Fin

D’après vous, quelle est la différence entre « je n’ai pas été habituée » et « je n’ai pas l’habitude » ?

C’est la question que je me posais.
Ce qui est habituel peut-il être passé ?

Une question de temps, de grammaire ou de conjugaison.

Des mots qui ne veulent en fait pas dire grand chose.

« Je n’ai pas été habituée »… cela veut dire « avant » et que c’est terminé.
« Je n’ai pas l’habitude »… cela veut dire que je suis encore en plein dedans !

Dans quoi ? Je ne sais pas trop… dans une espèce de marasme sentimental, dans un marécage affectif… dans un tourbillon qui m’entraîne dans un abîme de réflexions aussi inutiles que préjudiciables à mon équilibre.

Alors, cette fois, c’est fini. Je l’affirme.

C’est la dernière fois que j’ouvre mon petit carnet. Je l’ai assez feuilleté comme ça. Je lui ai donné vie assez souvent pour que je me rende compte que tout n’est que vanité. Rien ne résiste au grattage. Il fallait attendre le tirage de la prochaine loterie bloguesque. Mais, je n’ai pas la patience.

Je tire ma révérence.

Je laisse ici une petite bibliothécaire de quartier, un peu bizarre. Elle regarde ses visiteurs avec tendresse mais elle n’ira peut-être plus vers eux.

Elle a trop peur de ne pas savoir dire. Alors, elle attend. Elle leur tend les livres qu’elle a aimés, leur parle de tableaux qui ne pourraient pas être dans ses livres d’images. Elle écoute, elle répond… parfois.

Et puis, de temps en temps, elle s’échappe pour aller retrouver ses amis, à Yeur, dans cet endroit qu’elle a bâti pour quelques uns.

Mais avant de sceller définitivement le tiroir aux secrets, je vais vous en extraire un dernier poème.

 

Ah ? vous êtes sûrs ? Je n’ai rien mis ?

C’est vrai… ce poème-là, il s’appelait « Secret« .

46 réponses à “Fin

  1. Si, si,moi, je lis : 

    Je m’appelle Quichottine et j’aime TOUT, TOUT  LE  MONDE ET TROP….ça fait beaucoup ….y a un bordel pas possible sur mon bureau….des papiers qui volent partout….il faut que je me décide à faire un tri , un peu de classement, pour y voir plus clair, sinon, tout ce blog est vain, mis à part que, bientot, Chris va rappliquer en chair et en os…..plutot en os….et que je vais me prendre une raclée pour avoir écrit une grosse connerie: peur de ne pas savoir dire » ….

    • Euh… je vois que j’ai intérêt à tout ranger avant ton arrivée !

      P… de B… de M…. !!! C’est vrai que c’est bientôt !!!

      PS : comment t’as fait pour savoir que c’était le b… sur mon bureau ???

  2. Contente d’avoir pu te venir en aide ( en prenant les devant lol)
    Quand tu as besoin de changements, tu sais où me trouver 😉
    Amitiés
    Flo

  3. On ne peut plus secret le poème, on peut tout imaginer.
    Je n’ai pas été habituée à lire des poème secrets mais j’ai essayé je n’y suis pas parvenue, question d’habitude…… On arrête de se triturer les méninges, c’est le week end. Bisous
     

    • Mais oui… et un secret doit le rester… je crois ! (rires)

      Ne réfléchis pas trop… tu as raison, profite de ce WE (pourtant très gris sur Cergy ! Tu ne veux pas venir avec moi chez Michka ?

  4. Lol …pourtant si mystérieuse Quichottine …..il n’est rien de tel que la surprise…. rien de tel …..

  5. Il y a plein de choses dans ton poème, toutes celles que nous pourrons les uns et les autres imaginer … C’est léger, emprun d’un esprit de liberté … De quoi bien commencer le week-end que je te souhaite excellent Quichottine !

  6. c’est en perdant des personnes aimées que l’on comprend toute la valeur du passé composé et plus encore du plus que parfait.
    Tu seras toujours la bienvenue sur mon nlog.
    Tu peux supprimer le message précédent., merci.

    • C’est fait jeune dame ! je suis d’accord avec toi. Je suis persuadée que la valeur que l’on donne aux mots dépend du moment où on les reçoit.

      Ne t’en fais pas, je n’ai fait que fermer mon tiroir…

      Je suis heureuse de pouvoir venir chez toi ! 0010:

  7. Je crois que même les secrets ont besoin de sortir des tiroirs pour prendre l’air… respirer le parfum des roses.. admirer les couchers de soleil…  c’est seulement ainsi qu’ils peuvent devenir plus légers… après s’être débarrassés de cette étouffante poussière…
    Je continuerai à venir voir cette étrange bibliothécaire qui cache des lutins bleus sur ses étagères…
    Je te souhaite une belle journée Quichott’

    • Il y a d’autres lieux pour les secrets, Kinou. Une bibliothèque doit rester une bibliothèque.

      Les lutins doivent aussi quitter la bibliothèque et retourner là où ils peuvent s’ébattre tout à l’aise, sans contrainte.
      Je suis sûre que tu les reverras.

      Bon dimanche Kinou

  8. Ce que tu as  répondu à Nymphéa est si juste… Ceci dit, parfois, on a la sensation de mieux communiquer car on va à l’essentiel et donc on choisit bien ses mots…

    • On fait pour le mieux, en fonction de ce que l’on ressent… mais nul ne sait – a priori – comment réagira celui qui reçoit nos mots…

      Passe une bonne nuit, Val’r.

  9. Ton tiroir secret avait sa place plutôt dans un secrétaire (rassure-toi, je pense au meuble) que dans une bibliothèque ouverte aux quatre vents, quasi-publique, et je ne peux qu’approuver ta décision.

    Quant à ce dernier poème, il a cette caractéristique unique d’être en même temps un tableau. Bravo, Q. ;-Þ 

    • Ton commentaire me touche beaucoup… Je savais que tu comprendrais. Et tu me fais un très beau compliment…. Merci !  😉

  10. Coucou ma chère
    J’espère que tu vas bien… j’ai mis le temps, mais me voilà repartie pour lire un peu de ce côté ci. Le temps passe trop vite, et pour y faire entrer tous ce qu’on veut… mais quelle galère.
    Je tombe à pic sur ton poéme « secret ».
    J’ai trouvé la tombé de tes écrits assez amusante. Tu arrives à nous mettre l’eau à la bouche, et voilà que tu t’en tires avec un jolie pas de deux dont tu as le secret.
    Tu es captivante lorsque tu racontes, ou que tu écris.
    Je te souhaite une excellente soirée
    Bisous pleins

    • Merci Sonja !
      Je suis contente que tu sois venue par ici… et je suis très touchée par ton commentaire, c’est très gentil.

      Passe une excellente soirée aussi…

  11. mdr
    Tu m’as bien eue…J’ai cru que ton serveur avait volé ton texte illustré !
    Bon, on se verra à Yeur car il n’est pas bon de tomber dans un abîme, fut-il de réflexion (ou de réflexion futile ?).
    Belle nuit, amielle Quichottine
    Gros bisous 

    • Je t’ai eue… je suis un peu farceuse parfois !
      On se verra partout ma douce amie, « amielle », c’est joli !
      Passe une belle journée… affectueux du matin !

  12. Je ne sais quelle réaction avoir car, moi aussi , je ne sais comment dire et ma maladresse involontaire me conduit parfois à viser   »à côté de la plaque ».
    Donc ! Je résume : non seulement je suis en train de combler mon retard en ce qui concerne les épisodes de Don Quichotte mais un retard supplémentaire vient de m’exploser à la figure : la lecture, dans son intégralité, de ton tiroir aux secrets. Car, tu as beau arrêter, je n’ai pas encore tout lu.
    C’est « drôle », j’ai l’impression de comprendre ta démarche. Mais peut-être suis-je en train de me tromper.  Je vais finir par craindre chacun de mes mots… Suis-je en train de devenir parano. J’espère que non.
    Je t’embrasse Quichottine et te souhaite une belle et douce journée.

    • Je t’en prie, Chana, garde ta spontanéité ! Elle me convient tout à fait !
      Belle et douce journée à toi aussi…

  13. Michka dit Le Pirate

  14. Poème écrit à l’encre sympathique. Il n’y a que toi pour écrire un tel poème… « Sacrée » Quichottine. Tu nous as bien eus…  A plus tard…

  15. Coucou, Quichottine !
    Continue à remplir ton stylo d’encre, même sympathique…
    Gros bisous 

  16. Merci, j’étais ennuyée pour le premier article…Bonne journée!

  17. Lhuna/Angélique

    Ce doit être un poème pour ceux qui n’ont pas de mémoire ? Non !
    Je croyais !
    Bon dimanche . Poutous .

  18. ça ne me réjouis pas de voir ce tiroir fermé à jamais. j’y ai trouvé de merveilleux textes, c’est bien dommage…Et puis j’ai jamais aimé les fins de toute façon 😉

    On dirait que Quichottine est un peu tristounette…et un peu déroutée aussi…^^

    • Je n’aime pas non plus les fins… 😉

      Mais là, il le fallait.

      … pour le reste, il ne faut pas t’en faire Loralie. Ce sont toujours des états passagers 🙂

  19. L’espace d’un instant, j’ai eu peur…peur de te voir disparaître….mais non! Tu es toujours là! Pour notre plus grand bonheur!

    Tu as l’air déboussolée ma Quichot’, ne doutes pas de toi!

    Bon week-end et gros bisous

    • La reine des Blogopotes était là… bien sûr !

      Merci d’être passée. Je reste là. C’est seulement le tiroir qui est fermé.
      Les livres et les tableaux ne s’en iront pas, ne t’inquiète pas ! Ils sont trop bien ici !

      Bisous et bon week end aussi, Cali

  20. Quanq j’ai vu le titre de ton article,et 2 « phrases » apparaitre dans ma boîte ce matin… j’ai  attendu lâchement pour ouvrir . …le temps de » faire « ..avec le peu d’énergie qui me reste..il faut surtout en garder un peu..
    « Je n’ai pas été habituée à recevoir et à donner des bisous …à tout propos,dans mon enfance et ma vie adulte..question de géneration .  ….et je n’en ai pas l’habitude , non plus ,dans ma vie presente… »cette phrase simple,c’est un exemple..pour te dire que.ça signifie quelque chose, bien sûr !les temps changent ..on aime, on fait des bisous…on adooooore même !c’est un peu effrayant quand on débarque sur la toile….difficile d’être soi même.Tu as raison: tout est subjectif,tout est illusoire tout est vanité .C’est bien……. la reflexion , ne crois pas que c’est INUTILE….c’est ce qui permet d’avancer.

    • Nous n’en recevions  pas beaucoup ni à tout bout de champ. Il fallait les mériter… je parle des bisous, et aussi des louanges.

      On se donnait la main pour se saluer, on ne se bisouillait pas à qui mieux mieux, entre deux portes, et des liens bloguesques n’auraient pas pu voir le jour.

      Le courrier mettait des semaines à arriver. Les échanges lointains étaient rares… donc précieux.

      Lorsque l’on appréciait quelqu’un il fallait le montrer, avec ces mille attentions qui font que l’on se rend compte peu à peu que tout n’est pas tout à fait « pareil », qu’il y a quelque chose de différent.

      On rendait des visites… et l’on n’acceptait pas les invitations qu’on ne pouvait pas rendre…

      La vie était différente.

      Dans le monde bloguesque, on se bisouille, on se tutoie, on se fréquente à coup de grands superlatifs. Mais il arrive pourtant qu’un message soit sincère, qu’il soit déposé simplement, sans fioritures, sans emphase, seulement pour dire « je suis là… et même si je n’ai pas tout compris, parce qu’à ce moment-là je n’ai vu qu’une image, un mot plus important, j’étais là, à ce moment, avec mes mots à moi, mes images, ma voix, et je t’ai écrit, ce que je pouvais… »
      Parfois, ce n’est pas ce que l’on attendait, parfois c’est trop, ou pas assez, mais il ne faut pas en vouloir à celui qui est passé. Lui, il était là, il a mis un message, et c’est ce qui est important. A un autre moment, il en aurait sans doute écrit un autre, ou il n’aurait rien écrit peut-être… on ne sait pas.

      Il y a du superficiel dans tout ça ? tu crois ? de l’illusion… sans aucun doute. Parce que chacun interprète à sa façon… chacun traduit dans ses pensées les mots qu’il lit. C’est ainsi.

      Tout le temps… dans les livres, dans les lettres, dans les messages sur Internet. Nous traduisons. Nous attribuons aux autres des pensées qu’ils n’ont sans doute pas. Même les mots les plus simples ont des millions de significations, autant que d’individus.

      Si je te dis « le ciel est bleu » je ne suis pas sûre du tout que tu verras le même ciel, le même bleu… et lorsque je te dis qu’il pleut, je ne sais pas si tu sauras que cette pluie n’est pas la pluie. Qu’il s’agit de bien autre chose et que parfois je peux dire autrement ce que je ressens.

      Paraboles, fables, images… les mots se plient à volonté mais lorsqu’ils se déplient, quelle image montrent-ils à ceux qui les ont reçus ?

      Ce n’étaient que des réflexions du soir… à prendre pour ce qu’elles sont, une méditaion personnelle, sans plus.

      Passe une belle soirée, Nymphea.

  21. isabelle

    Oui c’est le secret à venir, à imaginer………………….enfin le secret secrétement secret……………bon we. A+Isabelle.

  22. Je vais faire mon râleur de français, mais moi je suis pas content que tu fermes ton tiroir… sniff…
    Alors le petit gamin grincheux et nostalgique que je suis continuera de te lire, mais il se souviendra de ce temps ancien où tu écrivais aussi un peu de toi dans ces pages. Et y reviendra souvent.
    Na :d

  23. Ce tableau gris vide de texte est comme une langueur, une attente de jours meilleurs, un passage à vide, un point d’ interrogation sur le futur….. Bisous ( Ravie que tu aies changé d’ avis :))))   )