Françoise Chandernagor, La voyageuse de nuit

Cela fait tellement longtemps… je ne sais pas si vous vous en souvenez.

Cette fois-là, je suis partie en voyage avec trois livres dans mes bagages… Oui, trois. Des livres qui demandent un peu de temps, qui ont besoin de silence autour de soi. Ce ne sont pas des livres à lire très vite entre Cergy et Paris, ou entre Paris et Barcelone.

Je les ai lus au bord de la mer… là-bas, en Galice.

J’avais emporté L’ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafón. Une vraie découverte…

J’avais emporté L’ombre des voyageuses, de Pierre Pelot. Un autre coup de cœur…

… et puis… passant de l’ombre aux voyageuses emportées par le vent, le troisième roman s’est perdu dans la tempête.

Je l’ai ressorti de la pile des livres lus, de ceux dont il me faut vous parler, parce que je l’ai aimé, beaucoup, même s’il m’a tant secouée que j’ai mis du temps à m’en remettre.

Françoise Chandernagor est un écrivain que j’aime beaucoup, et il m’est bien égal de savoir qu’elle fait partie de l’Académie Goncourt. Elle écrit merveilleusement bien.

J’ai relu pour vous certains passages… et je me suis demandé comment je pourrais vous en parler.

Ce n’est pas si facile de transmettre des émotions, surtout lorsque le temps est passé, nous a offert d’autres lectures, d’autres moments de fantaisie ou de réflexions diverses.

Pourtant…  L’émotion est toujours là, aujourd’hui, alors que je viens de trouver sur le site de l’écrivain le passage dont je voulais vous montrer l’importance.

Elle a fermé les yeux plusieurs mois avant sa mort. Même le personnel de Louis-Pasteur s’en est étonné quand, avant-hier, elle y est entrée en soins palliatifs : « Madame, s’il vous plaît, ouvrez les yeux ! Pourquoi fait-elle ça ? » Nous ne savons pas. L’épuisement ? Il paraît que non : avec un grand malade, la communication passe par le regard.
Première explication : celle que notre père a reçue d’elle, comme une gifle. Il la conduisait aux toilettes. À l’époque, pour l’emmener de son lit — médicalisé — jusqu’au siège — adapté —, il fallait déjà deux personnes : l’une, devant, marchait à reculons, les bras de la malade posés sur ses épaules ; l’autre, placée derrière, soutenait le corps à la verticale. Maman ne tenait plus debout. Au sens propre. Quand on la levait, elle gardait, tout enraidie, la première inclinaison qu’on lui avait donnée ; son dos, ses jambes, pouvaient former un angle aigu avec le parquet ; par petites poussées, nous l’aidions à « ouvrir » l’angle. Un jour donc, comme Papa la guidait à reculons dans l’étroit corridor tandis que ma sœur Sonia, privée de visibilité, la poussait par-derrière, leur attelage se mit à tanguer ; Papa, excédé, finit par lâcher : « Bon dieu, Olga, si tu ouvrais les yeux, ça nous aiderait ! Regarde-moi. » La réplique fusa, criée tout bas : « Je t’ai assez vu comme ça ! »
Nous avait-elle tous « assez vus comme ça » ? Même ses filles ? Elle nous punit : « Disparaissez ! »
Que nous reproche-t-elle ? De retarder sa mort ? Ou d’être incapables de prolonger sa vie ? Incompétents ! De toute façon, nous sommes incompétents, comme les médecins, les infirmières…
Lisa, ma plus jeune sœur, reste optimiste, à sa façon. Elle croit que Maman a trouvé le moyen de garder, avec un minimum d’efforts, son emprise sur le monde : « J’ouvre » ou « Je n’ouvre pas ». D’un battement de cils, elle sanctionne ou récompense. Demeure imprévisible, se fait désirer, prier. Souveraine d’un royaume minuscule — une paupière —, elle dicte encore sa loi.

Il est vrai que, même sans mots, sans regards, elle s’exprime avec une force étonnante. Pour répondre à nos questions, se plaindre, nous tancer, elle ne dispose que de cinq signes mais ne s’en montre pas chiche : haussement d’épaules, haussement de sourcils, soupir, plissement du front, et claquement de langue.

(Françoise Chandernagor, La Voyageuse de nuit, p.9)

Elle dicte sa loi. Nous sommes au tout début du roman, Katia, l’une des filles, en est la narratrice. Elle parle de sa mère, elle parle… Je crois que c’est le plus important. Ce faisant, elle se défait du poids d’années de tyrannie, elle qui n’a jamais été autre chose à ses yeux qu’une gamine à rabrouer.

Katia, c’est l’aînée, l’aînée de quatre filles. Chacune a construit sa vie comme elle pouvait, avec ce qui lui avait été donné.

Katia, c’est l’accident qui a fait s’unir Olga, sa mère, à un marin breton, Yann Le Guellec.

L’accident s’est produit place de l’Hôtel-de-Ville au bal du quatorze juillet. Notre père, frais émoulu  de l’École de la marine marchande, venait de « monter » à Paris pour le mariage d’un ami. Maman avait reçu de son internat une permission de sortie. Ils dansèrent.
C’étaient les années cinquante. Les jupes virevoltantes, l’accordéon, les lampions, la joie. Et pas de contraception.
Neuf mois plus tard, j’étais là. Entre-temps, les amoureux de l’Hôtel-de-Ville avaient échangé leurs adresses et même, le temps pressant, leurs consentements.

(Françoise Chandernagor, La Voyageuse de nuit, p.23)

Se seraient-ils mariés sans cet « accident » ? Ils étaient si différents !

J’ouvre ici ma parenthèse personnelle…

Ma lecture se poursuivait et je m’identifiais à cette Katia dont la petite sœur ressemblait à la mienne. Un mois par an elles avaient le même âge… Nous l’avons pendant une semaine.

Et puis, je me suis oubliée, je n’ai plus vu que ces quatre sœurs qui avaient chacune leur personnalité, leurs façons de réagir devant un même problème.

Moi qui n’ai pas vu ma mère vieillir, je me suis interrogée bien souvent. Que se serait-il passé si…? Je ne sais pas, je ne peux pas le savoir. Mais je sais que comme ici, aucun de nous, de notre fratrie orpheline, n’avons le même souvenir de celle que nous aurions pu fêter aujourd’hui.

Olga et Yann s’étaient mariés, mais avaient ils vraiment vécu ensemble ?

Non.

L’épouse du marin avait été seule, bien souvent. Mais pas si seule puisque son père était si présent. Son père, Micha, le géant russe resté en Creuse après la guerre pour les beaux yeux de Solange, la fille du cafetier de Saulières.

Les petites filles l’adoraient… comblaient l’absence du père.

Longtemps, j’ai cru que si mes trois sœurs avaient les yeux bleus – les miens sont noirs, comme ceux de Maman et de tous nos cousins creusois –, si elles, les veinardes, avaient les yeux « en couleur », c’est qu’elles ressemblaient à Micha. Ce géant avait des yeux de poupée : bleu d’azur. Il a fallu sa mort pour que je découvre, un jour, que Papa aussi a les yeux bleus.

(Françoise Chandernagor, La Voyageuse de nuit, p.27)

Alors, comme toujours, je ne vais pas tout raconter, je vais vous laisser à la fin de ce chapitre deux, au moment où Sonia entre en scène, Sonia, l’éternelle adolescente, celle qui a tout à construire, qui devra décider qu’elle a le droit d’exister, qu’elle n’est pas « à jeter ».

Nous apprenons, peu à p
eu, ce que pense chacune, ce que vit chacune, ce qu’elle ne vit plus depuis que la mourante a décidé de ne plus rien regarder. C’est un roman terrible, un récit sans concession.

Quatre chemins de vie, quatre façons de voir, quatre récits qui se croisent et dont on se demande parfois comment l’auteur a réussi à donner autant de force à chacun. Il n’y a pas de longueur, malgré les quatre cents pages qui s’achèvent en point d’interrogation, au milieu d’un tourbillon angoissant.

J’avais envie de poser une question à l’écrivain… Mais je ne la poserai pas ici.

Je vais vous laisser découvrir ce roman-puzzle dont les pièces s’emboîtent toutes parfaitement jusqu’à former une histoire qui pourrait être la nôtre.

Françoise Chandernagor, La voyageuse de nuit, couverture

Françoise Chandernagor

La voyageuse de nuit

© Gallimard, 2007
Folio n°4751, 2008

*On peut lire la quatrième de couverture sur le site de l’auteur.

99 réponses à “Françoise Chandernagor, La voyageuse de nuit

  1. Comme moi, tu as une singulière façon de fêter les mères…

    • Au début, je n’y avais pas pensé… et puis, je me suis dit que c’était aussi ce que beaucoup vivaient.

      Ce roman est très beau, sans doute pour l’amour que l’on y sent, malgré tout.

      Merci pour ton texte à toi, Galet… il est magnifique.

  2. Tu sais donner envie de le lire, malheureusement, je ne prends plus le temps de lire … SHAME ON ME !!!

    Bon dimanche de fête des mères ! Bisoux

  3. Un très beau texte que tu nous offres en ce jour de la fête des mères. Je n’ai pas vu ma mère vieillir non plus mais j’ai vu ma grand mère vieillir et ce fus très difficile à  supporter pour elle mais aussi pour moi. Gros bisous et bonne fête des mères

  4. un cadeau pour ma mère pour sa fête mais ça sera avec un peu de retard , bise quichottine

  5. Il est des maîtresses femmes jusqu’au bout… Dur avec elle même, dure avec les autres… Cette plume est sublime, je vais feuilleter de cet auteur, tu m’en donnes envie grand comme ça, grand comme un vrai coeur de mère… Merci d’être venue boire un p’tit green love sur plyson, amatealty postera un spécial fête des mères aussi… Bise Quichottine, bonne fête des mamans, à bientôt signé jill

    • Merci, Jill.

      Je crois que les femmes de certaines époques l’ont été plus que d’autres.

      Passe un très bon dimanche.

  6. Tu résumes très bien ce livre, comme d’habitude … Mais je ne le lirais pas. j’ai horreur des histoires de famille .

  7. Avec les morceaux choisis on peut voir toute l’émotion qui se dégage de ce livre, les émotions, je pense que c’est le plus dur à retranscrire.
    Cette mère tyrannique jusqu’au bout qui exerce son emprise sur sa famille et ses filles, cette mère là j’ai du mal à l’imaginer ou du moins il est difficile de comprendre pourquoi elle est aussi dure.
    Ce livre semble dur à lire Quichottine, je pense qu’il doit nous renvoyer à notre propre conception de la vie, de la fratrie.
    Bon dimanche
    Bises

    • Tu sais, je crois qu’on la comprends mieux au fil des pages… un peu comme dans un puzzle, il faut avoir tous les morceaux pour voir correctement l’image.

      Il est dur, oui, mais pourtant je n’ai pas regretté de l’avoir lu, à aucun moment.

      Bon dimanche à toi aussi. Merci.

  8. Bonne fête des mères Quichottine, toi aussi une voyageuse….. A+

  9. quand je lis ce nom Françoise Chandernagor, je pense à ma petite maman !!! je me souviens qu’elle lisait des livres de cette auteur….c’est chouette d’y penser avec douceur juste le jour de la fête des mamans, merci !!!! bizzzzzzz et bonne fête

    • Je suis contente d’avoir pu raviver en toi de bons souvenirs.

      Merci pour ce partage, Solyzaan. Bisous et bon dimanche.

  10. tu me donnes très envie de lire le livre françoise Chandernagor, auteur que je connais peu, je le note

  11. les histoires relationnelles de famille sont terribles

  12. La description de la mère malade ….Terrible pour moi ….et non, puisqu’il lui reste à sa façon l’emprise sur le monde…Bises   VITA

  13. en dehors du fait que tu nous donne un grande envie de lire ce livre, une chose m’interpelle , c’est le fait que parfois, une même fratrie n’a pas les mêmes souvenirs , cela m’a déstabilisée un temps, pourtant nous étions tous sous le même toi, mais la perception était si éloignée … les souvenirs si incomparables

    • Je crois que beaucoup le constatent, mais que peu l’avouent.

      Combien sont les parents qui pensent, sincèrement, qu’ils ont donné la même chose à chacun ?… Je crois que ce n’est pas toujours vrai, parce que nous changeons au fil du temps, que chaque enfant est différent.

      Merci, Isabelle.

  14. Bonjour Quichottine,

    Je passe te souhaiter un bon dimanche et une

    Image hébergée par servimg.com

    Bisous

  15. Après avoir lu L’enfant des Lumières  il y a quelques années, j’ai beaucoup apprécié l’écriture de Françoise Chandernagor. Et La voyageuse de nuit fait partie de ma PAL ! En bonne place … Je pense même que ce livre va doubler quelques concurrents  … Choix difficile s’il en est …

    Mais, pas aujourd’hui, car l’histoire a fait que ce jour a marqué une prise de distance de ma propre mère … Une distance que la maladie a diminué, sans l’effacer complètement.

    On désire autre chose, pas toujours plus, mais sous une autre forme …

    Mon choix de lire ce livre n’est pas innocent, comme pour de nombreux livres et de nombreux lecteurs.

    Pensées tendres, et bisous, Quichottine.

     

    • Merci pour ce partage et pour ces fleurs, Midolu.

      Quand tu liras ce livre, tu me diras ?

      Nous choisissons toujours, je crois, en fonction de ce que nous sommes, de ce que nous vivons à un moment donné… Ce sont des rendez-vous à  ne pas manquer.

      Merci pour tout. Je t’embrasse fort.

  16. Bonjour Quichottine

    Du silence pour les livres il en faut beaucoup pour ne pas perdre le fil….

    Bon dimanche de fête Arlette

  17. je ne connais pas du tout cette auteure !

    je note 😉 dans mes livres à lire si je le trouve dans la bibliothèque de mon village , qui n’est pas fortement fournie , je dois le dire !

    mais qui sait ?

    tu es orpheline ? vous êtes combien de frère et soeur ?

    elle a eu un accident ? tu l’as perdu à quel âge ?

    oh que de questions cricket !

    ma mère elle a été adoptée  par une femme merveilleuse qui a adopté deux enfants et n’en n’a pas eu .

    Peut-être est-ce pour cela qu’elle a été si extraordinaire avec nous aussi…

    bises

    christ’ailes

    • Ah oui ? Même pas l’Allée du Roi que l’on a adapté à la télévision ?

      … Ne t’en fais pas, ce n’est pas un reproche, loin de là. Je suis la première à tomber un peu partout sur des livres que je n’ai pas lus, des écrivains que je ne connais pas.

      Je crois que tes nombreuses questions resteront sans réponse. Ne m’en veux pas.

      L’adoption est un acte magnifique… Je suis contente que tu aies de si beaux souvenirs.

      Bises à toi, Christ’ailes.

  18. Tu donnes envie de lire ce livre, mais en ce moment, ce n’est pas pour moi.

    Bises  de nous deux et belle journée

  19. Bonne fête aux mamans et bon dimanche ! Bisous Quichottine !

  20. Un tout petit mot tendre, un regard, un sourire et les Mômans craquent forcément. J’ai eu la mienne  aujourd’hui et j’en suis très heureuse, je lui ai dit avant qu’il ne soit trop tard.

    GROS BISOUS Quichottine.

    • Il faut toujours le faire… pas seulement pour la fête des mères. Chaque mot d’amour échangé est important, pour elle et aussi pour toi.

      Gros bisous, Marité. merci pour ce partage.

  21. Ce billet m’a envoûté…

    Les mots posés par Quichottine nous parlaient, inspiraient.

    Comment ne pas vouloir aller à la découverte du livre que nous présente Quichottine lorsque l’on apprend et sait que ce même l’a touché et l’a poussé à la réflexion ?

    Dans l’une de tes expressions, nous nous sommes retrouvée à travers tes mots même si ces mêmes ne nous concernaient pas… C’est dans la manière dont les mots et ponctuation ont été posés que nous nous sommes reconnus… On se pose des questions, sans pour autant toujours aller à la recherche de réponses ou s’égarant en chemin car l’on doute de vouloir connaître la réponse.

    Quichottine aurait beaucoup à nous raconter ; certainement… A nous apprendre aussi…


    Je te souhaite une bonne fête des Fées Quichottine et te bise avec tendresse pour cette occasion.

    A bientôt.

    • Chère aminaute !

      Tes mots sont si bien choisis, si proche de ce que je ressens le plus souvent !

      Merci pour cette fête des fées, pour cette bise donnée.

      Passe une douce semaine, AneverBeen.

  22. C’est terrible d’effacer les autres , en refusant simplement de les regarder ; tu m’as donné très envie de lire ce livre car   il me rappelle  de douloureux souvenirs(marcher à reculons les mains sur les épaules pour aider la personne à tenir debout sans tomber .. j’ai connu cela avec mon mari ) .

    T puis aussi, parce que j’ai lu des livres de Françoise Chandernagor et j’ai beaucoup aimé . Je note le titre Bonne fin de ce dimanche ensoleillé pour les mamans.Bisous

    • Si tu le lis un jour, tu me diras ?

      J’espère que tu auras passé un bon dimanche aussi… Bisous et bon lundi à toi.

  23. Ce recit m’emeut plus que je ne saurais le dire.Merci

  24. c’est vrai qu’un m^me moment peut être vécu de façon différente suivant les sensibilités de chacun, j’aime bien cette idée du puzzle,  les morceaux s’imbriquent parfaitement mais ne donnent pas la même image !!   tu donnes toujours envie de lire avec tes petits morceaux choisis… ma pal va remonter, moi qui disais à l’instant qu’elle descendait  hihi  bizzz

    • Et si tu savais le nombre de livres que j’ai dans la mienne, tu serais affolée…

      Merci pour ta fidélité, Pascale. Bisous.

  25. « Choisir » et comme toujours… tout choix implique un renoncement. Alors chacune s’interrogera sur tous ces renoncements.

    Bonne soirée et bonne semaine

    • Eh oui.. lorsque l’on prend un chemin, il y en a toujours un autre qu’on délaisse…

      Merci, Alphomega. Bonne semaine à toi aussi.

  26. Bonne fête de maman, Amielle.

    Gros bisous de la nuit, tout plein.

    Plus tard je lirai ce livre.

    • Merci pour ces fleurs, ma Dame de l’Océan.

      Je te le prêterai, mon Amielle, mais un peu plus tard, je crois.

      Gros bisous de la nuit pour toi aussi. Merci pour ta sirène aujourd’hui.

  27. Comme toujours tu as le don de nous donner le goût de le lire, un autre que je prend en note.Bon début de semaine.

  28. rhoooo je suis encore très en retard  mais depuis vendredi je n’ai pas eu 1 minute à moi, le week-end a été méga chargé

    Je te fais de gros bisous

    • Et moi… tu sais, je vais encore être absente. J’aurais aimé être à jour avant, ce ne sera pas le cas.

      Prends soin de toi, Corinne. Gros bisous.

  29. Voilà une belle façon de donner envie de partir avec le livre. Bonne journée

  30. Je ne sais plus quels sont ses livres que j’ai lus !   En ce moment, il y en a 4 à différents coins du terrier, un achevé, sans beaucoup d’intérêt et 3 en marche.

    Mais qu’il est difficile de trouver un morceau de temps bien solide pour s’isoler à l’intérieur d’un bouquin.

    J’admire que tu arrives à le faire tout en maintenant ton blog hors d’eau.

    Bises du grillon

    • Je n’y arrive pas toujours… et je fais souvent des pauses, elles me sont nécessaires.

      Mais, j’aime bien garder un contact avec ceux que j’aime, quand je le peux.

      J’ai horreur de m’absenter sans prévenir.

      Tu as lu un livre sans beaucoup d’intérêt… je serais désolée si c’était l’un de ceux dont je t’ai parlé.

      Bises à toi aussi… et pardon de te répondre avec tant de retard.

  31. j’avais cru te laisser ici quelques mots d’amitié… ils ont disparu ou peut-être me suis-je trompée

    l’amitié elle, reste bien réelle

    bises à toi Quichottine

    • Ton dernier message ici était sur un autre billet.

      Ce n’est pas toujours facile de tout garder en mémoire.

      Merci pour ton amitié. Bises à toi et bonne soirée.

  32. jen’ai plus ma mère

    elle est morte

    mais j’ai une plante

    qui s’appelle le coeur de marie

    alors….

  33. Ce roman est terrible ! Cette femme me semble s’être transformée en dragon ! La haine et la froideur dans les derniers instants de notre vie, ça me fait frissonner. Je ne pense pas que ce soit un livre pour moi.

    Par contre, je suis tombée amoureuse de A l’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon…

    • C’est un livre terrible… mais qui mérite d’être lu.

      Tu me fais rire… Il n’y a pas que ce livre dans la montagne de livres dont tu parles qui m’ait fait vibrer, mais j’avoue que j’ai adoré A l’ombre du vent

      Merci, Marie.

  34. Etais-je déjà passée par ici ? Ce texte me touche, les yeux fermés, comme Maman. Elle ne veut plus voir… quoi ? qui ?… un plaisir de temps en temps lorsqu’elle me prend la main et la porte à sa bouche…

  35. J’ai terminé la lecture de La Voyageuse de nuit

    Un parcours de lecture éprouvant, qui résonne dans ma vie particulièrement en ce moment.

    Je retrouve l’écriture de Françoise Chandernagor, stylée, avec du caractère, reconnaissable, quelque soit le thème du roman, dans ces phrases martelées, ces mots assénés comme des coups, développement et chute (délivrance ?) …

    Mais là n’est pas le sujet.

    On ne sort pas indemne de cette confrontation plurielle, à l’image des quatre filles …

    Bizarrement, alors qu’elle constitue le centre de l’histoire comme de la famille, je n’arrive pas à me représenter le portrait de cette mère, aux gestes et émotions contradictoires …  » Dans une famille, personne n’a eu la même mère  » …

    Parallèlement, et ainsi sans se rejoindre, les visages des quatre filles s’esquissent plus nettement.

    Protagonistes, mais manipulées, jusqu’au delà de la mort physique. La séparation n’y changera rien, l’emprise si forte qu’elle en est devenue un élément essentiel.  Morte, les comptes ne pourront être réglés, ni paix, ni réconciliation … Pour ça, Lisa ne trouverait-elle  » d’issue  » que dans sa propre disparition ?

    Comment un tyran arrive à retourner le sentiment de culpabilité sur ses victimes … Avec leur consentement, leur faiblesse ?

    A bientôt, Quichottine.  Bisous, et tendresse …

    • J’avais dit que ce livre m’avait beaucoup secouée… je sais qu’il est éprouvant et qu’il peut l’être davantage encore à certains moments de la vie.

      Je n’ai pas pu non plus me la représenter… c’est un puzzle dont il me manquait toujours des morceaux. Je crois que ce qui a compté pour moi dans la lecture ce sont ces quatre personnalités féminines, forgées par un fantôme que chacune a l’impression de connaître.

      Je n’ai pas de réponse pour Liza… je suis restée sur la même interrogation que toi.

      Je crois que l’amour que l’on peut éprouver pour quelqu’un a beaucoup de pouvoir. Même celui-là.

      Ce n’est pas faiblesse. C’est peut-être refuser de voir ce qui pourrait mettre un terme à son amour.

      Aimer en restant serein et conscient, c’est difficile.

      Merci pour ce message, Midolu, pour ta lecture, et pour ce partage.

      Je t’embrasse fort.

  36. J’avais l’impression de l’avoir déjà lu…. mais non. Et ce qui est incroyable c’ets de voir qu’avec mes deux soeurs nous n’avons pas les mêmes souvenirs de notre mère trop tôt disparue. L’une l’a complétement idéalisée, l’autre semble lui en vouloir de n’avoir pas agi d’une certaine manière…. et moi j’ouvre souvent une vieille valise remplie de notre correspondance (on s’écriait beaucoup, j’étais interne au collège) pour la retrouver et m’en vouloir de ne pas l’avoir comprise.

    Merci Quichottine pour cet article il m’a fait beaucoup de bien et je vais lire ce livre là.

    Bises

    dany

    • Je crois que chacun réagit à sa manière… Ce qu’il faut, c’est réagir.

      Si tu lis ce livre, et si tu le peux, dis-moi ce que tu en auras pensé. J’aime bien avoir des retours.

      Bises, Dany. Passe une belle journée.

  37. patdelapointe

    avec tous ces livres dans tes bagages, tu attaches une remorque derrière la voiture ?

  38. IL a l’air d’être dur… mais bon.

  39. Bonne fête des mamans chère Quichottine!

  40. canelle56

    Cela donne envie de lire ce livre.. merci à toi

    Hebergement gratuit d image et photo

  41. Un p’tit coucou espiègle par ici et souhaiter la bonne fête à une maman Tisseuse de rêves et de liens, un bouquet de bises amicale pour toi Quichottine :-)))

  42. Certains passages de ce livre me remémorent des souvenirs encore assez récents…

    Chacun a sa façon de parler de sa mère et tu n’as pas choisi choisi la banalité.

    Merci pour cette invite à lire un livre qui nous parle à tous probablement d’une façon ou d’une autre.

    Bonne journée.

    • Sur les quatre chemins de vie, je pense aussi que chacun peut trouver des points d’accroche, des réponses peut-être. Sans pour autant s’identifier totalement à l’une ou l’autre des filles, ou même avoir une mère aussi dure.

      J’ai beaucoup aimé.

      Bonne journée à toi aussi, et un grand merci, Marie.

  43. une fête des mères bien nostalgique! Après en avoir beaucoup voulu à ma mère, je suis passée à une autre étape , celle de la compréhention, de l’acceptation, du renoncement et aussi du pardon sans doute! Nous avons toutes notre part d’ombre et aucune d’entre nous n’est une mère parfaite!

    Elle va venir tout à l’heure, (elle habite la porte à côté), pour elle j’ai mis les petits plats dans les grands, pour elle j’ai mis un bouquet de roses fraîches, que puis-je faire d’autre? elle voudrait plus sans doute comme moi aussi je voulais plus , comme voudraient plus tous les enfants du monde et toute les mères du monde sans doute!

    Hier je suis allée faire un tour dans les grottes du lutin bleu, il y avait des nouveautés. je voulais t’envoyer des images mais je me suis aperçue que je ne pouvais pas le faire en com, alors je vais te les envoyer!

    bises et bonne fête

    • Je ne crois pas qu’il existe de mère « parfaite », même lorsque chacune a fait tout son possible pour l’être.

      … ou peut-être dans les images « idéales » que nous construisons lorsqu’elle n’est plus là.

      Merci pour ce partage, Azalaïs. … et pour ce que tu nous confies. Aimer, c’est aussi comprendre et pardonner.

      Il me semble que c’est aussi l’un des grands thèmes de ce livre.

      Bises et bonne fête à toi aussi… un peu en retard.

      (… ce sera gentil pour les images…)

  44. Il y a des phrases dans les extrait de ce livre qui me renvoient avec des moments de ma vie et ç’est émouvant 😉

    Bonne soirée Quichottine

    Bisous

  45. Je le pense ainsi, oui chaque enfant peut avoir l’impression de ne pas avoir eu la même mère; Je pense que chacun de nos enfants éveille en nous un coté ou un autre de notre personnalité, que nous ne partageons pas avec chacun le mêmes affinités. Ainsi une personne peut percevoir une autre personne tout à fait différemment qu’une autre encore ! et ce malgrè les liens filiaux.

    Ce livre semble puissant. Merci Quichottine. Belle fin de soirée.

  46. Inscrit sur ma liste sans aucun doute !!!!!

    « dans une famille, personne n’a eu la même mère » ….

    Je trouve cette portion de phrase tellement vraie, tellement « universelle », que je suis étonnée de ne l’avoir encore lue nulle part ailleurs.

    Merci pour cette présentation ma Quich’

  47. Inscrit sur ma liste sans aucun doute !!!!!

    « dans une famille, personne n’a eu la même mère » ….

    Je trouve cette portion de phrase tellement vraie, tellement « universelle », que je suis étonnée de ne l’avoir encore lue nulle part ailleurs.

    Merci pour cette présentation ma Quich’

  48. Je l’ai lu il y a déjà quelques temps et j’ai un ressenti très proche du tien, l’écriture est belle, l’expression est forte… Madame Chandernagor est un grand écrivain.

    • Merci de me conforter dans mon opinion…J’aime savoir que d’autres ont lu les livres que j’ai aimés. Lorsqu’ils ont aimé aussi, c’est encore mieux.

  49. Ma fois tes quelques mots nous donnent envie de continuer la lecture, qui sait pendant ces vacances ? ^_^ Merci de nous donner envie de lire en tout cas 😉 bises quichottine , et bonne soirée