Poème

Quand le poète désespère, s’il écrit un poème c’est une fenêtre qu’il ouvre.

Après, il faut être patient.

Un oiseau peut passer par là et, en écoutant la chanson, la faire sienne et l’emporter au loin.

Que devient le poème ?
Nul ne sait à qui le chantera l’oiseau.

L’important c’est de savoir qu’un autre l’entendra.

Photographie de Siratus

24 réponses à “Poème

  1. Que n’ai-je de mots comme le poète ! Gros bisous, Amielle

  2. Cette vue est superbe!!
    L’oiseau suit la brise, cherche la douceur, transporte son chant et l’offre. Les oreilles qui savent écouter le silence comprennent le poème, celles qui vivent dans le bruit n’entendent pas l’oiseau. Il fait parti de la nature, il nous entraine, nous propose, à nous de l’écouter, le suivre ou non…

    • Quichottine

      J’aime ce que tu dis, Mahina.

      C’est vrai que ceux qui vivent dans le bruit ne l’entendent pas…

      J’adore cette photo de Siratus… J’avais besoin de la remettre en lumière.

       

      Merci de m’avoir suivie là.

  3. je n’avais pas regardé les commentaires, sourire, c’est drôle comme l’on sent les choses différemment à chaque lecture. La première fois j’ai suivi le poète, la seconde…l’oiseau!
    Besos Cariña

    • Quichottine

      Sourire… J’aime bien aussi quand je retourne sur d’anciens billets… La perception de ce qu’on lit dépend de nombreux critères.

       

      La prochaine fois, entendras-tu le chagrin de l’Océan ?

      Besos Cariña.

  4. hum…je reviens…Il n’y a pas ni endroit ni envers, mais le reflet…comme le reflet de nos rêves….

    • Quichottine

      Les rêves sont importants.

      Ils permettent de palier les manques, d’installer l’espoir là où il ne serait pas sans eux, mais ils sont rêves et il faut se battre parfois pour qu’ils soient un jour réalité.

       

      Il faut de l’énergie, Mahina. Beaucoup.

       

      J’aime que tu sois là. Merci.

  5. le poète ne le sait pas toujours qu’il ouvre une fenêtre, et c’est vrai que les plus beaux poèmes sont souvent ceux qui conjuguent le désespoir et dont on se souvient le mieux.

    • Quichottine

      C’est vrai qu’il ne le sait pas toujours… mais pourtant, je suis sûr qu’il le fait.

      Je suis d’accord avec toi… pour les plus beaux poèmes.
      Ceux qui me touchent et dont je me souviens sont souvent ceux où le poète a exprimé les plus grandes souffrances.

      Peut-on guérir du désespoir en le disant ?

  6. patdelapointe

    le problème : c’est que c’est tellement parfait : qu’il n’y a rien à ajouter…quelque part je suis frustré, mais c’est trop parfait pour ajouter un commentaire…alors : il ne me reste plus qu’a te dire que la photo de siratus est superbe…mais tu le savais : puisque tu l’as choisie…bises du dimanche

    • Quichottine

      Sourire… Tu es « trop », toi !

      Merci… C’est vrai que je le savais. Ces images de Siratus me touchent au plus haut point, elle le sait, elle me les a offertes…

      Bises du dimanche à toi aussi

  7. Petite Elfe

    Le poète a toujours une idée derrière la tête… évidemment.. Il écrit pour lui ou pour les autres ou pour quelqu’un de particulier… Il écrit à qui veut bien l’entendre… Il arrive parfois que celui qui l’entend soit sur la même longueur d’onde… Et c’est sans doute ce qu’il souhaite. Je ne sais pas trop… Je n’écris que depuis peu de temps et je sais que dans la plupart de mes écrits il y a UN message… (sauf dans les descriptions de paysages…) A chacun d’y trouver le sien. En fait, je n’ai vraiment découvert la poésie que depuis que j’écris. Je l’ai toujours appréciée mais je n’en connaissais pas le fonctionnement, si je puis m’exprimer ainsi. Belle image de Siratus. Où est l’endroit, où est l’envers? on s’y perd… un peu comme dans la poésie parfois… Bonne journée Quichottine.

    • Quichottine

      Merci…

      Tu sais,  je crois que celui qui écrit voudrait qu’on l’entende, sinon, pourquoi écrire ?
      Je crois qu’il n’y a rien de pire que de sentir que ce qu’on a écrit ne trouve pas de résonnance.
      Même si celui qui lit ne comprend pas tout, parce qu’il manque de clefs, c’est toujours un vrai bonheur que de voir que l’un ou l’autre a saisi une partie du message.

      Je suis d’accord avec toi, il y a toujours un message, mais je vais plus loin que toi, je crois qu’il y en a même dans la description de paysages. Tu as lu le Voyage. Ces paysages qui entourent Clément, ils sont tous porteurs de messages, ils sont aussi importants.

      Je sais que la poésie a ses secrets, que je ne les perce pas tous, parce que chaque ressenti est différent… mais j’essaie.

      Tu vois… tu viens de regarder autrement le paysage dont j’illustre mes mots. Tu l’as regardé à travers ce que tu venais de dire en pensant à mes mots, en les rapprochant des tiens. Il a trouvé sa raison d’être sur ma page.

      « Où est l’endroit, où est l’envers ? »… Oui, tu as tout compris, Petite Elfe. Le paysage est là pour s’y perdre avant de se retrouver.

      Bonne journée à toi aussi… Merci pour ta présence.

  8. Muad' Dib

    Cela me rappelle une histoire des enfants où un poète qui n’écrivait que des choses tristes jusqu’au jour où un petit oiseau, avec la complicité d’un saule rieur, lui apprenait que le bonheur aussi se conjuguait très bien dans la langue des poètes. Gros bisous,

    • Quichottine

      Tu me retrouverais cette histoire ? Si elle n’est pas trop loin…

      Gros bisous à toi aussi, Muad

  9. Muad a raison il est de très beau poèmes qui disent le bonheur souviens toi de « j’ai embrassé l’aube » de Rimbaud, cette gaïté, cette joie du jeune homme qui court vers elle, ce voile de mariée et qui enfin l’attrape et s’endort heureux.

    • Quichottine

      Aube

      J’ai embrassé l’aube d’été.
      Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombre ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.
      La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.
      Je ris au wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.
      Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq. A la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
      En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.
      Au réveil il était midi.

      Arthur Rimbaud

      J’aime beaucoup… et je ne me souvenais pas de ce poème. Il faut que je relise Rimbaud !

      Tu as raison, c’est si beau !

      Merci, Polly !

  10. comme le ciel se mire dans l’océan et lui donne des couleurs en mimétisme, les paroles du Poète partent dans les bras du vent qui les sème, comme les fleurs de pissenlits qui éclatent et volent sous le regard émerveillé des enfants…ils partent et vont murmurer des mots, des bribes qui se refont, qui donnent d’autres couleurs, d’autres mots, comme le cœur de chacun peut les comprendre…

    • Quichottine

      Tu es poète, Mahina…

      Je le savais.

      Merci pour ces mots qui volent au vent et que d’autres écoutent aussi.

  11. Un petit coucou ici où il fait bon vivre… Calme, sérénité sont les mots clés d’un refuge…
    Bonne journée Quichottine.

    • Tu as tout à fait raison… avoir un refuge, c’est important.

      Merci d’être là aussi, Marie.

      Bonne journée à toi.

  12. parfois …mon refuge me manque…..
    Bisous Cariña

    • Parfois, je voudrais que mes journées aient 72 heures…

       

      Je comprends ce que tu ressens… aussi n’ai-je pas trouvé le courage de supprimer celui-ci. Il restera, je crois. C’est important d’avoir un petit coin pour soi.

       

      Prends bien soin de toi, Cariña.