Juste avant la nuit

Voyager encore sur les pages amies, au moment où le soir tombe, au moment où j’ai le plus envie de ces partages d’émotion.

Ouvrir une fenêtre et m’arrêter sur une image qui parle plus qu’une autre…

Photographie d'alphomega, 2010

Photographie d’alphomega, 2010

Un arbre encore ? Non, un tout. Un paysage.

« Silhouette crépusculaire » disait Alphomega.

Un arbre décharné qui lutte encore… Il ne sait pas qu’il est mort.

Il s’amuse des railleries de ceux qui l’entourent aujourd’hui, déjà gonflés de sève.

Le printemps arrive, il faudrait qu’il s’habille. « Ce sera pour bientôt » se dit-il, insouciant.

Pour l’instant, il rêve de saisir les derniers rayons de ce soleil couchant.

Il est nu, rien ne l’empêche de profiter de leur chaleur. Il lance vers le ciel ses moindres brindilles. Elles frémissent au vent, se laissent prendre dans ses bras, envelopper de sa tendresse.

Le vent ne lui fera aucun mal. C’est la nuit qui l’emportera.

24 réponses à “Juste avant la nuit

  1. Je le vois donc là, cet arbre qui tente de saisir les derniers rayons du soleil. Et il les veut ces rayons car pour lui comme pour nous le soleil… c’est la vie. malheureusement pour lui il n’y est pas arrivé car il est mort. Autour de lui palpite la vie naissante, naissante sauf  bien sûr pour lui. Et il ne pourra plus jamais s’emparer du soleil car maintenant il a fini sa vie d’arbre sous les assauts d’une coupeuse de vie, une coupeuse d’arbre, la « guillotine » de la sylve…. une tronçonneuse.

    Hommage lui a été rendu pour sa courte vie au regard de celle d’un arbre

    • Merci, Alphomega. Je suis heureuse que tu m’aies prêté cette image.

      Il ira sans doute rejoindre la quichottineraie un jour, mais pour l’instant, je le garde ici, au jardin.

       

      J’ai aimé penser que son rêve pouvait lui survivre.

  2. Triste matin, où peut-être la nuit l’a emporté.

    Mais parfois, quelque surprise fait que ces arbres qui paraissent morts bourgeonnent encore.

    Allégorie de la vie qui dure malgré tout et qui s’enchante encore.

     

    Bisous tendres de mon matin calme.

    • Celui-ci n’aura pas eu cette chance.

      Il a disparu maintenant sous les dents d’une tronçonneuse… dixit Alphomega un peu plus haut.

      Pourtant, je suis sûre que son rêve était encore vivant.

      Bisous tendres d’un après-midi ensoleillé.

  3. ouais! c’est un peu l’histoire de la cigale et de la ourmie…c’tithoisre..mais moi j’en ferais bien du bon bois de chauffage pour l’hiver prochain…bon, p’tèt pas : parce qu’il n’y aurait pas de photo, mais la tentation est grande….

    • D’autres y ont cédé… et l’arbre n’existera plus que sur l’image d’Alphomega.

      Son rêve est ici, encore intact.

  4. « Plus tard, quand tombent les feuilles
    Quelques fois je les recueille »

    Au bon gré du vent
    Supercherie enfantine
    Qui lui rend un peu la mine
    D’un arbre vivant
    ~ A. Beauregard ~

    • Merci pour cette citation, Kri.

      Supercherie ? Je ne sais pas… Peut-être seulement l’envie d’arrêter le temps au lieu de voir mourir ce/ceux que l’on aime.

  5. tiens ! j’écris :  » patachon… » je dois être un peu dyslexique…

  6. J’aime la nudité de cet arbre et sa sveltesse.

    Dommage qu’il y ait ces branches touffues à gauche, l’ego de Sa Majesté en prend un coup LOL !

    Bisous ma Quich’

    • Tu aurais pu les ôter… moi, je ne sais pas faire…

      J’ai aimé ce contraste de l’un à l’autre, c’est le plus dénudé qui a eu ma préférence.

       

      Bisous, ma Clo.

  7. Mes visites amies se font le matin, tôt, au moment où le soleil se lève.

    Découvrir ainsi cette photo magique accompgnée de tes mots est un pur bonheur…

    Bonne journée mon amie, le soleil est levé.

    Je t’embrasse très fort.

    • Je suis heureuse d’avoir pu t’offrir ce moment.

      Bonne journée à toi… Même si ce n’est pas la même.

      Je t’embrasse très fort.

  8. J’ai toujours aimé les arbres, je crois, pour leur envol vers le ciel, leur insistance à chercher, aller plus haut, comme s’ils pouvaint toucher l’intouchable, comme s’ils pouvaient comprendre ce que nul ne peut comprendre, mais seulement vivre: la Vie!

    • J’aime ce que tu dis, Anne.

      Je crois que j’ai toujours aimé les arbres, parce que je les trouvais rassurants.

      Ils m’apportaient la stabilité dont je manquais enfant.

      Ils sont capables de trouver ce qui nous manque et de nous l’offrir, sans rien demander en échange.

      Ce qu’ils cherchent est hors de portée, mais ils trouvent pour nous ce que nous cherchons.

       

      … Cela pourrait sembler absurde, mais je suis certaine que tu comprendras ce que je veux dire.

       

      Que ta journée soit douce, Anne. Merci d’être là.

  9. Page amie où j’aime venir prendre le dernier rayon de soleil avant d’aller dormir…

     

  10. Hélène

    Laissons-lui sa dignité, et le plaisir de sentir, une dernière fois, les rayons du soleil couchant…

  11. elle est bien belle, cette image, et le texte qui l’accompagne aussi….. czr il est malgré tout plein d’espoir. bisous du soir, Madame

  12. on dirait une photo de moi ce matin…

    en mieux!

    ravie de découvrir ton jardin secret…