Un défi pas comme les autres : Coma

J’ai lu, j’ai vu… et, je sais que c’est difficile de faire écrire.
Ceux qui secouent la tête d’un air un peu sceptique  vont comprendre bientôt ce dont il s’agit.

Prenez une classe, des élèves de seconde, mais pas de n’importe quel lycée. Un lycée professionnel.
Ce serait une classe de seconde littéraire, cela irait presque de soi… quoique l’on puisse s’interroger… Mais là, non. Il s’agit d’une section « MSMA » (Maintenance des Systèmes Mécaniques Automatisés)


Mettez-les devant un défi : écrire, et pas pour soi ou pour le professeur, mais pour que l’histoire composée, soit imprimée, éditée, proposée à de vrais lecteurs.

… Ce n’est pas tout de lancer un défi, il faut se donner les moyens de réussir. L’échec, ils connaissent trop bien, on leur a toujours dit qu’ils étaient là pour apprendre un métier, et ce n’est certes pas celui d’écrivain.

Bien sûr, il y aura des personnes qui me diront que le projet n’aurait pas pu exister sans l’aide et le soutien de toutes les Institutions :

« Les ateliers d’écriture et la publication de ces recueils ont été réalisés avec le soutien de l’Éducation Nationale, des collectivités locales, des Conseils Généraux de l’Isère et de la Savoie, de la Région Rhône-Alpes et de la DRAC Rhône-Alpes. »

Aucun projet en milieu scolaire ne peut être mené à bien sans elles.

Bien sûr, il y en aura d’autres pour me rappeler que sans Philippe Garin, rien n’aurait pu se faire non plus…

C’est vrai, cet acteur, metteur en scène, est un vrai magicien, et ce n’est pas moi qui le dis… C’est Polly !

« Puis Philippe est arrivé avec son singulier talent de libérer les imaginaires. Et tout fut facile. La parole circulait, elle circulait vraiment. »

Les hommes de théâtre savent « libérer », créer l’ambiance nécessaire, mettre à l’aise.

Mais, s’il n’y avait pas eu la l’envie première, cette proposition faite d’un atelier d’écriture, les élèves auraient-ils pu vivre cette magnifique expérience ?

Martine Polly a rédigé l’introduction de ce livre. Cette introduction a été déposée sur le site d’Atheca.

« De cette aventure, je retiens tout. Le brassage des idées, les désaccords, les avancées, les reculades, les crispations de certains sur des actions, des mots ou des phrases, les efforts pour rédiger, les sourires émerveillés devant le bonheur des mots dits, entendus. Je retiens surtout la magie, celle de la création. Un personnage surgit et s’étoffe de parents, d’amis ou d’ennemis, d’angoisse et de fragilité. C’est une vie qui palpite.

Pourtant je me souviens de leur perplexité quand je leur ai parlé de l’atelier d’écriture. Même si certains regards brillaient de curiosité, peut-être de joie, la plupart me signifiaient combien cette proposition leur semblait saugrenue.

Puis Philippe est arrivé avec son singulier talent de libérer les imaginaires. Et tout fut facile. La parole circulait, elle circulait vraiment. Ils endossaient, chacun leur tour, une paternité et une maternité difficiles : celle de Vince, ce perdant, ce perdu qu’ils ont conduit au bord du gouffre pour mieux le faire renaître.

Ils ont apprivoisé l’écriture, et par l’écriture la lecture. Ils ont réalisé un rêve un peu fou : celui d’écrire un récit, un récit publié. Un livre dans lequel un personnage grandit et devient tellement intime, tellement humain, tellement vivant. Ce livre, c’est toute une vie et toutes les vies sont dans les livres. »

Martine Polly -professeur de français

Moi, quand je lis ce que Martine a écrit, je ne peux qu’avoir envie de découvrir ce court récit de quarante pages… écrit par les dix-neuf élèves de l’atelier d’écriture.

Je m’installe, dans l’embrasure de la fenêtre de la bibliothèque, et, j’entends le chœur de ces adolescents me raconter, ensemble, l’histoire de Vince…

Vince Roberto est appuyé contre un mur de l’immeuble où il habite. Ce matin, après son travail, il a retrouvé l’appartement qu’il loue dans la cité. Chez lui, tout est en désordre, c’est le bordel, la zone. Mais il est chez lui. Et ça, grâce à un emploi obtenu au service de ramassage des ordures de la ville. À dix-neuf ans, c’est le seul travail qu’il a trouvé quand il a quitté le Lycée d’enseignement général. Il ne savait pas quoi faire ni ce qu’il avait envie de faire. Alors éboueur… Au moins, ça lui a permis de louer son propre appartement. Mais ce matin, Vince se sent un peu angoissé à cause d’une dette d’argent .
(…)

Merci Martine, merci Philippe…

…. et merci à vous, Florent, Martial, Walter, Nicolas, Mickaël, Aurélien, Florent, Mickaël, Yohann, Alexandre, Nicolas, Stéphanie, Sébastien, Mickaël, Adrien, Maurice, Ludovic, Fabien, Loïc… Vos noms ne sont pas sur la couverture de votre livre mais ils sont en première page, juste avant que l’histoire ne commence.

Aujourd’hui, votre livre est là, aussi, sur une étagère de la bibliothèque d’OB, à côté de mon Don Quichotte, c’est sa place.

« Il y a les êtres dans l’espace de la vie.
Il y a les mots dans l’espace de la page.
Entre les mots et les êtres, il y a des chemins secrets, imprévisibles.
Toute une géographie à explorer. Ou mieux encore, une sorte de géologie.
Chacun devient alors mineur de fond et chercheur d’or.
Écrire c’est se convier à un voyage aux rivages et aux contrées de l’intime. »

Philippe  Garin


Les liens vers le site de l’éditeur ne sont plus valables, mais il existe toujours.

http://atheca.monsite-orange.fr/page6/index.html

76 réponses à “Un défi pas comme les autres : Coma

  1. ça c’est une vraie aventure..
    besos
    tilk

  2. waow! c’est vraiment superbe 🙂 big bisous

  3. Ces aventures humaines risquent de ne plus voir le jour à cause des réformesenvisagées par notre joyeux Ministre de l’Education Nationale …
    LIZAGRECE

    • J’espère que ce sera toujours possible…

      Mais il est vrai qu’il faudrait donner plus de publicité à ces initiatives pour qu’elles remontent vers le Ministère via d’autres moyens que les Institutions. Cela serait peut-être pris en considération dans les réformes.

      Toutefois, je pense qu’il faut donner aux personnes qui le souhaitent la possibilité de le faire et ne pas forcément obliger tout le monde à se lancer dans l’aventure. Le faire sans envie, ce serait catastrophique. Je crois qu’il faut de la passion pour aboutir.

      Merci, Liza.

  4. pourquoi ne pas faire le même travail dans une usine sidérurugique et donner pour une fois à ces métalos la parole. Crois moi, nous ne serions pas décus non plus !!

    Bonne journée avec bises !

    • Je le crois volontiers.

      Je ne pense pas que la parole ou l’écriture doivent être réservés à certains.

      Bonne nuit à toi, Patriarch. Bisous à partager.

  5. Je suis convaincue que ce genre de défis peut amener à aimer et faire connaître la lecture, l’écriture! C’est engager des jeunes à s’investir dans quelque chose qu’ils n’auraient jamais imaginer aimer et construire!
    Imaginer des projets comme celui-ci, c’est « revisiter » des « matières » ,qui sont jugées rébarbatives car trop scolaires, et les montrer sous un jour plus ludique…et ouvertes à tous! Certains de ces « écrivains en herbe » à qui on a donné la possibilité d’écrire, vont certainement regarder la « littérature » d’un autre oeil désormais et je suis sûre que certains d’entre eux vont continuer à écrire… ça, se sont de beaux projets en faveur du livre en général :-))

    • Je crois que nous en sommes tous convaincus.

      C’est une merveilleuse expérience !… et je sais qu’il y en a toujours qui continuent à écrire.

      En tout cas, je remercie Polly de me l’avoir fait découvrir.

      Merci Nickyza pour ce moment d’échange.

  6. il n’y a pas de petite littérature…..

    • Tu as raison, Annie. Il y a seulement des livres qu’on découvre, ceux que l’on aime et ceux qui nous plaise moins.

      Ce n’est pas parce qu’un livre me plaît qu’il plaira à d’autres, et inversement…

  7. Une aventure exhaltante. J’imagine leur fierté et leur joie. Des chemins secrets, chercheurs d’or, es mots magnifiques. VITA

  8. C’est une belle aventure, je suis certaine que ces jeunes en sont ressortis grandis.

  9. Bonne soirée! bises Quichottine
    merci pour tes mots!

  10. quelle belle aventure, ça donne envie de lire le livre !
    bises

  11. Magnifique aventure commune ! Bravo.
    Gros bisous, Amielle

  12. Je trouve que c’est génial de faire ça. Ils doivent se sentir fiers après. Par ailleurs, l’imagination, on la trouve chez tout le monde. Il faut juste la libérer. Bises

    • Je suis d’accord avec toi. C’est génial !

      Libérer l’imagination… C’est ce que l’acteur a fait. Ensuite, il a fallu accompagner chacun dans sa création. Et là, tu vois c’est un sacré boulot ! Il fallait que tous soient volontaires, et que tous acceptent de parler et d’écouter. Un vrai défi !

      Merci, Main verte…

  13. coucou, ils peuvent être fier et c’est à nous de les féliciter
    bravo
    Gros bisous

  14. J’aime beaucoup les livres collectifs….. Cette idée me plait écrire en commun. Passer aussi par les ateliers d’écriture pour faire écrire ceux qui ne l’ont jamais fait et leur montrer ainsi qu’ils peuvent le faire et qu’ils ont du talent…. Bravo à ces initiatives de plus en plus nombreuses.

    • J’aime aussi, tout ce qui réunit, surtout dans un monde où de plus en plus on essaie de ne voir que ce qui peut disjoindre.

      Les différences sont nos richesses quand on les met en commun.

  15. C’est une belle réalisation. Parce qu’à tous ces adolescents à qui on a rabâché (parents,enseignants) [je ne jette la pierre à personne], eux-même sont convaincus de leur limite, ils ont réussi quelque chose d’énorme… un livre et en plus il est publié.
    Belle aventure et bravo à ceux qui l’ont épaulée et qui la rendent encore plus notoire et publique.

    • C’est tout à fait ça, Alphomega.

      Je trouve qu’ils prennent leur revanche, et c’est tant mieux.
      Quoi de meilleur que de réussir au moment où l’on n’y croit plus ?

      Merci !

  16. Une fantastique innitiative ! Surement peu médiatisé (c’est plus télegenique des jeunes qui cassent tout) mais tellement belle et qui esperons reconcilie ces jeunes avec la culture .
    Bonne soirée .

    • Je suis désolée de devoir penser que tu as raison… quant à ce que l’on veut bien montrer.

      Toi, tu as aussi montré des images 😉 Pas les mêmes !

      Bon weekend, Fredo.

  17. Superbe et quelle merveilleuse aventure pour Polly et ses élèves , surtout lorsque du quotidien parfois figé et désespéré naït une envie de vivre à travers les mots , une envie d’écrire et de partager ! bravo à eux, à elle et bisous à toi.

  18. Ici bas,
    Il n’y a pas que les maux
    Quoi qu’on dise …
    Il y a aussi des mots,
    Contre ses propres crises …
    Des mots pour réveiller,
    le gars tôt…
    Sous sa cerise !…

    Farfadet

    Bravo aux artistes ! et à leurs muses éducatives !…

  19. Tu as bien fait de nous parler de cette formidable aventure et je trouve qu’elle est beaucoup plus intéressante mais hélas moins médiatisée que des jeunes en colère qui brûlent des voitures. Il faut en avoir de la foi pour se lancer ce genre de défi et surtout en venir à bout, ce n’est pas du tout évident et je n’ose imaginer la somme d’énergie qu’il a fallu développer pour en venir au terme. Un grand bravo à Polly pour ce travail et aux élèves bien sur.   

    • Je sais ce que cela coûte en patience, en énergie, en espoirs bousculés, mais je sais aussi ce que cela apporte de joie, lorsque le projet aboutit.

      Polly mérite bien nos bravos !

      Merci, Santounette !

  20. Bonsoir Quichottine, quelle belle aventure, tu me donnes envie de lire ce livre qui est effectivement un merveilleux défi. J’espère que Noël a été une belle journée pour toi. Bises

  21. Je me souviens dans l’école de mes enfants à saint ouen l’aumone , une école ouverte, ils avaient fait un recueil que j’ai précieusement conservé des ateliers d’écriture qu’ils faisaient avec des enfants en primaire…. Très beaux textes.
    Bisous

    • J’ai aussi conservé les poèmes de mes élèves… Ce sont de beaux souvenirs.

      Merci pour ce partage, Martine. Bisous.

  22. Martine-Polly et Philippe; c’est une gageure magnifique, un pari extraordinaire que vous avez tenu avec vos élèves.

    Je relis avec émotion le commentaire de Polly…

    Quand on est dedans, ce n’est pas facile. (Sans aucune référence à une classe que l’on pourrait prétendre « cheville ouvrière »(d’ailleurs l’expression, je la trouve jolie!) ou bourgeoise).

    C’est parfois ardu et peu gratifiant, mais lorsque l’on sent que la mayonnaise prend… C’est à la classe d’étonner et de « soulever » les enseignants. 

    Je resssens cette sentation de « vide » dont parle Polly, mais aussi à la certitude d’avoir initié, participé à une telle aventure…

    Il me semble difficile de la reproduire. « Enfin, encore une fois les mêmes. »

    La culture,  la lecture et  l’écriture accessibles à tous s’inscrivent dans les 3 mots de notre constitution.

    Il y a trois ans, j’ai voulu créer un atelier d’écriture accessible à tous. La bataille fut rude. Car je voulais cet atelier gratuit, et accessible aux handicapés.

    J’ai déménagé à présent, et avec le recul, je m’en félicite, et surtout je suis très fière d’eux! Car ils ont continué sur leur lancée, et cela fait à présent boule de neige.

    Déménager m’a bouleversée en partie parce que je savais que je n’aurai plus la force d’en recréer un.

    Et comme vous le soulignez, écrire est essentiel et accessible. A tous.

    Alors merci, Polly, Philippe et tous ceux qui se seront lancés dans une telle aventure. Et merci à ceux qui y ont cru.

    Bisous ma Quichottine,

    Hélène.

    • Merci d’avoir remonté le temps ainsi, Hélène.

      C’était un beau projet, il a réussi.

      Le nôtre réussira aussi.

      Bisous, plein, pour toi.

  23. C’est une belle initiative qui a dû faire grandir ces jeunes et améliorer leur confiance en eux.

  24. J ai connu cela recemment , ecrire a plusieurs , s aider , se stimuler et finalement etre ebahis et en eprouver un grand bonheur .
    Je t embrasse affectueusement .

    • Le lien que tu laisses n’est pas souvent le bon… mais je sais où pouvoir te répondre.

      Pouvoir accomplir une oeuvre, quelle qu’elle soit, à plusieurs, c’est une expérience magnifique.

      Merci, Vaga, d’être là.

      Je t’embrasse fort…

  25. Je pense à eux.
    A Stéphanie, Aurélien, Nicolas, Alexandre….
    Je pense à eux dans mon matin d’insomnie, et j’éprouve un je ne sais quoi de nostalgie et d’accomplissement.
    Ce livre nous a tous portés pendant presque six mois, nous participions à un projet plus global sur « la traque » lancé par le cinéma-théâtre et les biblitohèques du coin… ils ont appris aussi à lire à voix haute pour un public et ont eu l’occasion d’écouter leurs textes lus par des comédiens…
    Tout ce qui surgit ce matin grâce à eux…
    Tu vois, mon job est ingrat la plupart du temps, parce qu’ils ont autre chose à faire que lire, écrire: m’enfin Madame! il y a la vie quand même qui nous prend toute notre énergie… soupirent-ils en me regardant avec compassion… 🙂
    et puis il y a ces souvenirs qui font du bien.
    et toi qui me les rappelles et qui me fais du bien.

    jet ’embrasse.

    • Un mélange… oui, c’est tout à fait ça.

      Le sentiment d’avoir vécu quelque chose de fort avec d’autres, et pourtant la certitude que c’est fini, irrémédiablement.

      La lecture à voix haute par des comédiens, ça a dû être quelque chose d’extraordinaire !

      J’aime bien tes souvenirs…

      Je t’embrasse fort, Polly.

  26. Voilà une présentation de livre qui donne envie d’aller plus loin que le prologue!! Merci Quichottine!
    (et j’avoue que je me sens toute petite et insignifiante en rapport à tout ce que Martine fait avec ses élèves…)

    • J’ai eu envie de le lire… juste avec la première page. Ici, j’espère que ce sera pareil…

      Martine fait beaucoup de choses, et je dois dire que lorsqu’on parle de l’école, des réformes et de tout ce qui fâche, on devrait aussi reconnaître les initiatives qui aboutissent…

      J’ai trouvé personnellement que l’ensemble méritait d’être montré, le travail et le résultat.

      Merci, Mahina

  27. bravo à tous, ce qui me chagrine c’est que je suis passée à côté de cette merveilleuse aventure! Polly en a-t-elle parlé quelque part?
    c’est réconfortant de voir cette énergie, ce brassage d’idées chez certains profs d’autant plus lorsqu’ils travaillent en milieu difficile! je pense que cela donne beaucoup plus de force, d’envies alors que quand c’est du tout cuit, ils se laissent souvent aller à une paresse désolante et ce sont les mêmes qui vont râler qu’ont leur enlève des moyens! quand je vois ce que le prof de français de ma petite fille propose, juste du blabla, une seule rédac depuis le début de l’année, pas un seul bouquin à lire, pas de cours préparé bref un désert! heureusement qu’elle a des parents et une grand-mère qui l’encourage sinon…
    est-ce difficile de se le procurer?

    • Non, Polly est quelqu’un de très discret, elle n’en a pas parlé.

      C’est pourquoi j’ai décidé de le faire. C’est le genre d’initiative que j’applaudis à deux mains !

      Non, il y a une adresse sur le lien de Philippe Garin, c’est tout en bas de la page… il faut la faire défiler.

      Merci, Azalaïs.

  28. C’est un vrai défi que d’écrire mais si l’aventure a pu donner à ces élèves le goût de la lecture et de l’écriture en plus du travail d’équipe, je dis bravo !

    Bisous Quichottine
    Bonne fin d’après-midi

    • Je suis d’accord avec toi !

      … et je suis sûre, au moins, qu’ils auront regardé le « français » autrement.

      Merci. Bisous à toi aussi, Cali

  29. C’est un vrai défi que d’écrire mais si l’aventure a pu donner à ces élèves le goût de la lecture et de l’écriture en plus du travail d’équipe, je dis bravo !

    Bisous Quichottine
    Bonne fin d’après-midi

  30. Bonsoir ma Quich’
    Je ne peux qu’ applaudir à 2 mains ce genre de projet, pour plusieurs raisons.
    L’ une d’ entre elles étant que de tous temps ( et je ne crois pas que beaucoup de choses aient changédepuis 20 ans) les LP ont été vues comme étant les poubelles de l’ Education Nationale. L’ endroit où l’ on envoyait les élèves en échec scolaire. (Tiens encore une notion que je n’ ai jamais comprise ).
    Qu’ on ait pu donner les moyens à ces élèves de participer à un tel projet est une belle revanche de leur part.
    J’ imagine leur fierté légitime à la parution de leur œuvre commune.
    Qu’ est-il advenu d’ eux par la suite ?
    Ont-ils continué d’ avoir des contacts entre eux ?
    Cela a-t-il modifié certains de leurs comportements ? de leur vision de la vie? de leur rapport à autrui ???
    (Puunaise, on dirait un questionnaire du KGB-lol-)
    Bisous ma Quich’ et merci pour ce merveilleux moment

    • Ben voilà ! Tu es comme moi !

      Pour toutes ces questions, il faudra demander à Polly

      Je suis sûre qu’elle pourra répondre.

      Merci à toi pour ton enthousiasme, il fait chaud au coeur.

  31. wouahouuu c’est drôlement bien ! ils doivent être sacrément fiers de leur travail ! bravo

    • J’en suis certaine… Et tu imagines, si chaque visiteur commandait le livre ?… Quel succès !
      Même si eux ne touchaient sans doute rien, ce serait un bel encouragement à recommencer !

      … Euh… ce n’était pas vraiment l’esprit de ce billet.

      Je salue une très belle initiative, une magnifique aventure, porteuse de tant d’espoir en l’avenir que je ne pouvais pas ne pas en parler.

      Bisous pour toi !

  32. que ce soit par l’écriture , par l’image aussi , les collectifs des élèves sont toujours  une réussité par leur sincérité prise dans le vécu de la jeunesse !
    bisous d’iris

  33. Ecrire c’est bien
     Le faire à plusieurs c’est encore mieux
     Bravo à eux!

  34. Bravo aux dix-neuf élèves d’avoir dépassé leur perplexité et d’avoir libéré leur écriture ignorée ! Bien sûr, rien de tel qu’un acteur metteur en scène pour « dédramatiser » le projet. Martine, la Prof, est arrivée à ses fins.
    Et Quichottine arrive en dernier pour la distribution des lauriers en faisant l’honneur de mettre le livre de ces écrivains sur les étagères de sa bibliothèque. Quel parcours !
    Bises du soir Quichottine!

  35. Et bien voilà une initiative comme on aimerait en voir plus souvent. c’est une excellent idée et ils peuvent être fières d’eux ces éléves 😉

  36. jean-marie

    Bonjour Quichottine,
    il y a bien longtemps que je te rencontre ici et là… chez des amis chers (amies surtout)
    Aujourd’hui, cet article me va droit au coeur et me décide à franchir le pas…
    j’ai été prof de Lettres-Histoire (on disait encore PEG)  dans l’enseignement professionnel pendant plus d’une trentaine d’années  (depuis mes débuts dans ce qui n’était alors que des Centres d’Apprentissage avant de devenir CET… beurk… diront les imbéciles méprisants)
    et je suis très touché par cette l’expérience dont tu parles… j’aimerais en  savoir plus j’ai l’impression d’avoir manqué quelque chose d’important…
    amicalement
    jean-marie

    • Bonsoir Jean-Marie,

      En allant chez toi ce soir, après avoir lu ce message, j’ai vu que nous n’avions pas que des ami(e)s en commun…

      Lorsque j’étais plus jeune, je me suis posé la question… « est-ce que ça me plairait de passer ce concours-là : PEGC »… Plus tard, je me la suis posée de nouveau, le concours était différent : PLP2… je crois.

      Je n’ai pas présenté ce concours. Pourtant, je crois que je me serais bien adaptée aux adolescents.
      Peut-être n’avais-je pas envie de me limiter à une ou deux matières. J’ai été institutrice, le plus souvent avec des élèves de CM… première ou deuxième année, j’adorais. J’aimais les voir grandir, évoluer. J’aimais travailler avec eux. CM2, c’est une classe géniale, parce qu’à la fin de l’année, lorsque tout est dit, qu’ils savent qu’ils passent en 6e, il faut leur proposer autre chose…. sinon, ce n’est pas tenable.

      Nous faisions du théâtre à ce moment-là. Chaque année quelque chose de différent, et c’était une grande aventure.

      Une année, une année seulement, mes élèves ont écrit un recueil de poèmes, ils l’ont ensuite tapé à la machine, relié, comme un vrai livre, mieux qu’un vrai livre. Chacun est reparti avec son exemplaire, celui qu’il avait fabriqué intégralement. jai toujours le mien chez moi… Une aventure à notre échelle à une époque où je ne savais pas encore où m’adresser pour trouver des fonds, des aides, pour le faire imprimer pour de vrai. J’avais la chance d’avoir dans l’école quelqu’un qui savait faire et qui leur a montré pour la reliure…

      J’ai gardé de ces années d’enseignement d’excellents souvenirs, et, curieusement, les élèves dont je me souviens le mieux sont ceux que l’on disait « irrécupérables » et qui m’ont beaucoup apporté avant de me surprendre, agréablement !

      En ce qui concerne Coma, il faudra demander à Polly.

      Merci de t’être arrêté dans la bibliothèque, tu y es le bienvenu.

  37. KERFON LE CELTE

    Coma : Ce livre me tente.

    KERFON LE CELTE