Histoire de robots (2)

Hier, j’ai commencé une série qui aurait pu s’intituler « en attendant« .

Je n’en ai pas l’air, mais, ceux qui me connaissent bien le savent : j’attends. Je suis toujours en période de probation, d’examen, en quelque sorte. Ce sont les partiels de mon blog.

Vous savez, lorsqu’on est étudiant (même si vous pensez que c’est le bel âge et que l’on a décidément rien à faire de la journée) on a beaucoup « à faire »… De temps en temps, il y a même des examens, des moments où l’on doit travailler sur un sujet précis, pour que le professeur (avec un « e » final maintenant, quand on est femme) puisse se rendre compte des progrès, du chemin parcouru. C’est comme ça !  On appelle ça des « partiels » parce qu’en général il y en a au moins deux par matière dans l’année…  Histoire de nous donner de quoi paniquer !

Le jour de l’examen, le plus souvent, on a beau avoir repris nos cours un à un, « planché » pendant des jours… et même s’être endormi dessus en se couchant à des heures plus qu’indues, on ne se souvient plus de rien !

Heureusement, après  ça passe, et l’on résout le plus difficile des problèmes en général au cours de la nuit suivante…. (ce qui ne sert plus à rien, surtout si l’on a rendu copie blanche).

Alors, pourquoi cette histoire de « partiels » ?

… pour vous parler d’Alphabeta.

Alphabeta, je vous  l’ai déjà présenté, ici ou là…  j’ai du « Chris » dans presque tous mes billets. Si j’étais homme, je l’aimerais à la folie, j’écrirais pour elle des lettres, des poèmes… Mais d’ailleurs, je le fais, tous les jours depuis que je l’ai rencontrée, virtuellement d’abord, réellement ensuite. Parce que voyez-vous, moi, Chris, je l’adore… Elle aussi, elle me l’a même répété, hier, en me disant qu’elle ne voulait rien dire…

L’avantage, quand on vit à Yeur, dans le monde du Trop, comme elle … et comme moi, depuis qu’elle m’y a accueillie, c’est qu’on a le droit de tout dire au contraire. On a le droit de dire qu’on aime, qu’on adore, et rien ne peut s’opposer à ces mots que l’on échange sur nos blogs.

Chana, hier, dans son commentaire, le soulignait :

Ce petit quelque chose invisible mais oh combien palpable qui existe avec certains et certaines…

C’est vrai, dans ces relations que nous entretenons chaque jour avec certains ou certaines, il n’est question que de sentiments, de rencontres de sensibilités compatibles. Le coeur a ses raison, la pensée ne s’encombre pas des genres… Masculin, féminin, qu’importe ?  L’autre est là, et c’est cette présence qui peut nous permettre d’écrire.

Celui qui écrit, qui poste un billet sur lequel il a déposé un texte, des images, ne le fait pas pour soi… Au moment où il appuie sur le bouton « publier l’article« , ce billet ne lui appartient plus vraiment. Il est là pour recevoir des messages, pour être « commenté » pour les « retours » qui peuvent lui parvenir.

D’ailleurs, à ce propos, n’oubliez pas aujourd’hui de faire un arrêt chez Chana, c’est son anniversaire… et son billet est magnifique.

Bon anniversaire, Chana !

Ici, je peux le dire, je peux dire que je t’aime, que je suis heureuse que tu sois à nouveau là, parmi nous, et que tu comptes pour moi. Personne ne m’en voudra, même pas Chris, mon alter ego d’Alphabeta.

Alter ego ? Non, pas vraiment, mais l‘amie chère, celle qui me pousse toujours plus loin, plus haut, qui veut que je m’envole, que j’effeuille cet « artichaut » qui me tient lieu de coeur pour ne garder que le plus beau.

Alors, comme je l’ai fait pour Muad, hier, je vais vous montrer ce que ça donne, lorsque Quichottine répond à Chris, sur Alphabeta, et qu’il n’y a plus que les mots pour écrire sur une page ce que personne n’oserait dire de vive voix…

Chris répondait à mon défi… « Si j’étais Dulcinée »… c’était le 9 février…

Si j’étais…… Dulcinée…..
Je serais un mirage
Magnifique ….. et lointain
Qu’on ne boira jamais

Je serais idéal, obsession
Et fantasme
Tenaillant ….. et lointain
Qu’on n’étreindra jamais

Je serais mots, presque soufflés,
Mots attendus, mots devinés,
Au bord des lèvres…… si incertains
Qui, jamais, ne seront  prononcés

Et je serais regards
Caressants bien plus que des mains
De ceux qu’on n’oublie plus
Au détour d’une rue
Au détour d’une phrase
Mais qui, jamais, ne seront  vraiment tiens

Si j’étais …. Dulcinée, je serais Chris
Et Don Quichotte ne dirait rien
N’écrirait rien, il marcherait
Toute la vie, franchirait les montagnes,
Braverait les moulins,
M’offrirait chaque nuit  son âme palpitante
Dans le creux de ses mains

Et, pour moi, sans parler, il deviendrait héros
Dépasserait soi-même, affronterait l’enfer
Se sentirait comblé et fort et beau et fier
Et tout ceci me semble

Bien plus important que des mots

Et moi, après avoir lu son poème, je me glissais subrepticement dans la peau de mes héros pour lui avouer ma flamme :

Si j’étais don Quichotte, Ruy Blas ou Cyrano
Que je te rencontrais un jour
J’oublierais Dulcinée, Maria ou Roxane
Je n’aurais plus d’yeux que pour toi

Je te saurais inaccessible
Comme l’étoile au firmament
Mais je t’inventerais
Chaque matin plus belle
Devinerais tes mots en lisant tes regards
Ils seraient mon bonheur, ma force, mon courage
Ils m’accompagneraient toujours un peu plus loin
M’aideraient à franchir les montagnes
A braver les moulins

Lorsque le soir venu
Fier et enfin vainqueur
Je laisserais à ta porte mon coeur
Parmi tous les trésors
Conquis pour toi

Le soleil
Jaloux
En rougirait de honte

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Chris, ce sont des défis quotidiens. Elle écrit, elle appelle, et moi, je viens, comme elle vient aussi chez moi. Mais chez elle, tout est toujours passion. Il n’y a pas de « plat pays » sur Alphabeta.

34 réponses à “Histoire de robots (2)

  1. Hé bé ! Quelle jolie déclaration…

  2. Fichier hébergé par Archive-Host.comMerci Quichottine encore une fois tu parles des autres…tu es super…j’aime beaucoup le franc parler de Chris ces  coups de gueule..elle est nature et j’adore ça…Quant à Chana, c’est la douceur incarnée et j’adore ça aussi…je viens de lui souhaiter un bon anniversaire, mais je n’ai aucune idée de son âge, et ça c’est amusant…qu’elle importance en fait !  aucune…bisous et merci pour tes écrits que j’ai toujours plaisir à lire….

  3. Quand des auteurs doués se rencontrent, la littérature s’emballe, s’enflamme! Beaux hommages en vérité! @mitiés

  4. Quelle belle flamme  !Je vais aller me promener chez elles

  5. Quichottine…….je répète : JE T ‘ADORE !!!
    C’est splendide, nos tandems….n’est-ce pas !!!

    C’est né tout seul….comme ça …..
    On devrait faire un recueil !…..pourquoi pas…..

    Mais, pour ça, il faut que j’aie l’ame poétique….ce n’est pas tous les jours…
    Mon blog est plutot humoristique !….disons…

    Comment ça ??????…..on a peur de déranger chez moi ??????

    Bein ça….alors !!!!

    • J’aime beaucoup lorsque nous sommes sur la même longueur d’onde…

      Oui… mais en ce moment, tu es plutôt « poèmes »…

      Nous verrons bien demain !

      Déranger ? Je ne crois pas…

  6. Je te fais un petit kikou Quichottine (pas trop le temps de venir sur les blogs)mais je ne t’oublie pas

  7. Quel bel échange Quichottine et votre « réplique » poétique est un pur régal.
    Je te fais plein de bisous et qu’il est doux de lire de jolis mots..
    chantal

  8. Rien à dire, juste à s’assoir sur le bord de la route et écouter les paroles dans le vent qui passe.  Bises.

  9. Que c’est beau ces échanges où dans le monde virtuel, les mots prennent toute leur force !  Douce soirée à toi Quichottine !

  10. Bonsoir Quichottine,
    Je vais de ce pas partir faire un tour chez Chana et Chris…

    Merci de m’avoir prévenue pour ta pause, j’espère que tout va bien pour toi. 
    L’essentiel c’est que tu profites bien… Et j’espère que le moment venu, tu nous reviendras et même que tu nous reviendras en pleine forme.
    Si tu laisses la porte entrouverte, je me glisserai sûrement, de temps à autre, dans la bibliothèque pour venir emprunter un livre ou l’autre sur l’étagère, m’assoir silencieusement dans un coin et le lire avant de sagement le remettre à sa place et de repartir sur la pointe des pieds…

    Grosses bises à toi, Quichottine et surtout prend soin de toi !

    • Je sais que, ma porte restant entrouverte, tu passeras. Il n’y a pas de raison, tu le fais d’habitude.

      Moi, je passerai chez toi, autant que possible. Merci, Sogo.

  11. Du choc de deux talents littéraires ne peuvent naître que des textes magnifiques

  12. J’ai eu envie de venir ici …émouvant ce qui s’exprime et dont j’imagine qu’il en restera toujours une trace dans les mémoires car rien n’est vain dans ce qui vient du coeur – même les contrariétès passagères ! Je me dis que Chris est comme les chats , d’une farouche indépendance elle plante son regard , droit dans les yeux de qui l’approche , en réel ou en virtuel …on aime ou on aime pas …moi j’adore ce tempèrament fougueux , sincère , à la limite brutal mais sans la moindre parcelle d’hypocrisie …Bref , Chris ne laisse pas indifférente – Je suis capable de planter les crocs mais j’adore ce qu’elle est !

    • Sourire…

      Il en restera toujours quelque chose, je l’espère.

      Il faut seulement laisser faire le temps, pour que les mots se perdent dans le vent.

      Chris est ce qu’elle est, elle l’a toujours été. Je n’ai pas changé d’opinion depuis ce billet.
      Mais, j’aurais aimé qu’elle s’en souvienne.

      Je t’embrasse, Blanche. Prends soin de toi.

  13. Suis allée faire un saut chez Chana, chez qui c’est la cata…… tellement il y a de monde…. mais sa maman arrive!
    Bien sûr je suis allée chez Chris mais j’en suis repartie sur la pointe des pieds!
    J’avais l’impression de déranger…….
    Belle journée à toi
    Bises Dany

  14. Muad' Dib

    Coucou Quichottine au grand coeur, je suis allé faire un tour sur le blog de Chris mais je n’ai malheureusement pas trouvé la clé qui me permettrait d’entrer dans son univers.
    J’ai eu l’impression de rester à la porte sans pouvoir me décider à entrer.
    C’est vraiment dommage et j’espère qu’elle ne m’en tiendra pas rigueur.
    Je t’embrasse,

  15. Je te souhaite une bonne pause Quichottine. Prends soin de toi pendant ce temps. Merci de m’avoir prévenue. Il se fait tard. Je reviendrai voir tes liens demain. Bonne nuit.

  16. Voilà ! Il est 06:20, j’ai terminé de lire et répondre à mes commentaires d’hier et je commence mes visites car hier, je n’en ai pas eu le temps.
    Ton article, non pardon, tes déclarations, comment dire …..sont. Zut ! Pas de mot. C’est beau. Et je pleure. Des ces larmes qui font plaisir en même temps qu’elles font mal. Si l’on me voyait, là, maintenant, personne ne comprendrait que je puisse pleurer ainsi, devant tes mots et parce que……moi aussi je t’aime toi que je ne connais pas.
    Zut, et re zut, mes yeux sont une fontaine et l’eaau me gène pour taper sur le clavier. Je n’y vois presque plus rien.
    Si, toi. Toi qui comptes beaucoup pour moi.

    • Ne pleures pas, Chana… Tu sais, je t’aime aussi, même si je ne te connais pas non plus…

      C’est pour ça que je sais que je reviendrai.

      Merci…

  17. tu veux savoir là? il n’est pas 8 heures, et j’ai les larmes.
    Je suis touchée par vos mots, ce sont deux magnifiques déclarations.