Daniel Pennac

Eh oui ! J’ai décidé de commencer par la fin… et donc, de vous parler de mes relations complexes avec un auteur que j’ai beaucoup lu.

J’ai failli écrire qu’il n’était dans la Bibliothèque que pour un livre que je n’ai pas fini, le dernier lu de lui, Le dictateur et le hamac… Mais j’aurais eu tort.

J’ai aussi présenté très longuement un autre de ses romans, un livre pour enfant, Cabot-Caboche. Deux articles dans la bibliothèque pour un roman de littérature de jeunesse, c’est beaucoup, mais il le méritait grandement (ici et ).

J’aurais eu tort, vraiment, car Daniel Pennac est présent pour d’autres livres ici, et surtout pour Comme un roman dont j’ai évoqué les chapitres à de nombreuses reprises, sans jamais le présenter vraiment.
Le 9 juillet 2007, Il était dans l’un de mes tableaux préférés : Le petit paresseux de Greuze.

« Quand je regarde ce tableau, je pense invariablement à Daniel Pennac, au premier chapitre de Comme un roman.
Vous vous souvenez ?

Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il partage avec quelques autres : le verbe « aimer »… le verbe « rêver »… On peut toujours essayer, bien sûr. Allez-y : « Aime-moi ! » « Rêve ! » « Lis ! Mais lis donc, bon sang, je t’ordonne de lire ! »
– Monte dans ta chambre et lis !
Résultat ?
Néant.
Il s’est endormi sur son livre. La fenêtre, tout à coup, lui a paru immensément ouverte sur quelque chose d’enviable. C’est par là qu’il s’est envolé. Pour échapper au livre. Mais c’est un sommeil vigilant : le livre reste ouvert devant lui.

(Daniel Pennac, Comme un roman, Gallimard, 1992) »

Le 14 novembre 2008, dans ma Rencontre autour d’un livre, j’écrivais :

« Pourquoi s’est-elle arrêtée en chemin ? était-ce vraiment si compliqué ? Non, pas vraiment. Le livre se lit, pas tout à fait comme un roman, mais presque. Il suffit de faire ce que prônait Daniel Pennac. De savoir parfois ne pas tout lire… pour lire tout ! »

Le 17 de ce même mois, au Rendez-vous des écrivains, j’en avais cité un autre passage…

« Un livre… Quel effet peut-il produire ? On peut se sentir tellement bien pendant une lecture que l’on va s’endormir en rêvant la tête posée sur sa main… Là, pour ceux qui ne le connaissent pas, Quichottine pense à Pennac, à sa lecture du Parfum de Süskind devant une classe d’adolescents.

« Banane et Santiags » s’est endormi, la tête entre les bras repliés. Un franc sommeil au souffle régulier. Non, non, ne le réveillez pas, rien de meilleur qu’un bon somme après berceuse, c’est même le tout premier des plaisirs dans l’ordre de lecture. Il est redevenu tout petit, Banane et Santiags, tout confiant… et il n’est guère plus grand quand, l’heure sonnant, il s’écrie :
— Merde, je me suis endormi ! Qu’est ce qui s’est passé chez la mère Gaillard ?

(Daniel Pennac, Comme un roman, Gallimard, 1992, p.113-114)

Lire à haute voix pour faire découvrir un livre qu’on aime bien, Quichottine en connaît les effets. Elle l’a ressenti quand Dominique racontait… Elle a vu ses élèves aussi la tête posée sur leurs bras croisés, ne pas perdre une miette de Matilda de Roald Dahl ou du Petit Prince de Saint-Exupéry… l’une de ses lectures préférées ! Mais elle n’a jamais lu de « Quichottine » devant un auditoire, ce sera pour plus tard, quand elle aura fini de parler de ceux qu’elle aime. »

C’est vrai que ce livre à été une révélation, comme si, à l’âge adulte, je trouvais enfin quelqu’un qui sache dire pour moi ce qu’avaient été mes lectures d’enfant, ce que j’y avais trouvé, ce que j’espérais aussi, dans un futur ou je pourrais être aussi, moi, l’auteur qui transmettrait à d’autres ces émotions d’une page que l’on aurait aimé savoir écrire.

Danniel Pennac, pour moi, c’est d’abord ce livre-là : Comme un roman. Le livre qui a justifié plus d’un demi-siècle de lectures quotidiennes, où j’allais de grappillages en longs, voire très longs voyages sur des mots qui peu à peu trouvaient un autre sens, se déployaient en images qui me faisaient rêver avant d’y réfléchir, d’aller plus loin encore que ce que leur auteur suggérait.
Et puis, si je regarde dans ma bibliothèque personnelle, ce sont bien d’autres livres, pour la jeunesse mais aussi pour les adultes… J’ai adoré L’oeil du loup… que je présenterai plus tard. J’ai adoré la série des Kamo, que j’ai dévorée avant de la passer à mes enfants. J’en parlerai aussi. J’ai été subjuguée par la richesse de la saga Malaussène. De Au Bonheur des ogres à Les Fruits de la passion, j’ai pénétré avec joie dans un monde à chaque tome renouvelé.
Daniel Pennac, c’est tout cela pour moi : quinze des livres « dévorés », prêtés, rachetés pour les conserver encore lorsqu’ils ne m’étaient pas rendus, portent sa signature. Ce n’est pas rien dans une vie de lecteur.
Et puis, oui, malgré l’unique livre de lui qui ne m’a pas plu, dont je n’ai pas achevé ma lecture, il me reste, sur mon étagère de livres à lire, Chagrin d’école.
Bref, vous croiserez encore Daniel Pennac dans les allées de la Bibliothèque de Quichottine.

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(Le portrait de Daniel Pennac a été emprunté à l’article de Céline : « Raconte-moi une histoire ». J’ai trouvé la photo merveilleuse et je m’engage à la supprimer sur simple demande de son auteur.)

100 réponses à “Daniel Pennac

  1. combien de fois ne me suis je endormi , mes yeux réclamant repos, ma tête envahie par des images déclinées par les mots …..

    merci pour ce bl hommage et tous les souvenirs qui fleurent bon …la madeleine …. qui sait …

  2. je crois qu’on a tendance à sous estimer l’importance qu’on les livres…

    certains ont changé ou fait évoluer ma vie

    besos

    tilk

    • Ce sont de ceux-là dont je vais parler au cours des prochains jours, même si je sais que, finalement, il en est que j’ai oubliés dans ma liste.

  3. patricia11

    Le livre doit toujours rester un plaisir. Enfant on ne m’a jamais obligé à la lecture, c’est peut-être pour celà qu’aujourd’hui j’éprouve toujours beaucoup de plaisir à ouvrir le livre et pénétrer dans ses paysages.

    • Personne ne m’a jamais forcée à lire… même s’il m’arrive de penser que j’y ai été « contrainte », parce que je n’avais aucun moyen de m’évader autrement.

      Le livre-évasion est toujours celui que je préfère.

  4. « Comme un roman » est un livre de chevet un guide du « savoir lire » mais je trouve toujours étonnant que mon épouse commence tous ses livres (elle lit peu) par la fin? Son personnage de « Bouc émissaire » professionnel dans les Mallaussène est attachant, c’est peut être un des rares personnages de roman dans lequel je me « retrouve » Comme toi « Chagrin d’école » est encore sur la pile mais je nel’ai pas acheté il « nous » a été offert.

    décidement il faut que je me mette à l’exercice!

    • Je ris en te lisant.

      Lorsque j’achète un livre, je commence toujours par y grapiller… La dernière page est sans doute aussi celle que je lis – peut-être pas en premier – mais toujours avant d’avoir vraiment commencé ma lecture.

      Ce doit être d’ailleurs pour ça que je ne suis jamais vraiment entrée correctement dans un roman policier et que j’adore Columbo à la télé. Connaître l’assassin et seulement chercher comment le héros va s’y prendre pour le démasquer, c’est un réel plaisir.

      Merci pour ce partage. C’est vrai que j’ai adoré le personnage… Je le trouve très attachant.

      Bonne soirée, Pierre.

  5. Bel hommage …

    Bon dimanche ! Bisoux

    dom

  6. Tu peux en reparler comme tu le veux, tu en parles si bien. Je n’ai lu de Pennac qu’au bonheur des ogres. J’avais aimé… peut être pas suffisamment pour en relire d’autres. Depuis je pense au moins 20 ans que j’ai lu ce livre, il faudrait que j’en lise d’autres, ma sensibilité a changé.

    Bises

    • En fait, je suis entrée dans la série par « La Petite Marchande de prose » que l’on m’avait offert… et je n’en suis pas sortie. J’aime le fait de pouvoir lire chaque livre de façon indépendante malgré une chronologie évidente.

      Tu as raison, les sensibilités changent, et je sais que certaines « relectures » m’ont un peu déçue.

      Bises à toi, Martine, et merci pour ce partage.

  7. Ah ! Pennac et la lecture… J’ai tellement aimé « comme un roman » que je l’ai prêté, offert, maintes fois. J’aime comme tu en parles. En le lisant, j’étais subjuguée, tellement je lisais les mots que je n’aurais jamais pu écrire.
    Bon dimanche

    • Je dois en être à mon cinquième exemplaire… et ce n’est sans doute pas fini.

      Bon dimanche à toi aussi. Merci.

  8. Je n’ai jamais lu de Pennac mais ton article fait envie Quichottine d’autant plus que c’est un des deux scènariste du dernier Lucky-Luke. Je vais peut-être commencer par là 😉 Bon dimanche.

    • Pour le dernier Lucky-Luke, je ne savais pas… je pense que j’irai jeter un coup d’œil !

      Merci pour l’info.

      Passe une belle soirée, Bruno.

  9. Je suis  » entrée  » dans Pennac par les Malaussène, et  » Comme un roman  » est un vrai symbole, ainsi que les  » commandements du lecteur  » …

    Au regard de tout le plaisir dispensé par ses ouvrages précédents,  » Chagrin d’école  » m’a déçue, ou tout au moins laissée sur ma faim. Mais, il ne faut pas s’arrêter à un  » échec  » (tout relatif) en ne retenant que ce que j’ai ressenti comme un faux pas sur le chemin !

    Beau dimanche, Quichottine. Bisous.

    • Je ne peux pas te dire pour le dernier… J’ai lu des critiques bonnes et mauvaises. Je me ferai comme toujours ma propre opinion. Si vous ne le voyez jamais arriver sur mes rayons, c’est qu’il ne m’aura pas plu.

      J’espère que tu auras passé un bon dimanche, Midolu. Bisous et bonne soirée à toi.

  10.  c’est un auteur que je connais mal puisque je n’ai vraiment lu que « Comme un roman »..Je le note pour le découvrir un peu mieux

  11. Pennac fut une révélation pour moi. Avec  « Comme un roman », j’ai appris pour la deuxième fois de ma vie à « lire »!

    « Chagrin d’école » devrait te faire oublier « Le dictateur et le hamac »… Bonne lecture!

  12. quichottine

    j’aime tes mots tendresses

    cette touche que tu as quand tu aimes

    un touche de brume

    belle journée

  13. Tu sais en te lisant, j’ai pensé à la bibliothèque municipale pas loin de chez nous, où des femmes sont affectées à porter des livres (demandés » aux lecteurs et lectrices invalides. Certaines font même lectrices……

    J’ai été étonné de ce service combien précieux pour certaines personnes, ce qui me fait dire aussi, que nos impôts locaux sont bien utilisés…enfin c’est ce que moi je pense….

    Bon dimanche, Quichottine avec bises de nous deux.

    • Là, je suis d’accord avec toi… Une magnifique initiative !

      J’espère que tu auras passé un bon dimanche toi aussi. Bises affectueuses à vous deux.

  14. Très intéressant…Je savoure.

  15. C’est curieux ces croisements, ces coïncidences entre nous, j’ai terminé « comme un roman » juste avant le dernier livre que je suis en train de finir et voilà que tu publies ton billet sur Pennac aujourd’hui.

    j’ai bien aimé également « La petite marchande de prose ».

    Bisous ensoleillés

    • Je ne sais pas. Je pense qu’il y a des « rendez-vous » à ne pas manquer.

      Pennac devait en être un.

      Comme je le disais plus haut, c’est par « La Petite Marchande de prose » que je suis entrée dans la série des Malaussène. J’avais aimé, beaucoup ! les autres livres de la saga se sont imposés ensuite comme une évidence… et, même en cherchant la petite bête, je n’ai pas réussi à m’en détacher.

      Merci pour tes bisous ensoleillés… Ils font du bien dans une fin de journée pluvieuse.

      Douce soirée à toi.

  16. La saga Malausène je n’ai pas eu l’occasion de la lire et j’aimerais…

    Merci pour ce tour d’horizon concernant cet écrivain, en fait il n’y a pas de mal à ne pas aimer tous les livres d’un auteur, je m’interroges car de plus en plus je tombres sur des livres qui me lassent en plus du fait désolant que j’ai vite mal aux yeux…

    Je t’embrasses Quichottine

    • Ah lala ! Je sais aussi ce que peut donner la déception d’un livre qui ne correspondait pas à ce que l’on en attendait…

      On ne peut pas tout aimer… Finalement, c’est heureux car on ne lirait plus qu’un ou deux auteurs, et ce serait dommage !

      Prends bien soin de toi Marine. Je t’embrasse fort.

  17. C’est un auteur que je connais de nom, mais je n’ai rien lu de lui, je vais y remédier tu sais tellement bien nous faire apprécié ce que tu aimes. Très intéressant ton article.

  18. j’avoue que je n’ai jamis lu de livres de Daniel  Pennac ;apparemment les avis sont partagés; beaucoup le trouvent trop « pédagogue «  » ;il faudra que je m’y intéresse;

    Bisous

    • Je n’ai pas encore lu Chagrin d’école, donc, le seul livre que l’on pourrait qualifier de « pédagogue » parmi ceux que j’ai lus, est Comme un roman.

      C’est un livre que l’on a beaucoup fait lire dans les instituts de formation des maîtres, comme La Grammaire de l’imagination de Gianni Rodari pendant un temps.

      Peut-être parce qu’on y trouve des idées différentes, des pistes pour les enseignants… Mais le plaisir de la lecture est là, même sans être prof ou instit, je pense.

      Ses romans n’ont rien à voir avec la pédagogie. Je me suis bien amusée en les lisant.

      Si tu en lis, tu me diras ?

  19. Allo Quichottine, Pennac, je n’ai pas aimé tous ses livres pour en avoir commencés plusieurs et délaissés. Mais surtout « La petite marchande  de prose » que j’ai adoré lire, et « Comme un roman » pour même tout relire. Il est plaisant Pennac. Mais quelques-uns où je n’ai vraiment pas accroché, et ce dernier qui ne me dit rien. Selon notre état d’esprit, question de disponibilité aussi. Bonne fin de soirée.. encore beaucoup de soleil ici, t’en envoie un immense rayon! Bises

    • Merci pour ce partage… Je suis contente de voir que tu as aimé La Petite Marchande de prose… Ce livre m’a fait entrer dans l’univers de Malaussène.

      Ceci dit, je comprends que l’on ne puisse pas « tout » aimer d’un auteur. Disponibilité, état d’esprit, notre vie conditionne aussi nos ressentis.

      Merci pour cet immense rayon de soleil. Ici, il fait vraiment défaut aujourd’hui.

      Passe une belle journée.

  20. Pennac, c’est mon arrivée en Bretagne, et la rencontre d’une nouvelle collègue, devenue une amie, qui m’a introduite dans le clan Malaussène.

  21. J’aime beaucoup cet auteur moi aussi.

    Un de mes préférés est Comme un roman, mais je garde une préférence pour la saga Malaussène, tellement délirante…

    • « Tellement délirante », c’est tout à fait ça !

      Lors de chaque nouvel épisode, je me demandais ce qu’il allait encore pouvoir inventer, et je n’ai jamais été déçu !

      … J’aime… c’est comme découvrir la vraie vie « comme un roman » et c’est passionnant !

      Merci, Marie, pour les deux articles rédigés chez toi et qui m’ont permis d’alléger ma présentation.

  22. j’ai lu cabot caboche…. il était dans la liste de lecture de l’école… ça sert d’avoir des enfants

  23. Je n’ai pas encore terminé les séries « Malaussène », et « Comme un roman » est dans ma Pal !!  mais ton billet va me permettre d’agrandir ma Pla (pile de livres à acheter !!) c’est drôle que tu n’aies pas terminé « chagrin d’Ecole », c’est le premier que j’ai lu et qui m’a fait aimer Pennac ! c’est peu romancé mais tellement interessant, ce cheminement pour faire aimer l’écriture et le français aux jeunes des cités, malgré son début de parcours plutôt cancre… je te livre en toute modestie mon sentiment ! Merci pour ce beau billet sur un des mes « derniers » préféré !! bizzoux Quichottine

    • J’ai acheté Chagrin d’école après l’avoir vu chez… ? Je ne sais plus. mais, si je ne l’ai pas terminé, c’est que je ne l’ai pas encore commencé.

      Il est encore dans ma PAL… mais je sais que je le lirai.

      Merci, Tricôtine.

  24. J’ai eu ma période Pennac et je m’en souviens avec plaisir. pour moi, des lectures agréables mais qui ne restent pas vraiment ds mon panthéon…peut-être faudrait-il y revenir et lire ceux que je n’ai pas lus. Bises  VITA

    • Tu sais, ce n’est pas vraiment un Panthéon que cette liste des quinze… Certains ne seraient pas dans ma liste s’il s’agissait de ceux que je pense être les meilleurs auteurs de ma bibliothèque.

      Je suis contente que tu aies trouvé agréable cette lecture.

      Bises à toi aussi.

  25. Je viens d’aller chez le libraire hier pour acheter trois livres j’étais en « panne »…

    Quand je n’ai plus de livre « sous la main » j’ai un manque, un grand vide m’envahit comme si le monde n epouvait exister sans eux…

    Et maintenant sans toi…

    Je t’embrasse

    • Le monde n’existe pas sans eux…

      Merci pour ce partage, Lmvie.

      (Il existerait sans moi… sans nous. Mais il ne serait sans doute pas le même.)

      Je t’embrasse

  26. Daniel Pennac

    est un grand décomplexeur

    de lecteur.

    Et, 

    en plus,

    il a une bonne tête.

    Enfin, ça n’engage que moi.

    ( et ma maman )

    Pénéloop

  27. Encore un oublié de la liste que nous devons être nombreux à partager avec énormément de bonheur.

  28. S’il est vrai qu’il est impératif

    d’aimer

    de rêver ..

    obliger à cela

    en utilisant l’impératif

    serait

    malvenu..

    il est vrai..

    bonne journée quichottine

    christelle

  29. Les Malaussène…

    (Sais-tu que ce nom vient d’un village… Dans le Vaucluse, je crois: Malaucène.)

    C’était drôle! J’adorais surtout le chien à l’haleine qui tue: le fameux Julius. Mais je m’en suis lassée, et ton article, qui parle de livres que je n’ai jamais lus de lui, redore son blason… Tu es terrible!

    Et bien soit! Je lirai ces deux-là. Mais après, stop, arrête de me donner l’envie d’en lire d’autres!

    Pitié…

    Je t’embrasse très fort,

    • Navrée… Je suis lancée, et je finirai mes quinze…

      Mais je suis sûre d’arriver à des livres que tu connais bien.

      Je t’embrasse très fort aussi, Hélène.

  30. J’ai lu et apprécié « Chagrin d’école » mais pas tous les autres dont tu parles. Bisous

  31. Quand je lis et découvre vos billets, je me rends compte que je suis vraiment au « bout du monde », et vis sur une autre planète malgré que je m’accroche à la francophonie: mes souvenirs de lectures sont d’un autre temps. Les feuilles ont tourné sans que je m’en aperçoive. Bien que ce soit un vilain défaut, je jalouse votre érudition . J’essaierai de rattraper le temps perdu, assis sur un nuage…

    • Sourire… et nous vous faites donc pas tant de soucis…

      Je pense que chacun d’entre nous a beaucoup à partager, nos expériences sont différentes, nos lectures leur reflet.

      Je ne suis pas si érudite et je me rends compte, quand je regarde les listes de mes aminautes, qu’une grande part de la littérature m’est tout à fait inconnue.

      Merci d’être de mes lecteurs…

  32. Pennac est enthousiaste et a toujours le regard qui pétille. On retrouve ça dans ses livres

    • Je ne l’ai jamais vu pour de vrai… j’aimerais, je pense, le rencontrer.

      J’aime ce qu’il met dans ses écrits.

  33. « Mon mnde »dont tu fais partie bien sûr

    Bisous

  34. Moi non plus je ne l’ai jamais rencontré mais je l’ai vu à la télé … Et je l’ai entendu à la radio … Dans sa voix il y a des intonationsc de jeune homme insolent et il rit beaucoup

    • J’aime bien ce que tu dis « des intonnations de jeune homme insolent », c’est un peu ce que l’on ressent aussi en le lisant.

      Merci infiniment, Liza.

  35. une vraie histoire d’amour littéraire… merci pour ce partage passionné

    gros bisous tout transis de froid

  36. Daniel Pennac. Qu’en dire ? Bien peu de choses car de nom et d’écoute, seulement, nous le connaissons ; mais, toujours en l’idée et l’espoir de le recontrer un jour dont à travers deux de ses romans, La petite marchande de prose et Au bonheur des ogres. Je ne connaissais pas Comme un roman. Je pense que si Pennac me ravie avec l’un de ses deux livres premièrement cités, je pourrai m’y intéresser. Je sais que cettre rencontre ne pourra se faire de suite ni prochainement car ma PAL se fait encore lourde (bien que certaines lectures peuvent attendre… mais d’autres, non !).

    L’oeil du loup est également un livre que j’ai lu, à deux reprises, et apprécié. S’il m’était donné de le relire, je le relirai, sans aucun doute 🙂 … Mais là aussi, pas aussi tôt que je ne le voudrai.

    Ma liste d’auteurs n’est encore que sur papier ; avant de pouvoir vous la présenter, il me faudra répondre à un tag dont je suis officiellement victime (bien que je ne me considère pas comme telle ^^) en plus de vous présenter des choses et d’autres…

    Nous verrons ce qu’il en sera… Il se peut bien que ce soit plus tôt que je ne le laisse entendre.

    Une belle soirée, Quichottine, ainsi qu’une douce nuit.

    A bientôt… 

    • Merci pour ce partage, AneverBeen.

      Si La Petite Marchande de Prose te plaît… tu pourras te plonger avec délice dans la saga de Malaussène.

      … et tu me diras ce que tu en auras pensé, j’en suis sûre.

      Passe une belle soirée, mon Aminaute. Prends bien soin de toi par cet hiver qui vient trop tôt.

  37. Que l’on me torde le cou ! Oui !! Que l’on me le torde ! Pennac, je viens de m’en rendre compte est l’auteur du livre que j’ai eu l’occasion de lire à deux reprises, au cours de mon enfance !

    Désolée, Mr Pennac. Désolée, Quichottine d’avoir « insulté » cet auteur que tu affectionnes et que j’ai apprécié sans le savoir =$

    Je file… Je rougis… … …

  38. belgique-chine

    bonjour quichottine, je profite chaque fois de mon passage en Belgique pour ramener des livres, mais il y a toujours le problème du poids, pas celui des mots, mais des livres, on paye fort cher, les kg de suplus.

    passe un bon dimanche

    • Je sais bien… et il n’est pas si facile de s’en procurer là-bas, je suppose.

      Bon dimanche à toi aussi, René.

  39. J’apprécie beaucoup Daniel Pennac. Un phrase de lui qui m’a beaucoup marquée :

    «C’est que l’âge se révolte à tout âge contre l’âge !» dans Monsieur Malaussène. Bises et bon dimanche ma Quichottine

  40. Oo° Kri °oO

    J’aime vraiment beaucoup cet extrait de « Comme un roman » …

    A part quelques citations, je crois que je n’ai rien lu de Pennac

    Bon dimanche Quichottine

    • On ne peut pas tout lire, Kri.

      Si tu savais le nombre d’auteurs découverts dans les listes de mes blogopotes, tu n’en reviendrais pas !

      J’espère que tu auras passé un bon dimanche toi aussi. Douce soirée, Kri.

  41. Cet oeil du Loup! Comme j’ai aimé le lire à mon petit dernier, comme j’ai aimé le lire avec une classe de 4° aussi, découvrir ensemble que ce n’était pas forcément un roman pour enfants et que même si ça l’était, il fallait réveiller en nous cette magie qui éveille au monde, le regarder d’un oeil, puis des deux…

    J’ai bien aimé la fée carabine que j’ai étudiée en cours aussi, et comme un roman fut un essai salutaire sur « comment on fait lire à l’école et comment il faudrait lire ». Malheureusement, cela ne porte pas toujours ses fruits, mes fils n’ont guère apprécié les oeuvres imposées au lycée. Mais ils lisent encore, c’est toujours ça.

    Tu sais, c’est moins facile aujourd’hui, disons que ça dépend des classes. Je viens de commencer « la lumière volée » de Mingarelli avec des 3°, ils n’ont pas encore accroché, alors que je lis à voix haute, et que je laisse dormir celui qui dort :), c’est un roman qui avait bien marché il y a trois ans. Et je me régale avec des 1°, « comment fut sauvé Wang Fô de Yourcenar… comme quoi, il n’y a aucune recette magique.

    • Merci !!!

      J’ai toujours pensé que l’on pouvait en faire plusieurs lectures et que, comme d’autres livres de littérature de jeunesse, il avait tout à fait sa place dans une bibliothèque adulte.

      Je sais que « comme un roman » ne donne que des pistes qui ne sont pas toujours les bonnes. Il m’a apporté la justification de mes propres lectures. Je dirai que c’est déjà beaucoup.

      Merci pour ce partage, Polly. Aujourd’hui, je n’arriverais certainement plus à motiver ceux qui ont fermé la porte aux rêves et à l’imaginaire.

      … et c’est tellement dommage !

      Bisous doux et bonne soirée à toi.

  42. J’ai découvert Pennac avec la famille Malaussene, que j’avais offert à Marie, mon enfant dévoreuse de livres, puis avec elle, on a continué sur tous « les Pennac »… J’ai toujours regretté de ne pas être dans ma ville en octobre 2009 parce qu’il est venu pour présenter à sa manière « comme un roman ».. rencontre ratée avec un écrivain que j’aime lire…

    • Je crois que j’aimerais le rencontrer… Il a un très beau regard.

      … que l’on retrouve dans ses livres !

      Merci pour ces mots, Mahina. Je suis contente qu’il te plaise.

  43. Il a fait couler pas mal d’encre… Et je n’ai trouvé qu’une citation de lui pour commenter et qui me correspond un peu..

    « Je n’ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n’a pu m’empêcher de finir un roman que j’aimais »…  j’enlèverai le mot « jamais », quand même…

    Bon dimanche.

    • Rire… Ainsi donc, il t’est arrivé de ne pas terminer un roman que tu aimais ?

      Bon, je ne dis rien… je sais que tu étais bien occupée par ailleurs…

      Merci pour ce partage, Marie. J’espère que tu auras passé un bon dimanche toi aussi. Douce soirée.

  44. Tout comme toi, je pense que j’ai lu tout Pennac et je n’ai pas fini Chagrin d’école car il ne se ressemble pas dans ce livre quelque peu prétentieux

    En ce moment je pense à toi car je feuillette un livre mélangeant tableaux et textes et qui s’appelle « Les femmes qui lisent sont-elles dangereuses »? A méditer par ce dimanche pluvieux, à méditer aussi une envie pressante d’aller lire en maison de retraite et tant pis s’ils s’endorment

    bises et bon dimanche

    • « Les femmes qui lisent sont-elles dangereuses ? »

      J’ai adoré le parcourir… j’y ai découvert des tableaux que je ne connaissais pas…

      Mais je n’ai pas voulu le lire de peur d’être influencée ensuite dans mes « images de lecture » ou pour mes tableaux.

      Merci pour ce partage, Azalaïs. Pour Chagrin d’école, j ene l’ai pas encore ouvert… nous verrons bien.

      Je repensais à tes lectures en maison de retraite… c’est vraiment une bonne chose. L’important, c’est de leur offrir la part de mots dont les personnes âgées sont souvent privées.

      Bises et bonne soirée à toi.

  45. Coucou Quichottine  , en finissant  de lire ton billet , je me dis :je ne le connais pas du tout …et de là l’envie de m’ y interesser de plus près

    merci pour cet article

    bises Quichottine

  46. Je l’ai déjà rencontré… Où, comment, en rêve surement, mais je le connais. Non, se n’est pas ça, je le reconnais, il aurait pu être proche, accompahner mes rêveries, ou m’en consoler. Je vais être en manque, je n’ai jamais rien lu de lui !

    Je t’embrasse amie de coeur

    • Merci pour ces mots-là, Nettoue.

      J’aime aussi lorsque tu as envie de connaître un auteur…

      Je t’embrasse fort.

  47. je crois que mon com a disparu bouhhhhhhh je te disai que voici un d nos auteurs communs pmais pas pour les mêmes livres car je ne connais pas « cimme un roman » mais moi j’ai adoré toute la série sur la famille Mzallausène et plus particulièrement « la petite marchande de prosé » et après j’ai lu toute la série dans le désordre mais j’adore son humour et sa manière d’écrire, ces livres je ne les ai pas lu je les ais dévoré

    voci une critique de l’un d’eux

    Bise

    http://www.latelierdefransua.com/article-24340645.html

    • Je comprends que tu les ais dévorés, j’ai fait de même… et c’est amusant, j’ai commencé aussi par La Petite Marchande de prose….

      Merci pour le lien que tu m’as apporté. Une belle façon de faire découvrir le livre à tes lecteurs.

      Bises et bonne soirée.

  48. Je connais cet écrivain que de nom mais j’avoue que tu en parles si bien que si j’en ai l’occasion je lirais un de ces romans 😉

    Bonne fin de soirée Quichottine Bisous

  49. moi qui ai été une « laborieuse » de l’école avec la galère de la dyslexie chevillée au corps, tout en ayant toujours adoré les livres, j’ai lu et relu « n »fois « Comme un roman »…. et c’est seulement il ya peu que j’ai découvert « Cabot-caboche »….

    • Je souris en te lisant… Ainsi tu étais dyslexique toi aussi ?

      Cela ne m’a jamais empêché de lire, mais m’a causé bien des tracas à l’école.

      Merci pour ce partage.

  50. J’ai eu le plaisir d’assister à une « causerie » dont il était l’invité principal et j’en suis restée …. éblouie. Quelle verve, quel enthousiasme, quel bonhomme ! Comment ne pas aimer ce dont il sait si bien parler ? J’ai ,moi aussi,beaucoup utilisé  » Comme un roman », avec mes petits enfants, avec mes élèves…