Marchand de rêve

Troyes, c’était le lieu de rendez-vous, le centre d’activités qui nous avaient conduits dans ses alentours.

Après la boisson et les fleurs, il fallait aussi un peu d’histoire, quelques souvenirs d’un être qui a marqué notre pays, et peut-être le monde.

Je suis allée à Colombey…

– À Colombey-les-deux-églises ? Mais c’est le mémorial de…
– De…
– Et tu ne fais pas de politique !
– C’est vrai, je ne bois pas de Champagne et je ne fais pas de politique… mais…
– Et puis, qu’est-ce encore que ce titre ?
– Le titre ? Mais c’est lié… à ma visite de Colombey.
– Raconte !

Je suis allée à Colombey…
Bien sûr, j’avais déjà vu, de très loin, la croix de Lorraine… elle domine le paysage, elle est si haute qu’il est difficile de ne pas la voir. Mais…

– Mais ?
– Je ne l’ai pas prise en photo !
– Allons bon ! Mais tu n’as donc rien à nous montrer ?
– Si… une image… et une autre… de mon marchand de rêve !

Un marchand de rêve… Je vais me faire étriper par tous les historiens de la Terre, et peut-être même du monde entier… On va me renvoyer paître dans la prairie où Akela m’a croisée l’autre jour. Il m’a prise en photo et m’a mise sur son blog. J’ai ri… Il y avait longtemps que je n’avais pas eu un si joli portrait..

Alors, voyons d’abord cette première image…


Vous avez bien vu, c’est la voiture du Président ! Tout un symbole, une époque aussi… Et lui, déjà âgé, si marqué par tout ce qu’il avait vécu.

De droite ou de gauche, je crois bien qu’aucun homme politique ne pourra me contredire. Je crois, sincèrement, que c’était un grand homme, même si ce n’était, finalement qu’un homme, avec sa force et ses faiblesses.

Charles de Gaulle, pour moi, c’est cela, ce vieil homme fidèle à sa légende. Ce héros qu’on évoquait chez nous avec un respect immense… juste avant mai 68.

Mai 68… Je n’étais pas sur les barricades… J’étais trop jeune, et je m’étais déjà promis de ne pas faire de politique.

« Il est interdit d’interdire »… Les slogans, il y en a eu tant ! J’aurais pu vous envoyer relire Trente jours en mai, de Patrice Baluc-Rittener. C’est un magnifique roman sur ses trente jours à lui…

Moi, je n’étais qu’une fille, et, à l’époque, certaines se battaient pour qu’on les écoute… Nous venions seulement de recevoir une âme et le droit de voter.

Je plaisante, bien sûr, nous avions déjà une âme… mais c’est à Lui que nous sommes redevables de ce droit de vote sans lequel on doit admettre sans jamais décider.

1944… Jusque là, ce ne sont pas les jeunes à qui l’on disait de se taire, les femmes aussi le devaient. Plus tard, on donna des droits aux enfants.

Mais voilà… Charles de Gaulle, était de mon voyage, comme un autre héros… Je l’imaginais tandis que je prenais en photo, à La Boisserie, le paysage qu’il voyait de la fenêtre de son bureau. Lui, il le regardait de plus haut. Je n’ai pas eu le droit d’entrer dans la pièce, je suis dehors, sous sa fenêtre, je lui tourne le dos…


Je l’imagine dans la maison qu’il avait aménagée pour que sa fille Anne puisse continuer d’être heureuse avec sa famille. Anne était trisomique, elle est morte à vingt ans.

A-t-il regardé cette étendue paisible pour y trouver la force de continuer, malgré les peines, malgré la difficulté d’être fidèle à ce en quoi il croyait plus que tout : son pays. Je l’ignore, mais je l’imagine. Je crois que c’était important pour lui.

Il y a dans le Mémorial, un écrit que j’ai gardé. Je pense qu’il dit beaucoup, de cet être qui était un soldat, un père, un homme d’état.

Quand je devrai mourir,
J’aimerais que ce soit
sur un champ de bataille…
J’aimerais que ce soit le soir.
Le jour mourant
donne à celui qui part
un regret moins pesant
et lui fait un linceul de voiles.

Charles de Gaulle

ll n’est pas mort sur un champ de bataille…

Je venais de me plonger dans l’histoire, la vraie… Pourtant, mes pensées s’étaient évadées, très loin, dans les bulles d’un marchand de rêve…

Au Mémorial, ce jour-là, un artiste exposait ses personnages de métal…

[Images de Quichottine, sculptures de Michel Boussard, Colombey-les deux-églises, 17/05/09]

Merci Michel Boussard pour ces sculptures** qui m’ont fait rêver.

** Vous avez pu voir sur ce montage les sculptures suivantes : « Big Brother » (deux images dont un plan rapproché), « Le Détrôné », « Le Clown assis », « Pierrot » et « Le faiseur de bulles » (trois prises de vue). On peut en retrouver en parcourant la galerie du sculpteur sur son site ou sur Astarte Gallery.

130 réponses à “Marchand de rêve

  1. Je l’ai vu cet homme, en chair et en os !! Il faisait une visite à Châlons sur Marne, je voulais le voir et j’étais dépitée parce que mon école n’avait pas distribué ces petits drapeaux bleu/blanc/rouge qu’agitaient les enfants !!
    Il ne m’a pas regardée … je n’étais qu’une enfant au milieu de tant d’autres !
    Et puis, je me suis perdue dans la foule … panique sans doute, je n’avais que 8 ans !! Un gentil couple m’a ramenée chez moi … en voiture s’il te plait !! C’est que nous n’en avions pas encore à ce moment là !!
    Tu as tiré sur ma ficelle des souvenirs là  !!
    Gros gros bisous Quichottine et passe une très belle journée !!

    • Tu sais… je pense qu’il ne m’aurait pas regardée non plus… et, je me dis qu’il était vraiment très grand (en taille) et que les enfants devaient lui paraître tout petits.

      Et puis… regarder des enfants, les voir jouer, s’amuser, quand on a en soi le souvenir d’un enfant différent, ça peut aussi être difficile, attendrissant, émouvant.

      Ne pas les regarder, c’est peut-être se protéger, dans la mesure où il se voulait « solide » comme un roc.

      Je ne sais pas pourquoi mais je l’imagine mal avec une larme au bord des paupières… pourtant, ça a bien dû lui arriver aussi.

      Se perdre… monter sans doute pour la première fois dans une voiture… ça a dû être quelque chose !

      Le voir… je ne l’ai jamais vu en vrai… mais j’en ai beaucoup entendu parler.
      Ceux qui ne l’aimaient pas reconnaissaient sa droiture… même si sa fidélité à des principes que l’on pourrait penser « désuets » pouvait passer pour de l’entêtement nuisible.

      Je crois, honnêtement, qu’il a fait au mieux par rapport à ce qu’il était et à ce qu’il rêvait pour son pays. Il s’est sans doute trompé aussi, mais ce n’était qu’un homme. Je crois qu’il en faudrait encore comme lui aujourd’hui. Quel que soit son parti politique, je l’aimerais s’il était capable de mettre de côté ses propres intérêts pour servir la France, donc, nous.

  2. Je dois à De Gaulle la seule claque de mon père. Mon père était un gaulliste convaincu et vouait une passion au Général. J’avais dix sept ans . J’étais dans ma période contestataire. 68 n’était pas loin. Le jour de sa mort je suis rentrée chez mes parents en disant : « il est mort le vieux con ». C’était moi la conne et j’avais bien mérité la claque que j’ai reçue. On lui doit en partie la victoire de la guerre 39/45. Si nous avions perdu ce conflit serions nous français aujourd’hui… Les Français lui doivent beaucoup.
    Bises

    • Mes parents n’étaient pas vraiment gaullistes… mais ils le respectaient pour ce qu’il avait fait et ce qu’il était.

      Sans lui, j’ignore ce que nous serions aujourd’hui…

      Je ne répète pas ce que j’ai dit à Christine, juste au dessus, mais c’est ce que je pense.

      Tu n’étais pas « conne », je crois. Nous sommes tous passé par ce moment… « la chienlit, c’est lui »… Je crois qu’il aurait sans doute dû partir plus tôt, quitter son poste de Président avant qu’on lui prouve qu’il n’était plus désiré à ce poste. Le monde était en marche et il avait fait son temps, son œuvre.

      Je crois qu’il restera le symbole d’une période, un grand homme à qui l’on pourra beaucoup reprocher, mais jamais de ne pas avoir fait tout ce qu’il pouvait pour son pays.

      Bises à toi. Merci.

  3. j’aime bien les présidents qui ont du charisme…. une envergure… de la « matière » qu’on soit de leur bord ou non …
    tu es vraiment charmante en coquelicot…..

    • J’aime bien aussi…
      Il nous a donné notre indépendance, notre Constitution….

      Je crois que même n’étant pas de son bord, il y a des choses qu’on ne peut pas lui reprocher.

      En coquelicot… N’est-ce pas ? Je m’aime bien aussi comme ça…

      Merci, Annie.
      (Akela met ainsi un point final – je l’espère – à une ancienne querelle. C’est de l’humour.)

  4. Charles de Gaulle était bien entendu un homme courageux et estimable … Mais il y avait un autre aspect de la société  de ces années-là : le conformisme, la rigidité … une société « paternaliste » sur laquelle le Général veillait d’une main de fer … Ce qui a débouché sur Mai 68 qui fut, une sorte de révolution culturelle sans précédent … Plus rien n’a été pareil ensuite … Et, contrairement à toi, ça m’a donné envie de faire de la politique …

    • Pour le conformisme et la rigidité, je suis d’accord avec toi.
      Il avait ce côté « vieille France » que beaucoup lui reprochaient.

      Tu vois, je me demande parfois si nous ne souffrons pas aujourd’hui de l’absence totale de ces idées qu’il prônait.

      Nous sommes passés d’un extrême à l’autre.

      Je ferai de la politique le jour où les politiciens seront capables de se mettre autour de la même table pour réfléchir à ce qui est vraiment important en oubliant les pensées partisanes qui font que l’on critique systématiquement ce qui n’a pas été prévu ou réalisé par ceux de son bord.

      Nous souffrons des réformes à répétition, des retours incessants sur ce qui a été décidé, sans aucune évaluation préalable…

      Nous ne vivons plus que sur le « court terme », chacun ne regarde plus que sa popularité, sans plus penser à demain et à ce qu’il engage en décidant de l’une ou l’autre des mesures à prendre.

      Tu vois… j’aurais fait de la politique si je croyais encore à son efficacité réelle. J’ai seulement l’impression, au fil des années, que l’on ne fait que détruire ce que l’autre a réalisé sans même s’être demandé si ce que l’on propose tient vraiment la route…

      Mais, non, je ne suis pas totalement désespérée. J’attends seulement de trouver celui ou celle (quel que soit son parti) qui sera capable de réunir tout le monde pour faire le mieux possible… pour tous, sans laisser personne sur le carreau.

      Je sais… cela s’appelle idéalisme…

  5. Un excellent livre sur De Gaulle m’avait laisse perplexe en ce sens que tout le monde pouvait se revendiquer etre de sa famille de pensee (t’as vu, je n’ai pas mis politique).

    • Je crois que c’était un rassembleur… Il a dû l’être pour réunir autour de lui ceux qui ont permis que nous soyons toujours français.

      J’ai vu, oui, je pense qu’il avait une pensée dont chacun peut tirer quelque chose. Il me semble que ce qui m’a plu, quand j’ai commencé à le découvrir, c’est l’impression qu’il pensait à son pays plus qu’à lui. Il avait mis son « honneur » dans la balance, comme les chevaliers d’autrefois.

      Merci pour le « pas de politique »… je crois que c’est ce que j’essaie de faire aujourd’hui sans y parvenir.

  6. Bon mercredi bises!!!!
    joli paysage!!!!

  7. Ces sculptures sont vraiment belles , merci de nous les faire connaître..et mereci de m’avoir proposé ton aide pour la photo..Je n’ai toujours pas compris pourquoi j’ai eu tant de peine à la placer

    • Je ne sais pas… sans doute y avait-il des soucis sur OB à ce moment-là.

      Je suis contente que ces sculptures te plaisent.

  8. Je ne suis pas tout à fait d’accord sur le droit de vote « donné » au femme. C’est grâce aux mouvements de résistance et au PC qui, à l’époque était puissant et que De Gaulle a été obligé de prendre dans son gouvernement. Il fallait relancer l’économie du pays et on ne pouvait le faire sans la bonne volonté des syndicats, qui ont accepté que les ouvriers fassent plus que leurs 48 heures hebdomadaires. Quand son parti, le RPF est devenu assez puissant, il a largué le PC du pouvoir, et c’est de là, que sont parties les grandes grèves de l’époque !!

    Bonne journée avec bises de nous deux.

    • Tu as raison… comme je l’ai dit à Azalaïs, les femmes l’ont gagné, c’est vrai. Mais elles luttaient depuis longtemps et, jusqu’alors, la loi n’avait jamais été acceptée.

      Le PC a fait aussi de grandes choses. Je crois qu’aujourd’hui, ce qui empêche la société d’avancer, c’est le rejet de tout ce qui n’est pas proposé par son propre parti.

      Il faudrait que l’on sache s’unir, pour le bien de tous… mais je ne fais que dire ce en quoi je crois. Je ne suis pas vraiment douée pour partager ces pensées d’idéaliste.

      Je suis contente que tu sois là pour dire ton ressenti. Tu as toute une carrière dans des conditions pas faciles, avec, j’en suis certaine, des idéaux aussi, sans lesquels tu n’aurais pas pu être ce que tu es aujourd’hui, un mari, un père, un grand-père aimant et « partageant » comme tu le fais autant de pensées positives.

      Pourquoi ne peut-on pas s’unir vraiment pour le bien de tous ? Plus nous serons nombreux à chercher la solution, une solution acceptable pour tous et pas seulement pour quelques uns,  plus nous pourrons trouver le bon moyen pour que tout s’arrange et que cette course du « chacun pour soi » s’arrête.

      Lorsque j’ai commencé à travailler, je faisais 49 h par semaine… et j’étais heureuse d’avoir trouvé ce premier travail qui n’était pourtant pas très bien payé. Je trouve dommage que notre pays laisse tant de gens sur le carreau. Donner du travail à tous, dans les meilleures conditions pour tous, ce devrait être la priorité au lieu de voir comment ceux qui travaillent peuvent faire pour subvenir aux besoins de ceux qui ne travaillent pas.

      Je trouve dommage de constater qu’il vaut parfois mieux être au chômage que de travailler… Le travail devrait retrouver sa place dans la société, le travail et le respect de ceux qui travaillent, quel que soit leur métier.

      Mais bon, je vais encore me faire étriper… c’est de la politique, ça.

      Merci, Patriarch… Bonne journée à toi aussi, bisous affectueux pour vous deux.

  9. « La politiqe c’est aussi faire son marché » (cette pensée n’est pas de moi ais je sais plus à qui l’attribuer) … Mais peu importe ! pour faire de la politique pas focément la pein d’être encartée …Il faut juste un peu réfléchir sur la société et appliquer ce que l’onpense … C’est déjà pas mal …Si la cohérence, à défaut de cohésion, pouvait faire acte de cotoyenneté

    • Je suis d’accord… Quelque part, je sais que je fais aussi de la politique, dans le sens où j’essaie d’appliquer dans mon quotidien ce que je pense… mais je sais que je n’y arrive pas toujours…

      Alors, à l’échelle d’un pays, de l’Europe ou du monde, c’est certainement encore plus difficile !

      Cohérence, oui, ce serait bien !.. en évitant l’absurdité de certaines décisions, quand même !

  10. coucou, je n’ai pas connu le Général de Gaulle,
     mai 68 non plus, j’avais 4 mois, trop petite pour aller me mêmer à la foule hein ???

    Par contre j’adore sa voiture, wouah la classe!!!!

    bisous

  11. Tu évoques de belle façon ce grand homme que fut De Gaulle. Tu as raison, c’était un homme avant tout avec ses doutes et ses erreurs comme tout être humain. Il fut parfois un peu plus et aura marqué notre histoire.
    Bisous et à bonne journée

  12. Tu sais, ce n’était pas une « remontrance ». De gaulle a du au gouvernement provisoire, composer avec le CNR, (Conseil national de la résistance) et qui avait un programme bien défini.Il voulait justement faire ce que tu écris; » Forger un pacte social pour permettre la renaissance de la France »
    1) assurer la liberté de la presse et son indépendance à l’égard des puissances de l’argent. 5où en est-on?
    2)l’éviction des grandes féodalités financières de la direction des économie. Elles sont bien encore là.
    3)Etatiser les grands moyens de production, fruits du travail commun: (Tout est aujourd’hui privatisé ou presque tout)
    4)Construire la sécurité social et la gestion confiée aux représentants des intéressés et de l’Etat. (Un jour ils y ont incorporé le patronat et…la suite on connait.
    5)Assurer une retraite permettant aux anciens de finir leurs jours dans la dignité.

    Ce programme du CNR de l’après -guerre avait pour nom  » Les jours heureux !! »

    Vois tu, le canard-enchaîné d’aujourd’hui en parle !!! D’où ces rappels faciles pour moi !!

    Bondiou !!! Où ils sont ces jours heureux …….

    Je ns suis pas certain que De Gaule aurait donné le droit de vote aux femmes, sans la pression des résistants dont beaucoup étaient des femmes !!

    Allez grosses bises de nous deux.

    • Je sais bien, Patriarch. Aussi ai-je écouté avec attention. Je sais que tu as certainement bien plus de renseignements que moi sur la réalité de cette prériode.

      Toi, tu l’as vécue en direct.

      « Les jours heureux »… C’était un beau programme… Il aura essayé.

      Je suis d’accord aussi sur la pression des résistants et surtout des femmes de la résistance.
      Mais, je ne peux pas savoir s’il ne l’aurait pas fait quand même… il faudrait lire ses mémoires pour savoir ce qu’il en pensait vraiment. Et, je dois dire que je ne l’ai pas fait.

      Merci infiniment pour ta participation.

      Gros bisous affectueux pour vous deux.

  13. J’ai peu connu l’homme, mais je crois qu’il fait partit des  » très grands » qui ont gouverné notre pays…quoi qu’on puisse lui reprocher, je pense qu’il a fait ce qu’il pensait être juste . Et puis il a ce carisme qui manque a tant aujoud’hui et qui fait qu’un grand homme devient un géant
    Quand a mai 68 pfiouu, j’avais heu 1 ans et 3 mois, trop jeune pour les barricades

    bref tu lui fait un merveilleux hommage en tout cas, et je ne connais pas Colombey non plus, mais ton article me donne des idées ^^

    • Merci… Je suis d’accord pour le charisme.

      Oui, je t’imagine mal sur les barricades…

      Si tu as l’occasion, vas-y, ça en vaut la peine…

  14. Il faut lire charisme oupss, carisme on s’en fou un peu 😀

  15. Super post! Quel âge as-tu? Le général de Gaulle est décédé le jour de mes 8 ans. Je ne fais pas de politique (bien qu’ayant quelques idées sur la question) mais il a été un personnage marquant dans ma formation citoyenne. J’étais venue ici sous le nom de Kiki pour dire une bêtise, mais là, je dois repartir sous le nom de Véro.

    Merci. Tu m’as donné l’idée d’aller à Colombay. J’irai cet été, et je te raconterai….

    • Le jour de tes huit ans… Moi, je venais d’entrer à l’université.

      Tu voulais dire des bêtises… ? Tu sais, dans ce cas, il y a une page blanche qui convient très bien.

      Mais ça me fait plaisir que tu aies changé d’avis pour cette raison. C’est un très beau compliment.

      Oui, si tu vas à Colombey, j’aimerais que tu me racontes. Merci.

  16. Grand et homme, il a eu la force de continuer malgré les peines…
    Beau billet, Amielle…
    Sereine et calme, tu es bien mignonne dans la campagne  😉
    Douce soirée. Gros bisous, tout plein

    • Merci, Amielle. Je suis contente qu’il t’ait plu.

      J’aime la campagne…

      Douce soirée. Plein de bisous pour toi.

  17. nul ne peut nier que c’était un grand homme qui aimait vraiment son pays  et qui  lui a donné sa place dans le monde ;  et moi aussi je le respecte pour avoir donné le droit de vote aux femmes !
    tu as fait de la géographie et de l’histoire

     bonne soirée, bisous 

  18. Quand je pense qu’il y a des femmes qui ne vont pas voter…grrrrr !

    De Gaulle : unique.

    Ton article passionnant.

    Je t’embrasse

  19. C’était un grand homme qui aimait beaucoup son pays et qui a fait beaucoup pour lui.

  20. moi j’espère qu’un jour personne ne mourra dans un champ de bataille..
    je suis pour le recyclage des généraux…
    besos
    tilk

    • Tu es pour le recyclage… les généraux aussi, pourquoi pas ?

      Moi aussi, j’espère qu’il n’y aura plus de guerre…

  21. Bon jeudi bises

  22. bel article.

    pour le fond des souvenirs je ne sais pas trop. et puis moi en 68 j’étais déjà un vieillard. je vais demander à falbala de venir y voir.

    bonne journée quichottine.

    la croix de lorraine et la traction avant me rappelle un petit texte de moi de derrière mes fagouts :

    LA BRETAGNE

    A quinze kilomètres de Carhaix, en pleine Bretagne du centre, dans les années cinquante.

    La source

    Entre les deux seaux,
    La vieille, courbée sous les ans,
    Remonte le chemin.

    « Quand on partait sur les chemins, quand on partait de bon matin »… avec la traction avant noire de mon père, la croix de Lorraine fièrement plantée en ligne de mire en avant du capot. On partait pour le cœur de la Bretagne. On arrivait l’après-midi, on était fatigués, mais heureux de se retrouver en plein désert.

    Retrouver les petits chemins creux où s’épanouissaient déjà les primevères, le petit pont de bois qui enjambait la rivière qui courait rapide entre les galets. L’eau si froide mais vivifiante. La forêt profonde, bleutée qui nous enveloppait. Et le petit village, pierre et ardoise, plein de petites vieilles aux visages poilus et aux bisous goulus. Les copines à Grand’mère, mais nous on ne les approchait pas…

    Le soir, Grand’mère cassait de grosses branches sur ses genoux et les jetait à grand bruit dans le feu de cheminée. Les odeurs mêlées de la terre battue, des poutres moisies, des pierres humides et de la fumée de bois vert nous prenaient à la gorge.

    Venez les enfants. Dans la boîte en fer, là… Drelin… Drelin ! J’ai pour vous des friandises bien croustillantes. Hé oui ! Ma Doue beniget ! Avec mon dentier, je ne peux plus les croquer, les dragées, alors je les suce bien et je les garde pour vous, les amandes…

  23. Un sujet inépuisable…….J’ai bien ri de te voir chez  Akéla. A+

  24. super article, merci beaucoup !

  25. Je remonte bientôt dans mon département natal à savoir la Haute-Marne pas très loin de Colombey d’ailleurs… une ville en haut du département.. une ville ouvrière avec des tours, de grandes tours !
    bonne journée

    • Euh… Moi, je ne suis pas très douée en géographie…

      Je peux donner ma langue au chat ?

      Bonne journée à toi aussi.

  26. A cette époque, j’étais très occupée à viser le pot de chambre, histoire de me débarrasser des couches culottes mais heureusement ma passion pour l’histoire m’a permis de m’informer après coup lol! Enfin, je suis fière d’avoir gagné contre Pampers!

  27. Je n’ai pas lu ses mémoires,car pour moi, ce fut un grand militaire, un homme qui aimait son pays, c’est sûr, mais pas un politique. Il s’était retiré déjà de la politique dans les années 46-47,car il y avait une forte opposition et pas seulement venant des ouvriers, il s’est encore retiré après le référendum !!.

    Je ne me fache jamais, sais tu !! Même si j’ai un caractère entier, je suis démocrate sur le bout des ongles, tout le monde à le droit de dire ce qu’il pense ou veut !!

    Grosse bises de nous deux. Je vais siester maintenant !!

    • Je suis d’accord avec toi… Je ne crois pas que c’était un homme politique, il ne savait pas louvoyer…

      J’aime bien ton caractère entier.

      J’espère que tu as fait une bonne sieste… Gros bisous à vous deux.

  28. quichotine … pour la blogopatate … la 1 ou la 7

  29. Ton carnet de voyage ramène des souvenirs…
    De Gaulle, je l’ai vu à Limoges alors que j’étais une toute petite fille…Il me semblait immense…C’est vrai qu’il l’était de plusieurs façons…Il reste en tout cas dans les mémoires.
    Les sculptures sont magnifiques. Je ne connaissais pas cet artiste.
    Il me plait ton voyage, bien qu’ayant beaucoup de retard dans mes visites, je suis là…
    Gros bisous de Dame Sophie.

    • Il était immense… Très grand en taille et très impressionnant à la fois.

      Merci d’être passée… Gros bisous à toi aussi.

  30. Merci pour ce vivant portrait du Président, merci pour ce portrait de Quichottine que tu ramènes de loin…

  31. ….de mai 68 ou j’étais une gamine révolutionnaire et rebelle,(ce qui a bien duré ,ma fois..) en passant par un hommage à un certain président loyal,s’il en était …malgré l’esprit rétrograde comme de nombreux « mâles »…d’époque!
    pour arriver à une superbe exposition.. un bel article qui m’a fait voyager!

  32. Cet écrit est une vraie prière. Si j’ai souvent pensé à la mort, j’ai toujours souhaité qu’elle intervienne en hiver pour n’avoir aucun regret de partir. Le jour mourant… serait encore mieux.
    Chère Quichottine, pour répondre à ta question sur mon blog, j’écris toujours. Cependant beaucoup moins, puisque entre deux corrections, et surtout sur papier pour me reposer des nombreuses heures quotidiennes passées sur mon écran. Le jour où il me faudra recopier tout ça, tout ça…
    À bientôt

    • Ah… je préfère savoir que tu écris toujours, fusse sur papier !

      … Pour le reste, je suis d’accord.

      Merci, Mary.

  33. Merci pour cette page ouverte sur l’histoire, celle d’un homme grand par sa taille et aussi par ce qu’il a entrepris pour la France… je retiens ses mots « le jour mourant donne à celui qui part un regard moins pesant »…

    Bisous Quichottine, je vais aller cliquer sur le lien 🙂

  34. Charles…

     

    Il était aussi grand

    Que l’actuel est petit,

    Avec des cheveux blancs

    Mais l’actuel à Bruni… !

     

    KERFON LE CELTE

  35. Tout a été dit :-). Bonne soirée Quichottine.

  36. Je salue son oeuvre de résistant…Et j’ai tout dit….VITA
    Quant à la traction, à la fois luxe et mythe, elle rappelle aussi les milices et les heures sombres de la colaboration.

    • Je suis d’accord pour la traction… mais tu sais, il y avait bien moins de choix qu’aujourd’hui…

      Merci, Vita.

  37. Bonsoir Quichottine,
    Tout d’abord avant que je n’entame mon commentaire, tu es tout excusée, chacun ses occupations pris par le temps qui courrent et puis le temps s’écoule et on ne peut être partout en même temps, alors je te pardonne…

    Ah quel joli marchand de rêve, tu nous emmène sur le chemin d’un grand homme, chez moi aussi on parlait de lui avec un profond respect ; surtout chez mes grand-parents maternelles, cela me rappelle certains souvenirs, quand mère grand nous racontait les appel fait par ce Grand Monsieur sur le poste de radio…

    Merci pour ce partage Quichottine.
    Ce montage Photo est réussi, j aime celle du centre sur la deuxième ligne… Mon esprit s’égare et vogue…

    Je te souhaite une douce soirée
    Bisous amicaux
    Maïlyse et bon courage……..

    • Merci, Maïlyse… C’est tout gentil.

      Je m’absente à partir de demain… Blog en pause pour quelques jours.

      Bisous… Douce soirée à toi.

  38. Alors repose toi bien, et pour ma part, je vais avoir à visiter en tes voyages Quichottinien… Alors passes de doux jours de repos…
    Bisous et à bientôt

  39. que dire sur un homme qui aurait aimé mourir sur un champ de bataille …. je m’en sens bien éloignée, sans doute, est ce grace à lui, à la guerre qui semble si loin de mon pays, vas savoir ….

    • Il y a encore aujourd’hui des Français qui meurent sur des champs de bataille… mais ces batailles ne sont pas vraiment les nôtres.

      J’ignore ce qu’il aurait pensé du monde où nous vivons…

  40. de lui. en vrai. je me rappelle le « Je vous ai compris » et son  » Vive l’Algérie française « à Mostaganem, en effet ce n’était qu’un homme avec tous ses défauts et grâce à lui je ne m’intéresse plus de politique…
    bises

    • En vrai… Il y a eu des images et des paroles marquantes. Celles que l’Histoire gardera, celles qu’elle gommera.

      Il en est ainsi de tous ceux qui ont marqué une époque.

      Je pense que contrairement à ce qu’il aurait aimé, il ne maîtrisait pas tout.
      Ce n’était qu’un homme…

      Merci Gaby. Bisous.

  41. Tétrao m’a fait part de ton article, et comme je suis très curieuse…
    Il de trouve que le Grand Charles était mon Grand-Oncle, et que Tante Yvonne nous avaient invités à l’Elysée et nous avaient offert des poupées. C’était il y a bien longtemps, à présent.
    Je suis surprise de tous tes coms; je ne m’attendais pas à ce qu’il suscite encore autant de réactions positives, et même même louangeuses.
    Charles de Gaulle, (SVP Pasde majuscule à « de »!) était avant tout un mystique, un tacticien et un écrivain. Mystique, car pour lui, il devait sauver LA FRANCE, mission sacrée pour lui.
    Tacticien, car il avait prévu l’impossible: que les Allemants ne nous envahiraient pas par la ligne maginaux. Pendant la guerre de 14-18, savez-vous qu’il a été prisonnier politique et qu’il a fait 5 tentatives d’évasion…Toutes avortées car les uniformes ennemis étaient beaucoup trop petits pour lui?

    En temps que président, il n’a jamais accordé de passe-droits à ses proches et sa famille, et tenait à payer toutes ses charges, y compris l’électricité.
    Il se considérait comme « locataire », et ne voulait pas de partitions durant son mendat: il voulait mener à bien tout ce qu’il avait annoncé et pensait qu’une minorité ne pouvait qu’empêcher ses décisions…Conscience de la res publica, promesse tenue ou orgueil extrème, il préféra partir après son référendum.

    Mais certaines choses demeurent obscures, notamment la guerre en Algérie.

    Et je pense que les périodes dramatiques de l’histoire voient sortir au Grand jour les grands hommes, qui seraient sûrement restés gentiment chez eux en tant de paix, non?
    Amitiés.

    • Bien entendu… pas de majuscule à « de »…Charles de Gaulle. Vous m’avez fait douter. J’ai vérifié, je n’avais pas mis de majuscule. ouf !

      … mais c’est vrai que certains de mes visiteurs d’y ont pas pris garde. Je n’ai pas relevé, pardon !

      Je suis à la fois touchée et contente de votre présence sur ce billet, même si je ne peux vous rendre visite à mon tour.

      Un mystique… oui, j’en suis persuadée. Un chevalier, d’un autre temps. Il aurait pu être Bayard, ou Jeanne d’Arc. Il est venu un peu trop tard, mais juste à temps pour certains.

      Il ne pouvait pas faire l’unanimité mais au moins a-t-il réussi à faire l’union quelque temps.

      Je ne connais pas tout de lui… merci pour ce rappel au sujet de la première guerre.

      Certaines choses resteront obscures, je crois. J’ignore si c’est bien ou mal, je sais que le monde a besoin de héros, et je crois, sincèrement, qu’il en était un, malgré tout ce qu’on pourrait lui reprocher encore aujourd’hui.

      Voyez-vous, ce qui me plaît, justement, c’est la probité dont il a fait preuve jusqu’à la fin. Ne pas accepter de passe-droit, même pour les siens… Je crois que peu d’hommes politiques, ou détenteurs d’un quelconque pouvoir peuvent ne pas souffrir d’une comparaison avec lui.

      C’est vrai… en temps de paix, les choses auraient peut-être été différentes. Mais, voilà, l’HIstoire ne l’a pas voulu.

      Merci d’être passée.
      Amicalement à vous.

  42. J’ai aussi connu cette époque à laquelle les grands hommes savaient se faire aimer ou haïr pour de vraies raisons !! Je suis affligé par le manque d’envergure de nos « grands » d’aujourd’hui.

    Ou est le remplaçant du grand Charles ?

    Que fait le successeur de Marchais ?

    Nos « Techno-Autocrates » (oui, un petit néologisme ridicule ne tue pas, après tout !) ne font pas le poids ! A bientôt…

    • Ah… Je suis d’accord.

      Et, moi, il m’en manque d’autres dans ce palmarès. Ils croyaient vraiment à ce qu’ils faisaient.

      Si l’on en croit les linguistes, les néologismes sont la preuve d’une langue qui continue d’évoluer et qui donc ne va pas mourir. Ce n’est pas ridicule.

      Merci… pour tout. Je suis contente de te retrouver par ici.

  43. Bel hommage!
    Qu’on adhère ou pas à son personnage, il n’empêche (sans politique aucune) qu’il a été un « visionnaire » et qu’il a réussit à faire retser la France dans la cour des grands

  44. Bel article sur le général. J’ai bien apprécié. Bises

  45. je viens de m’arrêter sur quelques commentaires et je les ai lu avec le plus grand plaisir !!!! un grand homme a lui aussi des failles ….. il est clair qu’il doit se retrouner dans sa tombe en « contemplant » les ceuxxxxx qui se prétendent ses héritiers politiques …

  46. Jeanne d’Arc… C’est exactement cela!
    Je tiens à signaler que j’étais sa petite-nièce, pas sa fille…
    En revanche, le pauvre petit Charles, le petit-fils, ça nous n’en sommes pas fiers…
    Mais quelle idée aussi de l’avoir prénommé ainsi!

    Une petite anecdote: Un soir, Madame entre dans la salle de bain et voit son grand homme nu: « mon Dieu! » s’écrit-elle. Et lui, impavide: »allons ma chère, dans l’intimité, appelez-moi Charles »
    Merci, Quichottine, de votre finesse.

    • Sa petite-nièce… oui, je l’avais compris.

      Je ne connais pas toute la famille… mais, l’anecdote que vous racontez, mon père la racontait aussi.

      Je suppose qu’elle avait fait le tour de tous les régiments…

      Merci à vous pour votre présence.

  47. Merci pour ce bel article, en hommage à cet homme qui a marqué la France. Ces mots pour parler de la mort sont d »une grande sagesse. Bisous

  48. Juste un petit mot en vitesse du matin, je reviendrai… sourire…
    Sais-tu que Colombey était la destination préférée où nous emmenions nos « visiteurs » au début où l’on était à Chaumont… Et lorsque je parle parfois de Chaumont et que l’on me demande où ce’st… je réponds, mais si, vous savez… ce n’est pas loin de Colombey les deux églises… et là… ah oui, sourire, je situe…!
    Je ne connais pas encore le nouveau mémorial, il faudra que j’y retourne!
    Bonne journée

    • C’est vrai que c’est une bonne façon de dire où l’on habite. Colombey, c’est très connu.

      Le Mémorial est très beau… Et je n’ai pas tout vu.

      Bonne journée à toi, Mahina.

      (Merci d’être passée, même en vitesse…)

  49. Le droit de vote Quichottine , je pense que ce sont surtout les femmes qui se le sont donné, qui l’ont gagné de haute lutte.
    Lorque Gelzy est passée chez nous avec son Pierre et leur orgue de barbarie, elle nous a chanté sa chanson sur ‘la fille de mai ». Elle se rendait à Bordeaux pour retrouver un collectif de femmes, histoire de se donner la parole sur ce mai 68, trop souvent vu par les hommes! Et oui, les femmes aussi ont le droit d’écrire sur mai 68!
    http://motsetcouleurs.blogspot.com/2006/04/gaspard-dans-la-rue.html
    bises

    • Elles l’ont gagné en remplaçant efficacement les hommes pendant la guerre et l’occupation, pendant qu’ils ne pouvaient plus assumer le rôle que l’ancienne société leur donnait.

      Elles ont conquis, comme tu le dis, de haute lutte, le droit de dire qu’elles existaient et qu’elles avaient les mêmes possibilité de travail et d’efficacité que les hommes, tout en continuant de s’occuper de leurs enfants et de leur foyer.

      Ce faisant, elles ont pris une place importante, qu’elles ont défendue depuis, et entammé un combat qu’elles continuent de mener, encore aujourd’hui.

      Je suis d’accord.

      Mais d’autres que lui auraient peut-être laissé les choses en l’état…
      Des propositions de droit de vote pour les femmes avait déjà été déposées auparavant… et rejetées… Même le Front Populaire, qui avait mis trois femmes dans son gouvernement, n’avait pas réussi à le leur donner.

      Il a fallu deux guerres… Mais bon, c’est vrai, je n’aurais peut-être pas dû lui en attribuer le mérite entier. Disons qu’il a sans doute permis que la loi passe enfin.

      Bien sûr que les femmes aussi peuvent écrire sur mai 68 !
      Je suis la première à regretter que les média ne montrent qu’un aspect de ces jours qui ont compté pour nous. Nous avons encore du chemin à faire.

      Bises Azalaïs. Merci pour ce lien.

  50. Je n’avais pas lu le com de Lizza! En 67, après le bac, j’ai voulu aller à la fac et ma mère m’a répondu que ça n’en vallait pas la peine! J’ai fait ma valise et je suis partie travailler dans la région parisienne et mai 68 m’a complètement ouvert les yeux sur le monde du travail. J’avais été elevée dans le monde clos d’un couvent avec bien marquées les différences sociales, mais je n’avais même pas l’idée de me révolter, c’était ainsi me disait-on, il faut savoir courber la tête: les riches dans les chapelles chauffées avec des agenouilloirs bien rembourrés (c’est fragile les genoux des riches!), les pauvres dans le froid et les courants d’air avec les agenouilloirs usés jusqu’à la corde (les pauvres s’agenouillent sans doute beaucoup plus!) qui vous rentrent profond dans la chair!
    Mais 68 oui m’a ouvert les yeux et depuis je ne me suis plus agenouillée devant personne!

    • En cela tu as raison. J’ai eu la même éducation, même si je ne l’ai pas reçue dans un couvent. Nous n’avions pas l’idée de nous révolter, tout était écrit d’avance.

      On m’a donné le choix entre un CAP de dactylo ou de vendeuse… C’était ce qui se faisait.
      J’ai choisi de partir.

      Je ne le regrette pas aujourd’hui. J’ai pu faire au fil du temps, de façon un peu cahotique, les études dont je rêvais. Je n’ai jamais choisi la voie la plus facile.

      J’ai eu de la chance, j’ai rencontré des personnes pour qui la richesse était celle du coeur et de l’esprit. J’ai appris d’eux à ne pas tenir compte des différences sociales. Il y a des cons partout, et des gens bien partout. On ne doit ignorer ni les uns ni les autres.

      J’ai appris à me tenir droite et à lever la tête. à « faire face ». S’agenouiller, on peut le faire devant Dieu, mais je crois que devant lui, quel que soit le nom qu’on lui donne, je n’ai pas de préférence, nous sommes tous égaux.

      Enfin, c’est ainsi que je l’imagine.

      Merci pour tes mots, Azalaïs.

  51. Un grand homme avec ses faiblesses, oui … un homme tout simplement!

  52. Petite Elfe

    J’aime bien cet hommage à ce grand homme, dans tous les sens du terme. Moi ausi j’y suis allée à Colombey et sur sa tombe si étonnamment simple…. je ne fais pas de politique non plus mais j’admirais cet homme que mon père admirait beaucoup aussi. Merci pour ce billet  et … j’ai vu ta photo aussi… pas mal du tout…
    Bonne journée journée Quichottine.

    • Rire pour ma photo… Elle est très réussie !

      Bon, plus sérieusement, je suis contente que ce billet t’ait plu.
      Je dois dire que j’étais loin d’être sûre de moi en le publiant.

      C’est difficile de dire sans se faire passer pour ce que l’on n’est pas.

      Bonne journée à toi aussi, Petite Elfe.

  53. Petite Elfe

    Bon.. Je vois que mon com n’est pas passé. Je reviendrai plus tard… Men vais prendre l’air avant l’orage…

    • Si, il est passé… mais je ne sais pas ce qui arrive aujourd’hui sur OB…

      Des soucis d’affichage des modifications…

      Bonne promenade… Essaie de rester à l’ombre ou au bord de l’eau, il fait très chaud.

  54. patdelapointe

    maintenant que c’est sur mon chemin, je me disais qu’un jour je m’y arrêterai…voila qui est fait merci de l’avoir fait pour moi…j’irai peut-être un jour…plus tard

    • Ben… cela ne te dispense pas d’une visite… je n’ai rien dit, ou presque, de ce que j’y ai vu !

      … Bon, alors, plus tard, tu me raconteras ta visite !

  55. sarah frane

    beau reportage, quichottine

    je ne fais pas non plus de politique, mais dans ma famille, on n’a pas aimé beaucoup charles de gaulle

    la traction noire me plait beaucoup

    belle journée, encore sous la chaleur !!

    je t’embrasse fort

    • Je sais bien qu’il n’était pas aimé par tout le monde, loin de là !

      Mais les reproches qu’on pouvait lui faire ne remettaient pas en cause son honêteté ou sa droiture… ce n’est pas toujours le cas aujourd’hui, malheureusement, avec ceux qui nous gouvernent.

      Belle journée à toi aussi, Sarah… il fait vraiment très chaud ! (jamais contente, moi )

      Je t’embrasse fort.

  56. Je suis allé voir, qu’elles sont belles ses sculptures !

  57. Très très bel hommage écrit tout en finesse…

  58. j’oserai dire ceci est bien un voeu de militaire avant tout , avant d’être président c’était un Général !
    et mourir sur un champ de bataille , il n’y a qu’un militaire pour le souhaiter , les présidents devraient rêver de paix !

    De Gaulle représente toute une époque , mon père était en admiration ,
    il est hélas décédé lui-même le 22 mai 68 , en pleine « bataille  » avant d’avoir pu voir le retrait un peu obligé de son idole ,
    moi aussi j’étais jeune et j’avais de ce fait évidemment bien d’autres préoccupations avec ce triste évenement qui arrivait dans ma vie , que de perdre son pere , ce qui fait que l’apres mai 68 fut pour moi un double changement , une jeune fille qui l’année d’apres passait son bac dur dur car en 68 on l’avait quasiment donné et la promo 69 en a bavé aux exams , et celle qui découvrait plein de choses , et celle qui n’avait plus son papa !
    c’est la vie !
    tu vois ce que ta visite a évoqué !
    bisous d’iris

    • C’était un président qui avait vu de nombreux champs de bataille… et qui avait essayé de nous mener vers la paix, en France et dans cet « Outremer » dont il ne maîtrisait pas toutes les données… je crois.

      Tu as raison, il a fallu gérer… et je crois que tu as eu d’autres choses plus importantes à faire que de t’occuper de politique à ce moment-là.

      Le bac 69, ça a été difficile, très, comme celui de l’année suivante.

      Des souvenirs… ton commentaire en évoque aussi de nombreux pour moi.

      Merci, Iris. Bisous à toi aussi.

  59. « c’est aussi la vie… » oui Quichottine, oui… b
    belle nuit

  60. Muad' Dib

    Coucou Quichottine, j’aime beaucoup ton article plein de tact .
    Tu vois, je ne connaissais pas l’existence de cette fille du Général De Gaulle et c’est vrai que cette information donne au grand homme une autre dimension, plus humaine …
    Et cerise sur le gâteau, tu nous parles de cette très belle exposition de sculptures.
    Gros bisous et très bonne fin de soirée,

    • Tout était là-bas… Je n’ai fait que vous raconter.

      Merci, Muad. C’est vrai que le côté humain a parfois été un peu dissimulé sous la fonction qu’il exerçait. C’était un grand homme.

      Gros bisous pour toi.

  61. Ce qui me fait doucement sourire, c’est que tous les politiciens de l’ump au ps, sont bien plus à droite que lui.Certains ont beau habiller leur discours avec des oripeaux humanistes qui ne coûtent pas bien cher, dans le fond ce sont des ultra libéraux : la preuve la planification et le secteur publlic sont partis ou partent en fumée.En ce qui concerne la pluralité de l’information à la tv en revanche, l’ortf c’était censure et discours officiels garantis.Après on peut lui reconnaître le fait qu’il s’est opposé à la vassalisation de la France par les usa en 44 (amgot).Monsieur bling bling, lui se serait avachi, sans vergogne, comme les socialistes : c’est un point commun.Bisous Quichottine.

    • Rire Morsli…

      Il n’aimait pas le « grand machin »… et il a refusé d’entrer dans l’OTAN. Tout ce qu’il pensait être néfaste à l’indépendance de son pays…

      Nous en sommes loin aujourd’hui.

      Bisous pour toi aussi.

  62. J’ai peu lu depuis quelques temps, trop éloignée que j’étais de mon PC, mais je ne peux laisser ce billet sans te dire combien il me plaît, mise à part la stature du Bonhomme( dans toute l’acception du terme!).Comme tous les grands chefs, il laisse des souvenirs positifs et d’autres moins; comme tout Homme, il avait ses limites et quels que soient nos sentiments à son égard, il faut -je crois- lui reconnaître une droiture et une honnêteté qui semblent passées de mode (!)

    • Merci. Tu vois, j’aime bien cette page, et ça me fait vraiment plaisir que tu t’y sois arrêtée.

      J’espère qu’un jour la mode reviendra… parce que pour l’instant, c’est plutôt désolant !

  63. Alain-Julien BENITEZ

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    – Très bel  hommage à un Grand Homme ! J’étais trop jeune moi aussi en 68 ! Je me souviens que je n’avais pas classe ce jour là ! Nous regardions mes frères et moi ,  les manifs à la télévision….

    • Moi, je les écoutais à la radio… mais c’était un grand homme, j’en suis convaincue.

      Merci, Alain-Julien pour ce partage de souvenirs.

  64. Encore un article paru pendant ma énième et longue absence …..
    Ma statue préférée est celle du jongleur de bulles; féérique, poétique, et beau.
    Merci sœurette chérie

  65. En picorant au hasard de tes articles, je tombe sur « Le Marchand de Souvenirs ». Charles de Gaulle a toujours lutté seul contre les imbéciles. Il avait vu juste pour les blindés. Si sa hiérarchie et les dirigeants de l’époque l’avait écouté, les Allemands auraient eu du fil à retordre !

    Mais, comme on ne refait pas l’histoire ….

    Amitiés.

    • On ne refait pas l’histoire… et aujourd’hui certains ne voudraient voir que ses erreurs.

      Je crois que c’était un grand homme et qu’elles ne sont là que pour nous montrer qu’il était faillible, comme nous tous, ce qui me le rend attachant.

       

      Amicalement à toi, Amalys. Passe de belles fêtes de fin d’année, malgré tous tes soucis. J’espère que la prochain sera meilleure.