j’arrive sortir un livre…. quoique dans les trains je vais me méfier à présent 😉 il semblerait que ce soit dangereux…. bonne journée Quichottine

    • Non, pas si dangereux… si ne n’empruntes pas le livre de ton voisin.

      Bisous et douce journée, Annie. Merci pour ce partage qui me touche beaucoup.

  5. Tu es très sentimentale… sourire…

    Belle journée avec bises de nous deux.

    • Toujours… Je croyais qu’en vieillissant ça s’arrangerait, mais non…

      Belle journée et bises affectueuses pour vous deux.

  6. J’aime ta façon de commenter ce livre tout en y glissant de petits passage… palpitant. Merci Quichottine. Bises et bon mercredi. ZAZA

  7. Bonjour Quichottine, l’auteur est le seul maître du destin de ses héros de roman… Et il y en a tant à lire de ses destins… autant que d’écrivains ! Merci à toi, bon mercredi, bises de jill

  8. De te lire ainsi on est pris dans une espèce de tourbillon et on se demande « que va t il se passer »…sourires
    ton ressenti est tel qu’il est passé au travers de mon écran
    …Difficile pour moi de mettre des mots comme tu sais si bien le faire , mais je pense que tu m’as comprise
    Bises Quichottine

    • Pas de souci… je te comprends tout à fait, et je suis touchée aussi de ce beau compliment.

      Prends bien soin de toi en mon absence, Canelle. Je reviens bientôt.

      Bises et douces journées à toi.

  9. Un épisode puissant faisant passer Emma Bovary pour une « midinette » et Flaubert un auteur de roman à « l’eau de rose »! (Je me moque ;-))), Nietzsche est passé par là et avec Freud, rien ne sera plus comme avant en littérature sauf peut-être avec Anna Karénine mais l’âme Russe n’a t elle pas tout inventé avant ? la psychanalyse, la volonté de puissance, l’introspection et le roman social?.
    Comme d’habitude je déraille mais ta page d’aujourd’hui me donne envie de lire « Mort où est ta victoire? »
    Merci pour ce « morceau » de choix. Cordialement;

    • Tu as raison de te moquer…

      J’aime aussi beaucoup les auteurs russes… Je ne trouve pas que tu dérailles. C’est un commentaire pas du tout « hors sujet ».

      Merci à toi pour ta lecture et ce partage.

      Amicalement à toi.

  10. Tu rafraîchis mes souvenirs et je vois ce livre différemment… Peut-être le relirai-je ???
    Belle journée
    Bises

  11. Je crois que je vais le relire

  12. Bon, tu as gagné, je vais le lire ! J’espère qu’il existe en pocket…
    Gros bisous Quichottine et belle journée.

    • Tu peux le trouver d’occasion… mais je pense qu’il sera plus facile de l’emprunter dans une bibliothèque.

      Il n’est plus édité.

      S’il n’est pas près de chez toi, je te prêterai le mien à mon retour.

      Gros bisous et douces journées à toi.

  13. Kikou Quichottine, je me demandais si tu en viendrais à bout et finalement tu l’as fait. Merci pour me l’avoir remémoré.
    belle journée à toi et tout plein de bisous
    le matelot de la terre ferme

  14. C’est poignant comme toute histoire humaine…
    Merci pour ce beau partage.

  15. Comme tu sais bien raconter, je repars enchantée. Bonne journée.

  16. Il suffit de peu pour faire basculer un destin qui semblait tout tracé! Ils ne t’ont pas entendue , hélas ! Ce n’est pas facile parfois d’être un lecteur /spectateur et de ne pouvoir intervenir pour inverser les choses! Bisous

    • Ces personnages sont très prenants… Mais finalement, si j’avais pu les empêcher de continuer, il n’y aurait pas eu d’histoire.

      Bisous et douces journées à venir, Fanfan. Merci.

  17. Tu m’as donné envie de lire ce livre. Merci et bonne soirée Quichottine. Bisous

  18. bonsoir Quichottine-
    un beau résumé et des passages qui attisent ma curiosité !
    toujours ta belle plume pleine de douceur et légéreté-
    bonne continuation –
    à dans 8 jours-
    amitiés

    • Merci.. Il restera un chapitre à écrire à mon retour…

      Amicales pensées, Lady Marianne. Prends bien soin de toi.

  19. Cela m’est toujours agréable de te lire… Merci Quichottine. Bonne soirée. Je t’embrasse fort.

  20. Je viens de le trouver d’occasion chez PriceMinister ! Il est commandé.
    Bisous.

    • Je suis ravie… Mais tu sais, je te l’aurais envoyé.

      Bisous et douce soirée. J’espère que tu me diras ce que tu en auras pensé.

  21. Comment ne pas « te laisser quelques mots », chère Quichottine, quand on vient de s’imprégner à la fois du roman de Daniel Rops et de tes prévisions si bien feutrées,posées là pour qu’on se pose à son tour des questions et qu’on ait, surtout, envie de lire ce roman d’autrefois. Tu es une lectrice incomparable, tu aurais dû tenir compagnie à une vieille duchesse somnolente dans son fauteuil à oreillettes, qui fermerait les yeux un moment, bercée par ta voix. Et se réveillerait our te demander de continuer, ou de relise un paragraphe, parce qu’elle a l’oreille un peu dure…Je t’imagine dans ce grand château, pr§s des tisons,tandis que le vent murmure dans le parc d’octobre…Bisous, chère Quichottine.

    • J’aurais aimé ce rôle je crois…

      Quel joli tableau, ma Lorraine !

      Merci pour ce moment de rêve partagé.

      Bisous et douce soirée à toi.

  22. Il arrive souvent que l’on dise « si on en faisait un livre ou un film personne ne le croirait ». Et pourtant la vraie vie semble parfois sortie tout droit de l’imagination débordante ou délirante d’un auteur ou d’un scénariste. Alors pourquoi pas Laure et Jean. Il y a eu bien d’autres amants diaboliques bien moins romantiques.

    • C’est vrai que la vie ressemble bien souvent à un roman… et elle est souvent moins bien écrite. 🙂

      Merci d’avoir ainsi remonté le temps.

      Passe une douce soirée.

  23. Merci pour ton ressenti sur ce livre.
    J’adore lire tes mots et la façon dont tu racontes qui nous fait entrer dans ta lecture, avec tes yeux à toi.
    Bon mercredi
    Bisoux doux.

  24. jean-marie

    bonsoir ma chère Quichottine,
    ton article m’a énormément intéressé
    (il y a très longtemps que j’ai lu l’oeuvre de Daniel Rops)
    et même, pour des raisons très personnelles, passionné et bouleversé…
    un autre merci à toi ce soir…
    (après celui pour ton travail pour Mijoty)
    bonne soirée à toi
    gros bisous d’amitié
    jean-marie

    • Un grand merci, Jean-Marie.

      Je suis contente que tu aies pu être là ce soir et que cette page t’ait plue.

      Prends bien soin de toi… je reviens dans quelques jours.

  25. katara C.Néri

    J’ai fait le plein de livre ce dimanche, a raison de un euros les cinq je ne te dis pas hihihi, j’ai trouvé parmi eux une perle que je voulais relire : le grand secret de Barjavel, je m’en lèche les babines d’avance bises

    • Te voilà donc chat toi aussi…

      Je vais te faire une confidence, je ne l’ai pas lu… mais ça ne saurait tarder.

      Bravo pour ta trouvaille !

      Bises et douce journée Katara. Merci !

  26. M'annette

    j’ai revu dernièrement le film « Polisse », et j’aurais voulu, moi aussi, modifier une séquence, qui me reste toujours inexpliquée…
    Comme dans la vie, ces instants qui paraissent anodins, et qui font tout basculer, que l’on voudrait revivre, autrement..
    Ta re-lecture est très intéressante, Quichottine.. J’ai cherché le livre, mais il n’esiste pas en poche…
    je t’embrasse, passe une bonne journée

    • Il n’est plus édité, mais on peut le trouver d’occasion.

      Tu l’as peut-être à la médiathèque près de chez toi ?

      Je crois que je vais devoir ouvrir une liste pour faire voyager le mien. 🙂

      Je t’embrasse. Passe une douce journée toi aussi. Merci !

  27. C’est un peu comme la vie, les minutes ne passent qu’une fois et ne se changent plus, les mots écrits sont écrits, tu peux lire et relire ils resteront les mêmes, la seule différence c’est ton interprétation en fonction de ton âge….
    Bonne lecture !

  28. L’imagination, la verve, et le talent restent leur apanage, c’est bien ainsi !
    Bises ma Quichottine

  29. Anniclick

    Comme je ne connais pas du tout ce livre, j’ai beaucoup de plaisir à le découvrir par tes mots.
    Je lis que Katara est folle dingue comme moi de ce cher Barjavel ! lui, j’ai vraiment du plaisir à le lire et le relire.
    Merci et gros bisous

    • J’aime bien découvrir les goûts de chacun… et savoir que plusieurs les partagent.

      Merci pour cela aussi.

      Bisous et douces journées à venir, Anniclick.

  30. En ouvrant le carnet noir , Laure semble avoir changé son destin …et peut être celui d’autres personnages 😉
    Bisous Quichottine Bonne soirée (:-*

  31. .•°•.Ś Ő Ń Ŷ Á.•°•.

    le couple Mathilde et jean , il en existe encore
    je pense que c’est bien de préserver son mariage non sans avoir une jalousie maladive
    mais l’absence d’amour peut provoquer cette attitude
    merci pour ce partage
    ti bo
    •°•.Ś Ő Ń Ŷ Á.•°•.

    • Ils sont nombreux je crois… hélas !

      Merci à toi pour ta lecture et tes mots.

      Bisous et douces journées à venir. Prends bien soin de toi.

  32. Ton récit m’a passionnée , j’ai revécu le livre .Merci pour cet échange superbe. Douce soirée, bises Quichottine

  33. Ton récit m’a passionnée , j’ai revécu le livre .Merci pour cet échange superbe. Douce soirée, bises Quichottine

  34. en te lisant me viennent ces mots ; certains écrivains planifient leur histoire, leurs personnages ; d’autres créent des personnages et au fil de l’écriture, ceux ci prennent leur envol et dépassent l’idée première de l’écrivain.
    je t’embrasse bien fort

    • C’est vrai… Il y a de nombreuses façons de faire. Mais seul celui qui écrit peut changer son histoire.

      Quoique… Tu te souviens des livres « dont vous êtes le héros » ?

      … ou des « Histoires à la courte paille » de Gianni Rodari ?… Le lecteur y avait son mot à dire…

      Je t’embrasse bien fort ausi, Andrée. Prends bien soin de toi.