Nathalie Hug, L’Enfant-rien

Il faisait partie de ma pile de livres en attente de lecture… je l’ai mis dans mon sac, un jour où je devais aller à Paris.

Quarante-cinq minutes de RER à occuper, quarante-cinq minutes de lecture.

Il est défini par la collection où il paraît chez France-Loisirs : « courts romans & autres nouvelles ».

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Un roman court, de la page 9 à la page 153, un récit intense.

Deux narrateurs.

Le premier s’appelle Adrien… Il parlera sans discontinuer du début jusqu’à la page 146.

Le second c’est Blandine, sa maman. Son intervention, pages 149 à 153, est un coup de tonnerre pour le lecteur qui ne s’y attend pas.

Je sais que ceux qui en ont parlé sur la Toile en ont respecté cette clé secrète qui fait que ce « court roman » devient celui que nous aurions toutes pu vivre, autre chose, de très intime.

Je n’en dirai pas davantage, moi non plus.

Juste qu’il ne faut pas faire ce que je fais toujours lorsque je lis un roman policier… ces dernières pages doivent se lire à la fin, vraiment, mais elles doivent se lire.

Parce que c’est important, parce que sans elles l’histoire ne serait qu’une histoire parmi tant d’autres.

Cependant… je dois ajouter, pour la vérité de mon propre ressenti, que ces pages ne seraient rien sans celles qui les précèdent et qui commencent ainsi :

« Aussi loin que je me souvienne, je l’attendais assis, le menton sur les genoux, les bras autour des jambes et le dos appuyé contre la porte du placard.

Je comptais jusqu’à vingt, j’entendais le ronronnement de l’ascenseur six étages en dessous et le clic des vieux boutons noirs quand il appuyait dessus. Enfin, je guettais le grincement des portes, juste à côté de la nôtre, celle qui allait s’ouvrir, à quelques centimètres de mes genoux, de ma tête, de mon cœur, quand il aurait sonné un coup et que ma mère se serait précipitée pour l’accueillir.

C’était rarement plus court, souvent plus long, quand d’autres gens montaient, descendaient avant lui, appuyaient sur tous les boutons ou bloquaient la cabine au sous-sol. J’ai toujours eu peur du parking souterrain. Je détestais marcher derrière ma mère et Isabelle parce que je sentais des choses frôler mon dos – comme si elles voulaient m’attraper, m’aspirer et me broyer tout entier. D’ailleurs, je m’endors toujours avec un oreiller sur les yeux, face à la porte du placard, même si je sais bien que les montres-noirs-qui-aspirent n’existent pas.

Je commençais à compter devant la fenêtre tandis qu’Isabelle préparait ses affaires et que ma mère se rongeait les ongles devant la télévision. Le nez et la paume des mains collées à la vitre, je devais cligner des yeux pour l’épier entre les barreaux. Puis, un matin, je me suis aperçu que je dépassais la rambarde et que plus rien ne m’empêchait de le voir arriver. Quand j’ai questionné ma mère sur ce phénomène que je considérais comme un mystère – comment envisager que j’allais, à mon tour, devenir adulte ? –, elle m’a regardé d’un air las et a murmuré : Je ne sais pas.

C’est invariablement ce qu’elle répondait, pourtant je ne cessais de l’interroger, comme si ma vie en dépendait : Dis, maman, pourquoi je n’ai pas de papa ? Pourquoi tu me dis toujours de tourner ma langue ? Pourquoi les nuages flottent au-dessus de chez nous ? et je respirais une goulée d’air pour recommencer de plus belle : Dis, maman, pourquoi tu m’as eu ? Pourquoi tu pleures devant la télévision ? Pourquoi tu dis tout le temps, je ne sais pas ? Pourquoi ? Pourquoi ? »

(p.9-11)

Des questions, de ces interrogations d’enfant auxquelles nous ne pouvons pas toujours répondre… Et puis, cet enfant-rien qui prend tant de place, jusqu’à ce constat impitoyable :

« Je m’appelle Adrien. Dans Adrien, il y a rien. »

(p.146)

Le livre a été publié pour la première fois chez Calman-Levy (© 2011)

Il est également disponible en livre de poche.

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On peut lire un extrait plus long à l’adresse suivante :

http://www.franceloisirs.com/catalogue/article/400092/L-enfant-rien/Hug-Nathalie#extrait

On peut aussi écouter l’auteur parler de son livre :

http://youtu.be/TPIQohgTXmk

124 réponses à “Nathalie Hug, L’Enfant-rien

  1. Je ne suis pas (plus) un lecteur assidu. Mais de te lire me donne envie de courir sur les lignes…Merci.

  2. Je ne pense pas que je le lirai… Pourquoi….réminiscence peut-être…belle journée de dimanche …avec bises de nous deux

    • Tu vois, je pense que c’est un livre que les femmes sont plus à même de partager.

      Merci d’être là, Patriarch.

      Bises et douce journée à vous deux.

  3. Houuuuuuuuuuu, que cela me tente!
    et il va falloir que je m’abstienne, moi aussi, de feuilleter la fin, car j’ai aussi cette manie!!!!!!!!
    Bisous, et merci pour cette excellente suggestion

    • La fin ne se comprend qu’à travers ce qui a été présenté auparavant, et le début ne prend sens qu’avec elle…

      C’est incroyablement bien fait.

      Bisous et douce journée, m’Annette.

  4. lizagrèce

    Et tu l’as lu en 45 mn ?

  5. J’ai écouté l’auteur sur la vidéo ; on en apprend un peu plus . Ce livre n’est pas très rose!
    Mais il paraît, comme tu les dis , que la fin est très importante .
    Je le lirai à l’occasion car je reçois le catalogue de France-Loisirs .
    Bisous

    • Il n’est pas rose… c’est vrai. Mais, pourtant, je crois qu’il peut apporter beaucoup.

      Si tu le lis, j’aimerais que tu me dises ce que tu en auras pensé.

      Bisous et douce soirée.

  6. Tu donnes vraiment envie de le lire à rajouter à une longue liste. Je lis aussi dans le RER entre Cergy et Paris une à deux fois par mois quand j’y vais ou pendant les vacances. Trop peu de temps pour lire tout ce que j’ai envie mais cet enfant-rien me tente. Bisous

    • J’ai beaucoup ralenti mon rythme de lecture… et ma PAL ne diminue pas beaucoup.

      Je ne regrette pas ce livre, au contraire. Je m’en souviendrai.

      Bisous et douce soirée, Martine.

  7. « Dans Adrien il y a rien » quel regard terrible sur lui-même. Ta façon de nous le proposer est attrayante mais je ne pense pas le lire un jour. Trop triste (du moins c’est ce que j’en ressens)

    • Je ne sais pas si je dirais qu’il est triste. Je crois qu’il offre à chaque lecteur ou lectrice une possibilité de comprendre certaines situations.

      J’ai, intentionnellement, montré ces deux passages.

      Il est vrai que j’ai failli ne pas le lire, je n’aime pas ces histoires d’enfants malheureux. Mais celle-ci est vraiment différente.

      Ceci étant, je comprends tout à fait que tu n’aies pas envie de le lire.

      Merci infiniment pour tes mots.

  8. J’ai bien lu , j’aimerais savoir ce qui arrive a la maman Pauvre petit sans papa .Bon Dimanche mon amie , bizzzzz

  9. Je ne connaissais pas ce livre, tu m’as donné envie de le découvrir. Bon dimanche.

  10. Merci d’être là, merci de relayer le goût de la lecture et de donner envie de lire, bravo !

  11. A te lire, j’ai envie et je n’ai pas envie de lire cette nouvelle. Terribles que ces mots de la fin !
    Gros bisous, tout plein, Amielle.

    • J’étais très partagée avant de commencer…

      Tu sais, ce ne sont pas les mots de la fin, ce sont ceux d’Adrien. Manquent les mots de Blandine, ceux qui font que les mots de l’enfant prenent tout leur sens.

      Merci d’être là, mon Amielle. Je t’embrasse très fort.

  12. bravo pour ce ressenti ! on a envie de le lire-
    une belle chronique pour ce livre-
    bon dimanche- bisous !

    • Merci, Lady Marianne.

      Si tu le lis, tu me diras ?

      Bon dimanche et bisous à toi aussi.

      (il faudra que tu corriges la ligne de ton pseudo sur la fenêtre de commentaire)

  13. meri de me donner envie de le lire, je tâcherai de le trouver, …
    Je ne vais jamais à la fin du livre même si j’en ai envie parfois, je me gardes le suspense précieusement et même souvent j’arrête au moment fatidique pour reprendre le lendemain et faire durer le plaisir…
    Bisous Quichottine, bonne fin de journée

    • Ici, il est indispensable de préserver le sens de lecture, sinon, le récit perd tout intérêt.

      Si tu le lis, tu me diras ?

      Bisous et bonne fin de journée à toi aussi.

  14. Ca y est, ma commande est passée!
    Merci à toi…

  15. Là je reste sur ma faim, tu as le don d’exciter notre curiosité.Pauvres enfants ballottés ainsi.Bisous Quichottine.

    • Je ne peux pas t’en dire davantage… ce serait rendre un bien mauvais service à ce livre…

      Mais l’histoire en vaut la peine.

      Bisous, Solange. Passe une douce soirée.

  16. Cette histoire d’enfant sage et de mère onychophage me paraît bien triste !

    • Elle l’est… mais finalement, c’est un grand moment de partage… plus qu’une histoire d’enfant sage et de mère qui se ronge les ongles. 🙂

  17. et bien pour une fois je n’ai pas honte de t’avouer que je n’ai emmené aucun livre ..je n’aurai pas le temps delire , il fait encore 35° à 11h le soir et le jour trop chaud pour prendre un bouquin ,,,,,,, alors sans regrets

    Petit copier/coller,
    Sommes à Tiznit , 80km de Agadir
    une chaleur écrassante 38° à 8h30 le matin.
    Et toujours tant de choses à voir et découvrir.
    Pas toujours facile de bloguer,
    Prochain article lundi 14.
    Pensons bien à vous tous.

    dgidgi

    • T’en fais pas.. je comprends tout à fait.

      Vous avez pour l’instant autre chose à faire.

      Profitez bien de votre voyage.

      Bonne continuation.

  18. lizagrèce

    153 pages ! tu lis vite !

    • Je lis vite… mais tu sais, il n’y a pas tant de mots. C’est imprimé en gros caractères.

      Si tu regardes ce que j’ai cité… Trois pages…

      Ceci étant, c’est bien agréable lorsqu’on a les yeux fatigués. 🙂

  19. là….j’ai vraiment envie de lire ce livre….si tu l’as lu en 3/4 d’heure…alors, je n’en mettrai guère plus….
    bon dimanche, mais c’est déjà la soirée chez toi.
    bisous…

    • Tu ne devrais pas mettre plus de temps…

      Si tu le lis, tu me diras ?

      Bisous et bon dimanche à toi. C’est vrai que le soir viendra vite, mais nous avons un merveilleux soleil ! Je t’assure que ça fait du bien.

  20. Merci ma Quichottine pour cette note de lecture. Je retiens tes impressions et me le procurerai tout bientôt.
    (Je suis presque à la fin de « Journal d’un corps » de Daniel Pennac. Je te le recommande)
    GROS BISOUS et douce soirée.

    • Si tu le lis, j’espère que tu me diras ce que tu en penseras.

      Merci pour ta piste de lecture… J’ai encore d’autres Pennac dans ma PAL. Il faut vraiment que je m’y mette.

      Gros bisous et douce soirée à toi.

  21. L’enfant-rien, un titre qui interroge avec aussi tant de pourquoi…. Un p’tit bonhomme qui donne envie… Merci Quichottine, bises de jill

  22. Le titre déjà me met mal à l’aise et je n’aime pas trop les histoires d’enfants « qui se passent mal ». Le coup de tonnerre est peut-être positif mais je ne sens pas bien la chose… Je m’interroge pourtant. Peut-être ferai-je la curieuse pour savoir … 🙂 Merci pour cette belle présentation. Bisous

    • C’est beaucoup plus qu’une histoire d’enfant qui se passe mal… je ne les aime pas non plus, mais j’avoue que cette histoire m’a beaucoup émue. C’est plus que cela.

      Si tu fais la curieuse et que tu ne lis que la fin, tu sauras, bien sûr, mais tu aurais perdu un peu de la beauté de ce livre.

      Merci à toi pour ta présence et tes mots. Bisous.

  23. Bonsoir Quichottine. Tu m’as donné envie de le lire. Je l’achèterai en livre de poche. Bisous

    • Tu peux le trouver d’occasion, ce n’est pas un achat très onéreux.

      Si tu le lis, tu me diras ?

      Bisous et douce journée à toi.

  24. Ce livre me tente , je vais le lire.Merci de l’avoir présenté. Douce soirée, bises Quichottine

  25. S’il est à la bibliothèque, je l’emmène en voyage la semaine prochaine !

  26. Pas de doute, tu nous mets l’eau à la bouche! Je vais peut-être dans un premier temps lire des extraits et puis, je ferai comme je l’ai fait pour ton article… je lirais le livre en entier.
    Bonne nuit,
    Gigri

  27. constat terrible….
    besos
    tilk

  28. Je le lirai. Merci pour la référence.

  29. L’ENFANT-RIEN ! DEJà = LE TITRE MATTIRE !

    OUI ! UN TITRE QUI PARLE .

    BIEN SUR ! J’AIMERAIS LIR CE LIVRE !

    MAIS J’EN AI 3 == TOUJURS PASD LU !

    LE DENIER QUE J’AI TERMINE = « EUX SUR LA PHOTO »

    BISOUS QUICHOTTINE

    any

    • Alors, j’espère que tu le liras un jour… Mais n’accumule pas les livres en attente, c’est la meilleure façon de se perdre.

      Bisous et douce journée.

  30. Un enfant nié. Mais ce doit être une souffrance terrible.
    Tiens, je n’ai pas envie de commencer mes commentaires.
    Cet après-midi, je suis au contact des enfants. Je ne veux pas que quelque chose m’alourdisse, m’empêche de pouvoir les ressentir.
    Mais je crois que j’aurai très envie de lire ce livre.
    Bises Quichottine.

    • J’espère que ta journée se sera bien passée…

      Si tu lis l’histoire d’Adrien un jour, tu me diras ?

      Bises et douce journée à toi. Merci.

  31. Intéressant, à coup sûr, mais terrible ce mot rien. Il reste Ad , sa vraie âme peut-être. VITA

    • Ad… « vers »…

      Il y a tant dans Adrien.

      Si tu le lis un jour, j’espère que tu me diras ce que tu en auras pensé…

      Merci, Vita.

  32. Le titre m’intrigue beaucoup et le constat de l’enfant est terrible.
    Une fois de plus, tu as l’art de mettre tes lectures en valeur Quichottine, tu nous mets l’eau à la bouche.

  33. Je n’en connaissais rien jusqu’à ce jour de l’existence de ces auteur et livre. J’apprécierais de connaître davantage ; en premier lieu, le livre ; puis, éventuellement, l’auteur. L’intérêt que je porte à un auteur se fait, bien souvent car des exceptions il y eut, qu’après lecture d’au moins l’un de ses romans car on ne s’arrête pas uniquement à la critique générale bien que nous ne pensons pas de Quichottine qu’elle fasse partie de la majorité…
    Merci pour ce partage.
    Dans AneverBeen il y a never ; d’autres préféreront la subtile, mais tout de même, présence d’un ever…

    Bon après-midi ; et, à bientôt.

    • Ton pseudo m’a toujours beaucoup « parlé »… et ton commentaire de ce jour me touche beaucoup.

      J’espère que si tu lis un jour ce livre tu pourras me dire ce que tu en auras pensé.

      Merci pour tout, AneverBeen.

      Que ta fin de semaine soit ensoleillée.

  34. Bonjour Quichottine,

    Lors de mon escapade parisienne j’ai eu l’occasion de découvrir et prendre une ligne du R.E.R.
    Je n’avais pas comme vous de lecture, rien de rien…Mais figurez-vous et c’est une vieille habitude chez-moi, que de toujours trouver de l’intérêt dans les paysages traversés les plus banals. J’adore d’être assis tout en haut, près d’une fenêtre et ainsi voyager à la hauteur des pavillons de banlieue, et dévoiler leurs jardinets avec leurs haies de rosiers et même parfois l’intimité d’un logement, mais aussi les toits couverts d’ardoises, de tuiles, et leurs cheminées de briques. Mais l’architecture ferroviaire ne m’est pas dénuée de poésie.
    J’aime découvrir de ma fenêtre les infrastructures ingénieuses de béton ou de fer qui défilent tout au long du voyage. Les passerelles, les sémaphores, les fils électriques à haute-tension tendus comme un filet d’araignée, les remblais de pierrailles et les fosses pour drainer les eaux de pluie sont les résultats de calculs savants des Ingénieurs qui avant l’apparition des ordinateurs, couchaient tous ces projets sur de grandes épures, au tire-ligne et à l’encre de chine…
    Ainsi ont été construits les remblais avec des pierrailles choisies qui n’absorbent pas l’humidité et garderont ainsi leur pente et une élasticité relative malgré le poids énorme des wagons sur les rails boulonnés par des tirants sur les traverses, jadis en bois et maintenant en béton.
    Mais mon sourire à la vue de ces découvertes banlieusardes s’est figé lorsque soudain la motrice s’est arrêtée brièvement en Gare de Drancy. Je vis quelques habitations H.L.M et m’imagina que ces constructions alors inachevées en 1942 furent peut-être celles de l’antichambre de la mort pour les dizaines de milliers de Juifs arrêtés à Paris et déportés à Auschwitz par les soixante-quinze convois de la SNCF qui roulèrent sur ces mêmes rails.
    L’enfant-rien je ne connaîtrais hélas de cet ouvrage que les premières pages et l’illustration évocative de la couverture. Une belle invitation à sa lecture. Mais votre billet m’a fait naître une idée: pourquoi ne serait-il pas réservé un compartiment pour lecteurs, comme le fut jadis celui des fumeurs, où seraient rangés quelques rayons de livres, pour grâce à leur lecture,faire voyager agréablement les passagers.Un seul bé-mol à ce projet: non ce ne serait pas les vols ou les emprunts… par mégarde, mais le fait que des voyageurs plongés dans un bouquin passionnant, risquent de rater l’arrêt de leur destination….et poursuivre en justice la SNCF…
    Avec votre autorisation, j’appellerais cette ligne intellectuelle, celle du Quichotrain….
    Amitiés ensoleillées.
    Georges Lévy.

    • J’ai souri en lisant la fin de votre message.

      Un quichotrain, avec compartiment réservé aux lecteurs… j’aimerais vraiment.

      … et puis, un autre pour les enfants avec livres d’images et conteurs disponibles…

      et, qui sait, un autre pour que ceux qui préfèrent échanger sur des sujets précis, avec d’autres passionnés…

      … oui, j’aimerais beaucoup un train qui ne serait qu’échanges et découvertes… au lieu de ceux que je fréquente habituellement et qui me semblent souvent si pleins de « bulles » difficiles à percer.

      Merci pour ce moment, Georges.

      J’aime aussi, beaucoup, contempler les paysages traversés, lorsque je ne peux pas lire, que le train est bondé et que je n’ai que le regard pour « respirer ».

      Douce et belle journée à vous.

  35. Mon rythme de lecture est au ralenti… Mais tu me tente beaucoup, je sens que je vais aimer cet enfant Ad »Rien »…
    Merci Quichottine j’aime ton enthousiasme « contagieux » !
    Gros bisous, bonne soirée, merci.

  36. Tu en parles très bien, il y a tant à découvrir. Amitiés Quichottine.

  37. Bonjour Quichottine

    Les 8 minutes de la présentation sur la télévision belge montre une femme attachante, qui révèle une partie d’elle même, assez pudique sur la maladie de son troisième enfant, et qui a mis toutes ses émotions dans la construction de ce livre pendant ces quelques semaines où elle a été envahie par ce garçonnet.

    Mais qu’est ce qu’elle a chargé le sac qu’il traine dans la vie !!!

    Comment un enfant de 10 ans, interdit de tout aliment salé, hors de toute école, sans camarade, peut supporter en plus que sa mère soit renversée par un camion ???

    Sans connaitre la fin, le début me parait déjà digne d’un grand intérêt.

    Bises du grillon

    • C’est un livre terrible… Je sais qu’il fallait que j’en parle.

      Mais il faut l’avoir lu en entier pour tout comprendre.

      Je suis vraiment navrée de ne pas pouvoir vous en dire davantage.

      Merci pour ces moments de partage.

      Passe une douce journée. Bises à ceux du terrier.

  38. Bonsoir Quichottine,
    Le temps me manque en ce moment pour lire et passer sur les blogs , mais c’est signe que le travail reprend!!!
    Néanmoins tu as toujours ce fabuleux talent qui nous donne envie de tout lâcher , prendre un livre et se laisser aller …
    Je te souhaite une belle soirée
    Bises amicales Quichottine
    Marie

    • Je suis contente que tout aille bien pour toi côté travail… c’est super !

      Et merci d’avoir pris le temps de passer et de laisser ces mots si gentils.

      Je t’embrasse. Passe une douce fin de semaine.

  39. Voilà une lecture que nous avons en commun mais nos avis divergent. Pour moi, l’intervention de la maman à la fin est tout à fait inutile. Comme quoi, chacun peut avoir un avis différent.
    Bonne soirée.

    • Je ne suis pas d’accord avec toi… Mais je sais que c’est une réaction de femme.

      Je crois que les dernières pages nous apportent un éclairage tel que chaque femme en ressentira une émotion intense.

      Le livre sans elle n’est qu’une histoire d’enfant non voulu, mal aimé, comme il en est des milliers.

      Merci pour ce ressenti.

      Passe une douce journée et une belle fin de semaine.

  40. Bonjour Quichottine, j’ai lu ce matin, en venant découvrir ta réponse, le commentaire de Georges Levy, j’ai beaucoup aimé. Et j’avoue, malgré la pauvreté insigne de mon précédent commentaire déposé à pas d’heure, comme on dit chez nous, là-bas, au fin fond de la Creuse profonde, que j’aime aussi découvrir ces éclats d’intimité croisés en laissant le regard traverser la vitre du train. Eclats fugaces qui permettent pourtant d’infinis voyages intérieurs.
    J’aime prendre moi aussi ce Quichotrain, c’est une chimère que de croire avoir pris un billet Paris-Toulouse, la vraie destination n’est pas inscrite sur le billet. Elle vous mène sur les pas d’André Hardelellet, dans des mondes parallèles qu’il serait présomptueux de dire : qu’ils n’existent pas.

    • Sourire… je n’ai jamais trouvé que tes mots soient d’une pauvreté insigne. Tu sais, il m’arrive aussi de manquer d’inspiration, de temps, d’énergie.

      Il ne faut pas penser que j’établis des différences quand je publie l’un ou l’autre…

      J’aime énormément ta façon de voyager dans le quichotrain. Merci pour ce partage.

      Je t’embrasse. Passe une douce journée.

  41. Je l’ai demandé à la bibliothèque du lieu où nous lisons mais le monsieur bibliothécaire bénévol ne l’avait pas. Il demande à la bibliothèque départementale. S’il n’est âs en rayon, je m’achèterai. Promis, je te dirai une fois lu.
    Bonne soirée Quichottine.

    • J’espère qu’ils pourront l’avoir. J’aimerais vraiment avoir ton ressenti, mais je ne voudrais pas te faire acheter un livre de plus… Ce n’était pas mon but.

      Douce et belle journée, Pimprenelle. Je t’embrasse.

  42. et bien un enfant qui s’en pose des questions ! dans Adrien il y a rien… quelle image a-t-il de lui même déjà si petit ?
    culpabiliser d’être …
    bises
    chrsitelle

    • Il faut lire le livre jusqu’à la dernière page pour le savoir et tout comprendre…

      Si tu le lis, tu me diras ?

      Bises et douce journée, Christelle.

  43. Je n’en doute pas Quichottine, mais je précise que je n’avais pas lu ton dernier post avant d’écrire ce second commentaire -posé à réception de ta réponse- qui m’avait permis de remarquer celui de Georges avant que tu n’en parle si justement hier.
    Non, je ne viens pas ici pour que tu me publies.

    • Loin de moi cette idée.

      Notre amitié est autre… et elle m’est chère.

      Passe une douce journée, Adamante. Merci pour ta présence. Tu es de ceux qui lisent les réponses et cela me touche beaucoup.

  44. Je t’en remercie Quichottine.
    Je vois à l’occasion que j’ai oublié le « s » de la seconde personne à parle… Enfin…
    Bon week end.

    • Si tu savais le nombre de fautes que je trouve sur mes commentaires lorsque je les relis… dommage qu’on ne puisse corriger une fois le commentaire posté.

      Bon week-end à toi ausi, Adamante.

  45. j’ai pas su écouter la musique mais j’aime beaucoup les tableaux, cette douceur, ces sourires…
    bisous

  46. je le note vite sur Mes tablettes … je te dirai

  47. Nathalie Hug est bourrée de talent.J’ai deja entendu parler de ce livre qui m’interpelle mais je me dis qu’il doit etre bien dur..Cela dit je vais m’y risquer car tu en parles bien meme si tu n’en dis pas grand chose…C’est là une grande force de persuasion!

    • Bonjour Pyrausta.

      Si tu le lis, j’espère que tu me donneras tes impressions.

      Je ne peux rien en dire de plus, ce serait nuire à la lecture d’un livre qui mérite d’être connu.

  48. Bonjour Quichottine, des lectrices m’ont parlé de votre blog et de l’enthousiasme avec lequel vous avez parlé d’Adrien. Alors je profite du quichotrain pour vos laisser ces quelques mots de remerciements. Votre très bel article a non seulement respecté l’histoire de l’enfant-rien mais a permis aussi à d’autres lectrices de rencontrer mon petit homme.
    Merci, votre aide est précieuse et la meilleure passerelle entre vous, moi et d’autres mamans…
    Nathalie Hug

    • Votre visite et vos mots me touchent infiniment.

      Merci à vous.

      Je souhaite de tout coeur que ce livre ait le succès qu’il mérite.

      Que votre soirée soit douce, Nathalie.

      Merci encore.

  49. et bien pour une fois je n’ai pas honte de t’avouer que je n’ai emmené aucun livre ..je n’aurai pas le temps delire , il fait encore 35° à 11h le soir et le jour trop chaud pour prendre un bouquin ,,,,,,, alors sans regrets

    Petit copier/coller,
    Sommes à Tiznit , 80km de Agadir
    une chaleur écrassante 38° à 8h30 le matin.
    Et toujours tant de choses à voir et découvrir.
    Pas toujours facile de bloguer,
    Prochain article lundi 14.
    Pensons bien à vous tous.

    dgidgi

  50. Ce livre me tente , je vais le lire.Merci de l’avoir présenté. Douce soirée, bises Quichottine

  51. on peut dire que tu excites notre curiosité pour cette fin qu’ en effet, personne ne dévoile sur la toile, un exploit pour un lieu par ailleurs si exhibitionniste !
    bon dimanche, Quichottine !

  52. Mamychachat

    Un livre bien prenant vues les premières lignes, on ne peut qu’aller très vite jusqu’au bout …
    J’aime les nouvelles courtes, et je prends note …
    Bon dimanche Quichottine et mille bisous

    • Cela se lit très vite. Ma version était en gros caractères, ce qui ne gâche rien…

      Je vais te l’envoyer.

      Bisous et doux dimanche à toi.

  53. Mamychachat

    Rhôooo hi hi, trop contente :)))))
    Mon fils m’attend je file mais j’ai bien fait de passer en courant ici, une bonne nouvelle et une belle journée.
    Qu’elle soit belle pour toi aussi et ta p’tite famille.
    Gros gros gros gros bisous

  54. Tu nous en dis suffisamment pour qu’on ait envie de le découvrir davantage. Il doit être chargé de plein d’émotions…
    Bonne journée sous un ciel éclatant de bleu sans doute chez toi aussi.

    • Il l’est… je suis très rarement passée par tant de chemins en si peu de temps…

      Le ciel est magnifique ici !… ça fait du bien.

      Merci d’être là, Marie.

      Douce et belle soirée à toi.

  55. Bonjour Quichottine,
    c’est vrai que lorsque tu nous parles d’un livre, j’ai souvent envie de le lire, alors je note . . . et je te dis merci d’en parler aussi bien
    je te souhaite un bon dimanche
    bisous Quichottine

    • Merci de le noter…

      Dis, si tu le lis un jour, tu me diras ce que tu en auras pensé ?

      J’espère que tu as passé un bon dimanche toi aussi. Bonne fin de journée, Agathe. Bisous.

  56. Cela m’arrive aussi et comme toi je sais pourtant que l’on doit suivre l’ordre des pages, Ah, ces imatientes
    Bisous ma Quichottine

  57. Mistigris

    coucou, faut que je l’achète alors pour voir…la fin ! Bisous, MIAOU !!!!

  58. Durgalola

    à tes paroles, je ressens de la profondeur .. un sentiment fort (je note le nom de l’auteur)
    et un grand souvenir de mes 8 ans est revenu … à ces âges, cela s’imprime en soi .. pour toujours
    bises

    • Merci pour ces mots-là…

      Ce que nous vivons aux moments forts de notre vie nous touche toujours beaucoup, et perdure, bien des années plus tard.

      Bises et douce journée à toi.

  59. canelle56

    Du coup je vais me laisser tenter je l’avais vu à la boutique ..merci pour cette belle démarche
    Bises à toi Quichottine

    • Comme toujours, j’espère que tu pourras ensuite me dire ce que tu en auras pensé…

      Merci, Canelle.
      Bises et douce journée.

  60. je n’ai pas lu ce livre, mais cette dernière phrase: « dans Adrien, il y a « rien »…Comment imaginer qu’un prénom puisse parfois faire tant de mal… Je le lirai!

  61. jean-marie

    bonjour, ma chère Quichottine,
    tu sais si bien donner envie de lire !
    peut-être me laisserai-je tenter…
    mais la lecture (des problèmes d’inconnus) n’est pas mon premier souci, pour le moment…
    je me contente d’écrire (un peu n’importe quoi…) de temps en temps en attendant… que l’inspiration revienne vraiment…
    je vis dans l’espoir… heureusement, les amis (même virtuels) sont là
    bonne journée à toi
    gros bisous d’amitié
    jean-marie

    • Tu n’écris pas n’importe quoi… mes félicitations pour ta nouvelle première place au concours d’Ecureuilbleu.

      Je te souhaite une magnifique journée, Jean-Marie.

  62. Je viens de le finir…….je suis toute… toute…je ne sais comment définir! Je ne dirais « rien »…de la fin ce livre, qui m’a touchée et qui devrait toucher tant de « mamans d’Adrien »….
    Je suis à la fois triste et émue…

    • Merci…

      Je sais que j’étais pareille…

      Pas facile de définir ce que l’on ressent en refermant le livre. Il m’a fallu du temps avant de retrouver ma propre respiration.

      Je t’embrasse fort. Passe une douce journée.